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Tertiaire · Fiche BAT-SE-104

BAT-SE-104 : un CPE Services chauffage vaut de 13 à 99 kWh cumac par m² chauffé, fois F

Aucune chaudière à remplacer, aucun isolant à poser. La fiche BAT-SE-104 valorise la signature d’un contrat : un contrat de performance énergétique de services, par lequel un exploitant qualifié s’engage, pénalité à l’appui, à faire baisser d’au moins 10 % la consommation de l’installation collective de chauffage d’un bâtiment tertiaire existant. Le montant se calcule au m² chauffé, grimpe avec la durée de la garantie, de 2 à 10 ans, et se multiplie par un facteur F quand le contrat couvre aussi l’eau chaude, la climatisation ou l’électricité spécifique. Date d’engagement et date d’achèvement sont la même : celle de la signature du contrat.

Secteur
Tertiaire
Version applicable
v. A31-1
Durée de vie conventionnelle
De 2 à 10 ans

L'essentiel

  • L’opération, c’est le contrat lui-même : un CPE Services de maintenance, exploitation et optimisation d’une installation collective de chauffage, dans un bâtiment tertiaire existant, avec un engagement d’économies en pourcentage et sans travaux éligibles aux CEE pour l’atteindre.
  • Le barème va de 13 kWh cumac par m² (garantie de 2 ans, zone H3) à 99 kWh cumac par m² (garantie de 10 ans ou plus, zone H1), multiplié par la surface chauffée S et par un facteur F lié au périmètre du contrat.
  • F = 1 + la somme des facteurs f des usages ajoutés au chauffage : eau chaude sanitaire, climatisation de confort, électricité spécifique. Les f dépendent du secteur d’activité, de 0,02 à 1,09.
  • Six exigences : contrat de services avec engagement d’économies en %, référence sur au moins trois années calendaires consécutives et récentes, au moins 10 % d’économie sur chaque poste couvert, garantie d’au moins deux années pleines, plan de mesure et vérification avec bilan annuel, pénalité de 100 % du surcoût. S’y ajoute un opérateur Qualibat 553 ou 554 ou équivalent.
  • Engagement et achèvement sont la date de signature du contrat, et la durée de vie conventionnelle est la durée de la garantie, de 2 à 10 ans. Aucune bonification CPE, ni pour cette opération ni pour les autres opérations CEE du bâtiment pendant le contrat.

Ce que couvre la fiche BAT-SE-104, et ce que veut dire son code

La fiche BAT-SE-104 porte sur la mise en place d’un contrat de performance énergétique de services, abrégé CPE Services, ayant pour objet une installation collective de chauffage. Ce contrat peut aussi intégrer la production d’eau chaude sanitaire, la climatisation pour le confort et l’électricité spécifique, c’est-à-dire l’éclairage, la ventilation ou l’informatique. Le chauffage collectif est le socle obligatoire, les autres usages sont des extensions qui augmentent le montant.

Le code se lit en trois blocs. BAT désigne les bâtiments tertiaires, dont la fiche retient six familles : bureau, hôtellerie et restauration, commerce, santé, enseignement, sport, loisirs et culture. SE désigne la famille des services : à la différence des fiches TH, thermiques, ou EQ, équipements, l’opération n’installe pas un matériel, elle contracte une prestation à résultat garanti. 104 est le numéro d’ordre.

Le champ est celui des bâtiments tertiaires existants équipés d’une installation collective de chauffage. L’attestation sur l’honneur annexée à la fiche demande de confirmer que le bâtiment existe depuis plus de deux ans à la date d’engagement. La version en vigueur est la A31-1. La durée de vie conventionnelle n’est pas un chiffre fixe mais une plage, de 2 à 10 ans : elle est égale à la durée de la garantie inscrite au contrat, et c’est elle qui structure le barème, puisque les économies sont comptées puis actualisées sur la seule période où l’exploitant s’engage réellement.

Pourquoi un contrat de performance fait économiser de l’énergie sans travaux

Une chaufferie collective tertiaire perd rarement son rendement d’un coup. Elle le perd par glissement : courbes de chauffe calées trop haut pour éviter les plaintes, horaires de relance qui ne suivent plus l’occupation réelle, vannes trois voies qui ne ferment plus, pompes à plein débit toute la saison, réseau déséquilibré que l’on compense en poussant la température de départ. Chaque réglage paraît raisonnable. Leur somme pèse lourd sur la facture, sans qu’aucun équipement ne soit défaillant.

Un contrat d’exploitation classique rémunère l’exploitant pour tenir l’installation en marche, pas pour la faire consommer moins. Le contrat de performance énergétique renverse l’incitation : l’exploitant s’engage sur un pourcentage d’économie par rapport à une situation de référence, mesurée sur plusieurs années d’historique et corrigée du climat, et s’il ne tient pas l’engagement, il paie une pénalité couvrant 100 % du surcoût. L’optimisation devient son métier.

D’où vient l’économie ? De la régulation et de la conduite : lois d’eau abaissées, intermittence réelle selon l’occupation, équilibrage du réseau, pilotage des pompes, cascade des générateurs, suivi des dérives par comptage. La fiche interdit au contrat de prévoir des travaux éligibles aux CEE pour atteindre l’objectif : le gain doit venir de la façon d’exploiter l’installation existante. C’est ce qui explique que le barème monte avec la durée, une conduite optimisée ne produisant son effet qu’à condition d’être maintenue. Le plan de mesure et de vérification rend ce résultat contrôlable en corrigeant chaque année des degrés-jours, du volume d’eau chaude puisé et du taux d’occupation : sans ces ajustements, un hiver doux ferait croire à une performance et un hiver rude à un échec.

Qui peut en bénéficier

Le bénéficiaire est le propriétaire ou le gestionnaire d’un bâtiment tertiaire existant chauffé par une installation collective, qui signe le CPE Services avec un opérateur : collectivité pour ses écoles et ses gymnases, groupe hospitalier, foncière de bureaux, enseigne de commerce, exploitant hôtelier. Le contrat peut couvrir un bâtiment ou un parc de bâtiments.

L’opérateur titulaire du contrat assure la maintenance, l’exploitation et l’optimisation des installations. Il doit disposer, à la date d’entrée en vigueur du contrat, d’une qualification Qualibat 553 ou 554, ou d’un dispositif aux spécifications techniques équivalentes. C’est lui qui signe la partie C de l’attestation sur l’honneur, où il atteste qu’il fournira le contrat à un seul demandeur de certificats et qu’il supportera la pénalité en cas d’écart.

Le secteur d’activité ne joue que sur les facteurs f, et l’attestation demande de cocher une seule case. Pour un site mixte, bureaux avec commerces en pied d’immeuble par exemple, la fiche ne donne pas de règle de répartition : le choix de la case doit pouvoir être justifié, et il vaut mieux le valider avec le délégataire avant la signature.

Comme pour toute opération CEE, celui qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement. Ici, l’engagement est la signature du contrat : un CPE Services déjà signé ne peut plus être valorisé.

  • Éligible : bâtiment ou parc de bâtiments tertiaires existants depuis plus de deux ans, chauffés par une installation collective, avec un CPE Services conforme aux six exigences signé avec un opérateur qualifié.
  • Exclu : bâtiment de moins de deux ans, chauffage individuel par local, contrat d’exploitation sans engagement chiffré ni pénalité, contrat reposant sur des travaux éligibles aux CEE, contrat signé avant l’intervention du mandataire ou de l’obligé.
  • Hors champ : les bâtiments résidentiels, la fiche ne vise que le tertiaire. Attention, BAR-SE-104 n’est pas son équivalent résidentiel : c’est une fiche de réglage des organes d’équilibrage.

Comment se calcule le montant

Le montant en kWh cumac est le produit de trois termes : un montant unitaire par m² lu dans le tableau du point 5, la surface chauffée S des bâtiments prise en compte dans le CPE, et un facteur correctif F lié au périmètre du contrat. Soit : montant unitaire × S × F.

Le montant unitaire dépend de la durée de la garantie, en années pleines, et de la zone climatique. Il va de 13 kWh cumac par m² pour deux ans en H3 à 99 pour dix ans ou plus en H1. La progression n’est pas tout à fait linéaire : en H1, deux ans valent 23, cinq ans 54, dix ans 99. Les premières années ajoutent 10 à 11 kWh cumac par m², les dernières 8 à 9, ce qui traduit l’actualisation des économies futures. Au-delà de dix ans, le barème ne monte plus.

S est la surface chauffée prise en compte dans le CPE, en m². La fiche ne précise pas de méthode de mesure : le chiffre doit être identique du contrat au tableau de situation de référence de l’attestation sur l’honneur.

F vaut 1 + Σf, où Σf est la somme des facteurs f des postes ajoutés au chauffage : eau chaude sanitaire, climatisation pour le confort, électricité spécifique. Chaque f dépend du secteur d’activité, selon le tableau ci-dessous. Un contrat limité au chauffage a un F de 1. Des bureaux couvrant les quatre usages ont un F de 1 + 0,06 + 0,28 + 0,78 = 2,12. Le maximum est atteint en hôtellerie-restauration : 1 + 0,38 + 0,26 + 1,09 = 2,73. Dans l’enseignement, les trois usages réunis ne portent F qu’à 1,36.

Une condition encadre cet élargissement : la garantie d’au moins 10 % s’applique à chacun des postes couverts par le contrat, chaque année. Ajouter l’électricité spécifique pour bénéficier de son f suppose donc un engagement d’au moins 10 % sur ce poste, avec sa propre référence et son propre comptage. Un usage mentionné dans le contrat sans engagement chiffré ne devrait pas être compté dans F.

Durée de la garantie (années pleines)Zone H1Zone H2Zone H3
2 ans23 kWh cumac par m²19 kWh cumac par m²13 kWh cumac par m²
3 ans34 kWh cumac par m²28 kWh cumac par m²18 kWh cumac par m²
4 ans44 kWh cumac par m²36 kWh cumac par m²24 kWh cumac par m²
5 ans54 kWh cumac par m²44 kWh cumac par m²30 kWh cumac par m²
6 ans64 kWh cumac par m²52 kWh cumac par m²35 kWh cumac par m²
7 ans73 kWh cumac par m²60 kWh cumac par m²40 kWh cumac par m²
8 ans82 kWh cumac par m²67 kWh cumac par m²45 kWh cumac par m²
9 ans90 kWh cumac par m²74 kWh cumac par m²49 kWh cumac par m²
10 ans ou plus99 kWh cumac par m²81 kWh cumac par m²54 kWh cumac par m²
FormuleMontant unitaire × S × FS = surface chauffée dans le CPE (m²)F = 1 + Σf des usages ajoutés

Le facteur f par usage et par secteur

Les f traduisent le poids de chaque usage dans la consommation du secteur, rapporté au chauffage. Un hôtel consomme beaucoup d’eau chaude et d’électricité, une école presque uniquement du chauffage : le tableau le reflète.

Usage ajouté au chauffageBureauHôtellerie / RestaurationCommerceSantéEnseignementSport, Loisirs, Culture
Eau chaude sanitaire0,060,380,160,320,140,52
Climatisation pour le confort0,280,260,250,130,020,13
Électricité spécifique0,781,090,820,320,200,41
F avec les trois usages2,122,732,231,771,362,06

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Combien ça représente en vrai

Le barème au m² paraît modeste à côté des fiches d’équipement, mais il s’applique à des surfaces qui se comptent en milliers de m², et il se multiplie par F.

Un immeuble de bureaux de 5 000 m² chauffés à Lyon, zone H1, avec un CPE Services de cinq ans limité au chauffage : montant unitaire 54, F = 1, soit 54 × 5 000 = 270 000 kWh cumac. Si le même contrat couvre aussi l’eau chaude, la climatisation et l’électricité spécifique, avec un engagement d’au moins 10 % sur chaque poste, F passe à 2,12 : 54 × 5 000 × 2,12 = 572 400 kWh cumac. Le périmètre a plus que doublé le montant sans changer ni la surface ni la durée.

Un hôtel de 3 000 m² à Bordeaux, zone H2, garantie de huit ans sur le chauffage et l’eau chaude sanitaire : montant unitaire 67, F = 1 + 0,38 = 1,38, soit 67 × 3 000 × 1,38 = 277 380 kWh cumac. Un lycée de 12 000 m² à Montpellier, zone H3, garantie de dix ans sur le chauffage seul : 54 × 12 000 = 648 000 kWh cumac, et avec l’eau chaude des internats, F = 1,14 : 54 × 12 000 × 1,14 = 738 720 kWh cumac. Une clinique de 8 000 m² à Lille, zone H1, garantie de quatre ans sur le chauffage, l’eau chaude et la climatisation : F = 1 + 0,32 + 0,13 = 1,45, et 44 × 8 000 × 1,45 = 510 400 kWh cumac.

Deux enseignements. La durée pèse plus que la zone : en H1, passer de deux à dix ans de garantie multiplie le montant unitaire par 99 divisé par 23, environ 4,3, alors que passer de H1 à H3 à durée égale le divise par 99 sur 54, environ 1,8. Et le périmètre pèse autant que la durée : dans le premier cas, les quatre usages ont apporté 302 400 kWh cumac de plus, là où dix ans de garantie sur le chauffage seul n’auraient donné que 99 × 5 000 = 495 000 kWh cumac.

CasZone, durée, périmètreS (m²)CalculMontant en kWh cumac
Bureaux à LyonH1, 5 ans, chauffage seul (F = 1)5 00054 × 5 000270 000
Les mêmes bureaux, périmètre completH1, 5 ans, 4 usages (F = 2,12)5 00054 × 5 000 × 2,12572 400
Hôtel à BordeauxH2, 8 ans, chauffage + ECS (F = 1,38)3 00067 × 3 000 × 1,38277 380
Lycée à MontpellierH3, 10 ans, chauffage seul (F = 1)12 00054 × 12 000648 000
Le même lycée avec l’ECSH3, 10 ans, chauffage + ECS (F = 1,14)12 00054 × 12 000 × 1,14738 720
Clinique à LilleH1, 4 ans, chauffage + ECS + climatisation (F = 1,45)8 00044 × 8 000 × 1,45510 400

Les conditions techniques : six exigences contractuelles et une qualification

Ici, le document technique est le contrat, et c’est le contrat signé qui sert de preuve. La fiche énumère six exigences. La première définit la nature du contrat : des services de maintenance, d’exploitation et d’optimisation, un engagement d’économies en pourcentage par rapport à une situation de référence, et aucun travaux éligible aux CEE pour l’atteindre.

La deuxième est la situation de référence. Elle repose sur les consommations historiques d’au moins trois années calendaires consécutives et récentes précédant la signature, représentatives d’une occupation normale, corrigées des paramètres d’ajustement dont les données climatiques. Elle intègre les opérations d’amélioration réalisées pendant cette période et qui ont donné ou donneront lieu à une demande de CEE : si une chaudière a été remplacée il y a deux ans avec des certificats, la référence est celle d’après ce remplacement. Et la consommation de référence retenue est toujours inférieure ou égale à la moyenne historique corrigée.

Les quatre suivantes : au moins 10 % d’économie sur chaque poste couvert, chaque année ; une durée garantie d’au moins deux années pleines, pendant laquelle la pénalité s’applique ; un plan de mesure et de vérification, mis en place avant la demande de certificats, avec un bilan annuel écrit qui compare l’année écoulée à la référence, justifie les ajustements et chiffre la pénalité due ; une pénalité égale à 100 % du surcoût dû à l’écart constaté. S’y ajoute la qualification de l’opérateur, Qualibat 553 ou 554 ou équivalent à l’entrée en vigueur du contrat, dont la décision ou le certificat est le deuxième document justificatif, le premier étant le contrat lui-même, qui doit porter les huit mentions listées par la fiche, des parties à la pénalité.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
Nature du contratMaintenance, exploitation et optimisation, engagement en %, pas de travaux éligibles aux CEE pour l’atteindreUn contrat d’exploitation sans engagement chiffré ni pénalité n’est pas un CPE Services
Situation de référenceAu moins trois années calendaires consécutives et récentes, occupation normale, corrigée des ajustements, intégrant les opérations CEE de la périodeRéférence retenue inférieure ou égale à la moyenne historique corrigée
Niveau de garantieAu moins 10 % sur chaque poste couvert, chaque annéeUn poste à 8 % fait tomber la condition pour l’ensemble, pas seulement son facteur f
Durée garantieAnnées pleines, au moins 2 ans, période où la pénalité s’appliqueUne garantie de 4 ans et demi se lit prudemment 4 ans dans le barème
Plan de mesure et vérificationBilan annuel écrit, comparaison à la référence, justificatifs des ajustements, pénalité chiffréeEn place avant la demande de certificats
Pénalité100 % du surcoût dû à l’écart de consommationUne pénalité plafonnée ou forfaitaire inférieure ne répond pas au texte
OpérateurQualibat 553 ou 554 ou spécifications techniques équivalentes, à l’entrée en vigueur du contratJoindre la décision ou le certificat, vérifier la validité
DatesEngagement et achèvement = signature du contratLe mandataire doit être intervenu au plus tard le jour de la signature
BonificationPas de bonification CPE, ni pour cette opération ni pour les autres opérations CEE du bâtiment pendant le contratÀ anticiper si des travaux CEE sont prévus sur le site pendant la garantie

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Un dossier BAT-SE-104 ne comporte ni photo de chantier ni plaque signalétique. Il tient à deux pièces, le contrat signé et la qualification de l’opérateur, et à une attestation sur l’honneur dont la partie C est remplie par l’opérateur. Le contrôle consiste à relire le contrat au regard des six exigences et à vérifier que les trois variables du calcul correspondent à ce qu’il dit réellement.

L’erreur la plus coûteuse porte sur F. Reprenons les bureaux de Lyon : un contrat qui mentionne l’électricité spécifique dans ses annexes de suivi mais n’engage l’opérateur que sur le chauffage ne vaut que 54 × 5 000 = 270 000 kWh cumac. Le déclarer avec F = 2,12, soit 572 400 kWh cumac, revient à réclamer 302 400 kWh cumac que la fiche ne reconnaît pas. La deuxième erreur porte sur la durée : un contrat de dix ans dont la pénalité ne joue que les cinq premières années a une durée éligible de cinq ans, 54 et non 99 en H1.

Le bon ordre : faire intervenir celui qui valorise les certificats avant toute signature, bâtir la référence sur trois années calendaires au moins en y intégrant les opérations CEE passées, fixer pour chaque usage retenu un engagement d’au moins 10 % avec sa méthode de mesure, écrire la durée garantie en années pleines et la pénalité à 100 % du surcoût, vérifier la qualification de l’opérateur, puis signer. Le montant tient alors en une multiplication à trois termes.

  • Contrat sans engagement chiffré en pourcentage, sans pénalité, ou avec une pénalité inférieure à 100 % du surcoût.
  • Objectif atteint grâce à des travaux éligibles aux CEE prévus au contrat : exclusion explicite.
  • Référence sur moins de trois années calendaires consécutives, non représentatives, ou qui ignore une opération CEE réalisée pendant la période.
  • Engagement inférieur à 10 % sur l’un des postes couverts.
  • F surévalué : usage compté sans engagement chiffré, ou secteur d’activité choisi pour ses f favorables.
  • Durée surévaluée : années de mise au point comptées, ou durée du contrat confondue avec la période de pénalité.
  • Plan de mesure et de vérification absent, ou mis en place après la demande de certificats.
  • Qualification Qualibat 553 ou 554, ou équivalente, non détenue à la date d’entrée en vigueur.
  • Contrat signé avant l’intervention du mandataire ou de l’obligé : la signature étant l’engagement, le rôle actif et incitatif ne peut plus être établi.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un CPE Services au sens de la fiche BAT-SE-104 ?

Un contrat de maintenance, d’exploitation et d’optimisation d’une installation collective de chauffage dans lequel l’opérateur garantit une baisse de consommation d’au moins 10 % par rapport à une situation de référence, mesurée chaque année, avec une pénalité de 100 % du surcoût s’il n’y arrive pas. Le mot Services signifie que l’économie vient de la conduite de l’installation : le contrat ne doit prévoir aucune opération éligible aux CEE pour atteindre l’objectif.

Combien vaut un CPE Services en kWh cumac ?

Montant unitaire × surface chauffée × F. Le montant unitaire va de 13 kWh cumac par m² (garantie de 2 ans en H3) à 99 (garantie de 10 ans ou plus en H1). F vaut 1 pour le chauffage seul et monte jusqu’à 2,73 en hôtellerie-restauration avec l’eau chaude, la climatisation et l’électricité spécifique. Des bureaux de 5 000 m² en H1 avec cinq ans de garantie sur le chauffage seul valent 54 × 5 000 = 270 000 kWh cumac.

Peut-on cumuler BAT-SE-104 avec le remplacement de la chaudière ou d’autres travaux CEE ?

La fiche pose deux règles. Le contrat ne doit pas prévoir de travaux éligibles aux CEE pour atteindre son engagement. Et ni cette opération ni les autres opérations CEE réalisées sur le bâtiment pendant la durée totale du contrat ne peuvent bénéficier d’une bonification CPE. Une opération d’équipement menée par ailleurs sur le site reste possible, mais distincte du contrat, intégrée à la situation de référence si elle précède la signature, et sans bonification CPE.

Quelle durée retenir si le contrat dure dix ans mais que la garantie ne couvre que les cinq premières années ?

Cinq ans. La durée éligible est la durée garantie, en années pleines, pendant laquelle la pénalité s’applique si les économies ne sont pas atteintes. La durée totale du contrat n’entre pas dans le barème. En H1, c’est l’écart entre 54 et 99 kWh cumac par m².

Faut-il une qualification RGE pour BAT-SE-104 ?

La fiche ne parle pas de RGE. Elle exige que l’opérateur titulaire du contrat dispose d’une qualification Qualibat 553 ou 554, ou d’un dispositif aux spécifications techniques équivalentes, valide à la date d’entrée en vigueur du contrat. La décision ou le certificat est l’un des deux documents justificatifs, avec le contrat signé.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.