Aller au contenu
Industrie · Fiche IND-UT-113

IND-UT-113 : un condenseur à faible ∆T vaut jusqu’à 22 680 kWh cumac par kW électrique

Sur une installation frigorifique industrielle, le condenseur est l’organe que l’on dimensionne au plus juste, et c’est lui qui fixe la pression contre laquelle les compresseurs travaillent toute l’année. La fiche IND-UT-113 valorise la mise en place d’un condenseur, d’une tour ou d’un aéroréfrigérant choisi avec un faible écart de température ∆T entre le fluide frigorigène qui condense et l’air ou l’eau qui le refroidit. Le montant se calcule sur la puissance électrique nominale de l’installation, degré par degré de ∆T, et il est multiplié jusqu’à 4,2 quand le site tourne en continu.

Secteur
Industrie
Version applicable
v. A14-1
Durée de vie conventionnelle
15 ans

L'essentiel

  • La fiche valorise la mise en place d’un système de condensation sur une installation frigorifique industrielle : condenseur seul, condenseur plus tour ou aéroréfrigérant, ou tour seule alimentant un condenseur à eau. Le critère est le ∆T entre la température de condensation et le medium de refroidissement en entrée du condenseur.
  • Trois familles, trois plafonds de ∆T : eau seule de nappe ou de cours d’eau à 8 °C au plus, air sec à 12 °C au plus, air humide (évaporatif, tour ouverte ou fermée) à 22 °C au plus. Au-delà, l’opération n’est pas éligible.
  • Le montant unitaire va de 680 kWh cumac par kW (eau seule à 8 °C) à 5 400 (air sec à 0 °C ou air humide à 10 °C). Il se multiplie par un coefficient de régime : 1 en 1x8h, 2,2 en 2x8h, 3 en 3x8h avec arrêt le week-end, 4,2 en 3x8h sans arrêt.
  • P est la puissance électrique nominale de l’installation frigorifique en kW, lue sur la plaque signalétique ou, à défaut, sur un document du fabricant. Ce n’est ni la puissance frigorifique ni celle du condenseur.
  • La preuve de réalisation doit nommer le système de condensation et donner la valeur du ∆T, ou à défaut la marque et la référence complétées par un document du fabricant qui précise ce ∆T. Durée de vie conventionnelle : 15 ans.

Ce que couvre la fiche IND-UT-113, et ce que veut dire son code

La fiche IND-UT-113 porte sur la mise en place d’un système de condensation sur une installation frigorifique, conçu pour obtenir une faible différence de température ∆T entre le fluide frigorigène à la pression de condensation et le medium de refroidissement, air ou eau, en entrée du condenseur. La fiche l’intitule « système de condensation frigorifique à haute efficacité », et toute sa logique tient dans ce ∆T.

Le code se lit en trois blocs. IND désigne le secteur de l’industrie : agroalimentaire, chimie, plasturgie, pharmacie, tout ce qui produit du froid de process ou de conservation dans une usine. UT renvoie à la famille des utilités, les équipements qui servent la production sans être la machine de production elle-même : air comprimé, vapeur, froid, pompage. 113 est le numéro d’ordre de la fiche dans cette famille.

La fiche définit elle-même le système de condensation : « condenseur plus tour », « condenseur seul », ou « tour seule » lorsque cette tour alimente un condenseur frigorifique à eau. Remplacer la seule tour d’une installation à condensation à eau est donc une opération éligible, sans toucher au condenseur ni aux compresseurs.

La version en vigueur est la A14-1 et la durée de vie conventionnelle est de 15 ans : les économies sont comptées puis actualisées sur cette période, d’où l’unité en kWh cumac, pour cumulés et actualisés. Le texte ne porte ni restriction géographique ni date de fin d’application.

Pourquoi un faible ∆T de condensation fait économiser de l’électricité

Dans un circuit frigorifique, le compresseur fait passer le fluide de la basse pression de l’évaporateur à la haute pression du condenseur, et sa consommation électrique dépend de l’écart entre ces deux pressions. La basse pression est imposée par la température de la chambre froide ou du process. La haute pression est imposée par le condenseur, et c’est là que se joue la fiche.

Un condenseur ne cède sa chaleur que s’il est plus chaud que ce qui le refroidit. La température de condensation est donc égale à la température du medium en entrée plus un écart, le ∆T, qui dépend de la surface d’échange, du débit d’air ou d’eau et de la propreté des batteries. Un condenseur dimensionné au plus juste travaille à 15 °C ou plus au-dessus de l’air ; un condenseur généreux descend à 8 °C ou moins. Pour la même journée à 25 °C, le premier condense vers 40 °C, le second vers 33 °C. Chaque degré de condensation gagné allège le travail du compresseur, toute la vie de l’équipement. C’est pourquoi la fiche valorise l’écart lui-même, degré par degré, et non une technologie particulière.

La fiche distingue trois mediums parce que leur température de référence diffère. L’eau de nappe ou de cours d’eau est froide et stable toute l’année : même à 8 °C de ∆T, la condensation est basse et la marge de progrès limitée, d’où un barème court et modeste. L’air sec est la référence la plus défavorable en été. L’air humide, c’est-à-dire la température de bulbe humide exploitée par les condenseurs évaporatifs et les tours, est toujours inférieure à la température sèche : la fiche autorise donc un ∆T jusqu’à 22 °C sur le bulbe humide, avec le même barème que l’air sec décalé de 10 °C.

Le coefficient de régime complète le raisonnement. Un site en 1x8h condense surtout en journée, aux heures les plus chaudes. Un site en 3x8h sans arrêt condense aussi la nuit et le week-end, quand l’air est frais et que le faible ∆T donne le plus : la fiche multiplie alors le montant par 4,2.

Qui peut en bénéficier

La fiche s’adresse aux industriels exploitant une installation frigorifique, quelle que soit la taille du site : abattoir, atelier de découpe, laiterie, brasserie, atelier de plasturgie refroidissant ses moules, site chimique ou pharmaceutique avec production d’eau glacée. La mise en place doit être réalisée par un professionnel, condition expresse de la fiche.

Le texte liste les systèmes éligibles de façon fermée. À air sec, avec un ∆T inférieur ou égal à 12 °C : condenseur à air sec, ou condenseur à eau associé à un aéroréfrigérant à air sec, adiabatique ou non. À air humide, avec un ∆T inférieur ou égal à 22 °C : condenseur évaporatif, condenseur à eau plus tour ouverte, condenseur à eau plus tour fermée, hybrides ou non. À eau seule sur nappe ou cours d’eau, avec un ∆T inférieur ou égal à 8 °C.

Ce que la fiche ne dit pas compte autant. Elle ne précise pas si l’installation frigorifique doit être existante : elle parle de mise en place d’un système de condensation « sur une installation frigorifique », sans distinguer remplacement et installation neuve. Elle ne fixe aucune puissance minimale, aucune zone climatique, aucun fluide frigorigène imposé ou exclu. La lecture prudente est de documenter ce qu’elle exige, le ∆T et la puissance électrique nominale, sans supposer qu’une condition absente serait implicitement exigée. Un point ne souffre aucune ambiguïté : un condenseur à eau alimenté par une tour ou un aéroréfrigérant n’est pas de l’eau seule, il relève de l’air humide ou de l’air sec.

Comment se calcule le montant

Le montant en kWh cumac est le produit de trois termes : un montant unitaire en kWh cumac par kW, lu dans le barème selon la famille de condensation et le ∆T ; un coefficient multiplicateur selon le mode de fonctionnement du site ; et P, la puissance électrique nominale de l’installation frigorifique en kW.

Le coefficient vaut 1 en 1x8h, 2,2 en 2x8h, 3 en 3x8h avec arrêt le week-end et 4,2 en 3x8h sans arrêt. La fiche ne définit pas comment ce régime se justifie : la lecture prudente est de retenir celui que les documents du site démontrent, planning de production, relevés de compteurs ou de supervision, et de ne pas déclarer un 3x8h continu pour une chambre froide maintenue en température la nuit si les compresseurs ne sont réellement sollicités qu’en journée.

Deux règles de lecture complètent le barème. Quand le ∆T ne figure pas dans le tableau, on retient la valeur immédiatement supérieure : 13,4 °C sur le bulbe humide se lit 14 °C, soit 3 600 kWh cumac par kW, et non 13 °C. Quand le fluide frigorigène est un mélange à glissement, la température de condensation à retenir est celle du point de rosée, pas la température moyenne ni celle de bulle.

Enfin, P se lit sur la plaque signalétique de l’installation frigorifique ou, à défaut, sur un document du fabricant. La fiche parle de l’installation, pas des seuls compresseurs ni du condenseur, et ne dit rien d’un éventuel compresseur de secours. La lecture prudente est de retenir la puissance portée sur la plaque de la centrale ou du groupe, sans y ajouter les ventilateurs du nouveau condenseur ou les pompes de la tour.

Montant unitaire (kWh cumac par kW)Eau seule, nappe ou cours d’eau (∆T sur l’eau en entrée)Air sec, condenseur ou aéroréfrigérant (∆T sur l’air sec)Air humide, évaporatif ou tour (∆T sur le bulbe humide)
680∆T de 8 °Csans objetsans objet
790sans objet∆T de 12 °C∆T de 22 °C
1 000∆T de 7 °Csans objetsans objet
1 100sans objet∆T de 11 °C∆T de 21 °C
1 400∆T de 6 °C∆T de 10 °C∆T de 20 °C
1 700sans objet∆T de 9 °C∆T de 19 °C
2 000sans objet∆T de 8 °C∆T de 18 °C
2 400sans objet∆T de 7 °C∆T de 17 °C
2 800sans objet∆T de 6 °C∆T de 16 °C
3 100sans objet∆T de 5 °C∆T de 15 °C
3 600sans objet∆T de 4 °C∆T de 14 °C
4 000sans objet∆T de 3 °C∆T de 13 °C
4 400sans objet∆T de 2 °C∆T de 12 °C
4 900sans objet∆T de 1 °C∆T de 11 °C
5 400sans objet∆T de 0 °C∆T de 10 °C
Coefficient de régime1x8h : 12x8h : 2,23x8h : 3 avec arrêt le week-end, 4,2 sans arrêt

Vous avez une opération IND-UT-113 en cours ? Estimez-la en quelques clics.

Estimer

Combien ça représente en vrai

L’amplitude du barème impose de poser chaque calcul. Le minimum est un condenseur sur eau de nappe à 8 °C dans un site en 1x8h : 680 × 1 = 680 kWh cumac par kW. Le maximum est un condenseur à air sec à ∆T nul, ou un évaporatif à 10 °C sur le bulbe humide, dans un site continu : 5 400 × 4,2 = 22 680 kWh cumac par kW.

Premier cas, un atelier de découpe de viande en 3x8h sans arrêt le week-end, centrale frigorifique de 250 kW électriques nominaux, condenseur évaporatif sélectionné à 14 °C au-dessus du bulbe humide : le barème donne 3 600 kWh cumac par kW et le coefficient 4,2, soit 3 600 × 4,2 × 250 = 3 780 000 kWh cumac. Avec un évaporatif plus petit à 18 °C, le montant unitaire tomberait à 2 000, soit 2 000 × 4,2 × 250 = 2 100 000 kWh cumac : quatre degrés de sélection font 1 680 000 kWh cumac d’écart.

Deuxième cas, un atelier de plasturgie en 2x8h, groupe d’eau glacée de 60 kW électriques pour le refroidissement des moules, condenseur à air sec sélectionné à 10 °C : 1 400 × 2,2 × 60 = 184 800 kWh cumac. Troisième cas, une brasserie en 3x8h avec arrêt le week-end, installation de 120 kW électriques, condenseur à eau refroidi par un aéroréfrigérant adiabatique donnant 6 °C sur l’air sec : 2 800 × 3 × 120 = 1 008 000 kWh cumac.

Quatrième cas, une laiterie en continu dont l’installation de 180 kW électriques condense sur l’eau d’une nappe à 6 °C, le meilleur échelon de la colonne eau seule : 1 400 × 4,2 × 180 = 1 058 400 kWh cumac. C’est moins qu’un évaporatif à 14 °C sur un site comparable, parce que la fiche considère que l’eau de nappe condense déjà bas : la solution eau consomme moins toute l’année, mais le barème la rémunère sur une marge de progrès plus étroite.

CasFamille, ∆T, régimeP (kW électriques)CalculMontant en kWh cumac
Atelier de découpeÉvaporatif, 14 °C bulbe humide, 3x8h continu2503 600 × 4,2 × 2503 780 000
Le même avec un évaporatif à 18 °CÉvaporatif, 18 °C bulbe humide, 3x8h continu2502 000 × 4,2 × 2502 100 000
Atelier de plasturgieAir sec, 10 °C, 2x8h601 400 × 2,2 × 60184 800
BrasserieAéroréfrigérant adiabatique, 6 °C air sec, 3x8h avec arrêt week-end1202 800 × 3 × 1201 008 000
Laiterie sur nappeEau seule, 6 °C, 3x8h continu1801 400 × 4,2 × 1801 058 400

Les conditions techniques : un ∆T justifié, une puissance lisible, une facture qui le dit

La preuve de réalisation, en pratique la facture, doit mentionner la mise en place d’un système de condensation sur une installation frigorifique et la valeur du ∆T. La fiche prévoit une voie de rattrapage : si la facture ne le dit pas en ces termes, elle mentionne la marque et la référence de l’équipement, et un document du fabricant atteste que cet équipement est un système de condensation sur une installation frigorifique, en précisant le ∆T. Dans les deux cas, un ∆T chiffré figure au dossier.

C’est le point le plus délicat, parce que la fiche ne dit pas à quelles conditions ce ∆T doit être établi : quelle température d’air ou d’eau de référence, quelle charge thermique, quelle température de condensation. Un condenseur n’a pas un ∆T unique, il en a un à chaque point de fonctionnement. La lecture prudente est de retenir le ∆T de la sélection du fabricant au point de dimensionnement nominal de l’installation, c’est-à-dire la puissance de condensation à évacuer à la température extérieure de base du site, et de faire figurer ces hypothèses sur la fiche de sélection jointe. Un ∆T affiché sans ses conditions n’est pas vérifiable.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
InstallateurMise en place réalisée par un professionnelDevis et facture au nom d’une entreprise de génie frigorifique ou climatique
Famille et ∆TEau seule 8 °C au plus, air sec 12 °C au plus, air humide 22 °C au plusUne tour ou un aéroréfrigérant ne sont jamais de l’eau seule ; le ∆T se lit par rapport au bon medium
Conditions du ∆TNon précisées par la ficheJoindre la sélection du fabricant avec température d’entrée du medium, température de condensation et puissance rejetée
Fluide à glissementTempérature de condensation prise au point de roséeVérifier que la sélection ne retient pas la température moyenne du glissement
∆T hors tableauRetenir la valeur de ∆T immédiatement supérieure13,4 °C se lit 14 °C, jamais 13 °C
Puissance PPuissance électrique nominale de l’installation frigorifique, plaque ou document du fabricantPas la puissance frigorifique, pas celle du condenseur, pas une estimation
Régime de fonctionnement1x8h, 2x8h, 3x8h avec ou sans arrêt le week-endNon défini par la fiche : à justifier par les documents de production du site
Preuve de réalisationMention du système de condensation et de la valeur du ∆TÀ défaut : marque et référence, plus document du fabricant précisant le ∆T

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Avec des montants qui dépassent le million de kWh cumac dès qu’un site tourne en continu, un dossier IND-UT-113 est lu attentivement. Le premier point de fragilité tient au ∆T : une facture qui dit « remplacement du condenseur » sans chiffre, ou une sélection qui affiche un écart sans préciser le medium ni les conditions, ne remplit pas la condition de preuve.

L’erreur la plus coûteuse porte sur le classement de la famille. Reprenons la brasserie du troisième cas : un condenseur à eau refroidi par un aéroréfrigérant à 6 °C sur l’air sec vaut 2 800 × 3 × 120 = 1 008 000 kWh cumac. Déclaré à tort en eau seule à 6 °C, il tombe à 1 400 × 3 × 120 = 504 000 kWh cumac. Dans l’autre sens, lire un ∆T mesuré sur l’air sec dans la colonne air humide gonflerait indûment le dossier.

Le bon ordre est le suivant : obtenir du fabricant la sélection du système avec ses conditions, en déduire le ∆T et le lire dans la bonne colonne en arrondissant au degré supérieur ; photographier la plaque de l’installation frigorifique ; établir le régime de fonctionnement par les documents de production ; puis vérifier que le devis puis la facture reprennent la mention du système de condensation et la valeur du ∆T. Quand ces quatre éléments sont calés, le calcul tient en une multiplication et le dossier passe.

  • Facture muette sur le ∆T et sans marque ni référence : la condition de preuve n’est pas remplie.
  • ∆T supérieur au plafond de la famille : 9 °C sur l’eau de nappe, 13 °C sur l’air sec ou 23 °C sur le bulbe humide, l’opération sort de la fiche.
  • Mauvaise colonne : condenseur à eau sur tour ou aéroréfrigérant déclaré en eau seule, ou ∆T sur bulbe humide lu dans la colonne air sec.
  • Fluide à glissement avec température de condensation prise à la moyenne ou à la bulle plutôt qu’au point de rosée : le ∆T est faussé de plusieurs degrés.
  • P surévaluée : puissance frigorifique retenue à la place de la puissance électrique, ou auxiliaires du nouveau système ajoutés à la puissance de l’installation.
  • Régime déclaré en 3x8h sans arrêt alors que les documents de production montrent un arrêt le week-end : coefficient 4,2 au lieu de 3.
  • Mandataire ou obligé intervenu après la signature du devis : l’incitation doit être établie au plus tard le jour de l’engagement de l’opération.

Questions fréquentes

Comment justifier le ∆T d’un condenseur pour la fiche IND-UT-113 ?

Par la preuve de réalisation : la facture mentionne la mise en place d’un système de condensation sur une installation frigorifique et la valeur du ∆T, ou à défaut la marque et la référence de l’équipement, complétées par un document du fabricant qui précise le ∆T. La fiche ne dit pas à quelles conditions ce ∆T est établi : le plus sûr est la sélection du fabricant au point de dimensionnement nominal, avec la température d’entrée du medium, la température de condensation et la puissance rejetée.

Mon ∆T est de 6,5 °C sur l’air sec. Quelle ligne du barème s’applique ?

La ligne 7 °C, soit 2 400 kWh cumac par kW. La fiche impose de retenir la valeur de ∆T immédiatement supérieure quand le ∆T ne figure pas dans le tableau. Pas d’arrondi au plus proche ni au degré inférieur : 6,5 se lit 7, et 6,1 également. Il faut un ∆T de 6 °C au plus pour ouvrir la ligne à 2 800 (5,5 °C se lit 6 °C).

Remplacer seulement la tour de refroidissement est-il éligible à IND-UT-113 ?

Oui, à condition que la tour alimente un condenseur frigorifique à eau : la fiche inclut expressément la « tour seule » dans sa définition du système de condensation. Le ∆T se lit alors sur le bulbe humide pour une tour ouverte ou fermée, plafond 22 °C, ou sur l’air sec pour un aéroréfrigérant, plafond 12 °C. Une tour qui refroidit un process sans passer par un condenseur frigorifique n’entre pas dans la fiche.

Quelle puissance retenir : la puissance frigorifique, celle des compresseurs ou celle du condenseur ?

La puissance électrique nominale de l’installation frigorifique, en kW, lue sur sa plaque signalétique ou à défaut sur un document du fabricant. Ni la puissance frigorifique, ni celle du condenseur ou de la tour. La fiche ne détaille pas ce que recouvre « l’installation frigorifique » : la lecture prudente est la plaque de la centrale ou du groupe, sans les auxiliaires du nouveau système de condensation.

Mon site tourne en 2x8h en semaine et quelques week-ends dans l’année : quel coefficient ?

La fiche propose quatre régimes sans définir le seuil de passage de l’un à l’autre. Un site en 2x8h qui ouvre occasionnellement le week-end reste un site en 2x8h, coefficient 2,2 : passer à 3 ou 4,2 supposerait un fonctionnement en trois postes, que les documents de production ne montreront pas. Le régime à retenir est celui que l’on peut démontrer sur l’année, pas celui des semaines de pointe.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.