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Tertiaire · Fiche BAT-TH-109

BAT-TH-109 : l’optimiseur de relance vaut jusqu’à 90,2 kWh cumac par m² chauffé en hôtellerie

Dans la plupart des chaufferies tertiaires, la chaudière redémarre à heure fixe, réglée large pour que les locaux soient chauds à l’arrivée des occupants, quel que soit le temps qu’il fait. La fiche BAT-TH-109 valorise l’ajout d’un optimiseur de relance auto-adaptatif, un régulateur qui apprend l’inertie du bâtiment et recalcule chaque jour l’heure de redémarrage et d’arrêt du chauffage. Le montant se compte en kWh cumac par m² chauffé, de 43 à 82 selon l’activité, corrigé par un coefficient de zone climatique. Attention au calendrier : la fiche s’applique aux opérations engagées jusqu’au 30 juin 2028.

Secteur
Tertiaire
Version applicable
v. A54-3
Durée de vie conventionnelle
15 ans

L'essentiel

  • La fiche valorise la mise en place d’un optimiseur de relance auto-adaptatif sur un circuit de chauffage collectif à combustible existant, dans des locaux tertiaires existants. On ne touche ni à la chaudière ni aux émetteurs, on change la décision de l’heure de démarrage et d’arrêt.
  • Le montant est un forfait par m² de surface chauffée gérée par l’optimiseur, selon six secteurs : 69 kWh cumac par m² en bureaux, 43 en enseignement, 53 en santé, 55 en commerce, 82 en hôtellerie et restauration, 43 pour les autres secteurs.
  • Un coefficient de zone climatique multiplie ce forfait : 1,1 en H1, 0,9 en H2, 0,6 en H3. Le même hôtel vaut presque deux fois plus de certificats à Lille qu’à Marseille.
  • Trois fonctions sont exigées, au sens de la norme NF EN 12098-1 : l’apprentissage adaptatif de l’arrêt et du démarrage optimisé, la descente de température en inoccupation, le commutateur été/hiver. La facture doit le dire, ou être complétée par un document du fabricant.
  • Pas de cumul avec la BAT-TH-108, programmation d’intermittence, ni avec la BAT-TH-116, gestion technique du bâtiment. Durée de vie conventionnelle : 15 ans. Fin d’application : opérations engagées jusqu’au 30 juin 2028.

Ce que couvre la fiche BAT-TH-109, et ce que veut dire son code

La fiche BAT-TH-109 s’intitule « Optimiseur de relance en chauffage collectif comprenant une fonction auto-adaptative ». Sa dénomination précise l’objet : la mise en place d’un optimiseur de relance comprenant une fonction auto-adaptative sur un circuit de chauffage collectif à combustible existant. Chaque mot compte. Collectif : un circuit qui dessert plusieurs locaux depuis une production commune. À combustible : une chaudière gaz, fioul, propane ou biomasse. Existant : la fiche habille une installation en service, pas une chaufferie neuve.

Le code se lit en trois blocs. BAT désigne le secteur des bâtiments tertiaires. TH renvoie à la famille thermique, celle des opérations qui agissent sur la production ou la distribution de chaleur. 109 est le numéro d’ordre dans cette famille, à côté de la 108, programmation d’intermittence, et de la 116, gestion technique du bâtiment, que la fiche interdit de cumuler avec elle.

La version en vigueur est la A54-3, pour les locaux du secteur tertiaire existants. La durée de vie conventionnelle est de 15 ans, la période sur laquelle les économies annuelles sont comptées puis actualisées pour donner les kWh cumac. Enfin, la fiche porte une date de fin : elle s’applique aux opérations engagées jusqu’au 30 juin 2028, l’engagement étant en pratique la signature du devis.

Pourquoi un optimiseur de relance fait économiser de l’énergie

Un bâtiment tertiaire est occupé une partie de la journée seulement. La nuit et le week-end, on abaisse la consigne, c’est le réduit, puis il faut remonter la température avant l’arrivée des occupants : c’est la relance. Trop tard, les locaux sont froids à 8 heures et les occupants se plaignent. Trop tôt, la chaudière chauffe des bureaux vides. Comme la plainte est immédiate et le gaspillage invisible, l’exploitant règle presque toujours une heure fixe et prudente, calée sur le matin le plus froid de l’hiver.

Or la durée nécessaire pour remonter de 16 à 20 °C n’est jamais la même. Elle dépend de la température extérieure, du soleil attendu et surtout de l’inertie du bâtiment : un immeuble en béton lourd se refroidit lentement la nuit et revient vite en température, un bâtiment léger fait l’inverse. Un matin de mars à 10 °C, la relance réglée pour un matin de janvier à moins 5 °C démarre deux ou trois heures trop tôt. Sur la mi-saison, cela fait des centaines d’heures de combustion sans personne dans les locaux.

L’optimiseur de relance remplace l’heure fixe par un calcul. À partir de la température ambiante mesurée, de la température extérieure et de l’heure d’occupation programmée, il détermine le moment le plus tardif auquel démarrer pour atteindre la consigne juste à l’heure. La fonction auto-adaptative ajoute l’apprentissage : chaque matin, le régulateur compare l’heure prévue d’atteinte de la consigne et l’heure réelle, et corrige ses paramètres, en particulier la constante de temps du bâtiment. C’est ce que décrit la fiche quand elle parle d’un dispositif qui recalcule les paramètres de l’heure d’arrêt et de mise en marche à partir de la température ambiante mesurée, de l’inertie du bâtiment, des paramètres d’occupation ou de la météorologie locale.

Le même raisonnement vaut le soir : un bâtiment inerte peut couper son chauffage avant le départ des occupants sans que la température baisse sensiblement, c’est l’arrêt optimisé, exigé au même titre que le démarrage. Les deux autres fonctions imposées complètent le dispositif : la descente de température en inoccupation, sans laquelle il n’y a rien à relancer, et le commutateur été/hiver, qui coupe la production de chaleur quand les conditions extérieures ne la justifient plus.

Qui peut en bénéficier

La fiche s’adresse au propriétaire ou à l’exploitant d’un bâtiment tertiaire existant chauffé par un circuit collectif à combustible : immeuble de bureaux, école ou lycée, clinique ou EHPAD, commerce, hôtel ou restaurant, et tout autre local tertiaire, gymnase, salle polyvalente, bâtiment administratif, qui tombe dans la ligne « autres secteurs » du barème. Les collectivités, avec leur patrimoine scolaire et sportif chauffé au gaz sur horloge, sont des bénéficiaires naturels.

Le texte exclut par construction trois situations : le résidentiel, puisque la fiche est une fiche BAT ; les bâtiments neufs, puisqu’elle vise des locaux et un circuit existants ; les installations dont le générateur n’est pas à combustible, une chaufferie alimentée uniquement par une pompe à chaleur ou un chauffage électrique direct n’entrant pas dans sa lettre. La fiche ne dit rien, en revanche, de l’âge de la chaudière, du combustible ou de la régulation déjà en place.

La mise en place doit être réalisée par un professionnel, et le mandataire ou l’obligé qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, avant la signature du devis. La fiche n’exige aucune qualification de l’installateur, ni RGE, ni étude préalable : ce sont les fonctions du matériel et les mentions de la facture qui portent le dossier.

  • Éligible : local tertiaire existant, chauffé par un circuit collectif alimenté par une chaudière à combustible, sur lequel on ajoute un optimiseur de relance auto-adaptatif conforme à la norme NF EN 12098-1.
  • Éligible quelle que soit la régulation en place avant travaux : horloge, programmateur simple ou régulation sans fonction adaptative.
  • Exclu : logements, bâtiment neuf, circuit dont la production n’est pas à combustible, bâtiment déjà valorisé en BAT-TH-108 ou BAT-TH-116, pose sans professionnel.

Comment se calcule le montant

Le montant en kWh cumac est le produit de trois termes : un montant unitaire par m² qui dépend du secteur d’activité, la surface chauffée S en m², et un coefficient de zone climatique. L’hôtellerie et la restauration sont en tête avec 82 kWh cumac par m², parce que ces bâtiments sont chauffés sur de longues plages. Viennent ensuite les bureaux à 69, le commerce à 55, la santé à 53, puis l’enseignement et les autres secteurs à 43.

Le coefficient de zone traduit la rigueur du climat : 1,1 en H1, le nord, l’est, le centre et les reliefs, 0,9 en H2, la façade atlantique et le sud-ouest, 0,6 en H3, le pourtour méditerranéen et la Corse. Entre H1 et H3, le rapport est de 1,1 divisé par 0,6, soit 1,83 : la zone compte presque autant que le secteur.

La surface S est définie par une seule phrase : la surface chauffée à prendre en compte est celle gérée par le système de régulation par optimiseur de relance. Ce n’est donc pas la surface totale du bâtiment, mais celle des locaux dont le chauffage obéit effectivement à l’optimiseur. Si un immeuble a deux circuits et qu’un seul reçoit l’optimiseur, on ne compte que les locaux desservis par ce circuit. La fiche ne dit ni comment mesurer cette surface ni quel document la justifie : la lecture prudente est de la faire figurer sur le devis et la facture, étayée par un plan des locaux desservis.

Le texte ne traite pas non plus le bâtiment mixte, un hôtel avec commerces, un bâtiment administratif avec une crèche : il donne un montant par secteur, sans règle de ventilation. La lecture prudente est d’affecter chaque surface au secteur de son usage réel, jamais tout le bâtiment au secteur le mieux valorisé.

Secteur d’activitéMontant unitaire (kWh cumac par m²)Zone climatiqueCoefficient
Bureaux69H11,1
Enseignement43H20,9
Santé53H30,6
Commerce55
Hôtellerie et restauration82
Autres secteurs43
FormuleMontant unitaire × S (m² chauffés gérés par l’optimiseur) × coefficient de zoneRésultat en kWh cumac

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Combien ça représente en vrai

Quatre bâtiments courants, avec une surface chauffée entièrement gérée par l’optimiseur. Un immeuble de bureaux de 3 000 m² à Lyon, zone H1 : 69 × 3 000 × 1,1 = 227 700 kWh cumac. Un collège de 5 000 m² à Nantes, zone H2 : 43 × 5 000 × 0,9 = 193 500 kWh cumac. Un hôtel de 2 000 m² à Nice, zone H3 : 82 × 2 000 × 0,6 = 98 400 kWh cumac. Une clinique de 8 000 m² à Strasbourg, zone H1 : 53 × 8 000 × 1,1 = 466 400 kWh cumac.

Deux comparaisons éclairent le barème. La zone d’abord : le même hôtel de 2 000 m² à Lille, zone H1, vaudrait 82 × 2 000 × 1,1 = 180 400 kWh cumac, contre 98 400 à Nice. La surface gérée ensuite : si, dans l’immeuble lyonnais, l’optimiseur n’équipe que le circuit de l’aile principale, 1 800 m² sur 3 000, le montant devient 69 × 1 800 × 1,1 = 136 620 kWh cumac. Déclarer 3 000 m² surévaluerait le dossier de 91 080 kWh cumac.

Ordre de grandeur à retenir : entre 25,8 kWh cumac par m² (43 × 0,6) et 90,2 kWh cumac par m² (82 × 1,1) selon la case du barème. Pour un patrimoine, les montants s’additionnent bâtiment par bâtiment, chacun avec son secteur, sa zone et sa surface réellement gérée.

  • Bureaux, Lyon, H1, 3 000 m² : 69 × 3 000 × 1,1 = 227 700 kWh cumac.
  • Collège, Nantes, H2, 5 000 m² : 43 × 5 000 × 0,9 = 193 500 kWh cumac.
  • Hôtel, Nice, H3, 2 000 m² : 82 × 2 000 × 0,6 = 98 400 kWh cumac, contre 180 400 pour le même hôtel en H1.
  • Clinique, Strasbourg, H1, 8 000 m² : 53 × 8 000 × 1,1 = 466 400 kWh cumac.
CasSecteur et zoneS (m²)CalculMontant en kWh cumac
Immeuble de bureaux à LyonBureaux, H13 00069 × 3 000 × 1,1227 700
Collège à NantesEnseignement, H25 00043 × 5 000 × 0,9193 500
Hôtel à NiceHôtellerie et restauration, H32 00082 × 2 000 × 0,698 400
Le même hôtel à LilleHôtellerie et restauration, H12 00082 × 2 000 × 1,1180 400
Clinique à StrasbourgSanté, H18 00053 × 8 000 × 1,1466 400
Bureaux à Lyon, un seul circuit équipéBureaux, H11 80069 × 1 800 × 1,1136 620

Les conditions techniques : trois fonctions normalisées et une facture qui les nomme

La fiche ne demande ni étude préalable, ni rapport d’essai, ni qualification de l’installateur. Elle concentre ses exigences sur le matériel, défini par référence à la norme NF EN 12098-1 sur les équipements de régulation pour les systèmes de chauffage à eau chaude, et sur la preuve de réalisation.

Première fonction, celle qui donne son nom à la fiche : l’apprentissage adaptatif de l’arrêt et du démarrage optimisé. Le dispositif doit recalculer les paramètres de l’heure d’arrêt et de mise en marche à partir de la température ambiante mesurée, de l’inertie du bâtiment, des paramètres d’occupation ou de la météorologie locale. La fiche cite ces données sans exiger de capteur précis ; en pratique, une sonde d’ambiance dans un local représentatif et un programme d’occupation renseigné rendent la fonction démontrable. Un régulateur qui avance l’heure de démarrage selon la seule température extérieure, avec une pente fixe réglée à la main, n’apprend rien : ce n’est pas un optimiseur auto-adaptatif au sens de la fiche. Deuxième et troisième fonctions : la descente de température en inoccupation et le commutateur été/hiver, au sens de la même norme.

La règle de preuve est en deux temps. Soit la preuve de réalisation, en pratique la facture, mentionne la mise en place d’un optimiseur de relance comprenant une fonction auto-adaptative au sens de la norme NF EN 12098-1. Soit, à défaut, elle mentionne l’équipement avec sa marque et sa référence, et un document du fabricant indique que cet équipement, sous cette marque et cette référence, est un optimiseur de relance comprenant une fonction auto-adaptative au sens de la norme. Une facture qui dit « remplacement du régulateur de chaufferie » sans autre précision ne remplit ni l’une ni l’autre.

Reste le non-cumul avec la BAT-TH-108, régulation par programmation d’intermittence, et la BAT-TH-116, gestion technique du bâtiment pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire. La logique : une GTB qui pilote le chauffage fait déjà de l’intermittence et souvent de l’optimisation de relance, valoriser les deux compterait deux fois la même économie. La fiche ne précise pas si l’interdiction s’apprécie par circuit, par bâtiment ou dans le temps. La lecture prudente est de ne pas déposer de BAT-TH-109 sur un bâtiment pour lequel une 108 ou une 116 a été ou sera valorisée.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
InstallateurMise en place réalisée par un professionnelDevis et facture au nom d’une entreprise ; aucune qualification imposée
Fonction auto-adaptativeApprentissage adaptatif de l’arrêt et du démarrage optimisé au sens de la NF EN 12098-1Fonction activée et paramétrée (occupation renseignée, sonde d’ambiance si le matériel l’utilise)
Réduit en inoccupationFonction « descente de température » au sens de la NF EN 12098-1Consigne de réduit réellement paramétrée
Commutateur été/hiverFonction au sens de la NF EN 12098-1Vérifiable dans la documentation du fabricant
Preuve de réalisationMentionne un optimiseur de relance comprenant une fonction auto-adaptative au sens de la NF EN 12098-1À défaut : marque et référence, plus document du fabricant
Surface SSurface chauffée gérée par l’optimiseur de relanceLocaux desservis par le circuit équipé, pas la surface totale
Non-cumulPas de cumul avec BAT-TH-108 ni BAT-TH-116Vérifier l’historique CEE du bâtiment avant d’engager
CalendrierOpérations engagées jusqu’au 30 juin 2028Date de signature du devis, pas date de la facture

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Un dossier BAT-TH-109 se compte en centaines de milliers de kWh cumac pour un bâtiment moyen, avec très peu de pièces : un devis, une facture, parfois une notice de fabricant. Chaque mention manquante se voit immédiatement, et presque tous les motifs de rejet se déduisent du texte de la fiche.

Le bon ordre : identifier le circuit et lister les locaux qu’il dessert avec leur surface et leur usage, vérifier qu’aucune 108 ni 116 n’a été valorisée sur le bâtiment, choisir un régulateur dont le fabricant atteste par écrit les trois fonctions au sens de la norme, faire intervenir le mandataire avant de signer le devis, puis exiger une facture qui reprend la formulation de la fiche. Quand ces points sont calés, le calcul tient en une multiplication et le dossier passe.

  • Facture muette sur la fonction auto-adaptative et la norme NF EN 12098-1, sans marque ni référence, ou sans document du fabricant : c’est la règle de preuve de la fiche, son non-respect est rédhibitoire.
  • Matériel hors définition : horloge programmable, régulateur à loi d’eau sans optimisation, optimiseur dont l’heure de démarrage est fixée à la main sans apprentissage.
  • Surface surévaluée : surface totale déclarée alors qu’un seul circuit est équipé, ou surfaces non chauffées comptées.
  • Mauvais secteur : internat déclaré en hôtellerie, cantine scolaire en restauration, bâtiment mixte entièrement rangé dans le secteur le mieux valorisé.
  • Mauvaise zone climatique : seul le département compte, pas l’impression que la ville est « au sud ».
  • Circuit hors champ : chauffage individuel, bâtiment résidentiel, chaufferie neuve, production qui n’est pas à combustible.
  • Cumul interdit avec une BAT-TH-108 ou BAT-TH-116 sur le même bâtiment, engagement après le 30 juin 2028, mandataire intervenu après la signature du devis.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un optimiseur de relance, concrètement ?

Un régulateur de chaufferie qui calcule chaque jour l’heure la plus tardive à laquelle redémarrer le chauffage après le réduit pour que les locaux soient à la consigne à l’heure d’occupation, et l’heure la plus précoce à laquelle l’arrêter le soir. La version auto-adaptative, la seule que la fiche BAT-TH-109 valorise, compare chaque matin sa prévision et la montée réelle en température, puis corrige ses paramètres.

Quelle différence entre BAT-TH-108 et BAT-TH-109 ?

La BAT-TH-108 porte sur un système de régulation par programmation d’intermittence, l’alternance programmée entre consigne de confort et consigne de réduit. La BAT-TH-109 exige l’optimisation auto-adaptative des heures de démarrage et d’arrêt, en plus du réduit et du commutateur été/hiver, au sens de la norme NF EN 12098-1. Les deux fiches ne se cumulent pas : un même bâtiment relève de l’une ou de l’autre, selon ce que fait réellement le matériel posé.

Le bâtiment a déjà une GTB. Peut-on déposer une BAT-TH-109 ?

Si cette GTB a été valorisée au titre de la BAT-TH-116, non : la fiche exclut expressément le cumul. Si elle n’a jamais donné lieu à des certificats et ne gère pas l’optimisation de relance, la fiche ne l’interdit pas en toutes lettres, mais le dossier devra montrer que l’optimiseur posé apporte les fonctions exigées et qu’aucune 116 n’est déposée en parallèle. C’est le seul cas où une position écrite du délégataire avant l’engagement est utile.

Le chauffage est électrique ou assuré par une pompe à chaleur. La fiche s’applique-t-elle ?

La dénomination vise un circuit de chauffage collectif à combustible existant. Une chaudière gaz, fioul, propane ou biomasse entre dans ce cadre. Un chauffage électrique direct, ou une production assurée uniquement par une pompe à chaleur, n’est pas un circuit à combustible : la lettre de la fiche ne le couvre pas, et il vaut mieux ne pas l’engager sur cette base.

Jusqu’à quand peut-on engager une opération BAT-TH-109 ?

La fiche, dans sa version A54-3, s’applique aux opérations engagées jusqu’au 30 juin 2028. La date qui compte est celle de l’engagement, en pratique la signature du devis ou du bon de commande, et le mandataire doit être intervenu au plus tard ce jour-là. Une facture postérieure à cette date n’est pas un problème si l’engagement est antérieur.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.