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Tertiaire · Fiche BAT-EQ-130

BAT-EQ-130 : un condenseur à faible ΔT vaut jusqu’à 15 500 kWh cumac par kW électrique

Un groupe froid consomme d’autant moins que son condenseur travaille à basse température. La fiche BAT-EQ-130 valorise un système de condensation qui serre l’écart, le ΔT, entre la température de condensation du fluide frigorigène et celle de l’air ou de l’eau qui refroidit le condenseur. Le montant se calcule par kW électrique du groupe, lu sur la plaque, et il dépend du ΔT obtenu, degré par degré, et de l’usage du froid. Entre un condenseur de confort à 12 °C d’écart et un condenseur de datacenter à 0 °C d’écart, le barème varie dans un rapport de 1 à près de 27. La note de calcul qui fixe ce ΔT est la pièce centrale du dossier.

Secteur
Tertiaire
Version applicable
v. A22-1
Durée de vie conventionnelle
15 ans

L'essentiel

  • La fiche valorise un système de condensation à faible ΔT sur une installation frigorifique de bâtiment tertiaire : condenseur à air sec, condenseur évaporatif, condenseur à eau avec tour ou aéroréfrigérant, ou condenseur alimenté par une nappe ou un cours d’eau.
  • Trois seuils d’éligibilité selon le médium : ΔT ≤ 12 °C par rapport à l’air sec, ΔT ≤ 22 °C par rapport à l’air au bulbe humide, ΔT ≤ 8 °C par rapport à l’eau de nappe ou de cours d’eau.
  • Le montant est un forfait par kW de puissance électrique nominale du groupe froid, lue sur la plaque, compresseurs de secours exclus. Il monte à chaque degré de ΔT gagné : en condensation sur l’air, de 580 à 4 000 kWh cumac par kW en climatisation de confort, de 2 300 à 15 500 en datacenter, de 1 600 à 10 000 en réfrigération ; sur l’eau seule, de 500 à 4 100 selon l’usage.
  • Un ΔT qui ne figure pas dans le tableau se lit à la ligne immédiatement supérieure, et pour un fluide à glissement la température de condensation est celle du point de rosée. Deux règles qui tirent le montant vers le bas si la note de calcul est imprécise.
  • Le document justificatif spécifique est la note de calcul de dimensionnement : fluide, température de condensation, température du médium en entrée du condenseur, puissance électrique du groupe. La facture doit mentionner le système de condensation et la valeur de ΔT.

Ce que couvre la fiche BAT-EQ-130

La fiche BAT-EQ-130 porte sur la mise en place d’un système de condensation frigorifique à haute efficacité sur une installation frigorifique. Elle définit l’efficacité par une seule grandeur : une faible différence de température, notée ΔT, entre le fluide frigorigène à la pression de condensation et le médium de refroidissement, air ou eau, en entrée du condenseur. Plus cet écart est petit, plus le forfait est élevé.

Le mot « système de condensation » est pris au sens large : un condenseur plus une tour, un condenseur seul, ou une tour seule lorsque celle-ci alimente un condenseur frigorifique à eau. Remplacer uniquement la tour d’un condenseur à eau existant entre donc dans le champ, si l’ensemble atteint le ΔT exigé. À l’inverse, la fiche ne porte pas sur le groupe froid lui-même : on ne valorise pas un compresseur neuf, on valorise la façon dont sa chaleur est évacuée.

Le code se lit en trois blocs. BAT désigne les bâtiments tertiaires : bureaux, commerces, santé, hôtellerie, logistique, centres de données. EQ désigne la famille des équipements, par opposition aux fiches TH qui portent sur la production thermique proprement dite. 130 est le numéro d’ordre dans la série. La version en vigueur est la A22-1 ; la fiche ne mentionne ni date de fin d’application ni restriction géographique. La durée de vie conventionnelle est de 15 ans : c’est la période sur laquelle les économies d’électricité du compresseur sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac, pour cumulés et actualisés.

Pourquoi un faible ΔT au condenseur fait économiser de l’électricité

Dans un circuit frigorifique, le compresseur fait passer le fluide de la basse pression de l’évaporateur à la haute pression du condenseur, et l’électricité qu’il absorbe dépend de l’écart entre ces deux pressions. La basse pression est imposée par la température à produire dans la chambre froide, l’eau glacée ou la salle serveurs : on n’y touche pas. La haute pression est imposée par la température à laquelle le condenseur réussit à céder sa chaleur au milieu extérieur. C’est là que se joue l’économie.

Un condenseur ne condense jamais à la température exacte de l’air ou de l’eau qui le traverse : il lui faut un écart moteur pour que la chaleur passe. Cet écart, c’est le ΔT de la fiche, que les frigoristes appellent aussi l’approche. Un condenseur à haute efficacité, avec plus de surface d’échange et un débit d’air mieux réparti, réduit cet écart : par la même température extérieure, le fluide condense plus bas. Chaque degré de condensation en moins abaisse la haute pression, donc le taux de compression, donc la puissance absorbée par le compresseur, toute l’année, pour la même production de froid.

La fiche distingue trois façons d’évacuer la chaleur, d’où ses trois seuils. Avec un condenseur à air sec, la référence est la température de l’air lue au thermomètre, et le ΔT doit être d’au plus 12 °C. Avec un condenseur évaporatif ou une tour, l’eau pulvérisée s’évapore et refroidit jusqu’à une température proche de celle du bulbe humide, toujours inférieure à celle de l’air sec : la fiche accepte alors 22 °C au plus, mesurés par rapport à ce bulbe humide. Avec l’eau d’une nappe ou d’un cours d’eau, le médium est frais et stable toute l’année : la fiche est plus exigeante, 8 °C au plus, et ses forfaits sont plus bas que ceux des deux autres tableaux.

Dernier point de physique : les fluides frigorigènes à glissement, les mélanges zéotropes, condensent sur une plage de quelques degrés et non à une température unique. La fiche tranche : la température de condensation à retenir est celle du point de rosée, la valeur la plus haute de la plage, donc la lecture la moins favorable au ΔT.

Qui peut en bénéficier

La fiche s’adresse aux propriétaires et exploitants de bâtiments tertiaires disposant d’une installation frigorifique, quel que soit l’usage du froid : groupe d’eau glacée d’un immeuble de bureaux ou d’une clinique, centrale de réfrigération d’un supermarché, entrepôt frigorifique, centre de données. La mise en place doit être réalisée par un professionnel ; la fiche n’exige aucune qualification particulière au-delà de ce mot.

Elle distingue trois applications, qui déterminent la colonne du barème. La climatisation de confort des occupants, hors datacenter, est la moins valorisée. La climatisation d’un centre de données est la plus valorisée ; la fiche définit ce centre comme un bâtiment ou un local regroupant des équipements informatiques, serveurs, baies de stockage, équipements réseaux, pour le stockage, le traitement et la protection des données. La troisième colonne regroupe la réfrigération et le conditionnement d’ambiance hors confort : chambres froides, meubles frigorifiques, process, locaux tenus à température pour une autre raison que le bien-être des occupants.

Une seule exclusion figure dans la fiche, et elle ne vise que la climatisation de confort : les bâtiments neufs relevant de la catégorie CE1 au sens de la réglementation thermique des bâtiments neufs, que la fiche cite par ses arrêtés du 26 octobre 2010 et du 28 décembre 2012. Un datacenter neuf ou la centrale frigorifique d’un commerce neuf ne sont pas concernés. Pour un groupe de confort dans un bâtiment récent, il faut établir la catégorie du bâtiment avant d’engager quoi que ce soit.

Comment se calcule le montant

Le montant en kWh cumac est le produit d’une valeur du barème par P, la puissance électrique nominale totale du groupe de production de froid, en kW. La valeur du barème se lit dans l’un des trois tableaux de la fiche, selon le médium de refroidissement, à la ligne du ΔT et dans la colonne de l’application. Aucune zone climatique n’intervient : le même condenseur vaut la même chose partout.

Les tableaux de l’air sec et de l’air humide ont exactement les mêmes valeurs, décalées de 10 °C : un condenseur à air sec à 7 °C d’écart et une tour à 17 °C d’écart par rapport au bulbe humide donnent le même forfait. Le tableau ci-dessous les fusionne. Celui de l’eau seule, nappe ou cours d’eau, est à part : trois lignes, de 8 à 6 °C.

P se lit sur la plaque signalétique du groupe, mono-compresseur ou multi-compresseurs, ou à défaut sur un document du fabricant. C’est la puissance électrique, pas la puissance frigorifique, qui est nettement plus élevée. La puissance des compresseurs de secours n’est pas comptabilisée.

Deux règles de lecture complètent le barème. Quand le ΔT calculé ne tombe pas sur une ligne, on retient la ligne immédiatement supérieure : 7,4 °C se lit à la ligne 8. Et quand le ΔT descend sous la dernière ligne, la même règle conduit à la lecture prudente : un condenseur sur nappe à 5 °C d’écart se lit à la ligne 6, une tour à 8 °C d’écart par rapport au bulbe humide se lit à la ligne 10. La fiche n’écrit nulle part qu’un meilleur ΔT rapporte davantage que la dernière ligne.

ΔT air sec (≤ 12 °C)ΔT bulbe humide (≤ 22 °C)Climatisation de confort hors datacenterClimatisation en datacenterRéfrigération, conditionnement d’ambiance hors confort
12 °C22 °C5802 3001 600
11 °C21 °C7903 1002 200
10 °C20 °C1 0003 9002 800
9 °C19 °C1 2004 8003 400
8 °C18 °C1 5005 8004 000
7 °C17 °C1 7006 8004 700
6 °C16 °C2 0007 8005 300
5 °C15 °C2 3008 9006 000
4 °C14 °C2 60010 1006 800
3 °C13 °C2 90011 3007 500
2 °C12 °C3 20012 6008 300
1 °C11 °C3 60014 0009 100
0 °C10 °C4 00015 50010 000
Eau seule, ΔT 8 °Cnappe ou cours d’eau5001 9001 300
Eau seule, ΔT 7 °Cnappe ou cours d’eau7703 0002 000
Eau seule, ΔT 6 °Cnappe ou cours d’eau1 1004 1002 700

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Combien ça représente en vrai

En condensation par rapport à l’air, le datacenter vaut à chaque ligne environ quatre fois le confort, et la réfrigération environ deux fois et demie.

Premier cas, un immeuble de bureaux. Groupe d’eau glacée de 80 kW électriques, climatisation de confort, condenseur à air sec neuf dimensionné pour 10 °C d’écart : 1 000 × 80 = 80 000 kWh cumac. Le même condenseur étudié pour 8 °C d’écart aurait donné 1 500 × 80 = 120 000 kWh cumac, soit 40 000 kWh cumac de plus pour deux degrés.

Deuxième cas, un supermarché. Centrale de réfrigération de 60 kW électriques, condenseur à air sec adiabatique dimensionné pour 8 °C d’écart : 4 000 × 60 = 240 000 kWh cumac. Si la note de calcul aboutit à 7,4 °C, la règle de la ligne supérieure renvoie à 8 °C et le montant reste 240 000. Pour obtenir la ligne 7, qui vaut 4 700 × 60 = 282 000 kWh cumac, la note doit établir un ΔT inférieur ou égal à 7 °C.

Troisième cas, un centre de données. Groupe de 250 kW électriques, condenseur à eau refroidi par une tour ouverte neuve, 14 °C d’écart entre la température de condensation et le bulbe humide : 10 100 × 250 = 2 525 000 kWh cumac. C’est là que la fiche pèse le plus lourd, et le cas où la définition du datacenter doit être vérifiée mot à mot.

Quatrième cas, une clinique dont le groupe de confort de 150 kW électriques condense sur l’eau d’une nappe, avec 7 °C d’écart : 770 × 150 = 115 500 kWh cumac. Le médium est frais et stable, mais le barème de l’eau seule reste le plus bas des trois.

CasApplication, médium, ΔTP (kW électriques)CalculMontant en kWh cumac
Immeuble de bureauxConfort, air sec, 10 °C801 000 × 8080 000
Le même à 8 °CConfort, air sec, 8 °C801 500 × 80120 000
SupermarchéRéfrigération, air sec adiabatique, 8 °C604 000 × 60240 000
DatacenterDatacenter, tour ouverte, 14 °C bulbe humide25010 100 × 2502 525 000
Clinique sur nappeConfort, eau seule, 7 °C150770 × 150115 500

Les conditions techniques : une note de calcul, un ΔT prouvé, une facture qui le dit

La pièce maîtresse est la note de calcul de dimensionnement, que la fiche désigne comme le document justificatif spécifique de l’opération. Établie par un professionnel ou un bureau d’études, elle précise les caractéristiques de l’installation, en particulier celles du fluide frigorigène, sa température de condensation, la température du médium de refroidissement en entrée du condenseur, et les caractéristiques du groupe de production de froid, mono-compresseur ou multi-compresseurs, avec sa puissance électrique nominale totale en kW. Une note qui donne la température de condensation sans celle du médium, ou l’inverse, ne permet pas de lire le tableau.

La fiche ne précise pas à quelles conditions extérieures le ΔT doit être calculé : elle parle de la température du médium en entrée du condenseur, sans fixer de température d’air de référence. La lecture prudente est de calculer le ΔT aux conditions de dimensionnement du condenseur, celles pour lesquelles le fabricant garantit sa puissance, et d’écrire ces conditions dans la note : température d’air sec ou de bulbe humide retenue, température de condensation correspondante, point de rosée pour un fluide à glissement. Un ΔT affiché sans ses conditions de calcul est invérifiable.

La preuve de réalisation, en pratique la facture, mentionne la mise en place d’un système de condensation sur une installation frigorifique et la valeur de ΔT. À défaut, elle mentionne la marque et la référence de l’équipement, et un document du fabricant atteste qu’il s’agit d’un système de condensation sur une installation frigorifique et précise le ΔT. Dans les deux cas, le ΔT de cette pièce et celui de la note de calcul doivent concorder.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
InstallateurMise en place réalisée par un professionnelDevis et facture au nom d’une entreprise de génie frigorifique ou climatique
Système éligibleAir sec : condenseur à air sec, condenseur à eau plus aéroréfrigérant à air sec, adiabatique ou non. Air humide : condenseur évaporatif, condenseur à eau plus tour ouverte ou fermée, hybride ou non. Eau seule : nappe ou cours d’eauUn aéroréfrigérant adiabatique relève de l’air sec, pas de l’air humide
Seuil de ΔT≤ 12 °C air sec, ≤ 22 °C bulbe humide, ≤ 8 °C eau seuleAu-dessus du seuil, pas de certificats, quel que soit le gain réel
Note de calculFluide, température de condensation, température du médium en entrée, caractéristiques et puissance électrique nominale totale du groupeConditions de calcul écrites ; point de rosée pour un fluide à glissement
Puissance PPlaque signalétique du groupe, ou document du fabricant ; compresseurs de secours exclusPuissance électrique, pas frigorifique ; redondance déduite
Lecture du barèmeΔT absent du tableau : ligne immédiatement supérieureUn ΔT décimal se lit toujours à l’entier au-dessus
Preuve de réalisationMention du système de condensation sur une installation frigorifique et valeur de ΔT ; à défaut marque, référence et document du fabricant avec le ΔTLe ΔT de la facture et celui de la note doivent concorder

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Un dossier BAT-EQ-130 en datacenter ou en réfrigération se compte en centaines de milliers, parfois en millions de kWh cumac pour un seul groupe. Il est regardé de près, et les motifs de rejet tiennent surtout à la famille de condensation, au ΔT et à la puissance.

Une première erreur porte sur la famille. Un condenseur à eau refroidi par un aéroréfrigérant adiabatique est classé par la fiche dans l’air sec, seuil 12 °C : le déclarer dans l’air humide, seuil 22 °C et ΔT lu par rapport au bulbe humide, gonfle artificiellement la ligne du barème. À l’inverse, une tour fermée hybride relève bien de l’air humide. La fiche nomme chaque équipement, il suffit de retrouver le sien dans sa liste.

La deuxième porte sur P. Reprenons la centrale de supermarché, avec quatre compresseurs de 20 kW électriques dont un de secours. La puissance à retenir est 3 × 20 = 60 kW, et le montant 4 000 × 60 = 240 000 kWh cumac. Compter les quatre donne 4 000 × 80 = 320 000 kWh cumac, soit 80 000 kWh cumac de trop, et un dossier qui ne correspond pas à la plaque.

Le bon ordre : faire établir la note de calcul avant de commander, y faire figurer la famille de condensation telle que la fiche la nomme, les conditions de calcul, le ΔT et la puissance électrique du groupe compresseurs de secours déduits, puis vérifier que le devis et la facture reprennent la mention du système de condensation et la même valeur de ΔT. Le mandataire ou l’obligé qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement : un condenseur déjà commandé avant ce contact ne peut plus être valorisé.

  • Pas de note de calcul, ou note muette sur la température du médium, la température de condensation ou la puissance électrique nominale totale du groupe : son absence est rédhibitoire.
  • ΔT au-dessus du seuil de sa famille : 13 °C en air sec, 23 °C en bulbe humide ou 9 °C en eau seule, et l’opération sort du champ de la fiche.
  • ΔT décimal lu à la ligne inférieure, ou ΔT sous la dernière ligne extrapolé au-delà du tableau ; fluide à glissement pris ailleurs qu’au point de rosée.
  • P surévaluée : compresseurs de secours comptés, ou puissance frigorifique retenue à la place de la puissance électrique de la plaque.
  • Mauvaise application : local technique déclaré en datacenter sans serveurs ni baies de stockage, ou climatisation de confort dans un bâtiment neuf de catégorie CE1.
  • Facture qui ne mentionne ni le système de condensation ni le ΔT, sans marque, référence et document du fabricant pour compenser.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le ΔT de la fiche BAT-EQ-130 et comment le mesure-t-on ?

C’est la différence entre la température de condensation du fluide frigorigène et la température du médium de refroidissement en entrée du condenseur : air sec pour un condenseur à air ou un aéroréfrigérant, air au bulbe humide pour un condenseur évaporatif ou une tour, eau pour une nappe ou un cours d’eau. Pour le dossier, il ne se mesure pas sur site : il se calcule dans la note de dimensionnement, aux conditions retenues par le bureau d’études, et il est reporté sur la facture ou sur un document du fabricant.

Le barème BAT-EQ-130 se calcule-t-il sur la puissance frigorifique ou sur la puissance électrique ?

Sur la puissance électrique nominale totale du groupe de production de froid, en kW, lue sur sa plaque signalétique ou à défaut sur un document du fabricant, compresseurs de secours exclus. Ni la puissance frigorifique, ni celle du condenseur, des ventilateurs ou des pompes de tour.

Peut-on cumuler BAT-EQ-130 et BAT-TH-134 sur le même groupe froid ?

Les deux fiches portent sur deux équipements différents de la même installation : la BAT-EQ-130 valorise le condenseur, la tour ou l’aéroréfrigérant à faible ΔT, la BAT-TH-134 la régulation qui laisse flotter la pression de condensation avec la température extérieure. La fiche BAT-EQ-130 n’écrit rien sur un cumul ou une incompatibilité, et c’est le seul point où une confirmation du délégataire est utile avant d’engager les deux opérations ensemble.

Mon ΔT calculé est de 4 °C sur une nappe. Quelle ligne du barème s’applique ?

La ligne 6 °C, la dernière du tableau de l’eau seule. La fiche indique que pour une valeur de ΔT absente des tableaux on retient la valeur immédiatement supérieure, et le tableau de la nappe s’arrête à 6 °C : 1 100 kWh cumac par kW en confort, 4 100 en datacenter, 2 700 en réfrigération. Rien dans la fiche ne permet d’aller au-delà de la dernière ligne, quel que soit le ΔT obtenu.

Je ne remplace que la tour de refroidissement, pas le condenseur. La fiche s’applique-t-elle ?

Oui, si la tour alimente un condenseur frigorifique à eau : la fiche inclut expressément la « tour seule » dans sa définition du système de condensation. Le ΔT se calcule sur l’ensemble, entre la température de condensation du fluide dans le condenseur conservé et celle de l’air au bulbe humide en entrée de la tour neuve, et il doit rester inférieur ou égal à 22 °C.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.