Aller au contenu
Transport · Fiche TRA-EQ-108

TRA-EQ-108 : un wagon d’autoroute ferroviaire neuf compte 145 kWh cumac par km de route évité, moins 72 par km de rail

Une semi-remorque qui traverse la France sur un wagon au lieu de rouler sur l’autoroute économise du gazole à chaque kilomètre. La fiche TRA-EQ-108 convertit cette économie en certificats pour celui qui achète ou loue un wagon d’autoroute ferroviaire neuf. Pas de forfait ici : le montant se calcule à partir du trafic réellement observé pendant six mois au plus, ligne par ligne, en mettant en balance les kilomètres de route évités et les kilomètres de rail parcourus. La ligne Calais-Folkestone a son propre barème. La fiche vise les lignes dont au moins un terminal est en France métropolitaine, et le PDF en vigueur ne porte aucune date de fin d’application.

Secteur
Transport
Version applicable
v. A37-6, opérations engagées à compter du 1er avril 2020
Durée de vie conventionnelle
30 ans

L'essentiel

  • La fiche valorise l’achat ou la location d’un wagon d’autoroute ferroviaire neuf, utilisé sur une ligne dont au moins un terminal de transbordement est en France métropolitaine. En location, le contrat dure au moins 24 mois hors reconduction tacite.
  • Hors Calais-Folkestone, chaque ligne vaut (145 × distance routière − 72 × distance ferroviaire) × 2 × nombre de voyages, distances en kilomètres sur le territoire français. Sur Calais-Folkestone, c’est 6 290 × 2 × nombre de voyages.
  • Le trafic est mesuré sur un relevé de 6 mois consécutifs au maximum, dont la fin fixe la date d’achèvement de l’opération, au plus tard 18 mois après l’autorisation de mise en exploitation commerciale du wagon.
  • Les voyages à plein comme à vide comptent, à condition de partir ou d’arriver dans un terminal français de transport combiné adapté au chargement et au déchargement des semi-remorques.
  • Six pièces : certificat d’immatriculation avec NEV, autorisation de mise en exploitation, relevés de trafic détaillés, tableau de synthèse des distances, captures d’écran des distances routières et déclaration selon la norme NF EN 16258. Durée de vie conventionnelle : 30 ans.

Ce que couvre la fiche TRA-EQ-108, et ce que veut dire son code

La fiche TRA-EQ-108 porte sur l’achat ou la location d’un wagon d’autoroute ferroviaire neuf. Son secteur d’application est le transport ferroviaire de semi-remorques, que la fiche appelle aussi autoroute ferroviaire, entre deux terminaux de transbordement dont l’un au moins est situé en France métropolitaine. Une ligne entièrement étrangère n’entre pas dans son champ ; une ligne qui part de l’étranger pour arriver en France en relève, mais seule la partie française est comptée.

Le code se lit en trois blocs. TRA désigne le secteur des transports. EQ renvoie à la famille des équipements : l’opération consiste à acquérir un matériel, pas à réaliser une prestation. 108 est le numéro d’ordre de la fiche dans la série TRA-EQ. La version en vigueur est la A37-6, applicable aux opérations engagées à compter du 1er avril 2020. La durée de vie conventionnelle est de 30 ans, l’une des plus longues du catalogue : c’est la période pendant laquelle le wagon est supposé reproduire le trafic observé, et sur laquelle les économies sont cumulées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac et les montants en millions pour un seul wagon.

Deux définitions données en note par la fiche structurent le calcul. Un voyage est une circulation, à une date et un horaire donnés, effectuée par un wagon sur une ligne d’autoroute ferroviaire. Une ligne est une liaison, c’est-à-dire la désignation commerciale d’un service entre deux terminaux, par exemple Calais vers Le Boulou. Le montant se calcule ligne par ligne et voyage par voyage, pour un wagon identifié par son immatriculation.

Pourquoi mettre une semi-remorque sur un wagon économise de l’énergie

Une semi-remorque sur l’autoroute doit vaincre en permanence le frottement de ses pneus sur le bitume et la résistance de l’air, avec un moteur diesel dont une grande partie de l’énergie du carburant part en chaleur. Sur un wagon, la même semi-remorque est portée par des roues en acier sur des rails en acier, un contact dont la résistance au roulement est plusieurs fois plus faible que celle du pneumatique, et le train groupe plusieurs dizaines de remorques derrière une seule locomotive, le plus souvent électrique. Le tracteur routier ne roule plus que sur les kilomètres d’approche de part et d’autre des terminaux.

La formule de la fiche traduit ce bilan. Elle compte en positif les kilomètres de route que la semi-remorque n’a pas parcourus, 145 kWh cumac par kilomètre et par voyage avant le facteur 2, et retranche les kilomètres de rail réellement parcourus, 72 kWh cumac par kilomètre, parce que tracter un wagon consomme aussi de l’énergie. L’économie nette d’un voyage est la différence entre les deux.

Ce choix a une conséquence qui ne se voit pas à la première lecture : 145 divisé par 72 vaut environ 2,01. Un voyage ne rapporte des certificats que si la distance ferroviaire est inférieure à environ deux fois la distance routière entre les deux mêmes points. Sur les grandes lignes nord-sud, rail et route suivent des tracés comparables. Sur une ligne où le rail fait un détour important, le terme s’effondre. La géographie de la ligne pèse autant que le nombre de voyages.

La ligne Calais-Folkestone obéit à une autre logique : la semi-remorque traverse la Manche dans le tunnel, où aucune route n’existe. La fiche remplace le calcul kilométrique par un forfait de 6 290 kWh cumac par voyage, avant le facteur 2. Aucune distance n’est à relever pour cette ligne.

Qui peut en bénéficier

La fiche vise celui qui achète ou loue le wagon neuf, sans nommer de catégorie de bénéficiaire. Ses pièces dessinent le profil : les relevés de trafic sont issus de l’opérateur de transport combiné ou de l’entreprise ferroviaire, et c’est le wagon, par son numéro européen de véhicule, qui est suivi. En pratique, le bénéficiaire est l’exploitant d’un service d’autoroute ferroviaire, propriétaire de ses wagons ou locataire longue durée.

En location, la fiche impose un contrat d’au moins 24 mois, hors reconduction tacite : une location de 12 mois renouvelable chaque année ne remplit pas la condition, même si elle finit par durer dix ans. La preuve de réalisation, facture d’achat ou contrat et factures de loyer, doit mentionner l’achat ou la location d’un wagon d’autoroute ferroviaire neuf, dans ces termes.

Le mot neuf est central : la fiche vise un wagon d’autoroute ferroviaire neuf, un wagon d’occasion n’entre donc pas dans son champ. Le secteur d’application étant le transport ferroviaire de semi-remorques, la lecture prudente écarte aussi la transformation d’un wagon existant et les wagons conçus pour des caisses mobiles ou des conteneurs, que la fiche ne mentionne pas. Comme pour toute opération CEE, le mandataire ou l’obligé qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, c’est-à-dire au plus tard à la commande du wagon ou à la signature du contrat de location.

  • Éligible : wagon d’autoroute ferroviaire neuf, acheté ou loué pour au moins 24 mois fermes, sur une ligne dont au moins un terminal est en France métropolitaine.
  • Exclu : wagon d’occasion, location de moins de 24 mois hors reconduction tacite, ligne sans terminal en France métropolitaine. Par prudence, écarter aussi un wagon transformé ou un wagon porte-conteneurs ou porte-caisses mobiles.

Comment se calcule le montant

Hors Calais-Folkestone, le montant est la somme, sur toutes les lignes empruntées par le wagon pendant le relevé, du terme (145 × dri − 72 × dfi) × 2 × Vi. Vi est le nombre de voyages sur la ligne i pendant le relevé. dri est la distance routière moyenne, en France, qu’une semi-remorque aurait parcourue entre le terminal de départ et le terminal d’arrivée de la ligne. dfi est la distance ferroviaire parcourue en France par le wagon entre ces deux mêmes points.

La distance routière n’est pas un chiffre libre : c’est la moyenne entre l’itinéraire le plus court et l’itinéraire le plus rapide, relevés sur un site de calcul d’itinéraires, en ne retenant que les voies ouvertes aux poids lourds de plus de 12 tonnes. Les deux captures d’écran font partie du dossier. Si un terminal est hors de France, la distance se mesure depuis ou jusqu’au point frontière. La distance ferroviaire se relève sur le site ecotransit.org ou un équivalent, avec la même règle du point frontière.

Le facteur 2 figure dans la formule sans que la fiche en donne la raison. La lecture la plus cohérente avec le texte : le relevé couvre au maximum 6 mois, la fiche précise que ce trafic est réputé maintenu en moyenne sur la durée de vie du wagon, et le facteur 2 ramènerait six mois observés à une année. C’est une interprétation, pas une mention de la fiche. Ce qui est certain, c’est que le facteur est fixe : un relevé de trois mois est multiplié par 2 comme un relevé de six mois, avec deux fois moins de voyages.

Sur Calais-Folkestone, la formule devient 6 290 × 2 × V, où V est le nombre de voyages du wagon sur cette ligne pendant le relevé. Un wagon qui circule à la fois sur Calais-Folkestone et sur une ligne intérieure donne lieu à deux calculs distincts, dont les résultats s’additionnent.

ÉlémentCe que fixe la ficheSource
Lignes hors Calais-FolkestoneSomme sur les lignes i de (145 × dri − 72 × dfi) × 2 × ViFiche TRA-EQ-108, point 5
Coefficient route145 kWh cumac par km de distance routière évitée en FranceFiche TRA-EQ-108, point 5
Coefficient rail72 kWh cumac par km de distance ferroviaire parcourue en France, en déductionFiche TRA-EQ-108, point 5
driMoyenne de l’itinéraire routier le plus court et du plus rapide, voies ouvertes aux poids lourds > 12 t, point frontière si un terminal est à l’étrangerFiche TRA-EQ-108, point 5
dfiDistance ferroviaire en France relevée sur ecotransit.org ou un équivalent, même règle du point frontièreFiche TRA-EQ-108, point 5
ViNombre de voyages sur la ligne i pendant le relevé de trafic, à plein ou à videFiche TRA-EQ-108, points 3 et 5
Ligne Calais-Folkestone6 290 × 2 × VFiche TRA-EQ-108, point 5
Relevé de trafic6 mois consécutifs au maximum, trafic réputé maintenu en moyenne sur la durée de vieFiche TRA-EQ-108, points 3 et 5
Durée de vie conventionnelle30 ansFiche TRA-EQ-108, point 4

Vous avez une opération TRA-EQ-108 en cours ? Estimez-la en quelques clics.

Estimer

Combien ça représente en vrai

Les distances ci-dessous sont posées pour l’exemple : dans un dossier réel, elles sortent des captures d’écran et de la déclaration ecotransit de chaque ligne. Les nombres de voyages correspondent à des rythmes plausibles pour un wagon affecté à un service régulier pendant six mois.

Premier cas, une grande ligne nord-sud entre deux terminaux français : 1 000 km de route, 1 100 km de rail, 100 voyages en six mois. Le terme route vaut 145 × 1 000 = 145 000, le terme rail 72 × 1 100 = 79 200, l’économie par voyage 145 000 - 79 200 = 65 800 kWh cumac. Le montant du wagon est 65 800 × 2 × 100 = 13 160 000 kWh cumac.

Deuxième cas, un wagon affecté à la navette transmanche, 300 voyages sur Calais-Folkestone : 6 290 × 2 × 300 = 3 774 000 kWh cumac. Un voyage transmanche vaut 12 580 kWh cumac, contre 131 600 pour un voyage du premier cas : le forfait du tunnel correspond à un trajet court, et c’est la fréquence des navettes qui fait le volume.

Troisième cas, une ligne où le rail fait un détour : 500 km de route, 900 km de rail, 120 voyages. Terme route 145 × 500 = 72 500, terme rail 72 × 900 = 64 800, économie par voyage 72 500 - 64 800 = 7 700 kWh cumac, montant 7 700 × 2 × 120 = 1 848 000 kWh cumac. Avec presque autant de voyages que dans le premier cas, le wagon vaut sept fois moins. Au-delà d’environ 1 007 km de rail pour ces 500 km de route, le terme deviendrait négatif.

Quatrième cas, un wagon qui change de ligne en cours de relevé : 60 voyages sur la ligne du premier cas et 40 voyages sur une ligne de 700 km de route et 800 km de rail. Ligne A : 65 800 × 2 × 60 = 7 896 000 kWh cumac. Ligne B : 145 × 700 = 101 500, 72 × 800 = 57 600, soit 101 500 - 57 600 = 43 900 kWh cumac par voyage, et 43 900 × 2 × 40 = 3 512 000 kWh cumac. Total : 7 896 000 + 3 512 000 = 11 408 000 kWh cumac.

CasRoute et rail en France (km)VoyagesCalculMontant en kWh cumac
Grande ligne nord-sud1 000 / 1 10010065 800 × 2 × 10013 160 000
Navette Calais-Folkestoneforfait3006 290 × 2 × 3003 774 000
Ligne avec détour ferroviaire500 / 9001207 700 × 2 × 1201 848 000
Deux lignes, A puis B1 000 / 1 100 puis 700 / 80060 + 407 896 000 + 3 512 00011 408 000

Les conditions techniques : un wagon identifié, un relevé borné, des distances prouvées

Le wagon est identifié par son certificat d’immatriculation portant le numéro européen de véhicule et par son autorisation de mise en exploitation commerciale incluant le numéro d’identification obtenu auprès de l’autorité nationale compétente, la fiche citant en exemple l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer. Ce numéro est le fil conducteur du dossier : il doit se retrouver à l’identique sur la facture ou le contrat, sur les relevés de trafic et sur le tableau de synthèse.

Le temps est borné trois fois. Le relevé couvre une période d’essai de 6 mois consécutifs au maximum ; sa date de fin est la date d’achèvement de l’opération ; et cette date intervient au plus tard 18 mois après l’autorisation de mise en exploitation commerciale. Un wagon autorisé le 1er mars doit donc avoir terminé son relevé au plus tard le 1er septembre de l’année suivante. Le mot consécutifs interdit de piocher les six meilleurs mois sur une période plus longue.

Seuls comptent les voyages, à plein ou à vide, effectués au départ ou à l’arrivée d’au moins un terminal de transport combiné en France adapté au chargement et au déchargement des semi-remorques, la fiche définissant charger comme positionner la semi-remorque sur le wagon et décharger comme l’en sortir. Un positionnement entre deux gares de triage ou un passage en atelier n’est pas un voyage ; un retour à vide sur la ligne commerciale en est un.

Les distances demandent le plus de soin. Pour chaque ligne hors Calais-Folkestone : deux captures d’écran d’un site de calcul d’itinéraires routiers, le plus court et le plus rapide, en France et par des voies ouvertes aux poids lourds de plus de 12 tonnes ; une déclaration de la consommation d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre selon la norme NF EN 16258, obtenue sur ecotransit.org ou un équivalent, entre le point de départ et le point d’arrivée en France ; et un tableau de synthèse des distances routière et ferroviaire par ligne, au format du modèle joint à l’attestation sur l’honneur.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
Nature du matérielWagon d’autoroute ferroviaire neuf, acheté ou louéLa facture ou le contrat emploie ces termes ; pas d’occasion, pas de transformation
LocationDurée minimale de 24 mois, hors reconduction taciteLa durée ferme au contrat, pas la durée espérée
ImmatriculationCertificat d’immatriculation avec numéro européen de véhicule (NEV)Même numéro sur toutes les pièces, caractère pour caractère
Mise en exploitationAutorisation de mise en exploitation commerciale avec numéro d’identification du wagonSa date ouvre le délai de 18 mois
Relevé de traficIssu de l’opérateur de transport combiné ou de l’entreprise ferroviaire : voyages, lignes avec ville, code postal et pays, immatriculation, dates, références de sillon et de facture du gestionnaire de réseauChaque voyage porte sa référence de sillon et sa référence de facture
Période6 mois consécutifs au maximum, fin du relevé = achèvement, au plus tard 18 mois après l’autorisationChoisir la fenêtre avant de commencer, pas après coup
Voyages comptésÀ plein ou à vide, touchant au moins un terminal français adapté aux semi-remorquesÉcarter positionnements et trajets techniques
Distance routièreMoyenne du plus court et du plus rapide, poids lourds > 12 t, point frontière si terminal étrangerDeux captures d’écran par ligne, itinéraire poids lourd activé
Distance ferroviaireRelevée sur ecotransit.org ou équivalent, en France, point frontière si terminal étrangerDéclaration NF EN 16258 jointe pour chaque ligne
Tableau de synthèseDistances routière et ferroviaire par ligne, conforme au modèle de l’attestation sur l’honneurReprendre le modèle tel quel, une ligne par liaison

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Un dossier TRA-EQ-108 se compte en millions de kWh cumac pour un seul wagon et repose entièrement sur des pièces documentaires que le contrôle recoupe entre elles.

L’erreur la plus coûteuse porte sur les distances. Si, sur la grande ligne du premier exemple, la distance routière avait été relevée en voiture ou sur le seul itinéraire le plus court et ressortait à 950 km au lieu de 1 000, le terme route tomberait à 145 × 950 = 137 750, l’économie par voyage à 137 750 - 79 200 = 58 550, et le montant à 58 550 × 2 × 100 = 11 710 000 kWh cumac : 1 450 000 kWh cumac d’écart pour 50 km.

Le bon ordre : faire intervenir le mandataire au plus tard à la commande ou à la signature du bail, fixer la fenêtre de relevé dès l’autorisation de mise en exploitation, convenir avec l’opérateur d’un format de relevé qui porte les références de sillon et de facture de chaque voyage, relever les distances de chaque ligne avec les captures d’écran avant la fin du relevé, et remplir le tableau de synthèse au format du modèle.

  • Wagon non neuf ou transformé, ou facture qui ne mentionne pas l’achat ou la location d’un wagon d’autoroute ferroviaire neuf ; contrat de location de moins de 24 mois fermes.
  • Relevé de trafic dépassant 6 mois, non consécutif, ou se terminant plus de 18 mois après l’autorisation de mise en exploitation commerciale.
  • Relevé incomplet : voyages sans référence de sillon ou de facture du gestionnaire de réseau, lignes sans ville, code postal et pays, immatriculation absente.
  • Voyages comptés qui ne touchent aucun terminal français adapté aux semi-remorques : positionnements, trajets vers l’atelier, parcours entièrement à l’étranger.
  • Distances routières relevées pour un véhicule léger, sur un seul itinéraire, ou depuis un terminal étranger au lieu du point frontière ; captures d’écran manquantes.
  • Distance ferroviaire sans déclaration NF EN 16258, mesurée hors de France, ou différente du tableau de synthèse.
  • Numéro européen de véhicule différent d’une pièce à l’autre, ou mandataire intervenu après la commande du wagon ou la signature du contrat de location.

Questions fréquentes

Combien vaut un wagon d’autoroute ferroviaire en TRA-EQ-108 ?

Il n’y a pas de forfait par wagon. Hors Calais-Folkestone, chaque ligne vaut (145 × distance routière − 72 × distance ferroviaire) × 2 × nombre de voyages, distances en kilomètres sur le territoire français, voyages relevés sur six mois au plus. Pour 1 000 km de route, 1 100 km de rail et 100 voyages : 65 800 × 2 × 100 = 13 160 000 kWh cumac. Sur Calais-Folkestone, c’est 6 290 × 2 × V, soit 12 580 kWh cumac par voyage.

Les voyages à vide comptent-ils ?

Oui. La fiche écrit que sont pris en compte les voyages de wagons à plein ou à vide, dès lors qu’ils sont effectués au départ ou à l’arrivée d’au moins un terminal de transport combiné en France adapté au chargement et au déchargement des semi-remorques. Un retour à vide sur la ligne commerciale compte ; un trajet technique vers un atelier ou entre deux gares, qui ne touche pas un tel terminal, non.

Que se passe-t-il si la distance ferroviaire est bien plus longue que la distance routière ?

Le terme de la ligne diminue, puis devient nul et négatif quand la distance ferroviaire dépasse environ 2,01 fois la distance routière, puisque 145 divisé par 72 vaut à peu près 2,01. La fiche écrit la formule comme une somme sur toutes les lignes et ne prévoit aucun traitement particulier pour une ligne au terme négatif. La lecture prudente est de vérifier ce rapport ligne par ligne avant d’affecter un wagon neuf à un service, car une ligne à fort détour ferroviaire pèse sur le montant total du wagon.

Puis-je choisir mes six meilleurs mois de trafic ?

Non. Le relevé couvre six mois consécutifs au maximum, et sa date de fin, qui est la date d’achèvement de l’opération, intervient au plus tard 18 mois après l’autorisation de mise en exploitation commerciale. On choisit quand démarrer le relevé dans cette fenêtre, pas des mois disjoints. Un relevé plus court est permis, mais le facteur 2 ne change pas : avec 50 voyages au lieu de 100 sur la grande ligne de l’exemple, 65 800 × 2 × 50 = 6 580 000 kWh cumac au lieu de 13 160 000.

Le terminal de départ est à l’étranger, comment compter les distances ?

La fiche s’applique dès qu’un des deux terminaux est en France métropolitaine, mais ne compte que la partie française du trajet : distance routière et distance ferroviaire se mesurent entre le point frontière et le terminal français. Les captures d’écran des itinéraires et la déclaration NF EN 16258 doivent être établies entre ces deux points, pas entre les deux terminaux.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.