AGRI-TH-108 : une pompe à chaleur en serre vaut de 370 à 1 040 kWh cumac par m² chauffé
Chauffer une serre, c’est tenir 18 °C sous verre ou sous plastique toute une nuit d’hiver, et la facture de gaz ou de fioul y pèse plus lourd que dans n’importe quel autre bâtiment agricole. La fiche AGRI-TH-108 valorise le remplacement de cette chaleur de combustion par une pompe à chaleur air/eau ou eau/eau, en serre neuve comme en serre existante. Le montant se compte par mètre carré de serre chauffée, mais la surface créditée est plafonnée par la puissance de la machine : une petite PAC sur une grande serre ne rapporte que ce qu’elle peut réellement chauffer. Comprendre ce plafond, et la frontière des 400 kW qui change la grandeur mesurée, évite les deux erreurs les plus fréquentes sur cette fiche.
- Secteur
- Agriculture
- Version applicable
- v. A35-2, opérations engagées à compter du 1er octobre 2020
- Durée de vie conventionnelle
- 17 ans
L'essentiel
- La fiche valorise la mise en place d’une PAC air/eau ou eau/eau pour chauffer une serre maraîchère ou horticole, neuve ou existante. Une PAC posée en relève d’une chaudière à haute performance énergétique est exclue.
- Le montant est un forfait par m² de serre chauffée : de 380 à 460 kWh cumac en horticole et de 800 à 970 en maraîchage pour une PAC de 400 kW ou moins ; de 370 à 490 en horticole et de 780 à 1 040 en maraîchage au-delà de 400 kW.
- La surface créditée est Smin, la plus petite valeur entre la surface réellement chauffée et 15 × P en maraîchage ou 31 × P en horticulture, P étant la puissance thermique nominale de la PAC en kW.
- Jusqu’à 400 kW, la performance se lit en efficacité énergétique saisonnière ηs : au moins 111 % pour une PAC moyenne ou haute température, au moins 126 % pour une PAC basse température. Au-dessus de 400 kW, c’est le COP à 35 °C selon la norme EN 14511-2, au moins 3,4.
- La durée de vie conventionnelle est de 17 ans. La facture doit indiquer le type de PAC, sa puissance thermique nominale et la performance mesurée, ou être complétée par un document du fabricant ou d’un organisme accrédité.
Ce que couvre la fiche AGRI-TH-108, et ce que veut dire son code
La fiche AGRI-TH-108 porte sur la mise en place d’une pompe à chaleur de type eau/eau ou air/eau pour le chauffage de serres maraîchères et horticoles, neuves ou existantes. Le périmètre est précis : les serres, et rien d’autre. Un bâtiment d’élevage ou un local de conditionnement ne relèvent pas de cette fiche, même chauffés par une PAC.
Le code se lit en trois blocs. AGRI désigne le secteur agricole, par opposition aux fiches BAT du tertiaire, IND de l’industrie ou BAR du résidentiel. TH renvoie à la famille thermique, celle des opérations qui agissent sur la production de chaleur ou de froid. 108 est le numéro d’ordre dans cette famille. La version A35-2 s’applique aux opérations engagées à compter du 1er octobre 2020, et la durée de vie conventionnelle est de 17 ans : c’est la période sur laquelle les économies sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac, pour cumulés et actualisés.
La fiche pose une exclusion dès sa dénomination : les PAC installées en relève d’une chaudière à haute performance énergétique ne donnent pas lieu à certificats. En relève signifie que la PAC assure la base du chauffage et qu’une chaudière conservée prend le relais quand la demande dépasse ce qu’elle fournit. Le texte vise ce montage lorsque la chaudière est à haute performance énergétique ; il ne définit pas cette notion et ne traite pas les autres cas. La lecture prudente est simple : une PAC qui remplace entièrement le chauffage de la serre est dans le périmètre sans discussion ; une PAC qui vient s’ajouter à une chaudière récente et performante ne l’est pas.
Pourquoi une pompe à chaleur fait économiser de l’énergie en serre
Une serre est un capteur solaire le jour et un radiateur vers le ciel la nuit. Ses parois isolent très peu, et la consigne, souvent entre 15 et 20 °C pour la tomate, doit être tenue tout l’hiver. D’où une consommation de chaleur par mètre carré sans équivalent en agriculture, assurée traditionnellement par une chaudière à gaz ou à fioul qui alimente des tubes posés au sol ou le long des rangs.
Une chaudière ne restitue jamais plus de chaleur que n’en contient le combustible qu’elle brûle. Une pompe à chaleur prélève de la chaleur dans l’air ou dans une eau, la porte à une température plus élevée grâce à un compresseur, et la cède au réseau de la serre. L’électricité ne sert pas à produire la chaleur mais à la déplacer : avec un COP de 3,4, chaque kilowattheure électrique livre 3,4 kilowattheures de chaleur.
La PAC air/eau puise dans l’air extérieur, dont la température baisse précisément quand la serre a le plus besoin de chaleur. La PAC eau/eau puise dans une nappe, un forage, un cours d’eau ou un bassin, dont la température varie peu ; elle garde un rendement stable en plein hiver, au prix d’un captage. Dans les deux cas, la performance est meilleure quand la température de départ est basse, et c’est ce qui rend la serre favorable : les tubes au sol et les tubes de végétation travaillent souvent bien en dessous d’un radiateur de maison.
C’est aussi le sens de la double mesure imposée par la fiche : jusqu’à 400 kW, le ηs, performance moyenne sur une saison de chauffe ; au-delà, le COP à 35 °C de départ, mesure ponctuelle adaptée aux grandes machines pour lesquelles le ηs n’est pas la grandeur usuelle.
Qui peut en bénéficier
Le bénéficiaire est l’exploitant de la serre, maraîcher ou horticulteur, en nom propre ou en société, qui fait installer la PAC par un professionnel. La fiche exige ce professionnel sans préciser de qualification ni de label. En revanche, comme pour toute opération CEE, le mandataire ou l’obligé qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, en pratique avant la signature du devis.
Le texte parle de serres maraîchères et horticoles sans définir les deux termes. L’usage du métier est clair : la serre maraîchère produit des légumes, tomate, concombre, salade, fraise ; la serre horticole produit des plantes ornementales, fleurs coupées, plantes en pot, jeunes plants de pépinière. La distinction compte, puisque le barème au mètre carré est environ deux fois plus élevé en maraîchage et que le plafond de surface diffère. Pour une serre mixte ou une serre de plants maraîchers, la fiche n’apporte aucune réponse : la lecture prudente consiste à retenir la production dominante et à la documenter dans le dossier.
La serre peut être neuve ou existante, la fiche le dit expressément : un projet de construction de serre chauffée par PAC est éligible au même titre qu’un remplacement de chaudière.
- Éligible : PAC air/eau ou eau/eau posée par un professionnel pour chauffer une serre maraîchère ou horticole, neuve ou existante, quelle que soit sa puissance.
- Exclu : PAC installée en relève d’une chaudière à haute performance énergétique.
- Hors périmètre : tout autre type de PAC et tout bâtiment agricole qui n’est pas une serre.
- Non exigé par la fiche : qualification de l’installateur, zone climatique, surface minimale.
Comment se calcule le montant
Le montant en kWh cumac est le produit d’une valeur du barème, en kWh cumac par m² de serre chauffée, par Smin, la surface prise en compte. La valeur du barème dépend de trois paramètres : la puissance thermique nominale de la PAC, de part et d’autre de 400 kW ; le type de serre ; et la performance, ηs jusqu’à 400 kW, COP au-dessus. Huit valeurs au total.
Smin est le cœur de la fiche. C’est la plus petite des deux valeurs suivantes : S, la surface de serre effectivement chauffée par la PAC, en m² ; ou 15 × P pour une serre maraîchère et 31 × P pour une serre horticole, P étant la puissance thermique nominale en kW. La fiche considère donc qu’un kilowatt de PAC chauffe au plus 15 m² de serre maraîchère ou 31 m² de serre horticole, et refuse de créditer une surface que la machine ne pourrait pas chauffer. À l’inverse, une PAC plus puissante que nécessaire ne fait pas gagner de surface : on reste plafonné par S.
Traduits en puissance, ces ratios reviennent à environ 67 W par m² en maraîchage (1 000 ÷ 15) et environ 32 W par m² en horticulture (1 000 ÷ 31). Le barème au mètre carré va dans le même sens : la valeur maraîchère est environ deux fois la valeur horticole.
Au-dessus de 400 kW, un COP entre 3,4 et 4 vaut légèrement moins que les petites PAC à ηs modeste, 780 contre 800 en maraîchage ; dès que le COP atteint 4, la grande PAC obtient les valeurs les plus élevées du tableau, 1 040 et 490, soit environ un tiers de plus que la tranche de COP 3,4 à 4.
| Puissance thermique nominale | Performance | Type de serre | kWh cumac par m² de serre chauffée | Surface prise en compte |
|---|---|---|---|---|
| ≤ 400 kW | 111 % ≤ ηs < 126 % | Maraîchère | 800 | Smin = min(S ; 15 × P) |
| ≤ 400 kW | 111 % ≤ ηs < 126 % | Horticole | 380 | Smin = min(S ; 31 × P) |
| ≤ 400 kW | ηs ≥ 126 % | Maraîchère | 970 | Smin = min(S ; 15 × P) |
| ≤ 400 kW | ηs ≥ 126 % | Horticole | 460 | Smin = min(S ; 31 × P) |
| > 400 kW | 3,4 ≤ COP < 4 | Maraîchère | 780 | Smin = min(S ; 15 × P) |
| > 400 kW | 3,4 ≤ COP < 4 | Horticole | 370 | Smin = min(S ; 31 × P) |
| > 400 kW | COP ≥ 4 | Maraîchère | 1 040 | Smin = min(S ; 15 × P) |
| > 400 kW | COP ≥ 4 | Horticole | 490 | Smin = min(S ; 31 × P) |
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Le calcul se fait toujours en deux temps : d’abord Smin, ensuite le produit. Quatre cas, sans zone climatique puisqu’elle n’intervient pas ici.
Un maraîcher chauffe 6 000 m² de serre à tomates avec une PAC air/eau haute température de 300 kW, ηs de 115 %. Le plafond vaut 15 × 300 = 4 500 m², inférieur aux 6 000 m² réels : Smin = 4 500 m². Le montant est 800 × 4 500 = 3 600 000 kWh cumac. Les 1 500 m² restants ne sont pas crédités, parce que la fiche estime que 300 kW ne les chauffent pas. Avec 400 kW, le plafond serait 15 × 400 = 6 000 m², exactement la surface, et le montant 800 × 6 000 = 4 800 000 kWh cumac.
Un horticulteur chauffe 10 000 m² de plantes en pot avec une PAC eau/eau sur forage de 250 kW, ηs de 130 %. Le plafond vaut 31 × 250 = 7 750 m² : Smin = 7 750 m², et le montant 460 × 7 750 = 3 565 000 kWh cumac.
Une exploitation de 3 hectares de tomates, soit 30 000 m², installe une PAC eau/eau de 1 500 kW, COP de 4,2 à 35 °C. Le plafond vaut 15 × 1 500 = 22 500 m² : Smin = 22 500 m², et le montant 1 040 × 22 500 = 23 400 000 kWh cumac. Avec une machine à COP 3,8, le même dossier tomberait à 780 × 22 500 = 17 550 000 kWh cumac, soit 5 850 000 kWh cumac de moins pour 0,4 point de COP.
Dernier cas, celui où la surface limite : un pépiniériste chauffe 2 000 m² avec une PAC air/eau de 120 kW, ηs de 118 %. Le plafond vaut 31 × 120 = 3 720 m², supérieur à la surface : Smin = 2 000 m², et le montant 380 × 2 000 = 760 000 kWh cumac. Une machine plus puissante n’aurait rien changé.
| Cas | Type, P, performance | S réelle (m²) | Plafond 15 ou 31 × P | Smin (m²) | Calcul | Montant en kWh cumac |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Serre à tomates | Maraîchère, 300 kW, ηs 115 % | 6 000 | 4 500 | 4 500 | 800 × 4 500 | 3 600 000 |
| La même avec 400 kW | Maraîchère, 400 kW, ηs 115 % | 6 000 | 6 000 | 6 000 | 800 × 6 000 | 4 800 000 |
| Plantes en pot | Horticole, 250 kW, ηs 130 % | 10 000 | 7 750 | 7 750 | 460 × 7 750 | 3 565 000 |
| 3 ha de tomates | Maraîchère, 1 500 kW, COP 4,2 | 30 000 | 22 500 | 22 500 | 1 040 × 22 500 | 23 400 000 |
| La même avec COP 3,8 | Maraîchère, 1 500 kW, COP 3,8 | 30 000 | 22 500 | 22 500 | 780 × 22 500 | 17 550 000 |
| Pépinière | Horticole, 120 kW, ηs 118 % | 2 000 | 3 720 | 2 000 | 380 × 2 000 | 760 000 |
Les conditions techniques : la bonne grandeur, au bon seuil, écrite sur la facture
Pour une PAC de 400 kW ou moins, la fiche exige une efficacité énergétique saisonnière ηs, au sens du règlement européen n° 813/2013, d’au moins 111 % pour une PAC moyenne ou haute température et d’au moins 126 % pour une PAC basse température. Le ηs retenu est celui de la pompe à chaleur seule, hors dispositif de régulation : le bonus que certains fabricants ajoutent pour une régulation évoluée ne compte pas.
Ce double seuil a une conséquence que le barème ne montre pas. La ligne de 111 à 126 % n’est accessible qu’aux PAC moyenne et haute température : une PAC basse température à ηs de 120 % correspond à une ligne du barème, mais pas à la condition 3.1, qui lui demande 126 %. Elle n’est pas éligible. C’est pourquoi la fiche impose d’écrire le type de PAC sur la preuve de réalisation des machines de 400 kW ou moins.
Au-dessus de 400 kW, la grandeur change : c’est le COP, mesuré selon les conditions nominales de la norme EN 14511-2 pour une température de 35 °C en sortie de l’échangeur intérieur, au moins égal à 3,4. Un COP annoncé à 45 ou 55 °C de départ n’est pas celui que demande la fiche, et il serait d’ailleurs plus bas.
La preuve de réalisation, en pratique la facture, mentionne la mise en place d’une PAC air/eau ou eau/eau, sa puissance thermique nominale, sa performance, ηs ou COP selon la puissance, et le type de PAC pour les machines de 400 kW ou moins. Si la facture ne dit pas tout, elle mentionne la marque et la référence de l’équipement, et un document du fabricant ou d’un organisme accrédité selon la norme NF EN ISO/IEC 17065 par le COFRAC ou un organisme équivalent de l’Espace économique européen apporte les mêmes informations pour cette référence. Si ce document porte une date de validité, il reste utilisable jusqu’à un an après sa date de fin de validité.
| Exigence | Ce que dit la fiche | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Installateur | Mise en place réalisée par un professionnel | Facture au nom d’une entreprise ; aucune qualification exigée par la fiche |
| Type de PAC | Air/eau ou eau/eau | Tout autre type est hors fiche |
| Performance ≤ 400 kW | ηs ≥ 111 % en moyenne ou haute température, ≥ 126 % en basse température, PAC seule | Une PAC basse température à ηs < 126 % n’est pas éligible malgré la ligne du barème à 111 % |
| Performance > 400 kW | COP ≥ 3,4 selon EN 14511-2, sortie d’échangeur intérieur à 35 °C | Exiger la valeur à 35 °C, pas à 45 ou 55 °C |
| Surface S | Surface de la serre chauffée par la PAC, en m² | Seule la partie effectivement desservie compte |
| Plafond Smin | min(S ; 15 × P) en maraîchage, min(S ; 31 × P) en horticulture | P en kW thermiques nominaux, lu sur la documentation de la machine |
| Preuve de réalisation | Type de PAC, puissance thermique nominale, performance, et type BT/MT/HT si ≤ 400 kW | À défaut : marque et référence, plus document du fabricant ou d’un organisme accrédité |
| Montage exclu | PAC en relève d’une chaudière à haute performance énergétique | Documenter le devenir de l’ancienne chaudière |
Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier
Avec des montants qui dépassent couramment plusieurs millions de kWh cumac pour une seule serre, un dossier AGRI-TH-108 est examiné de près, sur trois points : la surface, la performance et la facture.
L’erreur la plus coûteuse porte sur Smin. Pour le maraîcher de 6 000 m² avec sa PAC de 300 kW, déclarer S = 6 000 m² au lieu de Smin = 4 500 m² donne 800 × 6 000 = 4 800 000 kWh cumac au lieu de 3 600 000, soit 1 200 000 kWh cumac de trop. Appliquer le ratio horticole de 31 m² par kW à une serre maraîchère gonfle le plafond de plus du double.
Le bon ordre : mesurer la surface réellement chauffée par la PAC ; calculer le plafond avant de choisir la machine ; obtenir du fabricant la bonne grandeur, ηs ou COP à 35 °C, avec le type de PAC ; vérifier que devis et facture reprennent ces mentions ; faire intervenir le mandataire avant la signature du devis. Quand ces points sont calés, le calcul tient en une comparaison et une multiplication, et le dossier passe.
- Surface créditée supérieure à Smin : surface totale déclarée alors que 15 × P ou 31 × P est plus petit, ou surface incluant des chapelles non chauffées par la PAC.
- Mauvais ratio de plafond : 31 m² par kW appliqué à une serre maraîchère, ou production ornementale déclarée en maraîchage.
- Mauvaise grandeur : ηs fourni pour une PAC de plus de 400 kW, COP pour une PAC de 400 kW ou moins, ou COP mesuré à une autre température de départ que 35 °C.
- PAC basse température avec un ηs entre 111 et 126 % : le barème semble l’accepter, la condition 3.1 la refuse.
- ηs incluant le dispositif de régulation, alors que la fiche retient la pompe à chaleur seule.
- Facture muette sur le type, la puissance ou la performance, sans document du fabricant ou d’un organisme accrédité pour compléter.
- PAC en relève d’une chaudière à haute performance énergétique conservée en service.
- Mandataire ou obligé intervenu après la signature du devis.
Questions fréquentes
Combien vaut une pompe à chaleur AGRI-TH-108 pour ma serre ?
Entre 370 et 1 040 kWh cumac par m² de serre chauffée selon la puissance de la PAC, le type de serre et sa performance, multipliés par Smin, la plus petite valeur entre la surface chauffée et 15 × P en maraîchage ou 31 × P en horticulture. Une serre à tomates de 6 000 m² chauffée par une PAC de 400 kW à ηs 115 % vaut 800 × 6 000 = 4 800 000 kWh cumac.
Ma serre est neuve. Est-elle éligible à l’AGRI-TH-108 ?
Oui. Le secteur d’application vise expressément les serres maraîchères et horticoles neuves ou existantes. Une PAC installée dès la construction ouvre droit aux certificats dans les mêmes conditions qu’un remplacement de chaudière, à condition que le mandataire soit intervenu avant la signature du devis.
Je garde ma chaudière en appoint pour les grands froids. Est-ce encore valorisable ?
La fiche exclut les PAC installées en relève d’une chaudière à haute performance énergétique, sans définir cette notion ni traiter les autres montages. Lecture prudente : une PAC qui remplace entièrement la chaudière est dans le périmètre ; une PAC ajoutée à une chaudière récente et performante qui reste en service ne l’est pas. Le devenir de la chaudière doit être écrit dans le dossier, et pour un montage mixte, c’est le seul point sur lequel une position écrite du délégataire vaut la peine d’être demandée avant d’engager.
Dois-je fournir le COP ou le ηs de la pompe à chaleur ?
Cela dépend de la puissance thermique nominale. Jusqu’à 400 kW, la fiche demande le ηs, au moins 111 % en moyenne ou haute température et 126 % en basse température, avec le type de PAC sur la facture. Au-dessus de 400 kW, elle demande le COP mesuré avec une sortie d’échangeur intérieur à 35 °C, au moins 3,4. Fournir l’une à la place de l’autre fait tomber le dossier.
Ma serre fait 8 000 m² mais ma PAC ne fait que 200 kW. Quelle surface est retenue ?
Smin, la plus petite valeur entre la surface chauffée et 15 × P ou 31 × P. Avec 200 kW en maraîchage, le plafond est 15 × 200 = 3 000 m² : seuls 3 000 m² sont crédités. En horticulture, il serait de 31 × 200 = 6 200 m². C’est avant la commande qu’il faut rapprocher la puissance de la surface pour ne pas laisser des mètres carrés de côté.
Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.