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Résidentiel · Fiche BAR-TH-161

BAR-TH-161 : jusqu’à 45 400 kWh cumac par housse isolante posée en chaufferie collective

Dans une chaufferie d’immeuble, les tuyaux sont calorifugés mais les vannes, les pompes, les filtres et les brides restent nus : ce sont les points singuliers, et ils rayonnent toute la saison de chauffe. La fiche BAR-TH-161 valorise la pose de housses isolantes souples et démontables sur ces pièces, dans la chaufferie ou la sous-station d’un bâtiment résidentiel collectif existant. Le montant se compte par housse, selon le diamètre de la canalisation, la zone climatique et la température du fluide. La fiche s’applique aux opérations engagées avant le 1er août 2030, et chaque dossier passe par un contrôle sur site d’un organisme d’inspection accrédité.

Secteur
Résidentiel
Version applicable
v. A71-3
Durée de vie conventionnelle
10 ans (5 ans si le fluide dépasse 120 °C)

L'essentiel

  • La fiche vise les housses isolantes posées sur les points singuliers d’un réseau de chauffage ou d’eau chaude sanitaire déjà calorifugé, en chaufferie ou en sous-station d’un bâtiment résidentiel collectif existant. Les manchons ne sont pas éligibles.
  • Forfait par housse : de 8 800 kWh cumac (DN 20 à 65, zone H3, fluide de 50 à 120 °C) à 45 400 kWh cumac (DN supérieur à 100, zone H1, fluide au-delà de 120 °C). Neuf lignes de barème, deux colonnes de température.
  • Housse éligible : souple, démontable, fermée par un système intégré (sangles, bandes auto-agrippantes, crochets), garnie de laine minérale conforme à NF EN 14303, température maximale de service supérieure à 200 °C, résistance thermique d’au moins 1,5 m².K/W à 50 °C et 1,0 m².K/W à 100 °C.
  • Deux pièces propres à la fiche : un état récapitulatif des housses et des points isolés, daté et signé par le professionnel et le bénéficiaire, et le rapport d’un organisme d’inspection accrédité COFRAC qui démonte au moins 10 % des housses.
  • Durée de vie conventionnelle de 10 ans pour un fluide entre 50 °C et 120 °C, 5 ans au-delà. Un même point singulier n’est valorisé qu’une fois pendant cette durée. Fin d’application : opérations engagées avant le 1er août 2030.

Ce que couvre la fiche BAR-TH-161

La fiche BAR-TH-161 s’intitule « Isolation de points singuliers d’un réseau ». Elle valorise la mise en place de housses isolantes sur les points singuliers d’un réseau hydraulique de chauffage ou d’eau chaude sanitaire, à deux conditions de lieu : le réseau est déjà isolé, et les points traités se trouvent dans une chaufferie ou une sous-station desservant un système collectif. Le calorifuge des tuyaux eux-mêmes relève d’autres opérations.

Le code se lit en trois blocs : BAR pour le bâtiment résidentiel, par opposition aux fiches BAT du tertiaire et IND de l’industrie, TH pour la famille thermique, 161 pour le numéro d’ordre. Le secteur d’application est le bâtiment résidentiel existant, ce qui écarte les immeubles neufs. La fiche définit ses deux locaux : une chaufferie abrite des appareils de production de chaleur par combustion, chaudières gaz ou fioul d’une copropriété ou d’un bailleur ; une sous-station abrite les appareils qui transfèrent, par mélange ou par échange, la chaleur d’un réseau primaire vers un réseau secondaire, c’est le poste de livraison d’un réseau de chaleur au pied d’un immeuble. Un local équipé uniquement de pompes à chaleur ne répond pas à la définition de la chaufferie, faute de combustion.

Trois limites figurent dès le premier point. D’abord, une chaufferie ou une sous-station dont l’isolation fait baisser les émissions de gaz à effet de serre d’une installation classée relevant de l’article L 229-5 du code de l’environnement, exploitée par le bénéficiaire, sort du champ. Ensuite, aucun cumul n’est possible avec RES-CH-104, l’opération de réhabilitation d’un poste de livraison de chaleur en résidentiel. Enfin, seules comptent les opérations engagées avant le 1er août 2030.

Pourquoi une housse sur une vanne fait économiser de l’énergie

Un réseau de chauffage collectif est calorifugé sur ses longueurs droites, presque jamais sur ses accessoires. La raison est pratique : une vanne doit se manœuvrer, une pompe se déposer, un filtre se nettoyer. Le calorifugeur s’arrête de part et d’autre de chaque pièce et laisse à nu un corps en fonte ou en acier, avec ses brides, à la température de l’eau qui le traverse. Sur un réseau à 80 °C dans un local à 20 °C, ce métal perd de la chaleur par convection et par rayonnement, en continu, toute la saison de chauffe, et toute l’année pour le circuit d’eau chaude sanitaire.

L’ordre de grandeur surprend : la surface développée d’une vanne à brides dépasse largement celle du tube de même diamètre sur la même longueur, et les thermiciens retiennent couramment qu’un point singulier nu équivaut à plusieurs mètres de tuyau non isolé. C’est ce qui explique la progression du barème avec le diamètre, et le forfait plus élevé au-delà de 120 °C : plus l’écart avec l’ambiance est grand, plus la pièce nue perd.

La housse lève la contrainte d’exploitation qui empêchait d’isoler. C’est une enveloppe souple en tissu technique, garnie d’une âme en laine minérale, taillée à la forme de la pièce et fermée par des sangles, des bandes auto-agrippantes ou des crochets. Elle s’enlève en quelques secondes pour la maintenance et se remet sans outil. C’est pour cela que la fiche exclut les manchons : un manchon ou une coquille rigide finit découpé à la première intervention et n’est plus remis.

Qui peut en bénéficier

Le bénéficiaire type est le propriétaire ou le gestionnaire d’un immeuble d’habitation existant à chauffage collectif : copropriété représentée par son syndic, bailleur social, propriétaire d’un immeuble entier. Le local concerné est la chaufferie de l’immeuble ou la sous-station qui le raccorde à un réseau de chaleur. Dans ce second cas, le primaire est souvent à haute température et le secondaire plus bas : les deux côtés peuvent porter des points éligibles, chacun dans sa colonne de barème.

La pose est réalisée par un professionnel, sans qualification imposée par la fiche : en pratique un calorifugeur ou un fabricant-poseur qui relève les cotes de chaque pièce avant fabrication. Comme pour toute opération CEE, celui qui valorise les certificats, mandataire ou obligé, doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, en pratique avant la signature du devis.

  • Éligible : chaufferie à combustion ou sous-station d’un immeuble résidentiel collectif existant, réseau déjà calorifugé, housses posées par un professionnel.
  • Éligible : vannes, réducteurs, robinets, clapets, filtres, séparateurs, compteurs, détendeurs, manchettes, purgeurs, pompes, avec leurs jeux de brides.
  • Exclu : échangeurs à plaques, coudes, soudures, tuyauteries, points situés sur un circuit de condensats ouvert.
  • Exclu : installation classée visée à l’article L 229-5 exploitée par le bénéficiaire, bâtiment neuf, cumul avec RES-CH-104, point déjà valorisé depuis moins de 10 ans (5 ans au-delà de 120 °C), même si sa housse a été changée.

Comment se calcule le montant

Le montant total est la somme, ligne par ligne, d’une valeur unitaire multipliée par N, le nombre de housses posées dans cette ligne. La valeur unitaire dépend de trois paramètres : le diamètre nominal DN de la canalisation sur laquelle le point singulier est raccordé, la zone climatique du bâtiment, et la température du fluide caloporteur, avec deux colonnes, de 50 °C à 120 °C inclus et au-delà de 120 °C.

Le diamètre retenu est celui de la canalisation, pas celui de la pièce. Trois tranches : de DN 20 à DN 65 inclus, de DN 65 exclu à DN 100 inclus, et au-delà de DN 100. Un DN 65 se classe dans la première tranche, un DN 100 dans la deuxième. Une housse isole un point singulier au sens de la fiche : une vanne et son jeu de brides forment un seul point, de même qu’un jeu de brides reliant deux réseaux ou un arrêt de tuyauterie à bride. On ne multiplie pas les housses en isolant séparément la bride amont, le corps et la bride aval.

Sur la température, la fiche écrit seulement que Tfluide est la température du fluide caloporteur. Elle doit figurer dans l’état récapitulatif et l’organisme d’inspection la vérifie, mais le texte ne dit pas comment la justifier. La lecture prudente : retenir la température de départ de régime du réseau, telle qu’elle ressort du schéma de principe ou de la régulation, et ne placer dans la colonne au-delà de 120 °C que les réseaux d’eau surchauffée ou de vapeur dont le régime est documenté. Un réseau qui circule en dessous de 50 °C n’a aucune ligne au barème, et rien n’autorise à lui appliquer la première colonne.

DN de la canalisationZoneFluide de 50 °C à 120 °C inclusFluide au-delà de 120 °C
De 20 à 65 mm inclusH111 700 kWh cumac par housse12 900 kWh cumac par housse
De 20 à 65 mm inclusH210 500 kWh cumac par housse11 600 kWh cumac par housse
De 20 à 65 mm inclusH38 800 kWh cumac par housse9 700 kWh cumac par housse
Plus de 65 à 100 mm inclusH125 100 kWh cumac par housse27 800 kWh cumac par housse
Plus de 65 à 100 mm inclusH222 700 kWh cumac par housse25 100 kWh cumac par housse
Plus de 65 à 100 mm inclusH318 900 kWh cumac par housse20 900 kWh cumac par housse
Plus de 100 mmH140 900 kWh cumac par housse45 400 kWh cumac par housse
Plus de 100 mmH237 000 kWh cumac par housse41 000 kWh cumac par housse
Plus de 100 mmH330 800 kWh cumac par housse34 100 kWh cumac par housse

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Combien ça représente en vrai

Le diamètre pèse plus que tout : en H1, une housse en DN supérieur à 100 vaut 40 900 kWh cumac contre 11 700 en DN 20 à 65, un rapport d’environ 3,5. La colonne au-delà de 120 °C ajoute environ 10 %, et la zone retire environ un quart entre H1 et H3.

Premier cas, une copropriété de 60 logements à Lyon, zone H1, chaufferie gaz, réseau à 80 °C. Le relevé compte 25 points singuliers sur des canalisations de DN 32 à DN 65, et 10 points sur le collecteur en DN 80 et DN 100. Première tranche : 11 700 × 25 = 292 500 kWh cumac. Deuxième tranche : 25 100 × 10 = 251 000 kWh cumac. Total : 292 500 + 251 000 = 543 500 kWh cumac.

Deuxième cas, une sous-station de réseau de chaleur à Bordeaux, zone H2. Le primaire est en eau surchauffée au-delà de 120 °C : 8 points sur des canalisations en DN 125 et DN 150, soit 41 000 × 8 = 328 000 kWh cumac. Le secondaire chauffage à 75 °C compte 20 points en DN 40 à DN 65 : 10 500 × 20 = 210 000 kWh cumac. Total : 328 000 + 210 000 = 538 000 kWh cumac. L’échangeur à plaques entre les deux ne compte pas.

Troisième cas, une résidence de bailleur social à Marseille, zone H3, chaufferie fioul avec production d’eau chaude sanitaire : 40 points en DN 20 à 65 et 12 points en DN 65 à 100, tout le réseau entre 50 et 120 °C. 8 800 × 40 = 352 000 kWh cumac, puis 18 900 × 12 = 226 800 kWh cumac, total 352 000 + 226 800 = 578 800 kWh cumac.

Quatrième cas, pour isoler l’effet de la zone : 30 housses en DN 65 à 100, fluide de 50 à 120 °C. À Strasbourg, zone H1, 25 100 × 30 = 753 000 kWh cumac. À Nice, zone H3, 18 900 × 30 = 567 000 kWh cumac. L’écart est de 186 000 kWh cumac, loin d’annuler l’intérêt de l’opération dans le sud.

CasLigne du barèmeNCalculMontant en kWh cumac
Copropriété Lyon, H1DN 20 à 65, 50 à 120 °C2511 700 × 25292 500
Copropriété Lyon, H1DN 65 à 100, 50 à 120 °C1025 100 × 10251 000
Sous-station Bordeaux, H2DN > 100, au-delà de 120 °C841 000 × 8328 000
Sous-station Bordeaux, H2DN 20 à 65, 50 à 120 °C2010 500 × 20210 000
Bailleur Marseille, H3DN 20 à 65, 50 à 120 °C408 800 × 40352 000
Bailleur Marseille, H3DN 65 à 100, 50 à 120 °C1218 900 × 12226 800
Chaufferie Strasbourg, H1DN 65 à 100, 50 à 120 °C3025 100 × 30753 000
La même à Nice, H3DN 65 à 100, 50 à 120 °C3018 900 × 30567 000

Les conditions techniques : la housse, la facture, l’état récapitulatif

La housse cumule quatre caractéristiques. Elle est souple, démontable et équipée d’un système de fermeture intégré. Son âme isolante est en laine minérale et répond à la norme NF EN 14303, celle des produits isolants manufacturés en laine minérale. Sa température maximale de service dépasse 200 °C. Sa résistance thermique, rapport entre l’épaisseur et la conductivité déclarées, atteint au moins 1,5 m².K/W à une température moyenne de 50 °C et 1,0 m².K/W à 100 °C. Conductivité, épaisseur et température maximale de service se mesurent dans les conditions de cette même norme.

La preuve de réalisation, en pratique la facture, mentionne la pose de housses souples, démontables et équipées d’un système de fermeture pour l’isolation de points singuliers en chaufferie ou en sous-station, le nombre de housses selon la température du fluide, leur résistance thermique à la température exigée, le DN des points isolés, la marque, le modèle, la nature de l’isolant et sa température maximale de service. À défaut, une facture limitée aux marques, références, nombres par température et diamètres est complétée par un document du fabricant qui atteste ces mêmes caractéristiques et cite les normes utilisées.

Le document propre à cette fiche est l’état récapitulatif. Le professionnel l’établit à la fin des travaux, le date, et le signe avec le bénéficiaire. Il indique le lieu d’implantation, puis, pour chaque point isolé, ses marques, références ou numéros de repérage internes et le DN de la canalisation, et pour chaque housse sa marque, sa référence, la résistance thermique de son âme à la température exigée, sa température maximale de service et, s’il existe, son numéro de repérage, ainsi que la température du fluide. L’organisme d’inspection en fait le récolement sur site : chaque ligne doit permettre de retrouver la housse et la pièce correspondantes.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
Type de housseSouple, démontable, fermeture intégrée (sangles, bandes auto-agrippantes, crochets)Manchons et coquilles exclus, même en laine minérale
IsolantLaine minérale conforme à NF EN 14303, température maximale de service > 200 °CFiche technique du fabricant citant la norme
Résistance thermique≥ 1,5 m².K/W à 50 °C et ≥ 1,0 m².K/W à 100 °CVérifier les deux valeurs, pas seulement celle à 50 °C
Preuve de réalisationNature des housses, nombre par température, résistance thermique, DN, marque, modèle, isolant, température de serviceÀ défaut : marque et références, plus attestation du fabricant
État récapitulatifDaté, signé par le professionnel et le bénéficiaire, un repère par point et par housse, température du fluideRepères lisibles sur site le jour de l’inspection

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

La particularité de BAR-TH-161 est le contrôle sur site obligatoire, après travaux, par un organisme d’inspection accrédité selon la norme NF EN ISO/CEI 17020, de type A, pour le domaine 15.1.5, l’inspection d’opérations standardisées d’économies d’énergie, par le COFRAC ou un organisme signataire de l’accord européen multilatéral. La justification de cette accréditation est un document justificatif du dossier, au même titre que l’état récapitulatif.

L’organisme ne se contente pas de compter. Il vérifie de façon aléatoire au moins 10 % des points singuliers isolés, nombre arrondi à l’unité supérieure, en démontant la housse puis en la remettant en place : type de point, DN, température du fluide, marque et référence, nature de l’isolant, résistance thermique, température de service. Pour 35 housses, 10 % font 3,5, arrondis à 4 démontages ; pour 52 housses, 5,2 arrondis à 6. Et la fiche est sans appel : cette vérification ne doit révéler aucun écart avec l’état récapitulatif. Un seul DN mal relevé sur une pièce tirée au sort met le rapport en défaut.

Le rapport atteste la pose, le nombre et le type des housses, le DN des canalisations, les marques, références et repères, et le récolement avec l’état récapitulatif. Il mentionne la date de la visite, la référence de la facture, la raison sociale et le SIREN du professionnel, l’identité du bénéficiaire et le lieu. Quand le relevé initial est juste, l’inspection ne fait que le confirmer.

  • Pas de rapport d’organisme accrédité 17020 type A pour le domaine 15.1.5, ou accréditation non justifiée au dossier.
  • Écart entre l’état récapitulatif et le constat sur site lors des démontages : DN différent, housse d’une autre référence, pièce qui n’est pas un point singulier au sens de la fiche.
  • Housse non conforme : manchon ou coquille, isolant autre que la laine minérale, température de service de 200 °C ou moins, résistance thermique suffisante à 50 °C mais pas à 100 °C.
  • Pièces hors définition comptées : échangeur à plaques, coude, soudure, tube, ou bride comptée séparément de la vanne qu’elle raccorde.
  • Mauvaise colonne de température : réseau à 90 °C déclaré au-delà de 120 °C, ou réseau en dessous de 50 °C déposé alors qu’aucune ligne ne le couvre.
  • Réseau non calorifugé : la fiche parle d’un réseau hydraulique isolé. Des housses sur les vannes d’un réseau aux tubes nus ne correspondent pas à l’opération décrite.
  • État récapitulatif non signé par le bénéficiaire ou non daté ; facture muette sur la marque, le modèle ou l’isolant sans document du fabricant.
  • Mandataire ou obligé intervenu après la signature du devis : le rôle actif et incitatif doit être établi au plus tard le jour de l’engagement.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un point singulier au sens de la fiche BAR-TH-161 ?

La fiche en donne la liste : vanne, réducteur, robinet, clapet, filtre, séparateur, compteur, détendeur, manchette, purgeur, pompe. Une pièce et son jeu de brides comptent pour un seul point, de même qu’un jeu de brides reliant deux réseaux ou un arrêt de tuyauterie à bride. L’échangeur à plaques n’en est pas un.

Des coquilles ou des manchons isolants posés sur les vannes sont-ils éligibles ?

Non. La fiche écrit que les manchons isolants ne sont pas éligibles et décrit la housse comme une enveloppe souple, démontable, garnie de laine minérale et maintenue par un système de fermeture intégré. Une coquille rigide ou un manchon collé ne remplit pas cette définition, quel que soit son isolant.

Mon réseau de chauffage collectif fonctionne à 45 °C, peut-on déposer des housses en BAR-TH-161 ?

Le barème commence à une température de fluide de 50 °C. En dessous, il n’existe aucune valeur de certificats dans la fiche, et rien dans le texte ne permet d’en appliquer une par analogie. Un réseau basse température alimenté par une pompe à chaleur sort donc du champ, d’autant que l’absence de combustion fait aussi sortir le local de la définition de la chaufferie.

Le contrôle par un organisme d’inspection est-il obligatoire pour une petite chaufferie ?

Oui, quelle que soit la taille. La fiche impose un contrôle sur site après travaux par un organisme accrédité COFRAC selon NF EN ISO/CEI 17020, type A, domaine 15.1.5, avec démontage d’au moins 10 % des housses, nombre arrondi à l’unité supérieure. Pour 8 housses, cela fait 0,8 arrondi à 1 démontage, et le rapport reste une pièce obligatoire du dossier.

Peut-on refaire l’opération quand les housses sont changées ?

Pas avant la fin de la durée de vie conventionnelle : 10 ans pour un fluide entre 50 °C et 120 °C, 5 ans au-delà. La fiche interdit qu’un même point singulier fasse l’objet d’une nouvelle demande pendant cette période. Des points jamais isolés auparavant peuvent être déposés à tout moment tant que l’opération est engagée avant le 1er août 2030.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.