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Résidentiel · Fiche BAR-TH-171

BAR-TH-171 : combien rapporte une pompe à chaleur air/eau en 2026

C’est l’opération la plus posée du résidentiel, et celle dont le montant surprend le plus : il ne dépend ni du prix de la machine, ni de sa puissance. Voici ce qui le détermine vraiment, et ce qui a changé au 1er septembre 2026.

Secteur
Résidentiel
Version applicable
v. A82.5, opérations engagées à compter du 1er septembre 2026
Durée de vie conventionnelle
17 ans

L'essentiel

  • Le montant dépend de trois choses seulement : l’Etas de la pompe, la surface qu’elle chauffe et la zone climatique.
  • Plafond en maison individuelle : 655 200 kWh cumac, Coup de pouce compris.
  • Le Coup de pouce Chauffage multiplie par 5 et ne dépend pas des revenus du ménage.
  • Depuis le 1er septembre 2026, le modèle de pompe doit être agréé et son numéro figurer sur la facture.
  • Cumulable avec MaPrimeRénov’ par geste, dans la limite de l’écrêtement.

Ce que dit la fiche, et ce que veut dire son code

BAR-TH-171 se lit en trois morceaux. BAR pour le secteur du bâtiment résidentiel, TH pour thermique, 171 pour le numéro d’ordre. La fiche couvre la mise en place d’une pompe à chaleur air/eau pour le chauffage, ou pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire, dans un logement existant.

Deux cas sont exclus, et ils reviennent souvent : une pompe associée à un autre système de chauffage, et une pompe utilisée uniquement pour produire l’eau chaude. Ni l’une ni l’autre n’ouvre le moindre droit au titre de cette fiche.

Qui peut en bénéficier

Le bénéficiaire est l’occupant ou le propriétaire d’un logement résidentiel existant, maison individuelle ou appartement, en France métropolitaine. Il n’y a pas de condition de revenus pour toucher la prime : les revenus changent le montant seulement quand l’opération est valorisée en précarité énergétique.

Côté professionnel, la qualification RGE est obligatoire. C’est le 5° du décret du 16 juillet 2014 pour une pompe assurant le chauffage seul, le 5° et le 6° si elle produit aussi l’eau chaude sanitaire. La qualification doit être valide de la date d’engagement à la date d’achèvement des travaux, autrement dit jusqu’à la dernière facture.

Comment se calcule le montant

Un forfait, deux facteurs, et rien d’autre. Le forfait dépend de l’efficacité énergétique saisonnière de la pompe, l’Etas, et du type de logement. Il est ensuite corrigé par la surface que la pompe chauffe réellement, puis par la zone climatique.

La surface à retenir n’est pas celle du logement : c’est la surface habitable desservie par la pompe, c’est-à-dire les pièces équipées d’un émetteur qu’elle alimente. Beaucoup de devis portent les deux chiffres, et c’est le second qui compte.

Type de logementEtas de 111 à 140 %Etas de 140 % et plus
Maison individuelle90 900 kWh cumac109 200 kWh cumac
Appartement48 700 kWh cumac58 900 kWh cumac

Les deux facteurs correctifs

Ce sont des marches d’escalier, pas des pentes, et c’est ce qui rend les bornes coûteuses. En maison, 89 m² valent 0,7 et 90 m² valent 1 : trente pour cent du volume se jouent sur un mètre carré. Même mécanique sur l’Etas, où une fiche produit à 139,8 % fait perdre vingt pour cent du forfait.

Surface chauffée par la PACMaisonAppartementZoneFacteur
Petite surfacemoins de 70 m² → 0,5moins de 35 m² → 0,5H11,2
Surface moyennede 70 à 90 m² → 0,7de 35 à 60 m² → 0,7H21
Grande surface90 m² et plus → 160 m² et plus → 1H30,7

Combien ça représente, en vrai

Prenons une maison en zone H1, 95 m² chauffés par la pompe, avec un Etas de 143 %. Le forfait est de 109 200 kWh cumac, le facteur de surface vaut 1, celui de zone 1,2. La fiche donne donc 131 040 kWh cumac.

Le Coup de pouce Chauffage multiplie ce volume par cinq : 655 200 kWh cumac. C’est le plafond atteignable sur cette fiche en maison individuelle. Un dossier qui affiche davantage comporte une erreur quelque part.

Ce que ça fait en euros dépend du prix du MWh cumac négocié avec le délégataire, qui varie avec le marché. Sur les valorisations couramment pratiquées en précarité, ce volume se situe entre six et neuf mille euros de prime.

Les conditions techniques à respecter

  • Etas d’au moins 126 % en application basse température, 111 % en moyenne ou haute température
  • Plancher, plafond ou mur chauffant et ventilo-convecteurs à eau : application basse température, Etas à 35 °C
  • Tous les autres émetteurs, y compris les radiateurs dits basse température à 45 °C et les solutions mixtes : moyenne ou haute température, Etas à 55 °C
  • Une pompe qui produit aussi l’eau chaude sanitaire est toujours en moyenne ou haute température
  • Régulateur de classe IV, V, VI, VII ou VIII, et la classe doit être écrite
  • Note de dimensionnement calculée sur les déperditions à la température de base, remise au bénéficiaire à l’engagement

Ce qui change au 1er septembre 2026

La version A82.5 ajoute une condition qui n’existait pas : le modèle de pompe doit détenir l’agrément prévu par le décret n° 2026-413 du 29 mai 2026, et son numéro d’agrément doit figurer sur la preuve de réalisation.

Sans ce numéro, le Coup de pouce Chauffage est refusé. Et comme une opération est régie par la version en vigueur à sa date d’engagement, un chantier signé le 31 août n’en a pas besoin, le même chantier signé le 1er septembre si. Un jour d’écart, deux dossiers différents.

Les fiches avec lesquelles elle ne se cumule pas

C’est le point qui coûte le plus cher quand il est découvert après coup, et il est écrit noir sur blanc dans la dénomination de la fiche. L’opération BAR-TH-171 n’est pas cumulable avec les opérations relevant de cinq autres fiches : BAR-TH-101 chauffe-eau solaire individuel en France métropolitaine, BAR-TH-124 chauffe-eau solaire individuel en outre-mer, BAR-TH-143 système solaire combiné en France métropolitaine, BAR-TH-148 chauffe-eau thermodynamique à accumulation, et BAR-TH-168 dispositif solaire thermique en France métropolitaine.

La logique est cohérente : ces cinq fiches valorisent toutes un équipement qui produit de la chaleur ou de l’eau chaude sanitaire. Les valoriser en même temps qu’une PAC air/eau reviendrait à compter deux fois la même économie sur le même logement.

Le cas le plus fréquent est celui du chauffe-eau thermodynamique posé en même temps que la pompe à chaleur, chacun sur sa fiche. Le montage est refusé. Deux voies existent : soit la PAC assure elle-même le chauffage et l’eau chaude sanitaire, auquel cas elle est réputée d’application moyenne ou haute température et la BAR-TH-171 couvre l’ensemble, soit l’on arbitre entre les deux fiches en fonction du montant, mais on ne dépose pas les deux.

Cet arbitrage se fait avant l’engagement, pas au moment du dépôt. Un devis signé qui porte les deux opérations est déjà un dossier abîmé.

  • Non cumulable avec BAR-TH-101, BAR-TH-124, BAR-TH-143, BAR-TH-148 et BAR-TH-168.
  • Le cas classique du refus : PAC air/eau et chauffe-eau thermodynamique déposés ensemble.
  • Si la PAC assure aussi l’ECS, la BAR-TH-171 couvre l’ensemble et la question ne se pose plus.
  • L’arbitrage se fait avant la signature du devis.

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Le régulateur, la condition qu’on oublie de vérifier

La fiche exige que la pompe à chaleur soit équipée d’un régulateur relevant de l’une des classes IV, V, VI, VII ou VIII, telles que définies au paragraphe 6.1 de la communication de la Commission 2014/C 207/02. Ce n’est pas une recommandation, c’est une condition de délivrance au même titre que l’Etas.

Deux conséquences pratiques. D’abord, un régulateur de classe I, II ou III ne permet pas de valoriser l’opération, quelle que soit la performance de la machine. Ensuite, la classe du régulateur doit figurer explicitement dans la preuve de réalisation : la fiche demande que celle-ci mentionne l’installation d’un régulateur ainsi que la classe de celui-ci.

C’est une mention qui manque sur beaucoup de factures, y compris quand le régulateur installé est parfaitement conforme. Le matériel est bon, le dossier tombe sur une ligne absente. Le réflexe à prendre est de faire porter la classe sur la facture au moment de l’édition, pas de la chercher six mois plus tard.

  • Régulateur obligatoirement de classe IV, V, VI, VII ou VIII.
  • Référence : paragraphe 6.1 de la communication de la Commission 2014/C 207/02.
  • La classe du régulateur doit être mentionnée dans la preuve de réalisation.
  • Cause de rejet fréquente : régulateur conforme mais classe non portée sur la facture.

La note de dimensionnement, et la façon de calculer les déperditions

Le professionnel rédige une note de dimensionnement du générateur par rapport aux déperditions calculées à T égale Tbase. La pompe à chaleur installée doit être conforme aux préconisations de cette note. Elle est remise au bénéficiaire à l’engagement de l’opération, et, le cas échéant, actualisée et remise à nouveau à l’achèvement des travaux.

La fiche précise une règle de périmètre qui change le résultat du calcul et que l’on applique souvent de travers. Les déperditions concernent les pièces du logement desservies par le réseau de chauffage, sans considération des éventuels autres générateurs présents. Autrement dit, on dimensionne sur l’ensemble des pièces raccordées au réseau, et l’on ne déduit pas la contribution d’un poêle, d’un insert ou de convecteurs électriques qui resteraient en place.

La date compte autant que le contenu. Remise à l’engagement, la note éclaire la décision du bénéficiaire. Remise à l’achèvement seulement, elle ne justifie plus rien et se lit comme une pièce reconstituée. C’est le même raisonnement que celui qui gouverne le rôle actif et incitatif.

Attention enfin à la cohérence entre la note et la surface déclarée. La fiche définit la surface chauffée comme la surface habitable au sens de l’article R. 156-1 du code de la construction et de l’habitation, chauffée par la PAC installée, correspondant aux surfaces des pièces disposant d’un émetteur de chaleur alimenté par cette PAC. Une note qui dimensionne sur 120 m² et une attestation qui déclare 95 m² chauffés ouvrent une question à laquelle il faut pouvoir répondre.

  • Note de dimensionnement rédigée par le professionnel, sur les déperditions à T = Tbase.
  • Périmètre : les pièces desservies par le réseau de chauffage, sans déduire les autres générateurs présents.
  • Remise au bénéficiaire à l’engagement, actualisée à l’achèvement le cas échéant.
  • La surface retenue est la surface habitable au sens de l’article R. 156-1, limitée aux pièces équipées d’un émetteur alimenté par la PAC.

Eau chaude sanitaire : le système déporté doit être de même marque

Lorsqu’un système déporté est associé à la pompe à chaleur pour permettre la production d’eau chaude sanitaire par celle-ci, la fiche impose qu’il soit de même marque que la PAC. Pour ce type de systèmes, seule la PAC consomme de l’énergie pour la production de l’eau chaude sanitaire.

Une dérogation est prévue, et elle est utile à connaître : les systèmes déportés intégrant une résistance électrique à des fins de secours ou de cycles anti-légionelle restent éligibles, à condition que la régulation priorise la pompe à chaleur pour la production de l’eau chaude sanitaire. Une résistance d’appoint n’est donc pas disqualifiante en soi ; c’est la priorité donnée à la PAC qui fait la différence.

Deux points suivent pour le dossier. La preuve de réalisation doit mentionner, dans le cas d’un système déporté, sa mise en place avec marque et référence. Et dès lors que la PAC assure le chauffage et l’eau chaude sanitaire, elle est réputée d’application moyenne ou haute température : c’est l’Etas à 55 °C qu’il faut retenir, jamais celui à 35 °C.

  • Système déporté pour l’ECS : obligatoirement de même marque que la PAC.
  • Seule la PAC consomme de l’énergie pour produire l’eau chaude sanitaire.
  • Dérogation pour les résistances de secours ou anti-légionelle, si la régulation priorise la PAC.
  • Marque et référence du système déporté à porter sur la preuve de réalisation.
  • PAC assurant chauffage et ECS : application moyenne ou haute température, Etas à 55 °C.

Mise en service et maintien en fonctionnement

La dénomination de la fiche contient une exigence discrète mais opposable : la PAC est installée et mise en service pour s’assurer de son bon fonctionnement. La pose seule ne suffit pas, la mise en service fait partie de l’opération.

S’y ajoute une règle de calendrier. Si l’installation a lieu durant la période de chauffe, la PAC est conservée en fonctionnement durant le reste de la période de chauffe. Elle ne peut donc pas être posée, mise en service pour la forme, puis arrêtée au profit de l’ancien générateur jusqu’à la saison suivante.

Cette exigence vise un montage connu, celui de la machine installée pour la prime et laissée à l’arrêt. Elle se contrôle sur site et se vérifie dans les relevés. C’est aussi un argument à faire valoir auprès du bénéficiaire : l’économie annoncée suppose que la machine tourne.

  • Installation et mise en service sont toutes deux requises.
  • Pose en période de chauffe : la PAC reste en fonctionnement jusqu’à la fin de la période.
  • Point vérifiable lors d’un contrôle sur site.

Les pièces justificatives spécifiques à l’opération

Au-delà de la facture et de l’attestation sur l’honneur, la fiche énumère trois documents justificatifs spécifiques à l’opération. Ils sont à réunir au montage du dossier, pas au moment du contrôle.

Le premier est la note de dimensionnement décrite plus haut. Le deuxième est la décision de qualification ou de certification du professionnel, délivrée selon les mêmes exigences que celles prévues à l’article 2 du décret du 16 juillet 2014. Le troisième est la fiche d’information sur le produit de la PAC, mentionnée à l’article 3 du règlement (UE) 2017/1369 établissant un cadre pour l’étiquetage énergétique, dont le texte d’application spécifique au chauffage centralisé est le règlement écoconception 811/2013.

Une précision utile sur la durée de validité des documents fabricant. La fiche indique qu’en cas de mention d’une date de validité, le document est considéré comme valable jusqu’à un an après sa date de fin de validité. Un certificat périmé de quelques mois ne fait donc pas systématiquement tomber le dossier, ce qui évite quelques refus inutiles.

Sur la qualification elle-même, le signe de qualité doit correspondre à des travaux relevant du 5° du I de l’article 1er du décret précité dans le cas d’une PAC assurant uniquement le chauffage, et du 5° et du 6° dans le cas d’une PAC assurant le chauffage et l’eau chaude sanitaire. Une qualification limitée au 5° sur une opération avec ECS est donc insuffisante.

  • Note de dimensionnement, décision de qualification du professionnel, fiche d’information produit.
  • Fiche produit au sens du règlement (UE) 2017/1369, application chauffage centralisé par le règlement 811/2013.
  • Document fabricant portant une date de validité : valable jusqu’à un an après sa fin de validité.
  • PAC avec ECS : la qualification doit couvrir le 5° et le 6°, pas seulement le 5°.

Cumul avec les autres aides

La prime CEE se cumule avec MaPrimeRénov’ dans le parcours par geste. Le total des aides est alors plafonné par écrêtement : 90 % de la dépense éligible pour un ménage très modeste, 75 % pour un ménage modeste, 60 % pour un ménage intermédiaire.

En revanche, la fiche n’est pas cumulable avec les opérations BAR-TH-101, BAR-TH-124, BAR-TH-143, BAR-TH-148 et BAR-TH-168 : on ne valorise pas deux fois la même installation par deux fiches différentes.

Les contrôles, et ce qui fait tomber un dossier

Cette fiche fait partie de celles qui sont contrôlées sur site par échantillonnage, par un organisme accrédité par le COFRAC. Trois motifs de non-conformité reviennent presque systématiquement.

  • L’Etas recopié au mauvais régime : la valeur à 35 °C sur un dossier déclaré en moyenne température. Le COP et le SCOP sont alors faux avec lui, ce qui se repère d’un coup d’œil.
  • La surface du logement déclarée à la place de la surface chauffée par la pompe.
  • Sur un dossier Coup de pouce, l’énergie du générateur déposé qui n’est pas la même sur le devis, la facture et le cadre de contribution.

Questions fréquentes

Quel est le montant maximum de la prime BAR-TH-171 ?

Le plafond en volume est de 655 200 kWh cumac : maison individuelle, zone H1, plus de 90 m² chauffés par la pompe, Etas supérieur ou égal à 140 %, Coup de pouce Chauffage compris. Le montant en euros dépend ensuite du prix du MWh cumac.

Faut-il être RGE pour poser une pompe à chaleur air/eau ?

Oui, c’est une opération du secteur résidentiel. Le professionnel doit détenir le signe de qualité correspondant, au 5° pour le chauffage seul, au 5° et au 6° si la pompe produit aussi l’eau chaude sanitaire, valide de l’engagement à l’achèvement des travaux.

Quel Etas retenir avec des radiateurs et un plancher chauffant ?

Celui à 55 °C. Une solution mixte est considérée comme une application à moyenne ou haute température. C’est l’erreur la plus fréquente de la fiche.

La BAR-TH-171 est-elle cumulable avec MaPrimeRénov’ ?

Oui en parcours par geste, avec un plafonnement du total des aides par écrêtement, de 90 % de la dépense éligible pour un ménage très modeste à 60 % pour un ménage intermédiaire.

Le Coup de pouce dépend-il des revenus du ménage ?

Non, contrairement à celui de la rénovation d’ampleur. Le coefficient est de 5 quelle que soit la catégorie de revenus. Ce sont les revenus qui déterminent si l’opération est valorisée en précarité, donc le prix du MWh cumac, pas le volume.

Peut-on déposer une BAR-TH-171 et une BAR-TH-148 sur le même logement ?

Non. La fiche écarte explicitement le cumul avec BAR-TH-148, le chauffe-eau thermodynamique à accumulation, ainsi qu’avec BAR-TH-101, BAR-TH-124, BAR-TH-143 et BAR-TH-168. Si le besoin d’eau chaude sanitaire existe, la voie propre est une PAC qui assure à la fois le chauffage et l’ECS : elle est alors réputée d’application moyenne ou haute température et la BAR-TH-171 couvre l’ensemble.

Quelle classe de régulateur faut-il installer ?

Une classe IV, V, VI, VII ou VIII au sens du paragraphe 6.1 de la communication de la Commission 2014/C 207/02. C’est une condition de délivrance, pas un conseil. Et la classe doit être mentionnée dans la preuve de réalisation : un régulateur conforme dont la classe n’apparaît pas sur la facture suffit à faire rejeter un dossier.

Quand la note de dimensionnement doit-elle être remise ?

À l’engagement de l’opération, c’est-à-dire au plus tard le jour de la signature du devis, et non à la fin des travaux. Le cas échéant, elle est actualisée et remise à nouveau au bénéficiaire à l’achèvement. Les déperditions se calculent à T = Tbase, sur les pièces desservies par le réseau de chauffage, sans considération des autres générateurs présents dans le logement.

Un ballon d’eau chaude d’une autre marque que la PAC est-il accepté ?

Non pour un système déporté permettant la production d’ECS par la PAC : la fiche impose qu’il soit de même marque que la pompe à chaleur. Les systèmes déportés intégrant une résistance électrique à des fins de secours ou de cycles anti-légionelle restent éligibles, à condition que la régulation priorise la pompe à chaleur pour la production d’eau chaude sanitaire.

Jusqu’à quand la fiche est-elle utilisable ?

La version A82-5 s’applique aux opérations engagées à compter du 1er septembre 2026, et la fiche s’applique aux opérations engagées jusqu’au 31 décembre 2030. La durée de vie conventionnelle retenue est de 17 ans.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 13 septembre 2026.