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Transport · Fiche TRA-EQ-110

TRA-EQ-110 : un automoteur fluvial neuf vaut jusqu’à 3,3 kWh cumac par tonne-kilomètre

Un automoteur neuf de 2 500 tonnes qui tourne six mois sur le Rhône peut représenter plus de 150 millions de kWh cumac. La fiche TRA-EQ-110 est l’une des rares du catalogue dont le montant ne se lit pas sur une plaque signalétique mais dans un relevé de trafic : un coefficient propre au bassin et au gabarit du bateau, multiplié par les tonnes-kilomètres réellement effectuées pendant six mois d’essai. Le dossier se joue autant au bureau de Voies Navigables de France qu’au chantier naval, et la plupart des erreurs tiennent au calendrier ou au périmètre du relevé.

Secteur
Transport
Version applicable
v. A19-1
Durée de vie conventionnelle
40 ans

L'essentiel

  • La fiche valorise l’achat, ou la location d’au moins 24 mois hors reconduction tacite, d’un automoteur fluvial neuf dédié au transport de marchandises. Les conteneurs et caisses mobiles, unités de transport intermodal fluvial-route, sont exclus.
  • Le montant vaut Ga × TK : un gain unitaire de 0,6 à 3,3 kWh cumac par t.km selon le bassin de navigation et le type de bateau, multiplié par les t.km réalisées sur un an.
  • TK n’est pas une estimation : c’est le trafic relevé pendant au plus 6 mois consécutifs, voyages à plein et à vide compris, multiplié par 2. Seules les t.km parcourues sur le territoire français comptent.
  • Le relevé de trafic doit être certifié conforme par Voies Navigables de France, et l’opération n’est achevée qu’à la fin de ce relevé, au plus tard 12 mois après la preuve de réalisation.
  • Durée de vie conventionnelle de 40 ans : c’est elle qui donne aux coefficients Ga leur poids et fait compter le volume en dizaines de millions de kWh cumac pour un seul bateau.

Ce que couvre la fiche TRA-EQ-110, et ce que veut dire son code

La fiche TRA-EQ-110 porte sur l’acquisition d’un automoteur fluvial neuf dédié au transport de marchandises. Acquisition s’entend au sens large : l’achat, mais aussi la location, à condition que le contrat dure au moins 24 mois hors reconduction tacite. Une seule catégorie de trafic est écartée par le texte : le transport d’unités de transport intermodal fluvial-route, c’est-à-dire les conteneurs et caisses mobiles conçus pour passer du bateau au camion sans rupture de charge. Le vrac sec, les céréales, les granulats, les produits métallurgiques, les liquides en citerne et les colis lourds restent dans le champ.

Le code se lit en trois blocs. TRA désigne le secteur des transports, aux côtés de BAT pour le tertiaire, IND pour l’industrie, AGRI pour l’agriculture et BAR pour le résidentiel. EQ renvoie à la famille des équipements : on valorise un matériel, le bateau lui-même, et non une prestation. 110 est le numéro d’ordre dans cette famille. La version en vigueur est la A19-1 ; le texte ne porte ni date d’entrée en application ni date de fin. La durée de vie conventionnelle est de 40 ans, la période sur laquelle les économies sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac et des volumes sans équivalent dans les fiches de bâtiment.

Un point de vocabulaire compte pour la suite. La fiche parle d’automoteur, le terme du métier pour un bateau de marchandises à propulsion propre, par opposition à la barge déplacée par un pousseur. Le texte ne mentionne ni pousseurs ni barges : la lecture prudente est qu’un convoi poussé ne relève pas de cette fiche, même neuf.

Pourquoi un automoteur neuf fait économiser de l’énergie

Le transport par eau a un avantage physique que ni la route ni le rail ne peuvent lui disputer : la charge est portée par la flottabilité, pas par des roues. Il n’y a aucune résistance au roulement, seulement la résistance de l’eau sur la coque, qui dépend de la surface mouillée, de la forme de la carène et surtout de la vitesse. À dix ou quinze kilomètres par heure, elle reste faible, et un seul moteur déplace des milliers de tonnes.

Cet avantage grandit avec la taille du bateau, et c’est ce que traduit la progression des lignes du barème. La résistance de la coque croît à peu près comme la surface mouillée, longueur fois largeur, tandis que la cargaison croît comme le volume, longueur fois largeur fois enfoncement. Un Grand Rhénan de 2 500 tonnes ne dépense pas sept fois plus d’énergie qu’un Freycinet de 350 tonnes pour le même kilomètre, loin de là. Rapporté à la tonne transportée, le grand gabarit est plus sobre, et son coefficient Ga est plus élevé sur chaque bassin.

Le neuf ajoute sa contribution : carène dessinée au calcul pour réduire la traînée, motorisation récente au meilleur rendement, hélice adaptée à la voie d’eau, gestion électronique du moteur et des auxiliaires. La fiche appelle Ga un gain énergétique net actualisé : net, parce qu’il mesure une différence avec une situation de référence que le texte ne décrit pas ; actualisé, parce que les économies des 40 années sont ramenées en kWh cumac.

Reste la variation d’un bassin à l’autre, que la fiche ne motive pas : le même bateau vaut 3,3 kWh cumac par t.km sur la Seine et 2,0 sur le Rhin et la Moselle. Courant, gabarit des voies, trafic de référence : ce sont des hypothèses de lecture. La seule règle est le tableau, et le bassin se constate dans le relevé, il ne se choisit pas.

Qui peut en bénéficier

Le bénéficiaire est l’opérateur qui acquiert ou loue l’automoteur et l’exploite : artisan batelier, compagnie de navigation fluviale, armateur qui met un bateau neuf en location longue durée, industriel ou coopérative agricole qui fait naviguer sa propre flotte. La fiche ne distingue pas selon le statut ; elle exige un automoteur neuf, immatriculé en France et dédié au transport de marchandises.

En location, la durée s’apprécie hors reconduction tacite : un contrat de douze mois renouvelable ne remplit pas la condition, même s’il finit par durer cinq ans. Il faut une durée ferme écrite de 24 mois ou plus. Le texte ne dit pas lequel, du loueur ou du locataire, est le bénéficiaire ; la lecture prudente est de désigner celui qui exploite réellement le bateau et dont le nom figure sur le relevé de trafic, et de le fixer dès l’engagement.

  • Éligible : automoteur fluvial neuf, acheté ou loué pour au moins 24 mois fermes, immatriculé en France, transportant des marchandises hors conteneurs et caisses mobiles.
  • Exclu par le texte : le transport d’unités de transport intermodal fluvial-route, et tout bateau qui n’est pas neuf.
  • Hors champ par lecture prudente : convois poussés, barges sans propulsion, bateaux à passagers, bateaux de servitude.

Comment se calcule le montant

La formule tient en deux lettres : Ga × TK. Ga est le gain énergétique net actualisé, en kWh cumac par tonne-kilomètre, lu dans un tableau à cinq lignes, une par type d’automoteur, et cinq colonnes, une par bassin de navigation. TK est le nombre de tonnes-kilomètres réalisées par an par le bateau.

La ligne dépend du type d’automoteur, que la fiche identifie par un nom de gabarit et une capacité entre parenthèses : Freycinet 350 t, Campinois 600 t, DEK 1 000 t, RHK 1 350 t, Grand Rhénan 2 500 t. Ce sont les gabarits historiques des voies d’eau européennes, du Freycinet des canaux à petit gabarit au Grand Rhénan du Rhin. La capacité de chargement qui rattache un bateau à une ligne est justifiée par la copie du titre de navigation. Le texte ne dit pas comment traiter une capacité intermédiaire, 1 800 tonnes par exemple, ni un bateau de plus de 2 500 tonnes : la lecture prudente est de retenir la ligne dont la capacité est immédiatement inférieure à celle du titre de navigation, sans jamais arrondir vers le haut.

La colonne dépend du bassin : Seine, Rhône, Nord-Pas-de-Calais, Rhin et Moselle, ou Interbassin. La fiche ne définit pas ce dernier terme ; dans la logique du tableau, il désigne le bateau dont l’activité relevée ne se rattache pas à un seul bassin, par exemple un Freycinet qui relie la Seine au Nord par les canaux. Le texte ne prévoit pas de ventiler les t.km bassin par bassin : il y a un Ga par automoteur, et la colonne Interbassin existe pour ce cas.

TK est la seule grandeur mesurée, et la fiche encadre sa mesure. On relève le trafic pendant une période d’essai d’au maximum 6 mois consécutifs, tous voyages compris, à plein comme à vide, puis on multiplie le total par 2 pour obtenir un trafic annuel. Le texte pose ensuite l’hypothèse qui justifie tout : ce trafic est réputé maintenu en moyenne sur les 40 ans de vie du matériel. Six mois est un maximum, pas un minimum, mais la fiche ne prévoit aucun prorata pour un relevé plus court. L’exigence d’inclure les voyages à vide garantit une période continue et complète ; les t.km, elles, ne naissent que des tonnes effectivement transportées, et un trajet à vide ajoute des kilomètres au relevé mais rien au total.

Type d’automoteurSeineRhôneNord-Pas-de-CalaisRhin / MoselleInterbassin
Bateau Freycinet (350 t)1,20,81,20,60,9
Bateau Campinois (600 t)1,51,31,50,71,2
Bateau DEK (1 000 t)1,91,71,71,11,6
Bateau RHK (1 350 t)3,13,02,01,52,5
Bateau Grand Rhénan (2 500 t)3,33,12,22,02,7
LectureGa en kWh cumac par t.kmMontant = Ga × TKTK = t.km relevées sur 6 mois au plus, multipliées par 2t.km en France seulementFiche TRA-EQ-110, point 5

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Combien ça représente en vrai

Premier cas, un Freycinet neuf de 350 tonnes sur le bassin de la Seine, entre les silos de l’Oise et les ports de l’estuaire. Sur six mois, son relevé certifié totalise 1 500 000 t.km. Le trafic annuel retenu est 1 500 000 × 2 = 3 000 000 t.km, et le montant 1,2 × 3 000 000 = 3 600 000 kWh cumac.

Deuxième cas, un DEK de 1 000 tonnes sur le Nord-Pas-de-Calais, en granulats et céréales entre Dunkerque et Valenciennes. Six mois de relevé donnent 6 000 000 t.km, soit 6 000 000 × 2 = 12 000 000 t.km par an, et 1,7 × 12 000 000 = 20 400 000 kWh cumac.

Troisième cas, un Grand Rhénan de 2 500 tonnes sur le Rhône, entre Lyon et les terminaux de Fos. Un bateau de ce gabarit qui enchaîne les rotations peut relever 25 000 000 t.km en six mois, soit 25 000 000 × 2 = 50 000 000 t.km par an, et 3,1 × 50 000 000 = 155 000 000 kWh cumac : un seul bateau au niveau d’un programme entier de rénovation de bâtiments.

Quatrième cas, le même Grand Rhénan basé à Strasbourg, avec des rotations vers Rotterdam et Anvers. Son relevé atteint aussi 25 000 000 t.km, mais seules 8 000 000 t.km sont réalisées en France : 8 000 000 × 2 = 16 000 000 t.km par an, et avec le coefficient Rhin et Moselle, 2,0 × 16 000 000 = 32 000 000 kWh cumac. Même bateau, même trafic physique, montant presque cinq fois inférieur au cas du Rhône : la règle du territoire français pèse plus lourd que la différence de coefficient.

CasType et bassint.km relevées sur 6 mois (France)TK annuelCalculMontant en kWh cumac
Freycinet céréalierFreycinet 350 t, Seine1 500 0003 000 0001,2 × 3 000 0003 600 000
DEK granulatsDEK 1 000 t, Nord-Pas-de-Calais6 000 00012 000 0001,7 × 12 000 00020 400 000
Grand Rhénan Lyon-FosGrand Rhénan 2 500 t, Rhône25 000 00050 000 0003,1 × 50 000 000155 000 000
Grand Rhénan Strasbourg-RotterdamGrand Rhénan 2 500 t, Rhin / Moselle8 000 000 sur 25 000 000 au total16 000 0002,0 × 16 000 00032 000 000
RHK Rhône et RhinRHK 1 350 t, Interbassin9 000 00018 000 0002,5 × 18 000 00045 000 000

Les conditions techniques : un bateau neuf, un relevé certifié, un calendrier serré

La fiche demande peu de pièces, mais chacune est précise. La preuve de réalisation, en pratique la facture d’achat ou le contrat de location avec la mise à disposition, doit mentionner l’immatriculation de l’automoteur et le fait qu’il est neuf, en toutes lettres.

Deux documents justificatifs spécifiques s’ajoutent : le relevé de trafic, établi par l’opérateur de transport et certifié conforme par Voies Navigables de France, qui fait apparaître les tonnes-kilomètres fluviales du bateau identifié par son immatriculation ; et la copie du titre de navigation, qui justifie l’immatriculation en France et la capacité de chargement, donc la ligne du barème.

Le calendrier est la partie la plus contraignante. La date d’achèvement n’est pas la livraison du bateau mais la fin du relevé de trafic, et le délai entre la preuve de réalisation et cet achèvement est au maximum de 12 mois. À partir de la facture ou du contrat, on dispose donc de douze mois pour mettre le bateau en service, parcourir la fenêtre de six mois et clore le relevé. Pas le temps d’attendre une saison idéale ni de recommencer après des basses eaux ou un chômage de la voie d’eau.

Pour un bateau loué, le contrat devient une pièce du dossier : durée ferme d’au moins 24 mois, hors reconduction tacite. La fiche ne dit rien d’une rupture avant terme ; la lecture prudente est de garder le bateau en exploitation au moins pendant cette durée.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
Nature de l’opérationAcquisition, par achat ou location, d’un automoteur fluvial neuf dédié au transport de marchandisesPas de conteneurs ni de caisses mobiles, pas de bateau d’occasion
LocationContrat d’au moins 24 mois, hors reconduction taciteLa durée ferme doit être écrite ; une reconduction ne compte pas
Preuve de réalisationMentionne l’immatriculation de l’automoteur et le fait qu’il est neufLes deux mentions, en toutes lettres, sur la facture ou le contrat
Relevé de traficÉtabli par l’opérateur, t.km du bateau identifié par son immatriculation, certifié conforme par VNFPrévoir le passage chez VNF dès le début de la période d’essai
Période d’essaiAu maximum 6 mois consécutifs, voyages à plein et à videSix mois pleins : un relevé plus court reste multiplié par 2, sans prorata
TerritoireSeules les t.km réalisées en France sont prises en compteIsoler la part française des voyages internationaux dès le relevé
Titre de navigationCopie justifiant l’immatriculation en France et la capacité de chargementLa capacité fixe la ligne du barème : ne pas arrondir vers le haut
AchèvementDate de fin du relevé, au plus 12 mois après la preuve de réalisationCompter à rebours depuis la facture pour caler la fenêtre de six mois

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Un dossier TRA-EQ-110 se compte en dizaines de millions de kWh cumac et sera lu ligne à ligne. La particularité de cette fiche est que l’erreur ne se rattrape pas : une fois la fenêtre de douze mois passée, le délai maximal entre la preuve de réalisation et la fin du relevé est dépassé et l’opération ne peut plus être valorisée.

L’erreur la plus coûteuse porte sur le périmètre des t.km. Reprenons le Grand Rhénan du Rhin : déclarer les 25 000 000 t.km du relevé complet au lieu des 8 000 000 réalisées en France conduirait à 25 000 000 × 2 = 50 000 000 t.km, puis 2,0 × 50 000 000 = 100 000 000 kWh cumac, soit 68 000 000 kWh cumac de trop par rapport au montant exact de 32 000 000. La certification VNF, qui porte sur le réseau français, fait apparaître l’écart immédiatement.

Le bon ordre : faire intervenir le mandataire ou l’obligé avant la signature de l’achat ou de la location, pour que son rôle actif et incitatif soit établi au plus tard le jour de l’engagement ; rédiger le contrat avec l’immatriculation, la mention du neuf et, en location, une durée ferme de 24 mois ou plus ; caler dès la livraison la fenêtre de six mois et la certification VNF ; distinguer les t.km françaises dans le relevé ; vérifier la ligne du barème sur le titre de navigation. Alors le calcul tient en une multiplication et le dossier passe.

  • Bateau non neuf, ou preuve de réalisation qui ne mentionne pas en toutes lettres que l’automoteur est neuf : la condition est au cœur de la fiche.
  • Immatriculation absente de la facture ou du contrat, ou différente de celle du relevé de trafic et du titre de navigation.
  • Relevé non certifié conforme par Voies Navigables de France, période de plus de 6 mois ou non consécutive, voyages à vide omis pour ne garder que les meilleurs voyages.
  • T.km réalisées à l’étranger incluses dans TK, ou fin du relevé plus de 12 mois après la preuve de réalisation.
  • Contrat de location de moins de 24 mois fermes, ou qui n’atteint 24 mois qu’avec les reconductions tacites.
  • Mauvaise ligne du barème, bateau rattaché à un gabarit supérieur à celui du titre de navigation, ou colonne de bassin choisie pour son coefficient plutôt que lue dans le relevé.
  • Trafic de conteneurs ou de caisses mobiles déclaré comme transport de marchandises, ou mandataire intervenu après la signature.

Questions fréquentes

Combien vaut un automoteur en TRA-EQ-110 ?

Le montant est Ga × TK. Ga va de 0,6 à 3,3 kWh cumac par tonne-kilomètre selon le type de bateau, du Freycinet au Grand Rhénan, et le bassin de navigation. TK est le trafic relevé pendant au plus six mois consécutifs, multiplié par 2, en ne comptant que les t.km réalisées en France. Un Freycinet qui relève 1 500 000 t.km sur la Seine en six mois vaut 1,2 × 3 000 000 = 3 600 000 kWh cumac.

Un bateau d’occasion récent, ou remotorisé à neuf, est-il éligible à la TRA-EQ-110 ?

Non. La fiche vise un automoteur fluvial neuf et exige que la preuve de réalisation mentionne expressément ce caractère neuf. Un bateau de quelques années, même remis en état, ou un bateau ancien équipé d’un moteur neuf, n’est pas un automoteur neuf au sens du texte. La fiche ne fixe aucun autre critère d’âge : c’est le neuf, ou rien.

Je navigue vers Rotterdam ou Anvers : mes tonnes-kilomètres à l’étranger comptent-elles ?

Non. Seules les t.km réalisées sur le territoire français sont prises en compte, et le relevé est certifié conforme par Voies Navigables de France, qui gère le réseau français. Pour un bateau du Rhin ou de la Moselle, cette règle réduit souvent le montant davantage que le coefficient du bassin : dès le premier voyage, le relevé doit isoler les kilomètres parcourus en France sur chaque trajet international.

Mon relevé de trafic ne couvre que quatre mois : que se passe-t-il ?

La fiche fixe une période d’essai d’au maximum 6 mois consécutifs et multiplie les t.km relevées par 2, sans prévoir de prorata pour une période plus courte. Un relevé de quatre mois reste donc multiplié par 2 et donne environ deux tiers du résultat de six mois pleins. Comme la fin du relevé doit tomber au plus tard 12 mois après la preuve de réalisation, démarrez la période d’essai dès la mise en service et menez-la sur six mois complets.

Mon bateau fait 1 800 tonnes : quelle ligne du barème retenir ?

La fiche nomme cinq types avec une capacité entre parenthèses, 350, 600, 1 000, 1 350 et 2 500 tonnes, et fait justifier la capacité de chargement par le titre de navigation, sans règle pour les capacités intermédiaires. La lecture prudente est de rattacher le bateau à la ligne immédiatement inférieure, ici le RHK de 1 350 tonnes, sans jamais monter vers le Grand Rhénan. Sur un bateau proche d’un seuil, faites valider ce rattachement par écrit par le délégataire avant l’engagement.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.