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Réseaux · Fiche RES-CH-106

RES-CH-106 : calorifuger un réseau de chaleur, de 3 300 à 44 800 kWh cumac par mètre

Entre la chaufferie et les sous-stations, des centaines de mètres de canalisations enterrées ou posées en caniveau cèdent en continu leur chaleur au sol. La fiche RES-CH-106 valorise le calorifugeage de ces canalisations sur le réseau primaire d’un réseau de chaleur existant. Le montant se compte au mètre de tuyau et dépend du diamètre, du fluide (eau chaude, eau surchauffée ou vapeur) et du nombre de mois d’utilisation dans l’année : de 3 300 kWh cumac le mètre pour un DN 32 en eau chaude à 44 800 pour une conduite de vapeur de DN 400 et plus.

Secteur
Réseaux
Version applicable
v. A60-4
Durée de vie conventionnelle
30 ans

L'essentiel

  • La fiche vise les canalisations enterrées ou en caniveau du réseau primaire d’un réseau de chaleur existant depuis au moins un an et alimentant au moins deux abonnés distincts. Le réseau secondaire, après la sous-station, n’en fait pas partie.
  • Le montant se calcule mètre par mètre : longueur L × facteur d’utilisation (1,00 pour 12 mois, 0,50 pour 6 mois) × montant unitaire selon le DN, le fluide et la famille d’isolation.
  • Deux familles, deux barèmes : classe 4 de la norme NF EN 12828 (calorifuge rapporté) et séries 1, 2 et 3 de la norme NF EN 253 (canalisations pré-isolées). Les séries valent plus en eau, autant en vapeur.
  • Deux conditions sur l’isolant : λ ≤ 0,06 W/m.K et un coefficient de perte Umax inférieur à la valeur du tableau de la fiche pour le DN concerné. C’est Umax qui fixe l’épaisseur à poser.
  • Le dossier repose sur un descriptif de la portion isolée, daté et signé par le bénéficiaire et le gestionnaire du réseau : longueur, DN, fluide et durée d’utilisation de l’année calendaire précédente. Durée de vie conventionnelle : 30 ans.

Ce que couvre la fiche RES-CH-106, et ce que veut dire son code

La fiche s’intitule « Mise en place d’un calorifugeage des canalisations d’un réseau de chaleur enterré ou en caniveau dans tout ou partie du réseau primaire ». Trois mots délimitent le champ. Calorifugeage : on isole une canalisation existante ou l’on pose une canalisation pré-isolée, sans toucher à la production de chaleur. Réseau primaire : la boucle qui relie l’unité de production aux sous-stations, par opposition au réseau secondaire qui distribue la chaleur dans chaque bâtiment après l’échangeur. Enterré ou en caniveau : les conduites aériennes, en chaufferie ou sur rack, ne sont pas visées.

Le code se lit en trois blocs : RES pour le secteur des réseaux, distinct du résidentiel (BAR), du tertiaire (BAT) ou de l’industrie (IND) ; CH pour la chaleur, quand les fiches RES-EC concernent l’éclairage extérieur ; 106, numéro d’ordre dans la série.

Le secteur d’application est précis : un réseau primaire alimentant des bâtiments appartenant à au moins deux abonnés distincts, et existant, c’est-à-dire dont la première livraison de chaleur est antérieure d’au moins un an à la date d’engagement. La version en vigueur est la A60-4. La durée de vie conventionnelle est de 30 ans, l’une des plus longues du catalogue : une conduite enterrée bien isolée économise de l’énergie pendant des décennies, et les kWh cumac, cumulés et actualisés, le reflètent.

Pourquoi isoler une conduite enterrée économise autant d’énergie

Une canalisation de réseau transporte de l’eau chaude jusqu’à 110 °C, de l’eau surchauffée au-delà de 110 °C ou de la vapeur, dans un sol bien plus froid que le fluide toute l’année. La déperdition dépend de l’écart de température entre le fluide et le sol, de la surface d’échange, c’est-à-dire du diamètre multiplié par la longueur, et de la résistance thermique de ce qui entoure le tube. L’écart est permanent et les longueurs se comptent en centaines de mètres : la seule variable sur laquelle on agit est l’isolant.

Le barème suit cette physique. Plus le DN est grand, plus la surface qui rayonne vers le sol est grande : en eau chaude et classe 4, on passe de 3 300 kWh cumac le mètre en DN 32 à 14 600 en DN 400 et plus. Plus le fluide est chaud, plus l’écart avec le sol est grand : à DN égal, l’eau surchauffée vaut environ une fois et demie l’eau chaude, la vapeur deux à trois fois. Un réseau arrêté l’été ne perd de la chaleur qu’en saison de chauffe : le facteur correctif ramène le montant au prorata des mois d’utilisation. Le retour compte en eau, parce qu’il revient encore chaud, mais pas en vapeur : la fiche n’y retient que l’aller.

La fiche distingue deux familles par la norme qui les encadre : la classe d’isolation thermique 4 de la norme NF EN 12828, qui correspond en pratique au calorifuge rapporté sur des tubes existants (coquilles de laine minérale ou mousse sous revêtement), et les séries d’isolation thermique 1, 2 et 3 de la norme NF EN 253, celle des canalisations pré-isolées d’usine. C’est la conformité à l’une ou l’autre norme, pas le mode de pose, qui fixe la colonne du barème. La fiche admet explicitement la canalisation pré-isolée dès lors que son calorifugeage respecte le coefficient de perte exigé.

Qui peut en bénéficier

L’attestation sur l’honneur annexée à la fiche liste les bénéficiaires possibles : propriétaire ou locataire des canalisations, syndic si le réseau appartient à une copropriété, personne recevant le service acheté, maître d’ouvrage, l’un des propriétaires, ou collectivité affectataire des biens au titre d’un transfert de compétence. Sur les réseaux urbains, c’est le plus souvent l’exploitant concessionnaire du service public de chaleur, la régie ou la collectivité propriétaire des ouvrages.

Le réseau doit être existant au sens de la fiche et alimenter des bâtiments appartenant à au moins deux abonnés distincts : un réseau interne à un hôpital ou à un campus dont tous les bâtiments ont le même propriétaire ne répond pas à cette définition. La mise en place est réalisée par un professionnel, sans qualification particulière exigée. Enfin, comme pour toute opération CEE, le mandataire ou l’obligé doit être intervenu au plus tard à la date d’engagement, en pratique l’acceptation du devis : l’attestation fait dire au bénéficiaire que cette contribution l’a incité à réaliser l’opération, ce qui n’a pas de sens si les travaux étaient déjà commandés.

  • Éligible : réseau primaire existant depuis au moins un an, au moins deux abonnés distincts, canalisations enterrées ou en caniveau, aller ou retour en eau chaude ou surchauffée, aller seul en vapeur.
  • Exclu : réseau de moins d’un an de livraison, réseau secondaire, conduites aériennes ou en chaufferie, retour de condensats d’un réseau de vapeur, réseau à abonné unique même étendu.

Comment se calcule le montant

Le montant se calcule pour chaque élément de canalisation de diamètre nominal DN et de longueur L : L × facteur correctif lié à la durée annuelle d’utilisation × montant unitaire au mètre, lu dans l’un des deux tableaux de la fiche selon la famille d’isolation, à l’intersection du DN et du fluide. Plusieurs diamètres : on calcule chaque tronçon et on additionne.

Le facteur correctif vaut 1,00 pour 12 mois, 0,92 pour 11, 0,83 pour 10, 0,75 pour 9, 0,67 pour 8, 0,58 pour 7 et 0,50 pour 6 mois. La durée à retenir est celle de l’année calendaire précédant la date d’achèvement de l’opération. Le tableau s’arrête à 6 mois : la fiche ne prévoit rien en dessous, et la lecture prudente est qu’une portion utilisée moins de six mois n’est pas valorisable. Pour une durée non entière, retenir les mois pleins est la seule lecture qui ne gonfle pas le montant.

La longueur L est celle de la canalisation isolée, pas celle de la tranchée : isoler l’aller et le retour sur 300 m de tracé, c’est 600 m de canalisation, chaque conduite avec son DN ; l’attestation prévoit d’ailleurs trois cases, aller, retour, ou les deux. Le DN est la désignation conventionnelle de la tuyauterie, pas le diamètre extérieur mesuré. Pour un DN intermédiaire, la fiche autorise une extrapolation linéaire du coefficient Umax mais ne dit rien du montant unitaire : la lecture prudente est de retenir le montant du DN inférieur du tableau. Enfin, la case vapeur du DN 60 est vide dans les deux tableaux : la fiche ne donne aucun montant pour ce cas, et il n’y a pas lieu d’en déduire un des DN voisins.

  • Montants unitaires en kWh cumac par mètre de canalisation pour 12 mois d’utilisation, à multiplier par le facteur correctif si le réseau tourne moins.
  • Les colonnes vapeur sont identiques dans les deux familles : la famille d’isolation ne change le montant qu’en eau chaude et en eau surchauffée.
DN (mm)Classe 4, eau chaudeClasse 4, eau surchaufféeClasse 4, vapeurSéries 1 à 3, eau chaudeSéries 1 à 3, eau surchaufféeSéries 1 à 3, vapeur
323 3005 0008 7003 8005 8008 700
403 8005 90010 8004 4006 70010 800
504 5006 80013 0004 9007 60013 000
605 0007 700aucun montant5 4008 300aucun montant
655 3008 10013 6005 7008 70013 600
806 0009 10015 9006 50010 00015 900
1006 80010 40019 7007 50011 50019 700
1257 60011 70021 4008 30012 80021 400
1508 40012 90024 9009 10014 00024 900
1759 10014 00028 40010 10015 50028 400
2009 80015 10031 70011 00016 90031 700
25011 10017 00038 40012 90019 90038 400
30012 30018 80041 60014 30022 00041 600
35013 40020 60043 00016 20024 90043 000
≥ 40014 60022 40044 80017 80027 30044 800

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Combien ça représente en vrai

Premier cas : un réseau d’eau chaude qui alimente un centre hospitalier et des logements voisins, en service 12 mois parce qu’il fournit aussi l’eau chaude sanitaire. Calorifuge refait en caniveau, classe 4, aller et retour en DN 150 sur 400 m de tracé, soit 800 m de canalisation : 8 400 × 800 = 6 720 000 kWh cumac, le facteur valant 1,00.

Deuxième cas : un réseau de chauffage urbain arrêté l’été, utilisé 8 mois l’année précédente. Une portion enterrée est remplacée par des canalisations pré-isolées de série 2, DN 200, aller et retour sur 250 m de tracé, soit 500 m : 11 000 × 500 = 5 500 000, puis 5 500 000 × 0,67 = 3 685 000 kWh cumac. Le facteur retire un tiers du montant.

Troisième cas : un réseau de vapeur alimentant plusieurs industriels et un quartier, en service toute l’année. Seul l’aller est éligible : 300 m de DN 100 en classe 4 : 19 700 × 300 = 5 910 000 kWh cumac. À longueur égale, la vapeur vaut près de trois fois l’eau chaude de même DN, 19 700 contre 6 800.

Quatrième cas : un réseau d’eau surchauffée utilisé 9 mois, 150 m d’aller en DN 300, classe 4 : 18 800 × 150 = 2 820 000, puis 2 820 000 × 0,75 = 2 115 000 kWh cumac. La même portion en pré-isolé de série 3 passe à 22 000 le mètre : 22 000 × 150 = 3 300 000, puis 3 300 000 × 0,75 = 2 475 000 kWh cumac, soit 360 000 de plus pour le même tracé.

CasFluide, famille, DN, moisLongueur (m)CalculMontant en kWh cumac
Hôpital et logements, aller et retourEau chaude, classe 4, DN 150, 12 mois8008 400 × 800 × 1,006 720 000
Chauffage urbain, aller et retour pré-isolésEau chaude, série 2, DN 200, 8 mois50011 000 × 500 × 0,673 685 000
Réseau de vapeur, aller seulVapeur, classe 4, DN 100, 12 mois30019 700 × 300 × 1,005 910 000
Eau surchauffée, aller seulEau surchauffée, classe 4, DN 300, 9 mois15018 800 × 150 × 0,752 115 000
La même portion en pré-isoléEau surchauffée, série 3, DN 300, 9 mois15022 000 × 150 × 0,752 475 000

Les conditions techniques : λ, Umax et les pièces qui le prouvent

La fiche pose deux exigences sur l’isolant, à satisfaire toutes les deux. La première est simple : une conductivité thermique λ inférieure ou égale à 0,06 W/m.K, que laines minérales et mousses polyuréthane respectent largement. La seconde fixe réellement l’épaisseur : l’isolant installé garantit un coefficient de perte thermique Umax inférieur aux valeurs du tableau de la fiche, qui dépendent du DN et de la famille d’isolation, avec extrapolation linéaire autorisée entre deux DN.

La fiche donne la formule : Umax = π divisé par la somme de ln(da / di) / (2 λD), résistance de la couche d’isolant, où da est le diamètre avec isolant et di sans isolant en mètres, et de 1 / (10 × da), échange en surface. Plus l’isolant est épais, plus da / di grandit et plus Umax baisse. Ordre de grandeur : un tube DN 100 de 114,3 mm de diamètre extérieur, isolé avec un matériau de λ 0,040 W/m.K, doit passer sous 0,31 en classe 4. Avec 50 mm d’isolant, la formule donne environ 0,38 : refusé. Avec 80 mm, environ 0,28 : accepté. Un calorifuge d’épaisseur courante peut donc être conforme sur λ et non sur Umax ; le calcul se pose DN par DN avant le devis.

Deux documents portent le dossier. La preuve de réalisation, en pratique la facture, mentionne le calorifugeage des canalisations du réseau primaire, la nature du fluide, la longueur en mètres et le DN en millimètres des canalisations isolées, les marques et références de l’isolant, sa conductivité et son épaisseur. Le document justificatif spécifique est le descriptif de la portion isolée : longueur, DN, type de fluide et durée annuelle d’utilisation. Il identifie le réseau et il est daté et signé par le bénéficiaire et par le gestionnaire du réseau ; quand le gestionnaire du réseau n’est pas le professionnel qui a réalisé les travaux, il remplit et signe en plus le cadre D de l’attestation.

  • Les valeurs des séries 1, 2 et 3 ne sont pas monotones aux DN 250 et 350 : la fiche écrit 0,40 et 0,45, en dessous des DN voisins. C’est le texte en vigueur, à respecter tel quel.
  • La durée annuelle d’utilisation est celle de l’année calendaire précédant l’achèvement ; elle figure dans le descriptif signé par le bénéficiaire et le gestionnaire, qui s’engage dans le cadre D à fournir les extraits utiles du contrat de fourniture de chaleur.
DN (mm)Umax à ne pas atteindre, classe 4 (W/m².K)Umax à ne pas atteindre, séries 1, 2 et 3 (W/m².K)
320,210,17
400,220,19
500,240,21
600,250,24
650,260,25
800,280,26
1000,310,28
1250,350,32
1500,390,37
1750,420,39
2000,460,41
2500,540,40
3000,610,46
3500,690,45
≥ 4000,760,48

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Un dossier RES-CH-106 porte vite plusieurs millions de kWh cumac et repose sur peu de pièces : une facture, un descriptif signé, l’attestation en quatre cadres. Le bon ordre : vérifier la date de première livraison et le nombre d’abonnés, faire poser le calcul de Umax pour chaque DN avant de valider le devis, contrôler que devis et facture portent toutes les mentions exigées, et faire signer le descriptif par le bénéficiaire et le gestionnaire.

  • Réseau trop jeune : première livraison de chaleur depuis moins d’un an à l’engagement. L’attestation le fait cocher au bénéficiaire et au professionnel.
  • Réseau à abonné unique : site industriel, campus ou hôpital dont tous les bâtiments ont le même propriétaire.
  • Portion hors champ : conduites aériennes, réseau secondaire, retour d’un réseau de vapeur.
  • Umax non démontré : facture conforme sur λ mais épaisseur insuffisante au DN concerné. Le piège le plus technique, surtout sur les gros diamètres.
  • Facture incomplète : fluide, longueur par DN, marque et référence de l’isolant, conductivité ou épaisseur absents.
  • Descriptif absent, non daté, ou signé par le seul bénéficiaire alors que le gestionnaire du réseau est une autre personne.
  • Durée surévaluée : 12 mois déclarés pour un réseau de chauffage arrêté l’été.
  • Longueur comptée sur la tranchée au lieu des conduites, DN relevé sur le diamètre extérieur, montant attribué à une conduite de vapeur DN 60, ou calorifuge rapporté valorisé au barème des séries sans justification.
  • Mandataire intervenu après la signature du devis : la contribution ne peut pas être postérieure à la date d’engagement.

Questions fréquentes

Combien vaut un mètre de canalisation calorifugée en RES-CH-106 ?

Entre 3 300 et 44 800 kWh cumac pour 12 mois d’utilisation, selon le DN, le fluide et la famille d’isolation. En eau chaude, un DN 100 vaut 6 800 kWh cumac le mètre en classe 4 et 7 500 en pré-isolé de séries 1 à 3 ; en eau surchauffée, 10 400 ou 11 500 ; en vapeur, 19 700 dans les deux cas. Moins de 12 mois d’utilisation l’année précédente : on applique le facteur correctif, jusqu’à 0,50 pour 6 mois.

Le réseau interne d’un hôpital ou d’une zone industrielle est-il éligible ?

Seulement s’il alimente des bâtiments appartenant à au moins deux abonnés distincts et livre de la chaleur depuis au moins un an. Un réseau qui dessert un hôpital et des logements d’un autre propriétaire remplit la condition ; un réseau qui relie les bâtiments d’un seul établissement ne la remplit pas, quel que soit son linéaire.

Les canalisations pré-isolées neuves comptent-elles comme un calorifugeage ?

Oui. La fiche précise que la mise en place d’une canalisation pré-isolée dont le calorifugeage garantit un coefficient de perte inférieur aux valeurs de son tableau est éligible. C’est le cas du remplacement de tronçons enterrés par des conduites de séries 1, 2 ou 3 de la norme NF EN 253, au barème le plus élevé en eau chaude et en eau surchauffée. Le réseau lui-même doit rester existant au sens de la fiche.

Un isolant à λ 0,04 W/m.K suffit-il pour respecter la fiche ?

Pas à lui seul. La condition λ ≤ 0,06 W/m.K est la plus facile ; celle qui fixe l’épaisseur est Umax, calculé avec la formule de la fiche et comparé au tableau pour chaque DN. Sur un DN 100 en classe 4, un isolant à 0,040 W/m.K posé en 50 mm donne environ 0,38 pour une limite de 0,31 : il faut monter autour de 80 mm.

Quelle durée d’utilisation déclarer pour le facteur correctif ?

Celle de l’année calendaire précédant la date d’achèvement de l’opération, en mois, pour la portion concernée. Un réseau qui a chauffé d’octobre à mai a tourné 8 mois : facteur 0,67. Un réseau qui fournit aussi l’eau chaude sanitaire toute l’année : 12 mois, facteur 1,00. Sous 6 mois, la fiche ne prévoit aucun facteur, et la lecture prudente est de ne pas valoriser la portion.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.