AGRI-EQ-109 : jusqu’à 1 930 kWh cumac par m² pour la couverture d’une serre neuve chauffée
Une serre chauffée perd l’essentiel de sa chaleur par sa peau : quelques millimètres de verre ou de film entre les cultures et le ciel d’hiver. La fiche AGRI-EQ-109 valorise le choix, au moment de construire une serre neuve, d’une couverture qui laisse passer la lumière mais retient la chaleur : double paroi verre, double paroi ETFE, double paroi verre et ETFE, ou simple paroi verre à faible transmission thermique. Le montant se compte par mètre carré de serre, de 490 à 1 930 kWh cumac selon la couverture et la culture. Deux limites à connaître : la fiche ne vise que les serres neuves, et elle ne s’applique qu’aux opérations engagées jusqu’au 31 décembre 2028.
- Secteur
- Agriculture
- Version applicable
- v. A58-2
- Durée de vie conventionnelle
- 20 ans
L'essentiel
- La fiche s’applique aux serres maraîchères et horticoles neuves et chauffées. Remplacer la couverture d’une serre existante n’entre pas dans son champ, une serre froide non plus.
- Quatre couvertures admises, et seulement celles-là : double paroi verre, double paroi ETFE, double paroi verre et ETFE, simple paroi verre. Le film polyéthylène, même à deux parois gonflables, ne figure pas dans la liste.
- Deux seuils à prouver : un coefficient de transmission thermique inférieur ou égal à 4 W/m².K et une transmission lumineuse supérieure ou égale à 80 %, mesurés selon les normes que la fiche désigne.
- Un forfait par m² de serre équipée : 1 060 kWh cumac en maraîchage et 490 en horticulture pour l’ETFE, le verre et ETFE ou le simple verre ; 1 930 et 900 pour la double paroi en verre. Durée de vie conventionnelle : 20 ans.
- Opérations engagées jusqu’au 31 décembre 2028, pose par un professionnel, et une facture qui porte le type de couverture, sa marque, sa référence, la surface et les deux coefficients, ou complétée par un document du fabricant.
Ce que couvre la fiche AGRI-EQ-109, et ce que veut dire son code
La fiche AGRI-EQ-109 porte un intitulé court, couverture performante de serre, et une dénomination plus précise : la mise en place, en couverture de serres neuves chauffées, d’un revêtement double ou simple paroi à faible transmission thermique. Trois mots y pèsent lourd. Neuves : la fiche accompagne la construction d’une serre, pas la rénovation d’une serre en service. Chauffées : sans chauffage, il n’y a pas de chaleur à retenir, donc pas d’économie à certifier. Couverture : c’est l’enveloppe transparente qui est valorisée, pas la structure, pas le chauffage, pas les écrans.
Le code se lit en trois blocs. AGRI désigne le secteur d’application, l’agriculture, à côté des fiches BAT du tertiaire, IND de l’industrie ou BAR du résidentiel. EQ renvoie à la famille des équipements : on met en place un matériel identifiable, par opposition aux fiches TH de production de chaleur ou aux fiches SE de services. 109 est le numéro d’ordre de la fiche dans cette série.
Deux repères temporels encadrent la fiche. La durée de vie conventionnelle est de 20 ans : c’est la période sur laquelle les économies sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac, pour cumulés et actualisés. Et la fiche précise elle-même qu’elle s’applique aux opérations engagées jusqu’au 31 décembre 2028. Un projet dont le devis serait signé après cette date ne pourrait plus s’appuyer sur elle, sauf prolongation que rien dans le texte actuel n’annonce.
Pourquoi une couverture performante fait économiser de l’énergie
Une serre chauffée est un bâtiment presque entièrement vitré, dont la surface d’enveloppe dépasse la surface au sol. Quand la consigne est tenue à 18 ou 20 °C par une nuit à 0 °C, chaque mètre carré de couverture laisse filer de la chaleur, et le chauffage compense en continu. Le coefficient de transmission thermique, noté U et exprimé en W/m².K, mesure ce flux par mètre carré de paroi et par degré d’écart. Plus U est bas, moins le chauffage travaille, à consigne et à climat égaux.
Un verre horticole ordinaire, posé en une seule épaisseur, se situe nettement au-dessus du seuil de 4 W/m².K fixé par la fiche. Deux voies permettent de descendre en dessous. La double paroi d’abord : deux feuilles de verre, deux films ETFE, ou un verre et un film, séparés par une lame d’air. L’air immobile conduit mal la chaleur, et c’est cette lame, plus que les parois elles-mêmes, qui divise le flux. Le traitement de surface ensuite : un dépôt bas émissif sur un simple verre réduit les pertes par rayonnement infrarouge, importantes la nuit, et peut permettre à une simple paroi de tenir le seuil, ce que la fiche technique du verre doit confirmer. C’est ce qui explique qu’une simple paroi verre figure dans la fiche aux côtés des doubles parois. L’ETFE, enfin, est un film fluoré très fin, très transparent, qui vieillit bien sous les ultraviolets ; monté en coussins gonflés à deux parois, il offre un U comparable à un double vitrage pour une fraction du poids.
Reste le compromis que toute la filière connaît : chaque paroi supplémentaire absorbe et réfléchit une part de la lumière, et en serre, la lumière est le rendement. Sur les cultures d’hiver, la lumière perdue se paie en production. C’est pourquoi la fiche impose une transmission lumineuse d’au moins 80 % : elle refuse l’économie de chauffage qui se paierait en récolte. Un double vitrage horticole courant est proche de ce seuil ; verres extra-clairs, traitements antireflet et verres diffusants donnent de la marge.
Qui peut en bénéficier
Le bénéficiaire est l’exploitant qui fait construire une serre maraîchère ou horticole neuve et chauffée : maraîcher sous serre, horticulteur, pépiniériste, producteur de jeunes plants, société d’exploitation ou coopérative qui investit pour ses adhérents. La fiche ne pose aucune condition sur la taille de l’exploitation, sur la source de chauffage, gaz, biomasse, cogénération ou chaleur fatale, ni sur une zone géographique.
La mise en place est réalisée par un professionnel. La fiche n’exige aucune qualification particulière ni mention RGE, mais la couverture doit être posée par une entreprise, en pratique le constructeur de la serre ou son sous-traitant, qui facture la fourniture et la pose. Comme pour toute opération CEE, le mandataire ou l’obligé qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, c’est-à-dire avant la signature du devis de la serre.
Le mot neuve est la frontière la plus importante : le changement de couverture d’une serre existante, même par du double verre, n’est pas l’opération décrite. Une serre neuve non chauffée ne correspond pas davantage à la dénomination. Entre les deux, la serre neuve chauffée seulement en hors-gel n’est pas tranchée par la fiche, qui ne fixe aucune température ni puissance minimale : la lecture prudente est de pouvoir démontrer l’existence d’un système de chauffage dans la serre à la date de la facture.
- Éligible : serre maraîchère ou horticole neuve et chauffée, couverte en totalité d’un des quatre types admis respectant les deux seuils, posée par un professionnel.
- Exclu : couverture posée sur une serre existante, serre non chauffée, couverture partielle, film polyéthylène, polycarbonate, PMMA ou tout matériau absent de la liste.
- Non tranché par la fiche : le niveau de chauffage minimal et la définition de la serre maraîchère par rapport à la serre horticole. Documenter l’un et l’autre dans le dossier.
Comment se calcule le montant
Le montant en kWh cumac est le produit d’une valeur du barème par S, la surface de la serre équipée en m². La valeur dépend de deux paramètres seulement : le type de couverture, en deux groupes, et la nature de la serre, maraîchère ou horticole. Pas de zone climatique, pas de coefficient de puissance, pas de tranche de surface. Quatre valeurs en tout.
Le premier groupe réunit la double paroi ETFE, la double paroi verre et ETFE et la simple paroi verre : 1 060 kWh cumac par m² en serre maraîchère, 490 en serre horticole. Le second groupe est la double paroi en verre seule : 1 930 kWh cumac par m² en maraîchage, 900 en horticulture. La double paroi verre vaut donc 1 930 divisé par 1 060, soit 1,82 fois le premier groupe en maraîchage, et la serre maraîchère vaut à peu près le double de la serre horticole : 1 060 divisé par 490 donne 2,16. La logique tient au mode de culture : une serre de tomate ou de concombre est chauffée à des consignes élevées, nuit et jour, sur une saison qui commence en plein hiver, là où chaque dixième de U économise le plus ; une serre horticole est souvent tenue plus fraîche ou chauffée moins longtemps.
La grandeur S appelle une lecture attentive. La fiche écrit surface de la serre équipée, et la preuve de réalisation doit mentionner la surface de la serre : c’est la surface de la serre, en pratique sa surface au sol, et non la surface développée de la couverture, qui additionne toiture et parois latérales et dépasse toujours la surface au sol. Confondre les deux gonfle le montant, d’autant plus que la serre est haute, et un contrôleur le repère en comparant la facture au plan.
| Type de couverture | Serre maraîchère | Serre horticole | Formule |
|---|---|---|---|
| Double paroi ETFE | 1 060 kWh cumac par m² | 490 kWh cumac par m² | Montant × S |
| Double paroi verre et ETFE | 1 060 kWh cumac par m² | 490 kWh cumac par m² | Montant × S |
| Simple paroi verre | 1 060 kWh cumac par m² | 490 kWh cumac par m² | Montant × S |
| Double paroi verre | 1 930 kWh cumac par m² | 900 kWh cumac par m² | Montant × S |
| S | Surface de la serre équipée, en m² | Surface de la serre équipée, en m² | Fiche AGRI-EQ-109, point 5 |
| Durée de vie conventionnelle | 20 ans | 20 ans | Fiche AGRI-EQ-109, point 4 |
Vous avez une opération AGRI-EQ-109 en cours ? Estimez-la en quelques clics.
EstimerCombien ça représente en vrai
Les serres de production se mesurent en hectares et le barème en centaines, voire en milliers, de kWh cumac par mètre carré : les volumes sont parmi les plus élevés du catalogue agricole. Un hectare maraîcher en double paroi verre vaut 1 930 × 10 000 = 19 300 000 kWh cumac ; le même hectare horticole sous double ETFE, 490 × 10 000 = 4 900 000 kWh cumac, près de quatre fois moins. Posons quatre cas.
Un maraîcher construit une serre de tomate de 2 hectares, soit 20 000 m², en double paroi verre : 1 930 × 20 000 = 38 600 000 kWh cumac. Une serre maraîchère de type Venlo de 5 000 m² en simple paroi verre : 1 060 × 5 000 = 5 300 000 kWh cumac. Un horticulteur couvre 8 000 m² de serre neuve en coussins double ETFE : 490 × 8 000 = 3 920 000 kWh cumac. Enfin, une serre horticole de 3 000 m² pour laquelle le producteur hésite : en double paroi verre, 900 × 3 000 = 2 700 000 kWh cumac ; en simple paroi verre, 490 × 3 000 = 1 470 000 kWh cumac. L’écart de 1 230 000 kWh cumac est à mettre en face du surcoût du double verre et de sa transmission lumineuse plus basse. Déclarée en horticulture au lieu du maraîchage, la serre Venlo de 5 000 m² ne vaudrait que 490 × 5 000 = 2 450 000 kWh cumac : le classement de la culture pèse autant que le choix du verre.
| Cas | Serre et couverture | S (m²) | Calcul | Montant en kWh cumac |
|---|---|---|---|---|
| Serre de tomate | Maraîchère, double paroi verre | 20 000 | 1 930 × 20 000 | 38 600 000 |
| Serre Venlo | Maraîchère, simple paroi verre | 5 000 | 1 060 × 5 000 | 5 300 000 |
| Serre de plantes en pot | Horticole, double paroi ETFE | 8 000 | 490 × 8 000 | 3 920 000 |
| Serre de fleurs coupées | Horticole, double paroi verre | 3 000 | 900 × 3 000 | 2 700 000 |
| La même en simple verre | Horticole, simple paroi verre | 3 000 | 490 × 3 000 | 1 470 000 |
Les conditions techniques : une couverture nommée, deux seuils mesurés, une facture complète
La première condition tient à la nature de la couverture. Elle doit être l’un des quatre types nommés par la fiche et recouvrir la totalité de la surface de la serre. Cette exigence de totalité écarte les couvertures partielles, une travée en double verre sur une serre par ailleurs en film par exemple. Le cas d’une serre dont la toiture et les parois latérales seraient de deux types différents, tous deux admis, n’est pas traité par le texte : la lecture prudente consiste soit à uniformiser, soit à valoriser l’ensemble à la ligne la moins favorable.
Viennent ensuite les deux seuils. Le coefficient de transmission thermique doit être inférieur ou égal à 4 W/m².K, évalué selon la norme NF EN 673 pour la double paroi en verre et selon la norme NF EN ISO 6946 pour les autres parois. La transmission lumineuse doit être supérieure ou égale à 80 %, évaluée selon la norme NF EN 410. La fiche assigne une norme de mesure à chaque matériau : une valeur de U annoncée sans référence à la norme attendue ne répond pas à la lettre du texte.
La preuve de réalisation, en pratique la facture du constructeur, mentionne dans sa forme complète la mise en place d’une serre avec couverture double paroi et son type, ou en simple paroi verre ; la marque et la référence de la couverture ; la surface de la serre ; les deux coefficients de la couverture installée. Si la facture est moins détaillée, elle doit au moins porter la mise en place d’une couverture de serre avec sa marque, sa référence et la surface équipée, complétée par un document du fabricant ou d’un organisme accrédité selon la norme NF EN ISO/IEC 17065, par le COFRAC ou un organisme équivalent de l’Espace économique européen. Ce document atteste que l’équipement de cette marque et référence est une couverture de serre, en précise le type parmi les quatre admis et donne ses deux coefficients selon les normes citées. S’il porte une date de validité, il reste valable jusqu’à un an après cette date.
| Exigence | Ce que dit la fiche | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Serre | Serre maraîchère ou horticole, neuve, chauffée | Pas de rénovation de couverture, pas d’abri froid |
| Installateur | Mise en place réalisée par un professionnel | Facture de fourniture et pose au nom d’une entreprise |
| Type de couverture | Double paroi verre, double paroi ETFE, double paroi verre et ETFE, ou simple paroi verre | Le polyéthylène et le polycarbonate ne sont pas dans la liste |
| Étendue | La couverture recouvre la totalité de la surface de la serre | Pas de travée ou de paroi laissée en couverture ordinaire |
| Transmission thermique | U inférieur ou égal à 4 W/m².K, NF EN 673 pour le double verre, NF EN ISO 6946 pour les autres parois | La norme citée doit figurer sur la fiche technique |
| Transmission lumineuse | Supérieure ou égale à 80 %, NF EN 410 | Un double vitrage courant est proche du seuil : vérifier la valeur exacte |
| Preuve de réalisation | Type de couverture, marque, référence, surface de la serre, les deux coefficients | À défaut : marque, référence et surface, plus document du fabricant ou d’un organisme accrédité |
| Document du fabricant | Nomme la couverture, son type, ses deux coefficients selon les normes citées | Valable jusqu’à un an après sa date de fin de validité s’il en porte une |
| Surface S | Surface de la serre équipée, en m² | Surface de la serre, pas surface développée de la couverture |
Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier
Un dossier AGRI-EQ-109 porte souvent plusieurs millions de kWh cumac pour une seule opération, et un contrôleur dispose de pièces faciles à recouper : plan, permis ou déclaration de la serre, facture du constructeur, fiche technique de la couverture.
L’erreur de surface est la plus mécanique. Une serre maraîchère de 10 000 m² au sol en double paroi verre vaut 1 930 × 10 000 = 19 300 000 kWh cumac. Si le dossier retient la surface développée de la couverture, disons 12 000 m² de verre posé, il affiche 1 930 × 12 000 = 23 160 000 kWh cumac, soit 3 860 000 kWh cumac de trop, et une incohérence visible dès la comparaison avec le plan.
Le bon ordre est le suivant : faire intervenir le mandataire avant de signer le devis du constructeur ; vérifier sur la fiche technique de la couverture le type exact, le U selon la norme attendue et la transmission lumineuse selon NF EN 410 ; faire figurer sur la facture les mentions exigées, ou préparer le document du fabricant en parallèle ; retenir pour S la surface de la serre telle qu’elle apparaît au plan ; conserver la preuve du chauffage et de la culture pratiquée. Quand ces points sont calés, le calcul tient en une multiplication et le dossier passe.
- Serre existante recouverte à neuf : la fiche vise la mise en place d’une serre neuve avec sa couverture, pas le remplacement d’une couverture.
- Serre non chauffée, ou chauffage impossible à démontrer à la date de la facture.
- Couverture hors liste : film polyéthylène simple ou double gonflable, polycarbonate, PMMA, ou couverture mixte dont une partie n’est pas d’un type admis ; couverture partielle qui ne recouvre pas toute la serre.
- U supérieur à 4 W/m².K ou mesuré selon une autre norme que celle que la fiche assigne au matériau ; transmission lumineuse inférieure à 80 % ou non mesurée selon NF EN 410.
- Facture incomplète sans document du fabricant ou d’un organisme accrédité pour compléter, ou document périmé depuis plus d’un an.
- Surface S surévaluée : surface développée de la couverture retenue à la place de la surface de la serre.
- Serre horticole déclarée maraîchère, ou culture déclarée sans rapport avec l’activité réelle de l’exploitation.
- Engagement postérieur au 31 décembre 2028, ou mandataire intervenu après la signature du devis.
Questions fréquentes
Combien vaut la fiche AGRI-EQ-109 au mètre carré ?
Quatre valeurs, selon le type de couverture et la nature de la serre. Double paroi ETFE, double paroi verre et ETFE ou simple paroi verre : 1 060 kWh cumac par m² en serre maraîchère, 490 en serre horticole. Double paroi en verre : 1 930 kWh cumac par m² en maraîchage, 900 en horticulture. On multiplie par la surface de la serre équipée : un hectare maraîcher en double verre vaut 1 930 × 10 000 = 19 300 000 kWh cumac.
Je remplace le verre de ma serre existante par du double vitrage. Suis-je éligible ?
Non, d’après le texte de la fiche. Elle vise la mise en place d’une couverture sur des serres neuves chauffées et demande que la facture mentionne la mise en place d’une serre avec sa couverture. Le remplacement de la couverture d’une serre en service n’est pas l’opération décrite, quel que soit le gain thermique.
Une double paroi en film polyéthylène gonflable est-elle acceptée ?
Non. La fiche énumère quatre couvertures : double paroi verre, double paroi ETFE, double paroi verre et ETFE, simple paroi verre. Le polyéthylène n’y figure pas, pas plus que le polycarbonate ou le PMMA, même si leur coefficient de transmission thermique passait sous 4 W/m².K. Parmi les films, seul l’ETFE en double paroi est admis.
Quelle différence entre serre maraîchère et serre horticole pour la fiche ?
La fiche utilise les deux termes dans son barème sans les définir. Dans l’usage du métier, la serre maraîchère produit des légumes, tomate, concombre, poivron, salade, et la serre horticole des plantes ornementales, fleurs coupées, plantes en pot ou jeunes plants. L’écart de montant est d’environ un à deux : 1 060 contre 490 et 1 930 contre 900 kWh cumac par m². Le dossier doit permettre d’établir la culture pratiquée, par l’activité déclarée de l’exploitation et le projet de production.
Jusqu’à quand peut-on engager une opération AGRI-EQ-109 ?
La fiche indique qu’elle s’applique aux opérations engagées jusqu’au 31 décembre 2028. L’engagement correspond en pratique à la signature du devis ou du bon de commande de la serre, et le mandataire doit être intervenu au plus tard ce jour-là. Un projet de serre dont le devis serait signé après cette date ne pourrait pas s’appuyer sur la fiche dans sa rédaction actuelle.
Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.