BAR-TH-102 : le chauffe-eau solaire collectif vaut 19,6 kWh cumac par kWh solaire utile annuel
Un immeuble d’habitation consomme de l’eau chaude toute l’année, presque autant en août qu’en janvier. C’est exactement ce que le solaire thermique sait faire : préchauffer cette eau avec le toit et laisser la chaudière finir le travail. La fiche BAR-TH-102 valorise la pose d’un chauffe-eau solaire collectif dans des appartements existants de France métropolitaine. Son barème tient en une formule unique, sans zone climatique, bâtie sur trois chiffres de l’étude de dimensionnement : besoin annuel, taux de couverture, production solaire utile. Bien lue, elle se réduit à une seule multiplication, et le montant se décide avant la pose, chez le bureau d’étude.
- Secteur
- Résidentiel
- Version applicable
- v. A17-1
- Durée de vie conventionnelle
- 22 ans
L'essentiel
- La fiche valorise la mise en place d’un chauffe-eau solaire collectif pour l’eau chaude sanitaire d’appartements existants, en France métropolitaine. Les capteurs hybrides, qui produisent aussi de l’électricité, sont exclus en toutes lettres.
- Le montant est identique dans toutes les zones : B × T × 0,196, avec B le besoin annuel en eau chaude en kWh par an et T le taux de couverture solaire en %. Comme T = (PES / B) × 100, le résultat revient à 19,6 kWh cumac par kWh de production solaire utile annuelle.
- B, T et PES ne se mesurent pas sur site et ne se déclarent pas : la fiche impose qu’ils sortent de l’étude de dimensionnement, réalisée par un bureau d’étude. Cette étude est l’une des deux pièces justificatives spécifiques.
- Les capteurs portent une certification CSTBat ou Solar Keymark, ou une équivalence établie par un organisme accrédité de l’Espace économique européen. Le certificat reste recevable jusqu’à un an après sa date de fin de validité.
- La facture nomme un chauffe-eau solaire collectif et donne la surface totale de capteurs solaires thermiques posés. Durée de vie conventionnelle : 22 ans.
Ce que couvre la fiche BAR-TH-102, et ce que veut dire son code
La fiche BAR-TH-102 porte sur la mise en place d’un chauffe-eau solaire collectif destiné à la production d’eau chaude sanitaire. Son secteur d’application tient en une ligne : bâtiment résidentiel, appartements existants, France métropolitaine. Trois mots y font le tri. « Collectif » écarte le chauffe-eau solaire d’une maison, qui relève de la fiche BAR-TH-101. « Existants » écarte la construction neuve. « Métropolitaine » écarte l’outre-mer, qui dispose de son propre cadre.
Le code se lit en trois blocs. BAR désigne le secteur du bâtiment résidentiel, maisons et immeubles de logements. TH renvoie à la famille thermique, les opérations qui agissent sur la production de chaleur : chauffage, eau chaude, régulation. 102 est le numéro d’ordre de la fiche dans cette famille. La version en vigueur est la A17-1, sous l’intitulé « Chauffe-eau solaire collectif (France métropolitaine) ».
Concrètement, un chauffe-eau solaire collectif est une chaîne : un champ de capteurs solaires thermiques en toiture, un circuit primaire à fluide caloporteur, un échangeur, un ou plusieurs ballons de stockage solaire, puis l’appoint existant de l’immeuble, chaudière collective ou réseau de chaleur, qui porte l’eau à la consigne quand le soleil n’a pas suffi. La durée de vie conventionnelle est de 22 ans : c’est la période sur laquelle les économies annuelles sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac, pour cumulés et actualisés.
Pourquoi un chauffe-eau solaire collectif fait économiser de l’énergie
Le principe est le plus simple du solaire : un capteur plan vitré, ou à tubes sous vide, absorbe le rayonnement et chauffe un fluide, en général de l’eau glycolée pour résister au gel. Ce fluide cède sa chaleur à l’eau du ballon solaire à travers un échangeur. Aucune conversion en électricité, aucun onduleur : on capte de la chaleur, on la stocke, on la consomme. Chaque kilowattheure livré au ballon est un kilowattheure que la chaudière n’a pas à produire.
Le collectif est le terrain idéal de cette technologie, pour deux raisons. La régularité du besoin d’abord : une famille part en vacances, un immeuble de trente logements ne se vide jamais, le puisage est lissé sur la journée et sur l’année. L’été ensuite : dans beaucoup d’immeubles, la chaudière collective tourne de juin à septembre uniquement pour l’eau chaude, à charge très partielle et avec un rendement médiocre. C’est précisément la saison où le champ de capteurs couvre l’essentiel du besoin.
Le taux de couverture est la part du besoin annuel fournie par le soleil, et il n’a pas vocation à atteindre 100 %. Un champ surdimensionné couvre tout en juillet mais stagne et surchauffe quand personne ne tire d’eau, pour peu de gain en hiver ; un champ sous-dimensionné économise peu. Le bureau d’étude cherche la surface qui maximise la production réellement utilisée. D’où le mot clé du dossier, la production solaire « utile » : ni l’ensoleillement reçu, ni la chaleur captée en sortie de champ, mais l’énergie qui arrive dans l’eau chaude distribuée, pertes du circuit et du stockage déduites. C’est elle qui remplace la chaudière, et c’est elle que le barème rémunère.
Qui peut en bénéficier
La fiche s’adresse à ceux qui décident des travaux dans un immeuble d’appartements existants en France métropolitaine : syndicat de copropriétaires représenté par son syndic, bailleur social, propriétaire d’un immeuble de rapport, foncière. Elle ne précise pas la qualité du bénéficiaire ; en pratique, c’est le maître d’ouvrage qui signe le devis et reçoit la facture. Deux exclusions découlent du secteur d’application : la construction neuve, la fiche ne définissant pas « existant » et la lecture prudente étant un bâtiment achevé et occupé au moment de l’engagement, et la maison individuelle, puisque la fiche parle d’appartements et d’un équipement collectif.
La fiche ne pose en revanche aucune condition sur le mode de production antérieur. Elle n’exige pas qu’une production collective d’eau chaude existe déjà, n’impose aucune dépose et ne nomme aucune énergie d’appoint. Un immeuble au gaz collectif, raccordé à un réseau de chaleur ou chauffé au fioul relève du même texte. Ce qu’elle exige, c’est que l’équipement posé soit un chauffe-eau solaire collectif à capteurs thermiques certifiés, dimensionné par un bureau d’étude.
- Éligible : immeuble d’appartements existant en France métropolitaine, quel que soit le nombre de logements et l’énergie d’appoint.
- Exclu : immeuble neuf, maison individuelle, territoires d’outre-mer.
- Exclu : capteurs hybrides, installation posée sans professionnel ou sans étude de dimensionnement d’un bureau d’étude.
Comment se calcule le montant
Le point 5 de la fiche donne une seule ligne de barème, valable pour toutes les zones géographiques : montant en kWh cumac = B × T × 0,196. B est le besoin annuel en eau chaude sanitaire à produire par l’énergie solaire, en kWh par an. T est le taux de couverture du chauffe-eau solaire collectif, en %, avec T = (PES / B) × 100. PES est la production solaire utile, en kWh par an. Les trois valeurs sont issues de l’étude de dimensionnement. L’absence de zone climatique est logique : le soleil est déjà dans le calcul, puisque le bureau d’étude détermine la production utile à partir de l’ensoleillement du site, de l’orientation et de l’inclinaison des capteurs. À surface égale, un immeuble de Marseille produira plus qu’un immeuble de Lille, et son montant sera plus élevé sans coefficient de zone.
Il faut ensuite faire l’algèbre que la fiche ne fait pas. T vaut PES divisé par B, multiplié par 100. En remplaçant T dans la formule, B se simplifie : le montant devient PES × 100 × 0,196, soit PES × 19,6. Chaque kilowattheure de production solaire utile annuelle vaut 19,6 kWh cumac, et le besoin B n’influe sur le montant qu’à travers la production. Deux immeubles au même PES obtiennent le même montant, même si l’un a deux fois plus de logements. Cela ne dispense pas de renseigner B et T : la fiche les nomme, l’étude doit les donner et le contrôle recalcule T.
Reste une ambiguïté de rédaction. La fiche définit B comme le besoin annuel « à produire par l’énergie solaire ». Pris au pied de la lettre, B serait la seule part solaire, et T vaudrait 100 % par construction, ce qui viderait de sens le taux de couverture. La lecture cohérente, la seule qui donne un rôle aux trois grandeurs, est celle-ci : B est le besoin annuel total d’eau chaude de l’installation que le solaire vient alimenter, PES la part fournie par le soleil, T leur rapport. Le point à vérifier avant tout dépôt est que les trois chiffres de l’étude respectent exactement cette relation.
| Grandeur | Ce que dit la fiche | Unité | Origine |
|---|---|---|---|
| B | Besoin annuel en eau chaude sanitaire à produire par l’énergie solaire | kWh par an | Étude de dimensionnement |
| PES | Production solaire utile | kWh par an | Étude de dimensionnement |
| T | Taux de couverture, T = (PES / B) × 100 | % | Étude de dimensionnement |
| 0,196 | Coefficient fixe du barème | sans unité | Point 5 de la fiche |
| Montant | B × T × 0,196, toutes zones géographiques | kWh cumac | Résultat |
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Puisque le montant se ramène à 19,6 fois la production solaire utile, l’ordre de grandeur se lit directement dans l’étude. Les quatre cas qui suivent utilisent des besoins et des productions plausibles pour des immeubles courants ; dans un dossier réel, les trois chiffres viennent du bureau d’étude et d’eux seuls. Premier cas, un immeuble de 20 logements à Lyon : B = 40 000 kWh par an, PES = 18 000 kWh par an. 18 000 divisé par 40 000 donne 0,45, soit T = 45 %. Montant : 40 000 × 45 × 0,196 = 352 800 kWh cumac. Le raccourci donne le même résultat, 19,6 × 18 000 = 352 800 kWh cumac, soit 17 640 kWh cumac par appartement.
Deuxième cas, une résidence de 60 logements à Marseille, où l’ensoleillement autorise un taux de couverture plus élevé : B = 120 000 kWh par an, PES = 66 000 kWh par an, T = 55 %. Montant : 120 000 × 55 × 0,196 = 1 293 600 kWh cumac. Troisième cas, un petit immeuble de 8 logements à Lille, toiture en partie masquée : B = 16 000 kWh par an, PES = 5 600 kWh par an, T = 35 %. Montant : 16 000 × 35 × 0,196 = 109 760 kWh cumac.
Le quatrième cas reprend l’immeuble lyonnais avec un champ de capteurs plus grand. Le besoin ne change pas, B = 40 000 kWh par an, mais l’étude annonce une production utile de 22 000 kWh par an, soit T = 55 %. Montant : 40 000 × 55 × 0,196 = 431 200 kWh cumac, contre 352 800 avec le premier dimensionnement. L’écart, 78 400 kWh cumac, correspond exactement aux 4 000 kWh par an de production supplémentaire : 19,6 × 4 000 = 78 400. C’est la leçon de la formule : seul le kilowattheure solaire réellement utile compte, et c’est au bureau d’étude de dire combien la toiture peut en donner sans surchauffer l’été.
| Cas | B (kWh par an) | PES (kWh par an) | T | Calcul | Montant en kWh cumac |
|---|---|---|---|---|---|
| 20 logements, Lyon | 40 000 | 18 000 | 45 % | 40 000 × 45 × 0,196 | 352 800 |
| 60 logements, Marseille | 120 000 | 66 000 | 55 % | 120 000 × 55 × 0,196 | 1 293 600 |
| 8 logements, Lille | 16 000 | 5 600 | 35 % | 16 000 × 35 × 0,196 | 109 760 |
| 20 logements, champ agrandi | 40 000 | 22 000 | 55 % | 40 000 × 55 × 0,196 | 431 200 |
Les conditions techniques : des capteurs certifiés, un bureau d’étude, une facture qui dit la surface
Première condition, l’équipement. La pose est réalisée par un professionnel, et les capteurs disposent d’une certification CSTBat ou Solar Keymark. La fiche admet une équivalence établie par un organisme de l’Espace économique européen accrédité selon les normes NF EN ISO/CEI 17025 et NF EN 45011, par le COFRAC ou par un signataire de l’accord multilatéral européen d’accréditation ; en pratique, le certificat Solar Keymark du modèle posé est la voie simple. Les capteurs hybrides sont exclus par une phrase sans exception, même certifiés.
Deuxième condition, l’étude de dimensionnement. La fiche lui confie quatre résultats : la surface de capteurs à installer, le besoin annuel à produire par l’énergie solaire, le taux de couverture et la production solaire utile. Elle précise que ce dimensionnement est réalisé par un bureau d’étude : la lecture prudente est une étude à l’en-tête et à la signature d’un bureau d’étude identifiable, pas une feuille de calcul de l’installateur. La fiche ne fixe pas de date pour cette étude, mais puisqu’elle « détermine » la surface à installer, elle doit logiquement précéder la commande et correspondre à ce qui est posé.
Troisième condition, la preuve de réalisation, en pratique la facture. Elle mentionne la mise en place d’un chauffe-eau solaire collectif et la surface totale de capteurs solaires thermiques posés. À défaut, elle mentionne un équipement avec sa marque et sa référence et la surface totale de capteurs posés, complétée par un document du fabricant ou d’un organisme accrédité indiquant que cet équipement est un chauffe-eau solaire collectif. La surface figure dans les deux rédactions : elle n’est pas négociable. Enfin, la fiche liste deux documents justificatifs spécifiques : la certification des capteurs, ou les pièces justifiant de son équivalence, et l’étude de dimensionnement. Sur le certificat, une tolérance utile : lorsqu’il porte une date de validité, il reste valable jusqu’à un an après cette date de fin.
| Exigence | Ce que dit la fiche | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Installateur | Mise en place réalisée par un professionnel | Devis et facture au nom d’une entreprise de plomberie, chauffage ou génie climatique |
| Capteurs | Certification CSTBat ou Solar Keymark, ou équivalence par un organisme accrédité 17025 et 45011 | Certificat au nom du modèle exact posé, recevable jusqu’à un an après sa fin de validité |
| Capteurs hybrides | Exclus | Un panneau qui produit aussi de l’électricité sort de la fiche, même certifié |
| Étude de dimensionnement | Réalisée par un bureau d’étude ; fixe la surface de capteurs, B, T et PES | Signée d’un bureau d’étude identifiable, antérieure à la commande, cohérente avec la surface posée |
| Preuve de réalisation | Mentionne un chauffe-eau solaire collectif et la surface totale de capteurs thermiques posés | À défaut : marque, référence, surface, plus document du fabricant ou d’un organisme accrédité |
| Cohérence B, T, PES | T = (PES / B) × 100, valeurs issues de l’étude | Recalculer T avant dépôt ; reprendre les chiffres de l’étude sans arrondi |
Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier
Une résidence de taille moyenne dépasse vite le million de kWh cumac pour une seule opération. Presque tous les motifs de rejet tiennent à la cohérence entre trois documents : l’étude de dimensionnement, le certificat des capteurs et la facture. L’erreur la plus coûteuse porte sur le taux de couverture. Reprenons l’immeuble de 20 logements avec B = 40 000 kWh par an et PES = 18 000 kWh par an. Si le dossier reprend un taux de 55 % lu dans une version antérieure de l’étude, le calcul donne 40 000 × 55 × 0,196 = 431 200 kWh cumac au lieu de 352 800, et un T qui ne correspond plus à PES divisé par B : le contrôleur refait cette division en dix secondes. Autre écart classique : la facture annonce 36 m² de capteurs quand l’étude en a dimensionné 44, parce que le chantier a été réduit sans que l’étude soit reprise.
Le bon ordre : faire établir l’étude par un bureau d’étude avant de signer le devis, y faire figurer B, T, PES et la surface de capteurs, vérifier le certificat du modèle retenu, faire écrire sur le devis puis sur la facture « chauffe-eau solaire collectif » et la surface totale de capteurs thermiques posés, et, si le chantier évolue, faire réviser l’étude avant la facture finale. Quand ces points sont calés, le montant tient en une multiplication et le dossier passe.
- Pas d’étude de dimensionnement, ou étude établie par l’installateur seul alors que la fiche nomme un bureau d’étude : pièce justificative spécifique, son absence est rédhibitoire.
- Étude muette sur l’une des quatre grandeurs : surface de capteurs, B, T ou PES.
- T incohérent avec PES et B : taux arrondi, repris d’une version antérieure ou recopié d’une plaquette commerciale.
- Surface de capteurs de la facture différente de celle de l’étude, sans étude révisée.
- Facture sans « chauffe-eau solaire collectif » ni surface totale de capteurs thermiques, et non rattrapée par marque, référence, surface et document du fabricant.
- Capteurs hybrides, capteurs sans certification ni équivalence, ou certificat expiré depuis plus d’un an à la date de la pose.
- Immeuble neuf, maison individuelle ou site hors métropole : hors secteur d’application.
- Mandataire ou obligé intervenu après la signature du devis : le rôle actif et incitatif doit être établi au plus tard le jour de l’engagement.
Questions fréquentes
Combien de kWh cumac rapporte un chauffe-eau solaire collectif en BAR-TH-102 ?
Le barème est B × T × 0,196, où B est le besoin annuel en eau chaude en kWh par an et T le taux de couverture solaire en %. Comme T vaut PES divisé par B fois 100, le montant revient à 19,6 kWh cumac par kWh de production solaire utile annuelle, quelle que soit la région : une étude qui annonce 18 000 kWh par an de production utile donne 19,6 × 18 000 = 352 800 kWh cumac.
Les panneaux solaires hybrides, qui produisent chaleur et électricité, sont-ils éligibles ?
Non. La fiche l’écrit en une phrase, sans condition ni exception : les capteurs hybrides sont exclus. Un panneau photovoltaïque-thermique, même porteur d’une certification Solar Keymark pour sa partie thermique, ne permet pas de déposer en BAR-TH-102. Seuls les capteurs solaires thermiques, plans vitrés ou à tubes sous vide, entrent dans la fiche.
Peut-on utiliser la fiche BAR-TH-102 pour une maison individuelle ou un immeuble neuf ?
Ni l’un ni l’autre. Le secteur d’application est limité aux appartements existants de France métropolitaine. Une maison équipée d’un chauffe-eau solaire relève de la fiche BAR-TH-101, dédiée au chauffe-eau solaire individuel. Un immeuble en construction n’est pas « existant » au sens de la fiche, et l’outre-mer dispose d’un cadre distinct.
Qui doit réaliser l’étude de dimensionnement et que doit-elle contenir ?
La fiche dit qu’elle est réalisée par un bureau d’étude et lui confie quatre résultats : la surface de capteurs à installer, le besoin annuel B, le taux de couverture T et la production solaire utile PES. Ces trois derniers chiffres, et eux seuls, servent au calcul du montant. La fiche ne fixe pas de date, mais une étude qui détermine la surface à poser doit précéder la commande, et si le chantier change, elle doit être reprise pour que facture et étude décrivent la même installation.
Le certificat Solar Keymark de mes capteurs est arrivé à échéance. Le dossier est-il perdu ?
Pas forcément. La fiche prévoit qu’un certificat portant une date de validité reste considéré comme valable jusqu’à un an après sa date de fin. Si la pose intervient dans ce délai, le certificat est recevable. Au-delà, il faut un certificat renouvelé pour le même modèle, ou les pièces d’équivalence délivrées par un organisme accrédité de l’Espace économique européen.
Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.