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Industrie · Fiche IND-BA-113

IND-BA-113 : des lanterneaux zénithaux valorisés de 3 400 à 6 400 kWh cumac par m² éclairant

Un atelier éclairé aux tubes ou aux LED de 6 h à 22 h brûle de l’électricité pendant que le soleil tape sur sa toiture. La fiche IND-BA-113 valorise l’ouverture de cette toiture : des lanterneaux d’éclairage zénithal posés sur costière, couplés à une régulation qui éteint ou baisse l’éclairage électrique dès que le jour suffit. Le montant se calcule au mètre carré de surface réellement traversée par la lumière, de 3 400 kWh cumac en zone H1 à 6 400 en zone H3. La fiche est réservée aux bâtiments industriels existants de France métropolitaine.

Secteur
Industrie
Version applicable
v. A26-1
Durée de vie conventionnelle
20 ans

L'essentiel

  • La fiche valorise la pose de lanterneaux d’éclairage zénithal, ponctuels ou continus, avec costière, dans un bâtiment industriel existant de France métropolitaine. Sans pilotage automatique de l’éclairage électrique sur détection de lumière naturelle, il n’y a pas d’opération.
  • Le montant est un forfait par m² d’At flat, la projection horizontale de la plus petite section de passage de la lumière, additionnée sur tous les lanterneaux posés : 3 400 kWh cumac en H1, 4 000 en H2, 6 400 en H3.
  • Trois performances : une conductance Urc au plus égale à 2 W/m².K pour les ponctuels fixes et à 2,5 W/m².K pour les ponctuels ouvrants et les continus, une classe de durabilité ΔA, un facteur de transmission lumineuse τD65 compris entre 45 % et 65 %.
  • Le document justificatif spécifique est l’étude préalable de dimensionnement de l’éclairage naturel, par un professionnel ou un bureau d’études, qui fixe le nombre, les caractéristiques, l’implantation et l’At flat de chaque lanterneau avant la pose.
  • La facture porte six mentions, dont l’At flat, l’Urc, le τD65, la classe de durabilité et le pilotage automatique ; à défaut, marque et référence plus attestation du fabricant. Durée de vie conventionnelle : 20 ans.

Ce que couvre la fiche IND-BA-113, et ce que veut dire son code

La fiche IND-BA-113 porte sur la mise en place de lanterneaux d’éclairage zénithal, avec costière, ponctuels ou continus, accompagnés d’un pilotage automatique de l’éclairage électrique. Trois mots du titre comptent. Zénithal : la lumière entre par le toit, pas par les façades. Costière : le lanterneau est posé sur un cadre relevé au-dessus de l’étanchéité, ce qui écarte les simples plaques translucides insérées dans le bardage de couverture. Pilotage automatique : l’opération n’est pas la pose d’une verrière, c’est la pose d’une verrière qui fait baisser la consommation d’éclairage, et la dénomination même de la fiche l’exige.

Le code se lit en trois blocs. IND désigne le secteur de l’industrie, par opposition à BAT pour le tertiaire, AGRI pour l’agriculture ou BAR pour le résidentiel. BA renvoie à la famille du bâti : l’opération agit sur l’enveloppe, pas sur un équipement de production ni sur un système thermique. 113 est le numéro d’ordre dans cette famille. La version en vigueur est la A26-1 ; le PDF officiel ne mentionne ni date d’application ni date de fin.

Le secteur d’application est précis : bâtiments industriels existants en France métropolitaine. Un bâtiment neuf n’entre pas dans le champ, pas plus qu’un bâtiment tertiaire, agricole ou situé en outre-mer. La durée de vie conventionnelle est de 20 ans, la période sur laquelle les économies d’électricité sont comptées puis actualisées pour donner le montant en kWh cumac, pour cumulés et actualisés.

Pourquoi ouvrir le toit fait économiser de l’électricité

Un hall industriel est un grand volume, souvent profond, dont les façades éclairent au mieux les premiers mètres. Au centre, le niveau d’éclairement exigé pour travailler en sécurité ne peut venir que de luminaires, qui tournent toute la journée sur les sites en deux équipes. Le toit, lui, reçoit la lumière de tout le ciel, sans ombre portée, et un mètre carré de paroi translucide en toiture éclaire bien plus de surface au sol qu’un mètre carré de fenêtre verticale.

Le gain n’apparaît pourtant qu’avec la seconde moitié de l’opération. Si les luminaires restent allumés sous des lanterneaux neufs, le bâtiment consomme autant qu’avant. D’où l’exigence d’un pilotage automatique sur détection de lumière : des cellules mesurent l’éclairement disponible et coupent ou graduent l’éclairage électrique selon les apports naturels. Les heures où le jour suffit deviennent des heures à consommation d’éclairage nulle ou réduite, et c’est ce volume d’heures, cumulé sur 20 ans, que la fiche convertit en kWh cumac.

La fiche encadre aussi le revers de la médaille. Un lanterneau est une rupture dans une toiture isolée : il perd de la chaleur l’hiver et laisse entrer le rayonnement solaire l’été. Le plafond d’Urc limite la première perte. La fourchette de τD65 entre 45 % et 65 % répond à la seconde : un dôme trop clair éblouit les postes et surchauffe le hall, un dôme trop opaque n’éclaire plus assez pour que les cellules éteignent. La classe de durabilité ΔA garantit que la paroi ne jaunit pas et garde sa transmission lumineuse avec les années ; sans elle, les gains calculés sur 20 ans s’évaporeraient en quelques étés.

Qui peut en bénéficier

La fiche s’adresse à celui qui exploite ou possède un bâtiment industriel existant en France métropolitaine : atelier de production, hall d’assemblage, unité agroalimentaire, site de maintenance. Elle ne nomme pas le bénéficiaire ; en pratique c’est l’entreprise au nom de laquelle la facture est établie, propriétaire des murs ou locataire avec l’accord du bailleur.

Le mot existant exclut la construction neuve, le mot industriel exclut le tertiaire, qui a ses propres fiches en BAT. La frontière se juge à l’usage du bâtiment, pas à son aspect : un entrepôt de messagerie n’est pas un bâtiment industriel, un atelier de mécanique de 800 m² l’est. La pose doit être réalisée par un professionnel et l’étude par un professionnel ou un bureau d’études, sans qualification particulière exigée. Enfin, comme pour toute opération CEE, le mandataire ou l’obligé qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, donc avant la signature du devis.

  • Éligible : bâtiment industriel existant en France métropolitaine, lanterneaux ponctuels ou continus posés sur costière par un professionnel, avec pilotage automatique de l’éclairage électrique.
  • Exclu : bâtiment neuf, tertiaire ou agricole, outre-mer, plaques translucides sans costière, lanterneaux posés sans régulation de l’éclairage.
  • Exclu de fait : une pose sans étude préalable de dimensionnement, puisque cette étude est le document justificatif spécifique de la fiche.

Comment se calcule le montant

Le montant en kWh cumac est le produit de deux nombres : une valeur du barème qui dépend uniquement de la zone climatique du site, et S, l’aire de la projection horizontale de la surface éclairante de la paroi translucide, notée At flat, additionnée sur l’ensemble des lanterneaux installés, en m². Pas de coefficient d’usage, pas de tranche de surface, pas de distinction entre ponctuels et continus dans le barème : cette distinction ne joue que sur le plafond d’Urc.

La définition d’At flat est le cœur du calcul et la fiche la donne en une phrase : la projection horizontale de la plus petite section de passage de la lumière naturelle. Trois surfaces coexistent sur un lanterneau, une seule compte. La dimension hors tout de la costière, lue sur le plan de toiture, est la plus grande. La trémie, le trou dans la toiture, est intermédiaire. La section libre, là où la costière ou le cadre du dôme resserre le plus l’ouverture, est la plus petite, et c’est elle que la fiche retient. Sur un ouvrant ou un dôme à embase épaisse, l’écart avec la dimension nominale peut être important.

La zone climatique se lit sur le département du site : H3 pour le pourtour méditerranéen et la Corse, H2 pour l’ouest, le sud-ouest, une partie du Centre et la basse vallée du Rhône (Ardèche, Drôme, Vaucluse), H1 pour le reste du territoire, Île-de-France, Nord, Est et Lyon compris. Le barème monte du nord au sud : plus le ciel est lumineux, plus il y a d’heures où les cellules peuvent éteindre, et moins la pénalité thermique hivernale des lanterneaux pèse.

Zone climatiqueMontant par m² d’At flatFormule
H13 400 kWh cumac3 400 × S
H24 000 kWh cumac4 000 × S
H36 400 kWh cumac6 400 × S
SSomme des At flat de tous les lanterneaux installés, en m²At flat = projection horizontale de la plus petite section de passage de la lumière

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Combien ça représente en vrai

Un hall industriel ouvre vite plusieurs dizaines de mètres carrés de toiture. Quatre situations, avec un At flat déjà mesuré sur la section libre.

Un atelier de mécanique à Lille, zone H1, reçoit 24 lanterneaux ponctuels dont la section libre vaut 1,2 m² chacun : 24 × 1,2 = 28,8 m² d’At flat, et 3 400 × 28,8 = 97 920 kWh cumac. Un entrepôt de production à Bordeaux, zone H2, est équipé de lanterneaux continus en bandes filantes totalisant 150 m² : 4 000 × 150 = 600 000 kWh cumac. Une unité agroalimentaire à Nîmes, zone H3, pose 80 m² d’At flat : 6 400 × 80 = 512 000 kWh cumac.

Le quatrième cas isole l’effet de la zone. Les mêmes 150 m² de continus posés à Lyon, zone H1, donnent 3 400 × 150 = 510 000 kWh cumac. À Marseille, zone H3, ils donnent 6 400 × 150 = 960 000 kWh cumac, soit 450 000 de plus pour une toiture identique. Le rapport H3 sur H1 vaut 6 400 divisé par 3 400, environ 1,88 : un site du sud vaut presque le double d’un site du nord à surface égale.

Dernier calcul, celui qui coûte le plus cher quand il est faux : la surface retenue. Reprenons l’atelier de Lille avec 24 dômes dont la trémie mesure 1,20 m sur 1,20 m, soit 1,44 m², mais dont la section libre ne fait que 1,00 m sur 1,00 m. Compter la trémie donne 24 × 1,44 = 34,56 m² et 3 400 × 34,56 = 117 504 kWh cumac. Compter la section libre donne 24 m² et 3 400 × 24 = 81 600 kWh cumac : 35 904 kWh cumac d’écart, et un dossier calculé sur la trémie ne correspond pas à la fiche.

  • Atelier à Lille, H1, 24 ponctuels de 1,2 m² d’At flat : 3 400 × 28,8 = 97 920 kWh cumac.
  • Entrepôt de production à Bordeaux, H2, 150 m² d’At flat en continus : 4 000 × 150 = 600 000 kWh cumac.
  • Unité agroalimentaire à Nîmes, H3, 80 m² d’At flat : 6 400 × 80 = 512 000 kWh cumac.
  • Mêmes 150 m² à Lyon, H1 : 3 400 × 150 = 510 000 kWh cumac ; à Marseille, H3 : 6 400 × 150 = 960 000 kWh cumac.
CasZoneS (m² d’At flat)CalculMontant en kWh cumac
Atelier de mécanique, 24 ponctuelsH128,83 400 × 28,897 920
Entrepôt de production, continusH21504 000 × 150600 000
Unité agroalimentaireH3806 400 × 80512 000
Les mêmes continus à LyonH11503 400 × 150510 000
Les mêmes continus à MarseilleH31506 400 × 150960 000
Atelier de Lille compté sur la trémie, à tortH134,563 400 × 34,56117 504
Atelier de Lille compté sur la section libreH1243 400 × 2481 600

Les conditions techniques : trois performances, une étude, un pilotage

Les performances du lanterneau se lisent sur la fiche technique du fabricant, établie selon la norme EN 1873+A1 pour les ponctuels et EN 14963 pour les continus. Urc au plus 2 W/m².K pour les ponctuels fixes, au plus 2,5 W/m².K pour les ponctuels ouvrants et pour tous les continus : la tolérance accordée aux ouvrants tient à leur mécanisme, source de ponts thermiques et de jeux qu’un dôme fixe n’a pas. Classe de durabilité ΔA. Facteur τD65 compris entre 45 % et 65 %.

Le pilotage automatique de l’éclairage électrique doit fonctionner sur détection de lumière, en fonction des apports naturels. La fiche ne précise ni la technologie, ni le nombre de cellules, ni si la régulation doit couper ou graduer, ni si elle couvre tout le bâtiment ou seulement les zones sous lanterneaux. Ce qu’elle écrit, c’est que la pose s’accompagne de ce pilotage et que la facture le mentionne. La lecture prudente : asservir au moins l’éclairage des zones éclairées par les lanterneaux et le décrire, zone par zone, dans l’étude et sur la facture. Une horloge seule ou une détection de présence sans mesure de lumière ne répond pas au texte.

L’étude préalable de dimensionnement des ouvrages d’éclairage naturel, par un professionnel ou un bureau d’études, est le document justificatif spécifique. La fiche en fixe le contenu : caractéristiques des lanterneaux (Urc, durabilité, τD65), nombre, destination, éclairage ou évacuation des fumées, implantation et conditions d’installation dans le bâtiment, et At flat de chaque équipement. Le mot préalable a son poids : une étude rédigée après la pose ne remplit pas la condition.

La preuve de réalisation, en pratique la facture, mentionne six choses : la pose de lanterneaux d’éclairage zénithal et leur nombre, l’Urc, le τD65, l’At flat, le pilotage automatique sur détection de lumière, la classe de durabilité. Voie de rattrapage prévue par la fiche : à défaut, la facture indique marque, référence, nombre, At flat et pilotage, et un document du fabricant atteste que ces références sont des lanterneaux d’éclairage zénithal en précisant Urc, τD65 et classe de durabilité. Dans les deux cas, l’At flat et le pilotage figurent sur la facture elle-même.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
BâtimentIndustriel, existant, en France métropolitaineUsage industriel démontrable, pas de construction neuve
Urc ponctuels fixesInférieure ou égale à 2 W/m².KValeur selon EN 1873+A1, sur la fiche technique du fabricant
Urc ponctuels ouvrants et continusInférieure ou égale à 2,5 W/m².KContinus caractérisés selon EN 14963
DurabilitéClasse ΔASur le marquage et la fiche technique, rarement sur le devis
Transmission lumineuse τD65Entre 45 % et 65 %Un dôme très clair peut dépasser 65 % et sortir du champ
PilotageAutomatique, sur détection de lumière, selon les apports naturelsNi horloge seule, ni détection de présence seule
Étude préalableCaractéristiques, nombre, destination, implantation, conditions d’installation, At flat par équipementDatée avant la pose, signée, cohérente avec la facture
Preuve de réalisationNombre, Urc, τD65, At flat, pilotage, classe de durabilitéÀ défaut : marque, référence, nombre, At flat, pilotage, plus document du fabricant
Surface SSomme des At flat, plus petite section de passage de la lumièreNi la costière, ni la trémie

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Un dossier IND-BA-113 repose sur trois pièces, l’étude, la facture et la documentation du fabricant, et sur une seule grandeur, S. Les motifs de rejet se déduisent de la fiche, et la plupart se corrigent avant la pose, jamais après. Le point le plus discuté, la place des lanterneaux de désenfumage dans S, est traité dans la FAQ : la lecture prudente est de ne compter que ceux dont la destination déclarée dans l’étude est l’éclairage.

Le bon ordre : faire établir l’étude avant de commander, y lire l’At flat de chaque dôme sur la section libre, vérifier les trois performances sur la fiche technique selon la bonne norme, décrire le pilotage zone par zone, faire intervenir le mandataire avant de signer le devis, puis relire la facture ligne à ligne contre la liste des mentions exigées. Quand ces points sont calés, le calcul tient en une multiplication et le dossier passe.

  • Pas d’étude préalable, étude postérieure à la pose, ou étude muette sur l’At flat de chaque équipement : c’est le document justificatif spécifique, son absence est rédhibitoire.
  • S calculée sur la costière ou la trémie au lieu de la plus petite section de passage de la lumière.
  • Lanterneau hors performances : Urc à 2,2 W/m².K sur un ponctuel fixe, τD65 à 70 % sur un dôme cristal, classe de durabilité ΔB ou non renseignée, ou performances établies selon la mauvaise norme.
  • Pas de pilotage automatique sur détection de lumière, ou pilotage remplacé par une horloge, un détecteur de présence ou une commande manuelle.
  • Facture incomplète, sans la voie de rattrapage marque, référence et document du fabricant.
  • Bâtiment neuf, tertiaire, agricole ou hors métropole : hors secteur d’application.
  • Mandataire intervenu après la signature du devis : le rôle actif et incitatif doit être établi au plus tard le jour de l’engagement.

Questions fréquentes

Combien vaut la fiche IND-BA-113 par lanterneau ?

La fiche ne raisonne pas par lanterneau mais par m² d’At flat, additionné sur tous les lanterneaux posés : 3 400 kWh cumac par m² en zone H1, 4 000 en H2, 6 400 en H3. Un dôme dont la section libre fait 1,2 m² vaut donc 3 400 × 1,2 = 4 080 kWh cumac en H1 et 6 400 × 1,2 = 7 680 kWh cumac en H3. La valeur d’une opération dépend du nombre de dômes et de la surface réellement ouverte, pas du modèle.

Je remplace des lanterneaux existants jaunis par des neufs. Est-ce éligible ?

La fiche parle de mise en place de lanterneaux dans un bâtiment industriel existant, sans distinguer la création d’ouvertures du remplacement d’équipements en place : elle n’exclut pas le second, elle ne le valide pas non plus. La lecture prudente est de respecter toutes les conditions comme pour une création, étude préalable, performances selon la bonne norme, et surtout pilotage automatique de l’éclairage, qui n’existe en général pas sur une toiture ancienne. Un remplacement à l’identique sans ajout de régulation ne correspond pas à l’opération décrite.

Mes lanterneaux servent aussi au désenfumage. Comptent-ils dans la surface S ?

La fiche exige que l’étude indique la destination de chaque lanterneau, éclairage ou évacuation des fumées, et calcule le montant sur l’At flat de l’ensemble des lanterneaux installés. Elle ne dit ni qu’un exutoire est exclu, ni qu’il compte. La position la plus sûre est de retenir dans S les lanterneaux dont la destination déclarée est l’éclairage, de présenter les exutoires à part dans l’étude et sur la facture, et de ne pas gonfler S avec des équipements dont la vocation première n’est pas d’éclairer. Un dossier qui agrège les deux sans le dire s’expose à une correction de surface.

Pourquoi la transmission lumineuse est-elle plafonnée à 65 % ?

Parce qu’un hall de travail n’a pas besoin du maximum de lumière mais de la bonne lumière. Un dôme très transparent éblouit les postes et laisse entrer trop de rayonnement solaire l’été ; en dessous de 45 %, il n’éclaire plus assez pour que les cellules éteignent les luminaires une bonne partie de la journée. La fourchette élimine les dômes cristal très clairs comme les dômes très diffusants. Le τD65 se lit sur la fiche technique du fabricant, établi selon EN 1873+A1 ou EN 14963.

Le pilotage doit-il couvrir toute l’usine ou seulement les zones sous les lanterneaux ?

La fiche exige un pilotage automatique sur détection de lumière, en fonction des apports naturels, sans préciser son étendue ni sa technologie. Le minimum cohérent avec le texte est d’asservir l’éclairage des zones réellement éclairées par les lanterneaux, là où la lumière naturelle permet d’éteindre. Ce qui est certain : une horloge, un interrupteur crépusculaire extérieur sans mesure dans le hall ou une détection de présence seule ne sont pas une détection de lumière au sens de la fiche.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.