TRA-EQ-113 : 38 700 kWh cumac par m³ de lubrifiant et par point d’économie de carburant
Changer d’huile moteur n’a rien d’un chantier, et c’est pourtant une opération CEE à part entière. La fiche TRA-EQ-113 valorise l’achat, par une flotte professionnelle de camions ou d’autocars, d’un lubrifiant dont l’économie de carburant a été mesurée en laboratoire accrédité face à une huile 15W-40 classique. Le montant se calcule sur le volume acheté en mètres cubes et sur le gain mesuré en pour cent, sans zone climatique ni tranche de puissance. La difficulté n’est pas dans la formule, elle est dans les pièces : procès-verbaux d’essai, tableau de correspondance du fabricant et état récapitulatif des achats, le tout dans une fenêtre de six mois.
- Secteur
- Transport
- Version applicable
- v. A14-1
- Durée de vie conventionnelle
- 1 an
L'essentiel
- La fiche vise les flottes professionnelles de véhicules de transport de marchandises de catégories N2 et N3 et de transport de personnes de catégories M2 et M3 : poids lourds, autobus et autocars. Voitures et camionnettes n’en font pas partie.
- Le montant vaut 38 700 × X × Y kWh cumac, avec X le volume de lubrifiant en m³ et Y la performance « Fuel Economy » en pour cent. Un mètre cube d’une huile à 1,5 % donne 38 700 × 1 × 1,5 = 58 050 kWh cumac.
- Le lubrifiant doit afficher une performance Y supérieure ou égale à 1 %, mesurée selon l’essai OM501FE face à une huile 15W-40 ACEA E7, par un laboratoire accrédité ISO/CEI 17025 par le COFRAC ou un organisme européen équivalent.
- L’opération s’étend de l’achat du premier litre à l’achat du dernier litre, et ces deux dates ne peuvent pas être séparées de plus de six mois.
- Trois pièces spécifiques : les procès-verbaux d’essai OM501FE, un tableau de correspondance signé du fabricant si le nom commercial diffère de la formulation testée, et un état récapitulatif des volumes par site et par date, signé par le bénéficiaire. Durée de vie conventionnelle : 1 an.
Ce que couvre la fiche TRA-EQ-113, et ce que veut dire son code
La fiche TRA-EQ-113 porte sur l’utilisation d’un lubrifiant économiseur d’énergie dans des véhicules de transport de personnes ou de marchandises. Elle ne valorise ni un équipement monté sur le camion ni une prestation d’atelier, mais un consommable : l’huile moteur que la flotte achète et met dans ses carters, à condition que cette huile fasse mieux, de façon mesurée, qu’une huile de référence 15W-40 ACEA E7.
Le code se lit en trois blocs. TRA désigne le secteur des transports, par opposition aux fiches BAT du tertiaire, IND de l’industrie, AGRI de l’agriculture et BAR du résidentiel. EQ renvoie à la famille des équipements, au sens large où le catalogue l’entend : ici l’équipement est un fluide. 113 est le numéro d’ordre dans cette famille. La version en vigueur est la A14-1 ; le texte ne mentionne ni date de fin d’application ni restriction géographique.
Le secteur d’application est défini par renvoi à l’article R311-1 du code de la route : flottes professionnelles de véhicules de transport de marchandises de catégories N2 ou N3, et de transport de personnes de catégories M2 ou M3. En pratique, ce sont les poids lourds, porteurs comme tracteurs routiers, et les autobus et autocars. Les utilitaires légers de catégorie N1 et les voitures de catégorie M1 sont hors champ, même s’ils roulent avec la même huile.
La durée de vie conventionnelle est de 1 an, l’une des plus courtes du catalogue : une huile se consomme et se vidange. Les économies sont comptées sur une seule année puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac, pour cumulés et actualisés, et un forfait modeste par litre qui se multiplie vite sur une flotte.
Pourquoi une huile peut faire économiser du carburant
Une part du carburant brûlé par un moteur est perdue en frottements internes : segments contre chemises, paliers du vilebrequin, distribution, brassage de l’huile par les pièces en mouvement. L’huile limite ces frottements, mais elle en crée aussi : plus elle est visqueuse, plus les pièces doivent forcer pour la cisailler et plus la pompe travaille pour la faire circuler, surtout à froid.
Un lubrifiant économiseur d’énergie joue sur deux leviers : une viscosité plus basse, obtenue par des huiles de base synthétiques et des additifs qui tiennent le film sans l’épaissir, et des modificateurs de frottement qui réduisent la résistance là où le film devient très mince. Le gain unitaire est de l’ordre de quelques pour cent, mais il s’applique à chaque litre de gazole brûlé par chaque véhicule, tous les jours.
La fiche exige que ce gain soit mesuré, pas déclaré. L’essai OM501FE est un protocole sur banc moteur, du nom du moteur de poids lourd sur lequel il est pratiqué, qui compare la consommation de l’huile candidate à celle d’une huile étalon dans des conditions identiques. La fiche impose que la comparaison utile soit faite face à une huile de grade 15W-40 répondant au standard ACEA E7. C’est cet écart, et lui seul, qui entre dans le calcul.
Qui peut en bénéficier
Le bénéficiaire est l’exploitant de la flotte : transporteur routier, messagerie, entreprise de travaux disposant de ses poids lourds, exploitant d’un réseau d’autobus, autocariste. Le modèle d’attestation sur l’honneur et le tableau récapitulatif annexés à la fiche sont rédigés pour des personnes morales, identifiées par leur SIREN, l’attestation prévoyant une case pour le bénéficiaire qui en est dépourvu.
La fiche désigne aussi un « professionnel ayant mis en œuvre l’opération ou assuré sa maîtrise d’œuvre », qui signe la partie C de l’attestation et dont émane l’état récapitulatif des volumes. Le texte ne dit pas qui il est. La lecture la plus naturelle, au vu des pièces demandées, en fait le fournisseur du lubrifiant, distributeur ou fabricant, qui détient les procès-verbaux d’essai, le tableau de correspondance et l’historique des livraisons par site. Une flotte qui achèterait son huile au détail, sans fournisseur capable de produire ces pièces, aurait du mal à constituer le dossier.
Côté calendrier, l’engagement est la date d’acquisition du premier litre, l’achèvement celle du dernier litre, et six mois au plus les séparent. Comme pour toute opération CEE, le mandataire ou l’obligé qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, donc avant la première facture d’huile du lot. Enfin, le bénéficiaire atteste que les économies ne réduisent pas les émissions d’une installation classée visée à l’article L229-5 du code de l’environnement et qu’aucune aide à l’investissement de l’ADEME n’a été reçue ni ne sera sollicitée pour l’opération.
- Éligible : flotte professionnelle de camions N2 ou N3, d’autobus ou d’autocars M2 ou M3, achetant un lubrifiant dont la performance Y est au moins égale à 1 %.
- Exclu : camionnettes et fourgons N1, voitures M1, tracteurs agricoles, engins de chantier, véhicules de particuliers.
- Exclu : huile achetée avant l’intervention du mandataire, ou lot d’achats étalé sur plus de six mois.
Comment se calcule le montant
La formule du point 5 tient en une ligne : 38 700 × X × Y kWh cumac. X est le volume de lubrifiant en mètres cubes, Y la performance « Fuel Economy » en pour cent, prise comme un nombre simple : pour un gain de 1,5 %, la fiche précise que Y vaut 1,5. Un mètre cube, soit 1 000 litres, d’une huile à 1 % vaut 38 700 kWh cumac, et chaque dixième de point supplémentaire ajoute 3 870 kWh cumac par mètre cube.
Y n’est pas lu directement sur une fiche produit. La fiche le définit comme la différence Y2 − Y1 entre deux résultats du même essai OM501FE. Y2 est l’économie de carburant de l’huile à tester, mesurée par rapport à l’huile étalon de l’essai, valeur attendue positive. Y1 est l’économie de carburant de l’huile de référence 15W-40 ACEA E7 face à ce même étalon, valeur attendue négative. Soustraire un nombre négatif revient à additionner sa valeur absolue : une huile candidate à +1,2 % face à l’étalon, comparée à une 15W-40 à −0,6 %, donne Y = 1,2 − (−0,6) = 1,8. Le procès-verbal doit faire apparaître les deux valeurs.
Quant à X, le point 5 parle de « volume de lubrifiant utilisé », et le point 3 de l’acquisition d’un volume donné, justifié par la preuve de réalisation et l’état récapitulatif. Le volume déposé est donc celui des achats facturés et récapitulés site par site, pas une estimation des vidanges. Les factures sont en litres : il faut convertir en mètres cubes, et une erreur d’unité multiplie le résultat par mille.
| Paramètre | Ce que dit la fiche | Lecture pratique |
|---|---|---|
| Formule | 38 700 × X × Y kWh cumac | Résultat proportionnel au volume et à la performance |
| X | Volume de lubrifiant utilisé, en m³ | Volume acheté dans la fenêtre de six mois : 1 000 litres = 1 m³ |
| Y | Performance « Fuel Economy » en pour cent, Y = Y2 − Y1 | Y1 est négatif : l’écart s’additionne. Pour 1,5 %, Y = 1,5 |
| Seuil | Y supérieur ou égal à 1 % | En dessous, pas d’opération, quel que soit le volume |
| Référence de mesure | Huile 15W-40 ACEA E7, essai OM501FE, laboratoire accrédité ISO/CEI 17025 | Y1 et Y2 doivent figurer au procès-verbal |
| Durée de vie conventionnelle | 1 an | Explique le niveau du forfait par litre |
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Tout part du volume d’huile qu’une flotte achète sur six mois : un moteur de poids lourd contient couramment plusieurs dizaines de litres, et une flotte qui roule beaucoup vidange plusieurs fois par an. Les cas ci-dessous posent des volumes ronds pour montrer la mécanique.
Un transporteur régional d’une trentaine de porteurs dont les achats sur six mois totalisent 2 000 litres, soit 2 m³, avec un lubrifiant mesuré à 1,5 % : 38 700 × 2 × 1,5 = 116 100 kWh cumac. Un réseau d’autocars qui achète 10 m³ sur la même période, avec une huile à 2 % : 38 700 × 10 × 2 = 774 000 kWh cumac. Une petite entreprise de travaux publics, 500 litres soit 0,5 m³, et une huile tout juste au-dessus du seuil à 1,2 % : 38 700 × 0,5 × 1,2 = 23 220 kWh cumac. Un groupe logistique qui centralise ses achats, 25 m³ en six mois et une huile à 2,5 % : 38 700 × 25 × 2,5 = 2 418 750 kWh cumac.
La performance pèse autant que le volume, et c’est le paramètre sur lequel le gestionnaire de flotte a la main au moment du choix du produit. Pour les mêmes 10 m³, une huile à 1 % donne 38 700 × 10 × 1 = 387 000 kWh cumac et une huile à 2,5 % donne 38 700 × 10 × 2,5 = 967 500 kWh cumac, deux fois et demie plus pour le même nombre de bidons.
Chaque opération couvre au plus six mois d’achats, la durée de vie est de 1 an, et rien dans le texte ne limite le nombre d’opérations successives pour une même flotte. La lecture prudente est de traiter chaque fenêtre de six mois comme une opération distincte, avec son propre état récapitulatif et un rôle actif et incitatif antérieur à la première acquisition de la fenêtre. Sur un an, le transporteur du premier cas totalise ainsi 116 100 × 2 = 232 200 kWh cumac.
| Flotte | Volume X (m³) | Performance Y (%) | Calcul | Montant en kWh cumac |
|---|---|---|---|---|
| Transporteur régional, une trentaine de porteurs | 2 | 1,5 | 38 700 × 2 × 1,5 | 116 100 |
| Réseau d’autocars | 10 | 2 | 38 700 × 10 × 2 | 774 000 |
| Petite entreprise de TP | 0,5 | 1,2 | 38 700 × 0,5 × 1,2 | 23 220 |
| Groupe logistique, achats centralisés | 25 | 2,5 | 38 700 × 25 × 2,5 | 2 418 750 |
| Les mêmes 10 m³ avec une huile à 1 % | 10 | 1 | 38 700 × 10 × 1 | 387 000 |
| Les mêmes 10 m³ avec une huile à 2,5 % | 10 | 2,5 | 38 700 × 10 × 2,5 | 967 500 |
Les conditions techniques : une mesure accréditée, une facture précise, un récapitulatif signé
La première exigence porte sur la mesure. La performance Y doit être établie selon l’essai OM501FE, face à une huile 15W-40 ACEA E7, par un organisme accrédité selon la norme NF EN ISO/CEI 17025 par le COFRAC ou par un organisme signataire de l’accord multilatéral européen de l’EA. Un essai interne du fabricant, un calcul théorique ou une mesure sur route ne remplissent pas cette condition. Les procès-verbaux de ces essais sont la première pièce justificative spécifique.
La deuxième porte sur la preuve de réalisation, en pratique la facture d’achat. Dans sa version complète, elle mentionne l’acquisition d’un volume donné de lubrifiant, sa performance « Fuel Economy », et le fait que cette performance a été mesurée selon l’essai OM501FE par un organisme accrédité nommé. À défaut, la facture mentionne le volume avec la marque, la référence ou l’appellation commerciale du produit, et le lien avec la formulation testée doit alors être établi ailleurs.
C’est le rôle du tableau de correspondance. Lorsque la désignation du lubrifiant sur la facture diffère de celle de la formulation testée, ce qui est fréquent puisqu’une même formulation se vend sous plusieurs noms, le fabricant établit et signe un tableau qui relie chaque marque, référence ou appellation commerciale aux formulations testées, avec la performance de chaque lubrifiant. Sans lui, un procès-verbal au nom d’une formulation de laboratoire ne prouve rien sur l’huile facturée.
La dernière pièce est l’état récapitulatif, issu du professionnel, daté et signé par le bénéficiaire. Il détaille le volume par marque, référence ou appellation commerciale, par lieu de distribution avec le nom du site, le SIRET de l’établissement et son adresse, par date d’acquisition et par référence de facture, avec la performance de chaque lubrifiant. C’est lui qui fixe X et qui fait apparaître la première et la dernière date d’acquisition. L’attestation sur l’honneur y renvoie et reprend les deux dates, le volume en mètres cubes, Y1, Y2, Y et le nom du laboratoire ; le modèle applicable à compter du 1er juillet 2026 demande aussi le coût de l’opération, hors taxes et toutes taxes comprises, et le montant prévisionnel des aides publiques octroyées, hors CEE.
| Exigence | Ce que dit la fiche | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Véhicules | Flotte professionnelle de catégories N2, N3, M2 ou M3 selon l’article R311-1 du code de la route | Écarter les N1 et M1 d’une flotte mixte, et ne pas compter leur huile dans X |
| Performance | Y = Y2 − Y1 supérieur ou égal à 1 %, essai OM501FE face à une 15W-40 ACEA E7 | Les deux valeurs au procès-verbal, pas un chiffre marketing |
| Laboratoire | Accrédité NF EN ISO/CEI 17025 par le COFRAC ou un organisme signataire de l’accord EA | Vérifier que l’accréditation couvre cet essai |
| Preuve de réalisation | Volume, performance et essai OM501FE par un organisme accrédité nommé ; à défaut volume avec marque, référence ou appellation commerciale | Un libellé « huile moteur 5W-30 » sans marque ni référence ne suffit pas |
| Tableau de correspondance | Établi et signé par le fabricant quand le nom facturé diffère de la formulation testée | Doit donner la performance de chaque lubrifiant commercial |
| État récapitulatif | Issu du professionnel, daté et signé par le bénéficiaire : volumes par produit, par site avec SIRET et adresse, par date et par facture | Sans lui, ni X justifié ni dates d’engagement et d’achèvement |
| Calendrier | Engagement = premier litre acquis, achèvement = dernier litre acquis, six mois au plus | Le rôle actif et incitatif précède la première acquisition |
Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier
Un dossier TRA-EQ-113 n’a ni plaque signalétique à photographier ni chantier à visiter. Tout se joue sur des documents qui se recoupent : la facture avec l’état récapitulatif, celui-ci avec le tableau de correspondance, le tableau avec les procès-verbaux. Une rupture dans cette chaîne suffit à écarter l’opération.
L’erreur la plus coûteuse porte sur l’unité de X : un état récapitulatif qui totalise 2 000 litres donne X = 2, pas 2 000. La deuxième porte sur Y : retenir la seule valeur Y2 affichée par le fabricant sans la corriger de Y1, ou un gain mesuré face à une autre huile que la 15W-40 ACEA E7, change le montant et fragilise l’éligibilité quand Y est proche de 1 %.
Le bon ordre est le suivant : faire intervenir le mandataire avant la première commande d’huile du semestre ; obtenir du fournisseur, dès ce moment, les procès-verbaux OM501FE et le tableau de correspondance signé du fabricant ; convenir d’un libellé de facture qui reprend marque, référence et volume ; tenir au fil des livraisons l’état récapitulatif par site et par date ; clôturer avant six mois et faire signer l’état par le bénéficiaire. Quand ces points sont calés, le calcul tient en une multiplication et le dossier passe.
- Performance Y inférieure à 1 %, mesurée face à une autre référence que la 15W-40 ACEA E7, ou par un laboratoire non accrédité : la condition de délivrance n’est pas remplie.
- Procès-verbaux absents, ou au nom d’une formulation qu’aucun tableau de correspondance signé du fabricant ne relie à l’huile facturée.
- Factures au libellé générique, sans marque ni référence, qui ne mentionnent pas non plus la performance et l’essai.
- État récapitulatif non daté ou non signé par le bénéficiaire, sans SIRET ni adresse des sites, ou dont les volumes ne correspondent pas aux factures.
- Plus de six mois entre la première et la dernière acquisition, ou huile de véhicules N1 et M1 comptée dans X.
- Rôle actif et incitatif postérieur à la première acquisition : les achats antérieurs ne peuvent pas être repris.
Questions fréquentes
Quelle huile moteur est éligible à la fiche TRA-EQ-113 ?
Une huile dont la performance « Fuel Economy » Y, mesurée selon l’essai OM501FE face à une huile 15W-40 ACEA E7 par un laboratoire accrédité ISO/CEI 17025, est supérieure ou égale à 1 %. La fiche ne fixe ni grade de viscosité ni norme ACEA pour l’huile candidate : c’est la mesure qui compte, et le fournisseur doit pouvoir produire les procès-verbaux et, si besoin, le tableau de correspondance signé du fabricant.
Combien vaut 1 000 litres de lubrifiant en TRA-EQ-113 ?
1 000 litres font 1 m³, donc 38 700 × 1 × Y kWh cumac : 38 700 kWh cumac pour une huile à 1 %, 38 700 × 1 × 1,5 = 58 050 kWh cumac à 1,5 %, 38 700 × 1 × 2 = 77 400 kWh cumac à 2 %. Le montant ne dépend ni du nombre de véhicules ni de leur kilométrage, seulement du volume acheté et de la performance mesurée.
Mes camionnettes et mes voitures de service roulent avec la même huile. Puis-je les compter ?
Non. La fiche vise les flottes professionnelles de véhicules N2, N3, M2 et M3. Les utilitaires légers N1 et les voitures M1 sont hors champ. Dans une flotte mixte, l’état récapitulatif doit permettre d’isoler le volume destiné aux véhicules éligibles, et seul ce volume entre dans X.
Peut-on refaire une opération TRA-EQ-113 tous les six mois ?
La fiche limite chaque opération à six mois entre le premier et le dernier litre acheté, fixe une durée de vie de 1 an, et ne dit rien d’une limite au renouvellement. La lecture prudente : une opération par fenêtre de six mois, avec son état récapitulatif et un rôle actif et incitatif antérieur à la première acquisition de la fenêtre.
Le fabricant annonce 3 % d’économie de carburant. Est-ce le Y de la fiche ?
Pas nécessairement. Le Y de la fiche est la différence Y2 − Y1 entre l’économie de l’huile candidate et celle d’une 15W-40 ACEA E7, toutes deux mesurées face à l’huile étalon de l’essai OM501FE par un laboratoire accrédité. Un chiffre commercial peut venir d’un autre protocole, d’une autre huile de référence ou d’essais sur route : seules les valeurs du procès-verbal comptent.
Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.