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Résidentiel · Fiche BAR-TH-168

BAR-TH-168 : jusqu’à 14 000 kWh cumac par m² de capteur solaire en 2026

C’est l’une des rares fiches du résidentiel dont le montant se calcule de tête : un forfait par mètre carré de capteur, multiplié par la surface posée. Mais ce forfait change du simple au double selon l’usage, et il ne va pas dans le même sens au nord et au sud. Voici comment le lire, et ce qui fait tomber un dossier.

Secteur
Résidentiel
Version applicable
v. A78-3, opérations engagées à compter du 1er janvier 2026
Durée de vie conventionnelle
25 ans

L'essentiel

  • Le montant tient en une multiplication : un forfait en kWh cumac par m² de capteur, fois la surface hors-tout de capteurs posée. Ni la puissance, ni le volume du ballon, ni les revenus n’entrent dans le calcul.
  • Deux usages, deux barèmes : de 6 000 à 9 600 kWh cumac par m² pour l’eau chaude sanitaire seule, de 10 300 à 14 000 pour le chauffage et l’eau chaude.
  • Le barème s’inverse selon la zone : l’eau chaude seule rapporte le plus en H3, le chauffage et l’eau chaude rapportent le plus en H1.
  • Surface minimale : 2 m² en eau chaude seule, 8 m² avec un ballon de plus de 400 litres en chauffage et eau chaude. Capteurs vitrés certifiés, au moins 450 W/m², capteurs hybrides exclus.
  • Réservée aux maisons individuelles existantes de métropole, et non cumulable avec une pompe à chaleur BAR-TH-171 ou BAR-TH-172 sur le même logement.

Ce que dit la fiche, et ce que veut dire son code

BAR-TH-168 se lit en trois morceaux. BAR pour le secteur du bâtiment résidentiel, TH pour thermique, 168 pour le numéro d’ordre de la fiche. Elle couvre la mise en place d’un dispositif solaire thermique individuel dans une maison individuelle existante de France métropolitaine, pour deux usages possibles : la production d’eau chaude sanitaire seule, ou la production de chauffage et d’eau chaude sanitaire.

Le mot qui compte dans la dénomination est « appoint séparé ». Le soleil ne couvre jamais 100 % du besoin, il faut donc un autre générateur pour les jours gris et les soirs d’hiver. La fiche exige que cet appoint soit un équipement distinct, neuf ou déjà en place, et que le dispositif solaire soit livré sans appoint intégré. Autrement dit, la fiche valorise la partie solaire, et seulement elle.

Dans le métier, on appelle CESI le chauffe-eau solaire individuel, qui ne fait que l’eau chaude, et SSC le système solaire combiné, qui alimente aussi le chauffage. La BAR-TH-168 réunit les deux dans une seule fiche, avec un barème et des conditions propres à chacun. La version A78-3 s’applique aux opérations engagées à compter du 1er janvier 2026, et la fiche court jusqu’aux opérations engagées avant le 1er janvier 2031.

Pourquoi un capteur solaire thermique économise de l’énergie

Un capteur solaire thermique vitré est une boîte isolée, fermée par une vitre, qui contient une plaque noire parcourue par un fluide. Le rayonnement traverse la vitre, l’absorbeur s’échauffe, la vitre empêche la chaleur de repartir : c’est l’effet de serre, au sens propre. Le fluide, de l’eau ou de l’eau glycolée pour résister au gel, emporte cette chaleur vers le ballon par un échangeur. Chaque kilowattheure ainsi capté est un kilowattheure que l’appoint n’a pas à produire.

Le ballon de stockage solaire est la pièce qui rend le système utile. Le soleil donne le plus vers midi, la maison consomme l’eau chaude le matin et le soir : sans réserve, l’essentiel de la production serait perdu. Le régulateur compare la température en sortie de capteur et celle du bas du ballon, et ne fait tourner la pompe du circuit solaire que lorsque le capteur est plus chaud que la réserve. Sinon, on refroidirait le ballon la nuit.

C’est pour cette raison que la fiche décrit précisément le kit : des capteurs, un ballon de stockage solaire, un régulateur qui pilote le circuit solaire, et le groupe de sécurité avec son vase d’expansion. Un fluide qui monte à des températures élevées se dilate fortement, le vase absorbe cette dilatation. Sans ces quatre éléments, il n’y a pas de dispositif solaire thermique au sens de la fiche.

Qui peut en bénéficier

Le secteur d’application est strict : les maisons individuelles existantes, en France métropolitaine. Un appartement, un immeuble collectif, une construction neuve ou un logement situé outre-mer ne relèvent pas de cette fiche. Il n’y a pas de condition de ressources pour en bénéficier.

Côté professionnel, la pose est obligatoirement réalisée par une entreprise titulaire d’un signe de qualité conforme à l’article 2 du décret n° 2014-812 du 16 juillet 2014, c’est-à-dire la qualification RGE, et ce signe doit correspondre aux travaux du 2° du I de l’article 1er de ce décret. Ce n’est pas la même catégorie que celle exigée pour une pompe à chaleur : une entreprise RGE pour les pompes à chaleur n’est pas automatiquement qualifiée pour le solaire thermique. La décision de qualification fait partie des documents justificatifs spécifiques à l’opération, autant la demander avant la signature du devis.

Comment se calcule le montant

Le barème donne un forfait en kWh cumac par mètre carré de capteur. On le multiplie par la surface hors-tout totale de capteurs solaires mise en place, notée S dans la fiche, et c’est fini. Pas de coefficient de surface habitable, pas de bonification selon la performance, pas de plafond écrit dans le texte de la fiche. Deux choix déterminent le forfait : l’usage du dispositif et la zone climatique de la maison.

L’usage est celui pour lequel l’installation est réellement conçue et déclarée sur la facture. Un système raccordé au circuit de chauffage se valorise en « usage ECS et chauffage », avec les conditions plus exigeantes qui vont avec. Un chauffe-eau solaire se valorise en « usage ECS », point.

Zone climatiqueUsage ECS seule (par m²)Usage ECS et chauffage (par m²)
H16 000 kWh cumac14 000 kWh cumac
H27 200 kWh cumac12 700 kWh cumac
H39 600 kWh cumac10 300 kWh cumac

Pourquoi le barème s’inverse entre le nord et le sud

Lisez le tableau en colonnes et vous verrez deux pentes opposées. En eau chaude seule, le forfait monte quand on descend vers le sud : 6 000 en H1, 9 600 en H3. En chauffage et eau chaude, il descend : 14 000 en H1, 10 300 en H3. Ce n’est pas une coquille, c’est de la physique.

Le besoin d’eau chaude sanitaire est à peu près le même toute l’année et partout en France. Ce qui change avec la zone, c’est l’ensoleillement : un mètre carré de capteur produit davantage sous le soleil méditerranéen, donc il remplace davantage d’énergie d’appoint, donc il vaut plus.

Le chauffage obéit à la logique inverse. En zone H1, l’hiver est long et froid, le besoin de chauffage est grand, et chaque kilowattheure solaire récupéré en intersaison évite une consommation réelle de la chaudière. En zone H3, la saison de chauffe est courte : le capteur produit beaucoup, mais une bonne partie de cette production arrive quand la maison n’a plus besoin d’être chauffée. Le forfait reflète l’énergie effectivement économisée, pas l’énergie captée.

Conséquence pratique : en H3, l’écart entre les deux usages est faible, 9 600 contre 10 300 par m². Un système solaire combiné y rapporte à peine plus par mètre carré qu’un chauffe-eau solaire, alors qu’il impose 8 m² minimum, un ballon de plus de 400 litres et des émetteurs basse température. En H1, le rapport est de plus du double. C’est dans le nord et l’est que le combiné prend tout son sens, au sud le chauffe-eau solaire suffit souvent à l’arbitrage.

Combien ça représente, en vrai

Premier cas, le plus courant : un chauffe-eau solaire de 4 m² de capteurs hors-tout, posé sur une maison en zone H2, sur un appoint gaz existant. Le forfait est de 7 200 kWh cumac par m². 7 200 × 4 = 28 800 kWh cumac.

Deuxième cas, la même configuration en zone H3, avec deux capteurs de 2,3 m² hors-tout chacun, soit 4,6 m². Le forfait passe à 9 600 par m². 9 600 × 4,6 = 44 160 kWh cumac. Même usage, surface voisine, et une fois et demie le volume du cas précédent : la zone fait toute la différence en eau chaude seule.

Troisième cas, un système solaire combiné de 10 m² en zone H1, couplé à un plancher chauffant, avec un ballon de 500 litres et une chaudière en appoint. Le forfait est de 14 000 par m². 14 000 × 10 = 140 000 kWh cumac. C’est le cas le plus rémunérateur de la fiche à surface égale.

Quatrième cas, pour mesurer le seuil : un combiné au minimum requis, 8 m² en zone H3. 10 300 × 8 = 82 400 kWh cumac. Le même 8 m² en H1 donnerait 14 000 × 8 = 112 000 kWh cumac. Et attention à la marche : à 7,9 m² hors-tout, l’usage chauffage n’est plus accessible du tout, l’opération retombe en eau chaude seule si elle en respecte les conditions, soit 9 600 × 7,9 = 75 840 en H3 mais 6 000 × 7,9 = 47 400 en H1. Un dixième de mètre carré fait perdre plus de la moitié du volume dans le nord.

Le passage en euros dépend du prix du MWh cumac négocié avec le délégataire, qui suit le marché. Le site raisonne en kWh cumac pour cette raison : c’est la seule grandeur que la fiche fixe.

Les conditions techniques communes aux deux usages

Quel que soit l’usage, la fiche exige un matériel d’un type précis et d’un niveau de performance prouvé. Ces conditions se vérifient sur la fiche technique du fabricant et sur le certificat des capteurs, avant la commande.

  • Des capteurs thermiques vitrés, à circulation d’eau ou d’eau glycolée. Les capteurs non vitrés, de type moquette solaire ou absorbeur nu, ne relèvent pas de la fiche.
  • Les capteurs hybrides qui produisent à la fois de l’électricité et de la chaleur sont exclus, même si leur part thermique est importante.
  • Une puissance de sortie disponible d’au moins 450 W par m² de surface hors-tout, mesurée selon la norme ISO 9806 pour un écart de 50 K entre la température moyenne du fluide et l’air ambiant. C’est une valeur du rapport d’essai du capteur, pas une valeur à estimer.
  • Une certification QB ou Solar Keymark fondée sur les normes ISO 9806 et NF EN 12975, ou une méthode équivalente, ou à défaut des performances équivalentes établies par un organisme accrédité selon la norme NF EN ISO/IEC 17065 par le COFRAC ou un organisme européen signataire de l’accord multilatéral de l’EA.
  • Un dispositif livré sans appoint, comprenant les capteurs, un ballon de stockage solaire, un régulateur qui pilote le circuit solaire, et le groupe de sécurité avec le vase d’expansion.
  • Pour tout ballon d’eau chaude solaire d’une capacité inférieure ou égale à 500 litres, une classe d’efficacité énergétique au moins égale à C au sens du règlement délégué (UE) n° 812/2013. Au-delà de 500 litres, la classe n’est pas exigée.

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Chauffage et eau chaude : les conditions propres au système solaire combiné

Le combiné est l’usage le mieux payé en H1 et H2, et c’est aussi celui qui comporte le plus de conditions. Quatre sont techniques, la cinquième est un seuil d’efficacité qui dépend de l’appoint.

Le seuil d’efficacité se lit comme un escalier. La fiche compare l’efficacité énergétique saisonnière pour le chauffage du système, au sens du règlement (UE) n° 813/2013, à celle de l’appoint séparé pris seul. Plus l’appoint est performant, plus le système solaire doit faire mieux. Avec un appoint à 86 %, le système doit atteindre 90 %. Avec un appoint à 95 %, il doit atteindre 98 %. Avec un appoint à 98 % ou plus, il doit le dépasser d’au moins 5 points. L’idée est simple : le solaire doit apporter un gain mesurable par rapport à ce que la chaudière faisait déjà.

La condition sur les émetteurs est la plus logique de la liste. Un capteur solaire fournit de l’eau à température modérée une grande partie de la saison de chauffe. Un plancher chauffant qui fonctionne à 30 ou 35 °C sait utiliser cette chaleur ; des radiateurs qui attendent 65 °C ne la verront pratiquement jamais. La fiche parle d’émetteurs de chauffage central de type basse température permettant une optimisation de la valorisation de l’énergie solaire.

  • Le dispositif n’est pas installé sur un appoint électrique.
  • Le système est couplé à des émetteurs de chauffage central basse température.
  • La surface hors-tout totale de capteurs vitrés est supérieure ou égale à 8 m².
  • La capacité de stockage du ou des ballons d’eau chaude solaires est strictement supérieure à 400 litres : un ballon de 400 litres exactement ne suffit pas.
  • L’efficacité énergétique saisonnière pour le chauffage du système atteint le seuil correspondant à l’appoint, selon le tableau ci-dessous.
Efficacité saisonnière de l’appoint séparéEfficacité saisonnière minimale du système
moins de 82 %82 %
de 82 % à moins de 90 %90 %
de 90 % à moins de 98 %98 %
98 % et pluscelle de l’appoint + 5 points

Eau chaude seule : le profil de soutirage et le seuil d’efficacité

Le chauffe-eau solaire a deux conditions propres : au moins 2 m² de capteurs vitrés en surface hors-tout, et une efficacité énergétique pour le chauffage de l’eau, au sens du règlement (UE) n° 814/2013, au moins égale à un seuil qui dépend du profil de soutirage déclaré et de l’énergie de l’appoint. Les capteurs sont associés à un ou plusieurs ballons d’eau chaude solaires, sans volume minimal imposé pour cet usage.

Le profil de soutirage est une notion de l’étiquetage européen : il décrit la quantité d’eau chaude puisée dans une journée type, par paliers de M à XXL. Le fabricant déclare le profil pour lequel son produit a été testé, et l’efficacité qui va avec. La fiche n’admet que les profils M, L, XL ou XXL : un produit déclaré sur un profil plus petit n’est pas valorisable.

Les deux lignes du tableau ne se comparent pas entre elles. Les pourcentages de l’appoint électrique paraissent bas parce que le règlement européen mesure le rendement d’un chauffe-eau électrique en tenant compte de la conversion de l’électricité en amont, ce qui abaisse mécaniquement la valeur affichée. Il faut donc lire la ligne qui correspond à l’énergie de l’appoint réellement installé, et seulement celle-là.

Énergie de l’appointProfil MProfil LProfil XLProfil XXL
Électrique à effet Joule36 %37 %38 %60 %
Autre énergie95 %100 %110 %120 %

La surface hors-tout, le chiffre qui pilote tout

Une fiche technique de capteur solaire porte en général trois surfaces : la surface hors-tout, qui est l’encombrement extérieur du capteur avec son cadre, la surface d’entrée, qui correspond au vitrage, et la surface d’absorbeur, qui est la plaque qui chauffe réellement. Elles diffèrent de quelques pour cent à plus de dix pour cent selon les modèles.

La fiche BAR-TH-168 ne connaît qu’une seule de ces trois valeurs : la surface hors-tout. C’est elle qui sert au barème, elle qui doit atteindre 2 ou 8 m² selon l’usage, elle encore qui sert de dénominateur aux 450 W/m². Le même chiffre doit apparaître partout : sur le devis, sur la facture et dans le certificat des capteurs.

Pour un installateur, c’est plutôt une bonne nouvelle, la surface hors-tout étant la plus grande des trois. Pour un dossier, c’est un point de vigilance : si la facture reprend la surface d’absorbeur, le volume déclaré est faux, et si elle additionne mal les capteurs d’un combiné, le seuil des 8 m² peut ne plus être atteint.

Les fiches avec lesquelles elle ne se cumule pas

La dénomination le dit noir sur blanc : l’opération BAR-TH-168 n’est pas cumulable avec les opérations relevant des fiches BAR-TH-171, pompe à chaleur de type air/eau, et BAR-TH-172, pompe à chaleur de type eau/eau ou eau glycolée/eau. Depuis le 1er janvier 2026, une BAR-TH-171 posée dans le même logement ferme donc la porte à une BAR-TH-168, et inversement.

La raison tient à la fiche elle-même : la pompe à chaleur produit du chauffage ou de l’eau chaude, le solaire thermique aussi. Valoriser les deux reviendrait à compter deux fois une partie de la même économie. Le montage qui revient le plus souvent est celui du client qui remplace sa chaudière par une pompe à chaleur et profite de l’échafaudage pour poser des capteurs : les deux opérations sont possibles, mais une seule se dépose au titre des CEE.

Cet arbitrage se fait avant la signature, pas au moment du dépôt. Et il se raisonne en volume : en zone H1, une installation de combiné de 10 m² vaut 140 000 kWh cumac sur la BAR-TH-168, un chiffre à mettre en face de ce que la pompe à chaleur rapporterait sur sa propre fiche, qui dépend d’autres paramètres. Un devis qui porte les deux opérations est déjà un dossier abîmé.

  • Non cumulable avec BAR-TH-171 et BAR-TH-172 sur le même logement.
  • Le cas classique : pompe à chaleur air/eau et capteurs solaires posés en même temps, chacun sur sa fiche. Une seule des deux se dépose.
  • L’arbitrage se fait en volume de kWh cumac, avant la signature du devis.

Ce que doit porter la facture

La fiche est inhabituellement précise sur le contenu de la preuve de réalisation, et c’est là que tombent la plupart des dossiers dont le matériel était pourtant conforme. La facture doit mentionner la mise en place d’un dispositif solaire thermique et, pour les deux usages, dix informations.

Si la facture ne porte pas tout cela, la fiche prévoit une voie de secours : la facture mentionne alors les éléments du dispositif avec leurs marques et références et les caractéristiques de l’installation, et elle est complétée par un document du fabricant ou d’un organisme accrédité qui atteste que ces références constituent bien un dispositif solaire thermique, avec la puissance de sortie, l’efficacité énergétique et la classe des ballons. Cette voie fonctionne, mais elle ajoute une pièce et un délai. La facture complète du premier coup reste la meilleure protection.

  • L’usage : chauffage et eau chaude sanitaire, ou eau chaude sanitaire seule.
  • L’énergie du système d’appoint séparé, neuf ou existant.
  • La nature du fluide des capteurs : eau ou eau glycolée.
  • La surface hors-tout totale des capteurs, en m².
  • La puissance de sortie disponible des capteurs, en W/m².
  • Les caractéristiques des capteurs associés au dispositif.
  • Le nombre de ballons d’eau chaude solaires installés.
  • La capacité de stockage de chaque ballon, en litres.
  • La classe d’efficacité énergétique des ballons de 500 litres ou moins.
  • L’efficacité énergétique saisonnière pour le chauffage, ou l’efficacité pour le chauffage de l’eau avec le profil de soutirage déclaré, selon l’usage.

Les contrôles, et ce qui fait tomber un dossier

Les points de chute de cette fiche sont rarement spectaculaires. Ce sont des seuils franchis de peu, des surfaces mal lues et des mentions absentes. Les voici dans l’ordre où on les rencontre.

  • Des capteurs hybrides, ou des capteurs non vitrés : le matériel est hors fiche, quelle que soit sa performance.
  • La surface d’absorbeur ou la surface d’entrée reprise à la place de la surface hors-tout, ce qui fausse le volume et peut faire passer un combiné sous les 8 m².
  • Un combiné avec un ballon de 400 litres : la fiche exige strictement plus de 400 litres.
  • Un combiné raccordé sur des radiateurs classiques, ou installé sur un appoint électrique : les deux cas sont écartés par la fiche pour l’usage chauffage.
  • Un ballon de 500 litres ou moins dont la classe d’efficacité n’est pas mentionnée, ou est inférieure à C.
  • Une puissance de sortie absente de la facture, ou donnée pour une autre surface de référence que la surface hors-tout.
  • Un chauffe-eau solaire dont le profil de soutirage n’est pas déclaré, ou dont l’efficacité est lue sur la mauvaise ligne du tableau par rapport à l’énergie de l’appoint.
  • Une pompe à chaleur BAR-TH-171 ou BAR-TH-172 déjà valorisée dans la même maison.
  • Un certificat QB ou Solar Keymark manquant au dossier, ou une qualification RGE qui ne couvre pas le solaire thermique : ce sont les deux documents justificatifs spécifiques exigés par la fiche.

Questions fréquentes

Combien de kWh cumac rapporte un chauffe-eau solaire de 4 m² ?

Cela dépend seulement de la zone climatique : 6 000 × 4 = 24 000 kWh cumac en H1, 7 200 × 4 = 28 800 en H2, 9 600 × 4 = 38 400 en H3. La surface à retenir est la surface hors-tout des capteurs, celle qui figure sur leur certificat. Le passage en euros dépend ensuite du prix du MWh cumac négocié avec le délégataire.

Quelle est la différence entre un CESI, un SSC et la BAR-TH-168 ?

Le CESI est le chauffe-eau solaire individuel, qui ne produit que l’eau chaude sanitaire. Le SSC est le système solaire combiné, qui alimente aussi le chauffage. La BAR-TH-168 couvre les deux dans une seule fiche, à condition que l’appoint soit un générateur séparé, et leur applique des barèmes et des conditions différents : 2 m² minimum pour le CESI, 8 m² et un ballon de plus de 400 litres pour le SSC.

Peut-on cumuler la BAR-TH-168 avec une pompe à chaleur ?

Non. La fiche exclut le cumul avec les opérations BAR-TH-171, pompe à chaleur air/eau, et BAR-TH-172, pompe à chaleur eau/eau ou eau glycolée/eau. Depuis le 1er janvier 2026, une BAR-TH-171 et une BAR-TH-168 ne se déposent pas sur le même logement. Il faut choisir avant de signer le devis.

Les panneaux solaires hybrides sont-ils éligibles à la BAR-TH-168 ?

Non. Les capteurs hybrides qui produisent à la fois de l’électricité et de la chaleur sont expressément exclus. La fiche exige des capteurs thermiques vitrés à circulation d’eau ou d’eau glycolée, certifiés QB ou Solar Keymark ou équivalent, avec une puissance de sortie d’au moins 450 W par m² de surface hors-tout.

Faut-il être RGE pour poser un chauffe-eau solaire ?

Oui. Le professionnel doit détenir un signe de qualité conforme à l’article 2 du décret n° 2014-812 du 16 juillet 2014, correspondant aux travaux du 2° du I de l’article 1er de ce décret. Sa décision de qualification est l’un des deux documents justificatifs spécifiques de l’opération, avec la certification des capteurs.

Jusqu’à quand la fiche BAR-TH-168 est-elle utilisable ?

La version A78-3 s’applique aux opérations engagées à compter du 1er janvier 2026, et la fiche s’applique aux opérations engagées avant le 1er janvier 2031. La durée de vie conventionnelle retenue pour le calcul est de 25 ans.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.