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Industrie · Fiche IND-UT-125

IND-UT-125 : osmose inverse en chaufferie vapeur, jusqu’à 2 700 kWh cumac par kW

Une chaudière vapeur rejette chaque jour une partie de son eau bouillante à l’égout pour évacuer les sels que la vapeur laisse derrière elle. Plus l’eau d’appoint est chargée, plus on purge, plus on jette de chaleur. La fiche IND-UT-125 valorise l’installation d’une osmose inverse ou d’une déminéralisation sur résines qui ramène l’eau d’appoint sous 50 µS/cm, dans une chaufferie industrielle de moins de 20 MW. Le montant se calcule sur la puissance utile des chaudières et varie dans un rapport de 1 à près de 39 selon le département et le rythme de fonctionnement du site. Le même équipement ne vaut donc pas la même chose à Quimper et à Lille.

Secteur
Industrie
Version applicable
v. A14-1
Durée de vie conventionnelle
10 ans

L'essentiel

  • La fiche vise la mise en place d’un traitement d’eau performant, osmose inverse ou déminéralisation sur résines échangeuses d’ions, pour l’eau d’alimentation de chaudières vapeur d’une chaufferie industrielle de moins de 20 MW.
  • Le montant est un coefficient en kWh cumac par kW multiplié par P, la somme des puissances utiles nominales des chaudières raccordées au traitement, lues sur la plaque. La chaudière de secours ne compte pas.
  • Quatre zones géographiques A, B, C, D définies par liste de départements, quatre rythmes de fonctionnement du 1x8h au 3x8h sans arrêt le week-end : le coefficient va de 70 à 2 700 kWh cumac par kW. Ce ne sont pas les zones climatiques H1, H2, H3.
  • Une condition de performance mesurable : la conductivité de l’eau d’appoint après traitement doit être inférieure ou égale à 50 µS/cm. Un simple adoucisseur ne l’atteint pas.
  • La facture doit nommer l’osmose inverse ou la déminéralisation sur résines, ou à défaut donner marque et référence complétées par un document du fabricant. Durée de vie conventionnelle : 10 ans.

Ce que couvre la fiche IND-UT-125

La fiche IND-UT-125 porte sur la mise en place d’un traitement d’eau performant pour l’alimentation d’une ou plusieurs chaudières de production de vapeur, dans une chaufferie dont la puissance thermique nominale totale est inférieure à 20 MW. Elle définit elle-même le traitement performant : soit une osmose inverse, soit une déminéralisation sur résines échangeuses d’ions. Un adoucisseur, un dégazeur, un conditionnement chimique ou un filtre ne relèvent pas de cette fiche, même s’ils améliorent la qualité de l’eau.

Le code se lit en trois blocs. IND désigne le secteur d’application, l’industrie, par opposition aux fiches BAT du tertiaire ou AGRI de l’agriculture. UT renvoie à la famille des utilités : les équipements qui servent le procédé sans être le procédé lui-même, air comprimé, froid, vapeur. 125 est le numéro d’ordre dans cette famille. La version lue dans le document officiel est la A14-1 ; le texte ne porte aucune date d’entrée en vigueur ni de fin d’application, et ne réserve la fiche à aucun territoire.

La durée de vie conventionnelle est de 10 ans : c’est la période sur laquelle les économies sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac, pour cumulés et actualisés. Dernier point de vocabulaire : la fiche parle de chaudières de production de vapeur. Une chaudière d’eau chaude ou d’eau surchauffée n’entre pas dans son champ, parce que le mécanisme d’économie qu’elle rémunère, la purge de déconcentration, est propre aux générateurs de vapeur.

Pourquoi une eau très pure fait économiser du combustible

Dans une chaudière vapeur, l’eau se vaporise mais les sels dissous qu’elle contenait ne partent pas avec la vapeur. Calcium, magnésium, silice, chlorures restent dans le ballon et s’y concentrent à chaque kilogramme de vapeur produit. Au-delà d’une certaine concentration, l’eau mousse, la vapeur entraîne des gouttelettes, le tartre se dépose sur les tubes. Pour tenir la concentration sous la limite admise par le constructeur, l’exploitant purge : il évacue à l’égout une fraction de l’eau du ballon, à la température de saturation, souvent bien au-dessus de 150 °C. Chaque litre purgé emporte la chaleur qu’il a fallu pour le porter là.

Le débit de purge nécessaire se déduit directement de la salinité de l’eau d’appoint. Plus l’eau entrante est chargée, plus vite le ballon atteint sa limite, plus il faut purger. Un adoucisseur classique échange le calcium et le magnésium contre du sodium : il supprime le tartre, mais la quantité totale de sels dissous reste la même. L’eau sort adoucie mais tout aussi conductrice, et la purge reste élevée.

L’osmose inverse pousse l’eau à travers une membrane qui retient la grande majorité des ions dissous ; la déminéralisation fait passer l’eau sur des résines cationiques et anioniques qui les captent. Dans les deux cas, la conductivité de l’eau produite, qui mesure sa teneur en ions, s’effondre. C’est pour cela que la fiche fixe un seuil en conductivité, 50 µS/cm : c’est la pureté de l’eau d’appoint qui autorise à concentrer davantage dans le ballon avant de purger.

Les économies viennent de trois côtés : la purge, qui peut être divisée par plusieurs et avec elle les pertes de chaleur et d’eau traitée ; l’encrassement, parce qu’une eau sans dureté ni silice maintient l’échange thermique au niveau d’origine ; le conditionnement chimique, moins sollicité. La fiche convertit l’ensemble en kWh cumac sur dix ans, en tenant compte de la zone géographique du site et du nombre d’heures de production de vapeur dans l’année.

Qui peut en bénéficier

Le bénéficiaire est l’exploitant d’un site industriel qui produit de la vapeur pour son procédé : agroalimentaire, chimie et pharmacie, papeterie, textile, blanchisserie industrielle, traitement de surface. La fiche classe l’opération dans le secteur industrie ; c’est la nature du site qui compte, pas la taille de l’entreprise.

La chaufferie doit avoir une puissance thermique nominale totale inférieure à 20 MW. La fiche renvoie pour cette notion à la rubrique 2910 des installations classées : puissance fixée et garantie par le constructeur, exprimée en PCI, consommable en marche continue. C’est une puissance d’entrée, celle du combustible brûlé, et elle est totale : la lecture prudente additionne toutes les chaudières de la chaufferie, secours comprise. Une chaufferie de 20 MW tout rond est hors champ, le texte dit inférieure, pas inférieure ou égale.

La mise en place doit être réalisée par un professionnel. La fiche n’exige aucune qualification particulière : en pratique un traiteur d’eau ou un chauffagiste industriel qui fournit, installe et met en service l’équipement. Une osmose achetée et raccordée par le service maintenance du site expose donc le dossier à un refus sur ce point. Enfin, comme pour toute opération CEE, le mandataire ou l’obligé qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement.

  • Éligible : site industriel, chaudières vapeur, chaufferie de puissance thermique nominale totale inférieure à 20 MW, osmose inverse ou déminéralisation sur résines posée par un professionnel, eau d’appoint traitée à 50 µS/cm au plus.
  • Exclu : traitement installé sur une chaudière de secours, adoucisseur seul, chaudière d’eau chaude, chaufferie de 20 MW ou plus.

Comment se calcule le montant

Le montant en kWh cumac est le produit de deux termes : un coefficient lu dans un tableau à double entrée, et P, la somme des puissances utiles nominales des chaudières concernées par le traitement d’eau, en kW. Le tableau croise quatre zones géographiques, A, B, C et D, avec quatre modes de fonctionnement du site : 1x8h, 2x8h, 3x8h avec arrêt le week-end et 3x8h sans arrêt le week-end.

Les zones ne sont pas les zones climatiques H1, H2 et H3 du reste du catalogue. La fiche les définit par une liste de départements qui lui est propre et ne dit pas sur quel critère : la zone A regroupe notamment la Bretagne, le Massif central, les Vosges, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées et la Corse ; la zone D réunit huit départements dont le Nord, le Pas-de-Calais, la Moselle et l’Hérault. Une hypothèse plausible est la minéralisation de l’eau brute, puisque plus l’eau est chargée, plus le passage à une eau à 50 µS/cm réduit la purge ; mais la fiche n’en dit rien, et seule la liste des départements fait foi.

Zone A : départements 2A, 2B, 03, 12, 15, 19, 22, 23, 29, 35, 42, 43, 47, 48, 49, 50, 53, 56, 58, 63, 64, 65, 70, 74, 87, 88 et France d’outre-mer. Zone B : 01, 02, 04, 06, 11, 14, 17, 24, 26, 27, 38, 39, 45, 55, 76, 77, 78, 80, 83, 84, 89, 95. Zone C : 07, 08, 09, 10, 13, 16, 18, 21, 25, 28, 30, 31, 32, 33, 36, 37, 40, 41, 44, 46, 51, 52, 54, 61, 66, 67, 68, 69, 71, 72, 75, 79, 81, 82, 85, 86, 90, 92, 93, 94. Zone D : 05, 34, 57, 59, 60, 62, 73, 91. Tous les départements métropolitains sont classés, aucun ne figure deux fois.

P se lit sur la plaque signalétique de chaque chaudière, ou à défaut sur un document du fabricant. La fiche précise qu’il s’agit de la puissance utile nominale : la puissance thermique maximale garantie par le constructeur comme pouvant être délivrée au fluide caloporteur en marche continue. C’est une puissance de sortie, inférieure à la puissance d’entrée en PCI qui sert au seuil de 20 MW. Sur une plaque qui donne les deux, ou un débit de vapeur en tonnes par heure, il faut retenir la puissance utile en kW et garder la plaque au dossier. Seules les chaudières raccordées au traitement et hors secours entrent dans P.

Mode de fonctionnement du siteZone AZone BZone CZone D
1x8h70 kWh cumac par kW230 kWh cumac par kW460 kWh cumac par kW650 kWh cumac par kW
2x8h160 kWh cumac par kW520 kWh cumac par kW1 000 kWh cumac par kW1 400 kWh cumac par kW
3x8h avec arrêt le week-end220 kWh cumac par kW700 kWh cumac par kW1 400 kWh cumac par kW1 900 kWh cumac par kW
3x8h sans arrêt le week-end300 kWh cumac par kW990 kWh cumac par kW2 000 kWh cumac par kW2 700 kWh cumac par kW

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Combien ça représente en vrai

À rythme égal, la zone D vaut environ neuf fois la zone A : 2 700 contre 300 en 3x8h continu, 650 contre 70 en 1x8h. À zone égale, le passage du 1x8h au 3x8h sans arrêt multiplie le coefficient par un peu plus de quatre. Entre la case la plus basse, 70, et la plus haute, 2 700, le rapport est de 38,6.

Premier cas, une laiterie du Finistère, zone A, en 2x8h, avec deux chaudières vapeur de 2 000 kW utiles chacune et une troisième en secours. L’osmose alimente la bâche commune, donc les deux chaudières en production : P vaut 4 000 kW et la secours reste dehors. 160 × 4 000 = 640 000 kWh cumac. Deuxième cas, une usine agroalimentaire du Nord, zone D, en 3x8h sans arrêt le week-end, avec une seule chaudière de 3 500 kW utiles : 2 700 × 3 500 = 9 450 000 kWh cumac. La chaudière est à peine plus grosse, le volume est presque quinze fois plus élevé.

Troisième cas, une blanchisserie industrielle des Hauts-de-Seine, zone C, en journée seulement, 1x8h, avec une chaudière de 1 200 kW utiles : 460 × 1 200 = 552 000 kWh cumac. Quatrième cas, un site chimique du Rhône, zone C, en 3x8h avec arrêt le week-end, avec deux chaudières de 4 000 et 6 000 kW utiles raccordées à une déminéralisation : P vaut 10 000 kW, et 1 400 × 10 000 = 14 000 000 kWh cumac. Il faut ici vérifier le seuil : 10 000 kW utiles correspondent à une puissance thermique nominale en PCI d’environ 11 MW, la chaufferie reste sous les 20 MW.

Le deuxième cas donne la mesure de la zone : la même chaudière de 3 500 kW en 3x8h continu installée en zone A aurait donné 300 × 3 500 = 1 050 000 kWh cumac, neuf fois moins. La première chose à lire est donc le numéro de département, la seconde le planning de production.

CasZone et rythmeP (kW utiles)CalculMontant en kWh cumac
Laiterie, FinistèreA, 2x8h4 000160 × 4 000640 000
Agroalimentaire, NordD, 3x8h sans arrêt3 5002 700 × 3 5009 450 000
Blanchisserie, Hauts-de-SeineC, 1x8h1 200460 × 1 200552 000
Chimie, RhôneC, 3x8h avec arrêt le week-end10 0001 400 × 10 00014 000 000
La même chaudière du Nord en zone AA, 3x8h sans arrêt3 500300 × 3 5001 050 000

Les conditions techniques : 50 µS/cm, pas de secours, une facture qui nomme la technologie

Une seule condition de la fiche est une performance mesurable : la conductivité de l’eau d’appoint après traitement doit être inférieure ou égale à 50 µS/cm. Ce seuil est bas. Une eau de réseau se situe le plus souvent entre quelques centaines et plus de 1 000 µS/cm, et un adoucisseur ne la fait pas baisser. Une osmose correctement dimensionnée produit un perméat largement sous le seuil ; une déminéralisation à deux lits ou à lit mélangé descend encore plus bas. Le point à surveiller est le mélange : si une partie de l’eau brute ou adoucie contourne le traitement pour compléter un débit, la conductivité de l’appoint remonte et la condition n’est plus tenue.

La fiche ne dit ni où ni quand mesurer cette conductivité, ni qui doit la constater. La lecture prudente consiste à garder au dossier la fiche technique du fabricant qui garantit la conductivité de l’eau produite pour l’eau brute du site, et un relevé de conductivité à la mise en service, consigné dans le procès-verbal de réception.

La fiche exclut la chaudière de secours sans la définir. Le cas simple est clair : une chaudière arrêtée, qui ne démarre qu’en cas de défaillance d’une autre. Le cas moins simple est la rotation, trois chaudières pour un besoin couvert par deux. La lecture prudente ne compte dans P que la puissance qui correspond au besoin effectivement couvert en production, et l’explique avec le schéma de la chaufferie et le régime de marche.

Le mode de fonctionnement du site entre dans le calcul, mais la fiche ne dit pas comment on le justifie. Un planning de production ou une attestation de l’exploitant, cohérents avec les compteurs horaires des chaudières quand ils existent, sont la pièce de bon sens. Déclarer un 3x8h continu pour une chaufferie qui s’arrête le vendredi soir multiplie le coefficient par 2 000 divisé par 1 400 en zone C, soit 1,43, et c’est l’écart qu’un contrôleur ira chercher.

ExigenceCe que dit la ficheCe qu’elle ne dit pas, et la lecture prudente
TechnologieOsmose inverse ou déminéralisation sur résines échangeuses d’ionsUn adoucisseur utilise aussi des résines mais n’est pas une déminéralisation : le seuil de conductivité tranche
PerformanceConductivité de l’eau d’appoint après traitement inférieure ou égale à 50 µS/cmNi point ni moment de mesure : fiche fabricant plus relevé à la mise en service
Chaudière de secoursNon éligibleSecours non définie : exclure de P toute puissance qui ne sert pas la production courante
Preuve de réalisationMentionne osmose inverse ou déminéralisation sur résines ; à défaut marque et référence plus document du fabricantUne facture « traitement d’eau » sans technologie ni référence ne passe pas
Mode de fonctionnementQuatre régimes dans le barèmeAucun justificatif imposé : planning ou attestation cohérents avec les compteurs horaires

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Un dossier IND-UT-125 est simple à vérifier parce que tout se recoupe : la facture nomme la technologie, la plaque donne P, le département donne la zone, le planning donne le rythme, le relevé de conductivité prouve la performance. Les dossiers tombent quand l’un de ces cinq éléments manque ou contredit les autres.

  • Conductivité de l’eau d’appoint après traitement supérieure à 50 µS/cm, ou aucun élément au dossier qui l’établisse : la condition de performance de la fiche n’est pas remplie.
  • Adoucisseur, filtration, dégazage ou conditionnement chimique facturés comme traitement performant : seules l’osmose inverse et la déminéralisation sur résines sont visées.
  • Osmose dimensionnée pour une partie seulement de l’appoint, le reste étant de l’eau adoucie mélangée : la conductivité résultante dépasse le seuil.
  • Chaudière de secours comptée dans P, traitement installé uniquement sur une chaudière de secours, ou chaufferie de 20 MW ou plus.
  • P calculée sur la puissance PCI, sur le débit de vapeur en tonnes par heure ou sur une estimation, au lieu de la puissance utile nominale de la plaque.
  • Mauvaise zone : département du siège au lieu de celui du site, ou zone climatique H1, H2, H3 utilisée à la place des zones A, B, C, D de la fiche.
  • Régime de marche surévalué, 3x8h continu déclaré pour une chaufferie qui s’arrête le week-end, sans planning ni relevé horaire.
  • Facture muette sur la technologie et sans marque ni référence, ou référence sans document du fabricant qui la rattache à une osmose inverse ou à une déminéralisation.
  • Mandataire ou obligé intervenu après la signature du devis : le rôle actif et incitatif doit être établi au plus tard le jour de l’engagement.

Questions fréquentes

Un adoucisseur est-il éligible à la fiche IND-UT-125 ?

Non. La fiche ne retient que l’osmose inverse et la déminéralisation sur résines échangeuses d’ions, et elle exige une conductivité de l’eau d’appoint après traitement inférieure ou égale à 50 µS/cm. Un adoucisseur remplace le calcium et le magnésium par du sodium sans retirer de sels : l’eau sort aussi conductrice qu’elle est entrée. Il ne remplit ni la définition ni la condition de performance.

Comment se calcule la prime IND-UT-125 pour une chaudière vapeur ?

En kWh cumac, par le produit d’un coefficient et de la puissance P. Le coefficient se lit dans un tableau qui croise la zone géographique du site, A, B, C ou D selon une liste de départements propre à la fiche, et le mode de fonctionnement, du 1x8h au 3x8h sans arrêt le week-end. Il va de 70 à 2 700 kWh cumac par kW. P est la somme des puissances utiles nominales des chaudières raccordées au traitement, hors secours. Pour une chaudière de 2 000 kW en zone C et 2x8h : 1 000 × 2 000 = 2 000 000 kWh cumac.

Quelle puissance faut-il retenir : la puissance PCI ou la puissance utile ?

Les deux servent, mais pas au même endroit. Le seuil de 20 MW s’apprécie en puissance thermique nominale au sens de la rubrique 2910, c’est-à-dire en PCI, sur l’ensemble de la chaufferie. Le montant se calcule sur la puissance utile nominale, celle que la chaudière délivre au fluide, lue sur la plaque signalétique ou sur un document du fabricant. La puissance utile est toujours inférieure à la puissance PCI, du fait du rendement : confondre les deux gonfle P et fait tomber le dossier.

Ma chaufferie compte trois chaudières dont une de secours. Laquelle compter ?

Pour le seuil de 20 MW, les trois : la fiche parle de la puissance thermique nominale totale de la chaufferie. Pour le montant, seulement celles qui sont réellement en production et alimentées par le traitement d’eau : la fiche exclut expressément la chaudière de secours. Si l’osmose alimente la bâche commune aux trois, P est la somme des puissances utiles des deux chaudières de production, et le dossier l’explique avec le schéma de la chaufferie.

Les zones A, B, C, D de la fiche correspondent-elles aux zones climatiques H1, H2, H3 ?

Non, et c’est une source d’erreur. La fiche définit ses propres zones par liste de départements : la zone A regroupe notamment la Bretagne, le Massif central, les Vosges, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, la Corse et l’outre-mer ; la zone D réunit les départements 05, 34, 57, 59, 60, 62, 73 et 91. Le découpage ne suit pas le climat : un site à Lille est en zone D, un site à Quimper en zone A. Il faut lire le numéro du département du site dans la liste de la fiche, et uniquement là.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.