TRA-SE-108 : 4 700 kWh cumac par ensemble articulé, 1 700 par porteur, chaque année de contrat
Il n’y a rien à installer sur le camion. La fiche TRA-SE-108 valorise un contrat : celui par lequel un transporteur confie à un professionnel la gestion complète des pneumatiques de sa flotte, géométrie, pressions, recreusage, permutations et suivi des usures. Le montant se compte par véhicule sous contrat, 4 700 kWh cumac pour un ensemble articulé, 1 700 pour un porteur, et la durée de vie conventionnelle d’un an permet de représenter l’opération chaque année tant que le contrat reste valide. Tout le dossier tient dans les clauses de ce contrat.
- Secteur
- Transport
- Version applicable
- v. A14-1
- Durée de vie conventionnelle
- 1 an
L'essentiel
- Deux montants, une seule variable : 4 700 kWh cumac par ensemble articulé et 1 700 kWh cumac par porteur en gestion externalisée. On multiplie par le nombre de véhicules de chaque type sous contrat.
- Le véhicule doit être un N2 ou un N3 de transport de marchandises dont le poids maximal est compris entre 7,5 et 44 tonnes : les utilitaires et petits porteurs en dessous de 7,5 t ne comptent pas.
- La preuve de réalisation est le contrat lui-même, en cours de validité et hors reconduction tacite, avec ses avenants. Il doit contenir cinq services nommés et quatre engagements chiffrés, dont le recreusage de 65 % des pneus sortants et l’acceptation au rechapage de 70 % des pneus neufs.
- La durée de vie conventionnelle est de 1 an : l’opération s’achève à la signature du contrat, puis à chaque date anniversaire, à condition que le contrat reste valide au moins un an après cette date.
- La fiche n’est cumulable ni avec TRA-SE-105 ni avec TRA-SE-110 sur la même flotte. Version A14-1, sans restriction géographique ni date de fin d’application indiquée dans la fiche.
Ce que couvre la fiche TRA-SE-108, et ce que veut dire son code
La fiche TRA-SE-108 porte sur la gestion externalisée de la globalité du poste pneumatique sur une flotte de véhicules de transport de marchandises. Le mot important est globalité : il ne s’agit ni d’un contrat de fourniture de pneus ni d’un abonnement au gonflage, mais d’un contrat où un professionnel prend en charge tout le cycle de vie des pneumatiques, de la géométrie du véhicule jusqu’au départ du pneu usé vers le rechapage.
Le code se lit en trois blocs. TRA désigne le secteur des transports. SE désigne la famille des services : l’opération n’est pas l’achat d’un équipement mais une prestation, ici contractualisée dans la durée. 108 est le numéro d’ordre de la fiche dans cette famille. La version en vigueur est la A14-1.
Le champ est fixé par le code de la route : véhicules de transport de marchandises de catégories N2 ou N3 selon l’article R.311-1, de plus de 7,5 tonnes et jusqu’à 44 tonnes, ensembles articulés et porteurs. Un ensemble articulé est un tracteur routier attelé à une semi-remorque ; un porteur est un camion dont la caisse repose sur le châssis moteur. La fiche compte l’ensemble articulé comme une seule unité.
La durée de vie conventionnelle est de 1 an. Elle explique le niveau des forfaits, modeste par véhicule, et la logique de la fiche : les économies sont comptées sur une année de contrat, et l’opération se renouvelle à chaque date anniversaire tant que le contrat court. La fiche précise enfin qu’elle n’est cumulable ni avec la fiche TRA-SE-105 ni avec la fiche TRA-SE-110.
Pourquoi des pneus bien gérés font économiser du gazole
Sur un poids lourd, le pneu n’est pas un consommable neutre. À chaque tour de roue, la gomme se déforme sous la charge puis reprend sa forme, et cette déformation dissipe de l’énergie en chaleur : c’est la résistance au roulement. Sur un ensemble de 40 tonnes qui parcourt des centaines de kilomètres par jour, elle est l’un des principaux postes de consommation avec l’aérodynamique. Tout ce qui augmente la déformation du pneu augmente la consommation de gazole.
Le premier facteur est la pression. Un pneu sous-gonflé s’écrase davantage, chauffe et use ses épaules. La perte de pression est lente et invisible depuis la cabine, et sur douze pneus par ensemble, personne ne passe le manomètre chaque semaine. C’est pourquoi la fiche impose un contrôle des pressions trois fois par an en moyenne. Le deuxième facteur est la géométrie : un essieu mal aligné fait rouler le pneu légèrement de travers, il frotte au lieu de rouler, s’use en dents de scie et freine l’avancement. Le réglage des géométries, premier service listé par la fiche, corrige cela sur le tracteur comme sur les essieux de la semi-remorque, souvent oubliés.
Le troisième facteur est le cycle de vie du pneu. Un pneu dont la sculpture est moins profonde se déforme moins et roule avec moins de résistance qu’un pneu neuf : le recreuser, c’est-à-dire retailler les rainures dans la sous-couche prévue à cet effet, prolonge cette phase favorable. Le rechapage pose une bande de roulement neuve sur une carcasse encore saine. Les permutations et retournements sur jante répartissent l’usure pour que chaque pneu atteigne ces deux stades. La fiche met des pourcentages sur ces pratiques parce qu’elles distinguent une vraie gestion du poste pneumatique d’un simple remplacement à l’usure.
Qui peut en bénéficier
Le bénéficiaire est l’entreprise qui exploite la flotte et signe le contrat : transporteur pour compte d’autrui, distributeur ou industriel qui livre avec ses propres camions, loueur longue durée qui gère les pneumatiques de son parc. La fiche ne pose aucune condition sur le statut du bénéficiaire ni sur la propriété des véhicules : elle demande que les véhicules concernés soient identifiés dans le contrat, établissement par établissement.
Les véhicules doivent être des N2 ou N3 de transport de marchandises de 7,5 à 44 tonnes de poids maximal. Cela exclut les utilitaires et petits porteurs en dessous de 7,5 t, même immatriculés en N2, ainsi que les autocars et autobus, qui relèvent des catégories M. La prestation doit être confiée à un professionnel, dont la fiche ne précise ni la qualification ni le métier : manufacturier, réseau de distribution pneumatique ou prestataire indépendant conviennent dès lors que le contrat contient les services et les engagements exigés. Ce que la fiche exclut par construction, c’est la gestion en interne : un transporteur qui recreuse et permute lui-même dans son atelier ne réalise pas une gestion externalisée.
- Éligible : flotte de N2 ou N3 de transport de marchandises de 7,5 à 44 t, confiée à un professionnel par un contrat qui couvre la globalité du poste pneumatique avec les engagements de la fiche.
- Exclu : véhicules de moins de 7,5 t, autocars et autobus, gestion en interne, contrat de simple fourniture de pneus, flotte déjà valorisée en TRA-SE-105 ou TRA-SE-110.
- Le décompte se fait par véhicule et par type, pour chaque établissement identifié par son nom, son SIRET et son adresse dans le contrat.
Comment se calcule le montant
Le barème tient en deux lignes. Un ensemble articulé en gestion externalisée vaut 4 700 kWh cumac ; un porteur vaut 1 700 kWh cumac. On multiplie chaque montant par le nombre N de véhicules du type correspondant, puis on additionne. Aucune zone climatique, aucun coefficient de kilométrage, aucune distinction selon le nombre d’essieux. L’écart entre les deux montants reflète le terrain : un ensemble articulé roule sur douze pneus ou plus et parcourt davantage de kilomètres qu’un porteur de distribution.
Deux précautions de décompte. La première : l’ensemble articulé est une unité, on ne compte pas le tracteur d’un côté et la semi-remorque de l’autre. La fiche ne dit rien du cas, fréquent, où un transporteur a plus de semi-remorques que de tracteurs ; la lecture prudente est de retenir le nombre d’ensembles réellement constitués et identifiés comme tels dans le contrat. La seconde : le N retenu est celui des véhicules en gestion externalisée, ceux que le contrat liste pour chaque établissement, pas l’effectif total de la flotte si une partie en est tenue à l’écart.
| Type de véhicule | Montant par véhicule | Variable | Source |
|---|---|---|---|
| Ensemble articulé (tracteur + semi-remorque) | 4 700 kWh cumac | N = nombre d’ensembles articulés en gestion externalisée | Fiche TRA-SE-108, point 5 |
| Porteur | 1 700 kWh cumac | N = nombre de porteurs en gestion externalisée | Fiche TRA-SE-108, point 5 |
| Durée de vie conventionnelle | 1 an | Opération renouvelable à chaque date anniversaire du contrat | Fiche TRA-SE-108, point 4 |
| Formule pour une flotte | 4 700 × N ensembles + 1 700 × N porteurs | Résultat en kWh cumac pour une année | Point 5 |
Combien ça représente en vrai
Pris véhicule par véhicule, les montants sont modestes, et c’est normal pour une opération dont les économies sont comptées sur une seule année. La fiche prend sa dimension sur la taille de la flotte et sur la répétition annuelle. Posons les calculs.
Un distributeur régional de boissons exploite 12 porteurs de 19 tonnes depuis un seul dépôt : 1 700 × 12 = 20 400 kWh cumac pour la première année de contrat. Un transporteur longue distance qui met 35 ensembles articulés sous contrat obtient 4 700 × 35 = 164 500 kWh cumac. Une messagerie à flotte mixte, 20 ensembles pour les liaisons entre plateformes et 15 porteurs pour la distribution, totalise 4 700 × 20 = 94 000 et 1 700 × 15 = 25 500, soit 94 000 + 25 500 = 119 500 kWh cumac. Un groupe à quatre agences, 150 ensembles et 40 porteurs, chaque agence identifiée par son SIRET dans le contrat, arrive à 4 700 × 150 = 705 000 et 1 700 × 40 = 68 000, soit 705 000 + 68 000 = 773 000 kWh cumac pour une année.
La répétition change l’échelle. La durée de vie étant de 1 an et l’achèvement fixé à chaque date anniversaire, la messagerie mixte de l’exemple, si son contrat est prolongé par avenant de manière à rester valide un an après chaque date d’achèvement, représente sur trois années déposées 119 500 × 3 = 358 500 kWh cumac. C’est un gisement régulier, à la différence des fiches d’équipement qui ne se présentent qu’une fois.
| Flotte sous contrat | Calcul | Montant en kWh cumac |
|---|---|---|
| 12 porteurs | 1 700 × 12 | 20 400 |
| 35 ensembles articulés | 4 700 × 35 | 164 500 |
| 20 ensembles articulés et 15 porteurs | 94 000 + 25 500 | 119 500 |
| 150 ensembles articulés et 40 porteurs sur 4 agences | 705 000 + 68 000 | 773 000 |
| 20 ensembles et 15 porteurs, trois années déposées | 119 500 × 3 | 358 500 |
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EstimerLes conditions techniques : un contrat, cinq services, quatre engagements chiffrés
La fiche ne demande ni facture de travaux ni rapport de mesure : la preuve de réalisation est le contrat en cours de validité, hors reconduction tacite, signé entre le bénéficiaire et le professionnel, avec ses avenants le cas échéant. C’est ce document qui doit prouver l’entretien des pneumatiques et les services réalisés. Un contrat qui renvoie à des conditions générales ou à une plaquette commerciale ne porte pas la preuve attendue.
La gestion externalisée doit comporter au moins cinq services : le réglage des géométries, le contrôle des pressions, le recreusage, la permutation et/ou le retournement sur jante, et le suivi des usures. La fiche les cite deux fois, pour définir l’opération puis pour exiger qu’ils figurent dans le contrat. Il faut donc que ces cinq termes apparaissent noir sur blanc dans les clauses.
S’y ajoutent quatre engagements chiffrés. Le recreusage doit porter sur 65 % au minimum des pneus quittant l’entreprise pour rechapage ou valorisation. La pression doit être vérifiée trois fois par an en moyenne, la fiche précisant que cette vérification peut intervenir lors d’un contrôle ou d’un remplacement de pneu. Au moins 70 % des pneus neufs introduits dans la flotte doivent être acceptés au rechapage, hors dommages accidentels : le professionnel s’engage sur la qualité des carcasses qu’il choisit. Enfin, tous les véhicules sous contrat doivent subir au moins une fois par an une permutation et/ou un retournement sur jante.
Le contrat doit aussi identifier le périmètre : pour chaque établissement du bénéficiaire, son nom, son SIRET et son adresse, puis le nombre et le type de véhicules concernés, ensemble articulé ou porteur. C’est cette liste qui fournit le N du calcul. Un contrat signé au niveau du siège sans ventilation par établissement, ou une annexe d’immatriculations qui ne distingue pas ensembles et porteurs, ne permet pas d’appliquer le barème.
| Exigence | Ce que dit la fiche | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Véhicules | N2 ou N3 de transport de marchandises, poids maximal de 7,5 à 44 t | Écarter les moins de 7,5 t et les véhicules de transport de personnes |
| Preuve de réalisation | Contrat en cours de validité, hors reconduction tacite, avec ses avenants | Une reconduction tacite ne vaut pas : il faut un avenant signé |
| Périmètre | Pour chaque établissement : nom, SIRET, adresse, nombre et type de véhicules | C’est la source du N ; sans ventilation ensembles / porteurs, pas de calcul |
| Services | Géométries, pressions, recreusage, permutation et/ou retournement sur jante, suivi des usures | Les cinq termes doivent figurer dans les clauses |
| Recreusage | 65 % minimum des pneus quittant l’entreprise pour rechapage ou valorisation | Pourcentage à écrire dans le contrat, pas seulement à pratiquer |
| Pressions | Trois vérifications par an en moyenne, sur vérification ou remplacement du pneu | Un passage au gonflage à la station ne documente rien |
| Rechapage | 70 % minimum des pneus neufs introduits acceptés au rechapage, hors dommages accidentels | Engagement sur la qualité des carcasses, à chiffrer dans le contrat |
| Permutation | Tous les véhicules sous contrat, au moins une fois par an | Doit viser l’ensemble du parc listé |
| Non-cumul | Ni avec TRA-SE-105 ni avec TRA-SE-110 | À vérifier avant d’engager sur une flotte déjà suivie |
Les dates : engagement, achèvement et répétition annuelle
C’est le point le plus délicat de la fiche, parce qu’elle traite une opération continue avec le vocabulaire des opérations ponctuelles. La date d’engagement est la date de signature du contrat. Lorsque le contrat originel arrive à échéance, ou lorsqu’il ne respecte pas l’intégralité des exigences, la date d’engagement devient celle de l’avenant qui le prolonge ou le met en conformité. Un contrat ancien, muet sur les pourcentages de recreusage et de rechapage, peut donc être rattrapé : l’avenant qui ajoute les clauses manquantes crée une nouvelle date d’engagement.
La date d’achèvement est la date de signature du contrat pour la première année, puis la date anniversaire pour les années suivantes, et le contrat doit être encore valide au minimum un an après cette date. Concrètement, un contrat de trois ans signé le 1er mars permet une opération achevée le jour de la signature et une seconde au premier anniversaire, chacune couverte par au moins un an de contrat restant. Au deuxième anniversaire, il reste exactement un an, ce qui satisfait tout juste la condition ; au-delà, il faut un avenant de prolongation.
Ce que la fiche écrit, c’est que la première année s’achève le jour même de la signature : la durée de vie d’un an est créditée d’avance, sur la foi des engagements contractuels. Ce qu’elle n’écrit pas, c’est comment se fixe la date d’engagement des années suivantes quand le contrat originel court toujours et reste conforme. La lecture prudente consiste à traiter chaque année comme une opération distincte, achevée à l’anniversaire, et à documenter pour chacune que le contrat était signé, conforme et valide au moins un an au-delà. La mention « hors reconduction tacite » ferme la porte à un contrat qui se renouvellerait tout seul : chaque prolongation doit être signée.
Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier
Une fiche de service sans équipement ni facture de pose repose sur un document, le contrat, et sur ses dates. C’est sa force, une seule pièce à produire, et sa fragilité : chaque clause absente se voit à la première lecture. Le bon réflexe consiste à relire le contrat avant de le signer, ou à rédiger l’avenant, avec la fiche sous les yeux : cinq services nommés, quatre engagements chiffrés, liste des établissements avec SIRET et adresse, ventilation ensembles / porteurs, durée et mode de renouvellement.
- Contrat de fourniture de pneus déguisé en gestion : prix au kilomètre ou à l’enveloppe, mais aucun des cinq services nommés, ou seulement une partie d’entre eux.
- Engagements chiffrés absents : le contrat décrit le recreusage et le rechapage sans écrire 65 % et 70 %, ou les pressions sans écrire trois fois par an en moyenne, ou la permutation sans l’étendre à tous les véhicules.
- Contrat en reconduction tacite au moment du dépôt : la fiche l’exclut explicitement, il faut un avenant signé qui fixe une nouvelle échéance.
- Contrat qui expire moins d’un an après la date d’achèvement retenue, sans avenant de prolongation.
- Périmètre non ventilé : liste d’immatriculations sans distinction ensemble articulé / porteur, ou contrat au niveau du groupe sans nom, SIRET et adresse de chaque établissement.
- N gonflé : semi-remorques comptées en plus des tracteurs, véhicules de moins de 7,5 t ou autocars inclus, véhicules hors contrat ajoutés au décompte.
- Double valorisation : la même flotte déposée en TRA-SE-105 ou TRA-SE-110 sur la même période.
- Mandataire ou obligé intervenu après la signature du contrat ou de l’avenant qui constitue l’engagement : le rôle actif et incitatif doit être établi au plus tard à la date d’engagement.
Questions fréquentes
Combien vaut la TRA-SE-108 pour ma flotte ?
4 700 kWh cumac par ensemble articulé et 1 700 kWh cumac par porteur en gestion externalisée, pour une année de contrat. Une flotte de 10 ensembles et 10 porteurs représente 4 700 × 10 = 47 000 et 1 700 × 10 = 17 000, soit 64 000 kWh cumac. Le kilométrage et le nombre d’essieux n’entrent pas dans le calcul.
Mon contrat pneus existe déjà depuis plusieurs années. Est-il éligible ?
Pas tel quel, si personne n’est intervenu avant sa signature ou s’il ne contient pas toutes les exigences de la fiche. En revanche, la date de signature d’un avenant qui prolonge le contrat ou le met en conformité devient la date d’engagement. Un avenant qui ajoute les services manquants, les pourcentages de 65 % et 70 % et la liste des établissements permet de repartir sur une base éligible, à condition d’être signé après l’intervention de celui qui valorise les certificats.
Peut-on déposer la TRA-SE-108 chaque année ?
C’est la logique de la fiche : durée de vie de 1 an, achèvement à la signature la première année puis à chaque anniversaire, et contrat devant rester valide au moins un an après chaque date d’achèvement. Chaque année de contrat conforme peut donner lieu à une opération tant que la validité restante couvre les douze mois suivants, ce qui suppose souvent un avenant de prolongation signé, jamais une reconduction tacite.
Un ensemble articulé compte-t-il pour un tracteur plus une semi-remorque ?
Non. La fiche fixe un montant par ensemble articulé, 4 700 kWh cumac, qui couvre le tracteur et sa semi-remorque. Un transporteur qui possède plus de semi-remorques que de tracteurs ne multiplie pas par le nombre de remorques : il retient le nombre d’ensembles constitués et identifiés comme tels dans le contrat. Le porteur, camion sans articulation, vaut 1 700 kWh cumac.
Un contrat limité au gonflage et au suivi des pressions suffit-il ?
Non. La fiche exige la gestion de la globalité du poste pneumatique : réglage des géométries, contrôle des pressions, recreusage, permutation et/ou retournement sur jante et suivi des usures écrits dans le contrat, plus les engagements chiffrés sur le recreusage, le rechapage, les pressions et la permutation annuelle. Un contrat limité aux pressions n’entre pas dans la TRA-SE-108.
Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.