BAT-EQ-123 : un moto-variateur synchrone vaut jusqu’à 16 300 kWh cumac par kW en ventilation
Dans un immeuble tertiaire, les moteurs tournent partout sans qu’on les voie : ventilateurs de centrales de traitement d’air, pompes de chauffage, compresseurs frigorifiques, extracteurs de parking. La fiche BAT-EQ-123 valorise la mise en place d’un moto-variateur synchrone, à aimants permanents ou à réluctance, de puissance nominale inférieure ou égale à 1 MW. Le montant se calcule sur la puissance électrique nominale lue sur la plaque, et le même kilowatt vaut 16 300 kWh cumac sur un ventilateur contre 2 000 sur un groupe de climatisation. Avant d’annoncer un volume, il faut savoir à quoi sert le moteur.
- Secteur
- Tertiaire
- Version applicable
- v. A25-2
- Durée de vie conventionnelle
- 20 ans
L'essentiel
- La fiche valorise la mise en place, dans un bâtiment tertiaire, d’un moto-variateur synchrone à aimants permanents ou à réluctance de puissance nominale inférieure ou égale à 1 MW. Les moteurs « EC », « pas à pas » et « à réluctance variable » sont exclus en toutes lettres.
- Le montant est un forfait par kW de puissance électrique nominale du moto-variateur, lue sur sa plaque signalétique ou, à défaut, sur un document du fabricant.
- Cinq applications, quatre niveaux : 16 300 kWh cumac par kW en ventilation et renouvellement d’air, 13 700 en chauffage et pompage, 8 000 en réfrigération, 2 000 en climatisation comme pour toute autre application.
- Plusieurs moto-variateurs de caractéristiques identiques se déclarent ensemble : la puissance retenue est la somme des puissances nominales, application par application.
- Pas de zone climatique, pas d’étude préalable, pas de condition sur le moteur remplacé : la preuve de réalisation porte tout le dossier. Durée de vie conventionnelle : 20 ans.
Ce que couvre la fiche BAT-EQ-123, et ce que veut dire son code
La fiche BAT-EQ-123 porte sur la mise en place d’un moto-variateur synchrone à aimants permanents ou à réluctance, de puissance nominale inférieure ou égale à 1 MW, dans un bâtiment tertiaire. Un moto-variateur est l’association d’un moteur et de son variateur de vitesse. La fiche vise cet ensemble, pas un variateur ajouté sur un moteur existant, et elle précise de quel type de moteur il s’agit.
Le code se lit en trois blocs. BAT désigne le secteur des bâtiments tertiaires. EQ renvoie à la famille des équipements, par opposition aux fiches TH, thermiques, et aux fiches SE, qui valorisent une prestation. 123 est le numéro d’ordre dans cette famille.
Pour dire ce qu’est un moteur synchrone, la fiche reprend les définitions de la norme CEI 60050-411/A1 : 2007. Une machine synchrone est une machine à courant alternatif dont la vitesse et la fréquence des tensions engendrées sont dans un rapport constant. Une machine à aimants permanents a un inducteur constitué d’un ou de plusieurs aimants. Un moteur à réluctance est un moteur synchrone dont le rotor, non excité, porte des saillies régulières, avec éventuellement une cage pour le démarrage. Trois technologies sont écartées nommément : les moteurs « EC », « pas à pas » et « à réluctance variable ».
La version en vigueur est la A25-2, et la durée de vie conventionnelle de 20 ans est la période sur laquelle les économies sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac. Le texte ne mentionne ni zone climatique, ni distinction entre métropole et outre-mer, ni date de fin d’application.
Pourquoi un moteur synchrone piloté par variateur consomme moins
Le moteur qui équipe la plupart des pompes et ventilateurs d’un bâtiment est un moteur asynchrone à cage. Son rotor n’est alimenté par rien : ce sont les courants induits par le champ tournant du stator qui le font tourner, et ils n’existent que si le rotor tourne un peu moins vite que le champ. Ce glissement est le principe du moteur, et c’est aussi sa perte : les courants induits chauffent le rotor par effet Joule, d’autant plus que le moteur travaille loin de sa charge nominale, ce qui est le cas la majeure partie de l’année.
Un moteur synchrone à aimants permanents supprime cette perte à la source : le champ du rotor est fourni par des aimants, le rotor tourne exactement à la vitesse du champ, il ne chauffe presque pas et le rendement reste élevé à charge réduite. Le moteur synchrone à réluctance obtient un résultat voisin sans aimant, avec un rotor en tôles découpées en saillies qui s’alignent sur le champ tournant, sans enroulement ni courant rotorique. Le revers est connu : sans cage de démarrage, un moteur synchrone ne démarre pas seul sur le réseau à fréquence fixe, et il ne tourne qu’à la vitesse imposée par la fréquence. Il lui faut un variateur, d’où le mot moto-variateur : le variateur n’est pas une option, c’est la condition de fonctionnement du moteur.
Et ce variateur apporte la seconde source d’économie, souvent la plus grande. Sur une pompe ou un ventilateur, le débit varie comme la vitesse, mais la puissance absorbée varie comme le cube de la vitesse : à 80 % de la vitesse, la machine n’appelle plus qu’environ 0,8 × 0,8 × 0,8 = 0,512, soit la moitié de la puissance. Au lieu de brider le débit par un registre ou une vanne, on ralentit le moteur. Cette physique éclaire la hiérarchie du barème : ventilation et pompage, à débit variable et longues durées de marche, sont valorisés le plus haut, la réfrigération, dont les compresseurs suivent une loi plus proche du linéaire, est au milieu, et la climatisation, saisonnière, est en bas.
Qui peut en bénéficier
La fiche s’adresse à tout bâtiment tertiaire : bureaux, supermarché, clinique, hôtel, enseignement, entrepôt, parking couvert. Elle ne précise pas qui doit être le bénéficiaire : propriétaire, exploitant ou locataire qui finance l’opération peuvent tenir ce rôle. Ce qu’elle exige tient en trois lignes : un moto-variateur synchrone à aimants permanents ou à réluctance, une puissance nominale qui ne dépasse pas 1 MW, et une mise en place réalisée par un professionnel. Ce mot n’est assorti d’aucune qualification ni d’aucun label : l’électricien, l’installateur de génie climatique ou le frigoriste qui facture la pose remplit la condition.
Ce qu’elle n’exige pas mérite d’être dit aussi clairement. Elle ne réserve pas l’opération aux bâtiments existants et ne mentionne pas les bâtiments neufs. Elle ne demande pas que le moto-variateur remplace un moteur asynchrone ni que l’ancien moteur soit déposé. Elle ne prévoit ni étude préalable, ni puissance minimale. Ces silences ne doivent pas servir à forcer un cas limite, mais un dossier n’a pas à produire des pièces que la fiche ne demande pas. Reste la règle commune à toute opération CEE : le mandataire ou l’obligé qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, en pratique avant la signature du devis.
- Éligible : moto-variateur synchrone à aimants permanents ou à réluctance synchrone, puissance nominale inférieure ou égale à 1 MW, posé par un professionnel dans un bâtiment tertiaire.
- Exclu par le texte : moteurs « EC », « pas à pas », « à réluctance variable ».
- Hors fiche par nature : moteur asynchrone, même de haute classe de rendement, avec ou sans variateur ; variateur seul ajouté sur un moteur existant.
Comment se calcule le montant
Le montant en kWh cumac est le produit d’une valeur du barème par P, la puissance électrique nominale du moto-variateur en kW. La valeur du barème ne dépend que de l’application, c’est-à-dire de ce que le moteur entraîne. Ni zone climatique, ni coefficient d’usage, ni tranche de puissance : une ligne du tableau et une multiplication.
P se lit sur la plaque signalétique du moto-variateur, à défaut sur un document du fabricant. Point d’attention : la fiche parle de puissance électrique nominale, alors que la plaque d’un moteur affiche traditionnellement sa puissance mécanique utile à l’arbre, plus faible que la puissance électrique absorbée. La fiche ne dit pas laquelle retenir si seule la puissance mécanique figure sur la plaque. La lecture prudente est de retenir la valeur explicitement désignée comme puissance électrique nominale, justifiée par le document du fabricant quand elle n’est pas sur la plaque.
Pour plusieurs moto-variateurs de caractéristiques identiques, la puissance à retenir est la somme, par type d’application, de leurs puissances nominales : quatre extracteurs identiques et deux pompes identiques font deux calculs, un par application, puis une addition. Le plafond de 1 MW, soit 1 000 kW, figure dans la dénomination et vise le moto-variateur : chaque machine doit rester sous ce seuil. La fiche ne dit pas que la somme de plusieurs machines identiques est elle-même plafonnée.
La fiche nomme cinq applications sans les définir. Le choix se fait d’après l’usage réel de la machine entraînée : ventilateur de centrale de traitement d’air ou extracteur de parking en ventilation ; pompe de circulation de chauffage en chauffage et pompage ; compresseur de centrale frigorifique en réfrigération ; compresseur ou ventilateur de condenseur d’un groupe de confort en climatisation ; ascenseur, compresseur d’air ou convoyeur en autres applications. Un cas reste ouvert : la pompe d’un réseau d’eau glacée est une pompe, et la ligne « chauffage, pompage » ne restreint pas le pompage à un fluide chaud, mais elle sert la climatisation. La fiche ne tranche pas. Le dossier doit décrire la machine et son circuit, et la lecture la plus prudente retient la ligne climatisation lorsque le circuit ne sert qu’au froid de confort.
| Application du moto-variateur | Montant par kW de puissance électrique nominale |
|---|---|
| Chauffage, pompage | 13 700 kWh cumac |
| Ventilation, renouvellement d’air | 16 300 kWh cumac |
| Réfrigération | 8 000 kWh cumac |
| Climatisation | 2 000 kWh cumac |
| Autres applications | 2 000 kWh cumac |
| Puissance P | Plaque signalétique, à défaut document du fabricant ; somme par application si machines identiques |
| Durée de vie conventionnelle | 20 ans |
Vous avez une opération BAT-EQ-123 en cours ? Estimez-la en quelques clics.
EstimerCombien ça représente en vrai
L’écart entre les lignes du barème est le premier chiffre à retenir. La ventilation vaut 16 300 kWh cumac par kW, la climatisation 2 000 : un rapport de 16 300 divisé par 2 000, soit 8,15. Le chauffage et le pompage valent 6,85 fois la climatisation, la réfrigération quatre fois. À puissance égale, c’est l’application qui fait le dossier.
Quatre installations courantes, avec une puissance électrique nominale lue sur la plaque. Immeuble de bureaux, deux centrales de traitement d’air dont les ventilateurs reçoivent chacun un moto-variateur identique de 15 kW : P = 15 + 15 = 30 kW, et 16 300 × 30 = 489 000 kWh cumac. Clinique, pompe de distribution du chauffage de 22 kW : 13 700 × 22 = 301 400 kWh cumac. Supermarché, compresseur de centrale frigorifique de 45 kW : 8 000 × 45 = 360 000 kWh cumac. Hôtel avec parking souterrain, quatre extracteurs identiques de 11 kW : P = 44 kW, et 16 300 × 44 = 717 200 kWh cumac.
Le troisième cas montre le poids de l’application : le même moto-variateur de 45 kW posé sur le compresseur d’un groupe de climatisation vaut 2 000 × 45 = 90 000 kWh cumac, quatre fois moins. À l’inverse, un bâtiment qui regroupe plusieurs applications les additionne : les bureaux qui équipent leurs deux centrales et une pompe de chauffage de 22 kW totalisent 489 000 + 301 400 = 790 400 kWh cumac, en deux calculs séparés. Sur un parc tertiaire, c’est l’inventaire complet des moteurs, machine par machine et application par application, qui fait le volume.
| Cas | Application | P (kW électriques) | Calcul | Montant en kWh cumac |
|---|---|---|---|---|
| Immeuble de bureaux, 2 CTA | Ventilation | 30 | 16 300 × 30 | 489 000 |
| Clinique, pompe de chauffage | Chauffage, pompage | 22 | 13 700 × 22 | 301 400 |
| Supermarché, centrale frigorifique | Réfrigération | 45 | 8 000 × 45 | 360 000 |
| Le même moteur sur un groupe de confort | Climatisation | 45 | 2 000 × 45 | 90 000 |
| Hôtel, 4 extracteurs de parking | Ventilation | 44 | 16 300 × 44 | 717 200 |
| Bureaux : 2 CTA et pompe de chauffage | Deux applications | 30 et 22 | 489 000 + 301 400 | 790 400 |
Les conditions techniques : la bonne machine, un professionnel, une facture qui le dit
La première condition est la nature de la machine, et c’est la documentation du fabricant qui la démontre. Les trois exclusions touchent des machines voisines. Un moteur « EC », à commutation électronique, est techniquement un moteur à aimants permanents piloté par une électronique intégrée, très répandu sur les ventilateurs de centrales de traitement d’air : il est écarté par le texte. Le moteur « à réluctance variable », à commutation séquentielle des phases, est écarté aussi, alors que le moteur à réluctance synchrone est éligible. Il faut donc lire la fiche technique du fabricant, pas seulement le titre du devis.
La deuxième condition est la preuve de réalisation, en pratique la facture. La fiche lui demande de mentionner la mise en place d’un moto-variateur synchrone à aimants permanents ou à réluctance, et sa puissance électrique nominale. Elle prévoit une voie de rattrapage : si la facture ne le dit pas en ces termes, elle mentionne la marque et la référence de l’équipement posé, et un document du fabricant atteste que cet équipement, sous cette marque et cette référence, est un moto-variateur synchrone à aimants permanents ou à réluctance, en précisant sa puissance électrique nominale. Un libellé du type « fourniture et pose moteur et variateur » sans marque ni référence ne permet aucune des deux voies.
La fiche ne demande pas que l’application figure sur la facture, alors que c’est elle qui fixe la ligne du barème. Tout recommande de faire écrire la machine entraînée sur le devis et la facture, par exemple « moto-variateur synchrone à aimants permanents 15 kW sur ventilateur de soufflage CTA 2 », pour relier chaque kilowatt déclaré à une application vérifiable sur place.
| Exigence | Ce que dit la fiche | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Nature de la machine | Moto-variateur synchrone à aimants permanents ou à réluctance, selon la norme CEI 60050-411/A1 : 2007 | La documentation du fabricant nomme la technologie ; un asynchrone avec variateur n’est pas un synchrone |
| Exclusions | Moteurs « EC », « pas à pas », « à réluctance variable » | Les ventilateurs EC de CTA sont le piège le plus courant |
| Puissance maximale | Puissance nominale inférieure ou égale à 1 MW | Par moto-variateur ; rarement atteinte en tertiaire |
| Installateur | Mise en place réalisée par un professionnel | Devis et facture au nom d’une entreprise ; aucune qualification nommée |
| Preuve de réalisation | Mentionne le moto-variateur synchrone à aimants permanents ou à réluctance et sa puissance électrique nominale | À défaut : marque et référence, plus document du fabricant précisant nature et puissance |
| Puissance P | Plaque signalétique du moto-variateur, à défaut document du fabricant | Puissance électrique nominale, pas la puissance mécanique à l’arbre ; photo lisible de la plaque |
| Plusieurs machines | Somme des puissances nominales, par type d’application, pour des moto-variateurs identiques | Un calcul par application ; machines différentes listées séparément |
Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier
La fiche demande peu de pièces, ce qui concentre le contrôle sur deux questions : la machine posée est-elle celle que la fiche décrit, et la puissance et l’application déclarées correspondent-elles à ce qui tourne sur site ? L’erreur la plus fréquente est technologique : un asynchrone de meilleure classe de rendement avec un variateur de fréquence, ou une centrale de traitement d’air rénovée en ventilateurs EC, solution la plus courante du marché et exclue en toutes lettres. L’erreur la plus coûteuse est sur l’application : la pompe de chauffage de 22 kW déclarée en ventilation donnerait 16 300 × 22 = 358 600 kWh cumac au lieu de 13 700 × 22 = 301 400, soit 57 200 kWh cumac de trop.
Le bon ordre : faire intervenir le mandataire avant de signer, obtenir la fiche technique du fabricant qui nomme la technologie du moteur et sa puissance électrique nominale, faire écrire sur le devis la marque, la référence, la puissance et la machine entraînée, puis vérifier que la facture reprend ces mentions et joindre une photo de la plaque posée. Quand ces points sont calés, le dossier passe.
- Machine hors définition : moteur asynchrone avec variateur, ventilateur EC, moteur pas à pas, moteur à réluctance variable.
- Facture muette sur la nature de la machine et sur sa puissance électrique nominale, sans marque ni référence permettant la voie de rattrapage par le document du fabricant.
- Puissance P mal lue : puissance mécanique à l’arbre, ou puissance de la pompe ou du ventilateur, retenue à la place de la puissance électrique nominale du moto-variateur.
- Application surcotée : pompe ou compresseur déclarés en ventilation, groupe de climatisation déclaré en réfrigération.
- Machines différentes additionnées comme un lot : la somme n’est prévue que pour des moto-variateurs de caractéristiques identiques, et par type d’application.
- Moto-variateur de puissance nominale supérieure à 1 MW, pose sans professionnel, ou mandataire intervenu après la signature du devis.
Questions fréquentes
Un moteur asynchrone IE4 avec un variateur de fréquence est-il éligible à la fiche BAT-EQ-123 ?
Non. La fiche vise un moto-variateur synchrone, à aimants permanents ou à réluctance, au sens des définitions de la norme CEI 60050-411/A1 : 2007. Un moteur asynchrone, quelle que soit sa classe de rendement et même piloté par un variateur, n’est pas une machine synchrone. La fiche ne couvre pas non plus l’ajout d’un variateur seul sur un moteur existant.
Les ventilateurs EC d’une centrale de traitement d’air comptent-ils pour la BAT-EQ-123 ?
Non. Les moteurs « EC » figurent parmi les trois exclusions écrites dans la fiche, avec les moteurs « pas à pas » et « à réluctance variable », alors qu’un moteur EC est techniquement un moteur à aimants permanents à commutation électronique. C’est la documentation du fabricant qui tranche : un moteur EC ne relève pas de la fiche, un moto-variateur synchrone à aimants permanents en relève, à 16 300 kWh cumac par kW.
Quelle puissance retenir pour le calcul BAT-EQ-123 ?
La puissance électrique nominale du moto-variateur, en kW, lue sur sa plaque signalétique ou à défaut sur un document du fabricant. Ce n’est ni la puissance hydraulique de la pompe ni la puissance aéraulique du ventilateur. Si la plaque n’affiche que la puissance mécanique à l’arbre, la lecture prudente est de justifier la puissance électrique nominale par la documentation du fabricant.
Peut-on déclarer plusieurs moto-variateurs dans un même dossier BAT-EQ-123 ?
Oui. Pour des moto-variateurs de caractéristiques identiques, la puissance à retenir est la somme de leurs puissances électriques nominales, par type d’application. Quatre extracteurs identiques de 11 kW se déclarent ainsi pour 44 kW en ventilation. Des machines différentes, ou des applications différentes, se calculent séparément puis s’additionnent. Chaque moto-variateur doit rester sous le seuil de 1 MW.
Faut-il remplacer un ancien moteur, ou le bâtiment doit-il être existant ?
La fiche ne le dit pas. Elle valorise la mise en place d’un moto-variateur synchrone dans un bâtiment tertiaire, sans exiger la dépose d’un moteur existant, sans réserver l’opération aux bâtiments existants et sans mentionner les bâtiments neufs. Elle ne demande ni étude préalable ni puissance minimale : la machine, le professionnel et la preuve de réalisation portent le dossier.
Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.