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Tertiaire · Fiche BAT-TH-143

BAT-TH-143 : des ventilo-convecteurs classe A valent jusqu’à 170,9 kWh cumac par m² en hôtel

Un immeuble de bureaux, un hôtel ou une clinique climatisés par eau ont, dans chaque pièce, un ventilo-convecteur qui souffle de l’air sur une batterie d’eau chaude ou glacée. Ces unités vieillissent mal : moteurs gourmands, trois vitesses, régulation sommaire. La fiche BAT-TH-143 valorise leur remplacement par des appareils labellisés Eurovent classe A dans les locaux tertiaires existants de 10 000 m² au plus. Le montant se calcule au mètre carré, en additionnant un mode chauffage et un mode rafraîchissement, et il varie dans un rapport de près de 1 à 9 selon l’usage du bâtiment et la zone climatique.

Secteur
Tertiaire
Version applicable
v. A16-1
Durée de vie conventionnelle
15 ans

L'essentiel

  • La fiche vise le remplacement de ventilo-convecteurs existants, cassettes et unités gainables à pression comprises, dans des locaux tertiaires existants dont la surface totale ne dépasse pas 10 000 m². Une première installation n’est pas un remplacement.
  • Le montant additionne un mode chauffage, calculé sur la surface totale chauffée, et un mode rafraîchissement, calculé sur la surface totale rafraîchie. Chaque mode vaut un montant de base par m² propre à la zone, multiplié par un facteur correctif propre à l’usage du bâtiment.
  • Les bases jouent en sens inverse : 65, 57 et 48 kWh cumac par m² en chauffage de H1 à H3, mais 9, 13 et 24 en rafraîchissement. Hôtels et santé avec hébergement ont des facteurs supérieurs à 2 ; le rafraîchissement vaut zéro pour les « autres secteurs ».
  • Une seule condition de performance : le label énergétique Eurovent de classe A, ou une équivalence établie par un organisme accrédité. La facture mentionne la dépose des anciens appareils, la pose des nouveaux et leur classe, ou à défaut marque et référence complétées par un document du fabricant.
  • Durée de vie conventionnelle : 15 ans. La pose est faite par un professionnel, sans autre qualification exigée. Aucune condition sur la chaudière ou le groupe froid qui alimentent les appareils.

Ce que couvre la fiche BAT-TH-143, et ce que veut dire son code

La fiche BAT-TH-143, intitulée « Ventilo-convecteurs haute performance », valorise le remplacement de ventilo-convecteurs existants par des appareils haute performance destinés à assurer le chauffage et le rafraîchissement des locaux. Le texte précise ce qu’il entend par ventilo-convecteur : toute la plage des unités de confort, c’est-à-dire les ventilo-convecteurs proprement dits, mais aussi les cassettes encastrées en faux plafond et les unités gainables à pression, qui soufflent dans un réseau de gaines. Tous sont des terminaux alimentés en eau chaude ou glacée produite ailleurs dans le bâtiment.

Le code se lit en trois blocs. BAT désigne le secteur des bâtiments tertiaires existants, par opposition au résidentiel BAR, à l’industrie IND ou à l’agriculture AGRI. TH renvoie à la famille thermique, celle des opérations qui touchent au chauffage, au froid et à l’eau chaude. 143 est le numéro d’ordre de la fiche. La version en vigueur est la A16-1, sans date de fin d’application dans le texte.

Le champ est borné par une seule limite : les locaux du secteur tertiaire existants de surface totale inférieure ou égale à 10 000 m². Un siège social de 15 000 m² n’entre pas dans la fiche, même si l’on ne remplace les appareils que d’une aile : c’est la surface totale des locaux qui compte, pas la surface traitée. La durée de vie conventionnelle est de 15 ans, période sur laquelle les économies sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac.

Pourquoi un ventilo-convecteur haute performance consomme moins

Un ventilo-convecteur est une boîte simple : un ventilateur, une batterie à ailettes parcourue par l’eau du réseau, un filtre, et une régulation qui ouvre une vanne et choisit une vitesse. L’énergie se perd d’abord dans le moteur du ventilateur. Les appareils anciens embarquent des moteurs asynchrones à trois vitesses fixes, qui tournent souvent plus vite que nécessaire et dont le rendement chute aux petites vitesses. Multipliée par des centaines d’unités et des milliers d’heures par an, cette consommation pèse lourd, et elle se dissipe en chaleur dans la pièce, ce qui alourdit la charge de climatisation l’été.

Le deuxième poste est thermique. Une batterie encrassée ou sous-dimensionnée échange mal : pour tenir la consigne, l’exploitant monte la température de l’eau chaude en hiver et baisse celle de l’eau glacée en été, ce qui dégrade le rendement de la chaudière, de la pompe à chaleur ou du groupe froid en amont. Une régulation tout ou rien ajoute des dépassements de consigne, donc des kilowattheures produits pour rien.

Un appareil haute performance traite les deux postes : moteur à commutation électronique à vitesse variable, qui ne consomme que ce que demande la charge du moment ; batterie qui échange davantage à régime d’eau modéré, donc des températures de départ moins extrêmes ; régulation qui module en continu le débit d’air et l’ouverture de la vanne. Le label Eurovent, délivré sur essais en laboratoire indépendant, classe les ventilo-convecteurs d’après le rapport entre la puissance thermique fournie et l’électricité absorbée par le ventilateur : la classe A désigne ceux qui délivrent le plus de chaleur ou de froid par watt consommé. Le barème reflète cette logique en pondérant par l’usage : un terminal qui tourne jour et nuit économise beaucoup plus qu’un terminal de bureau éteint le soir et le week-end.

Qui peut en bénéficier

Le bénéficiaire est le propriétaire ou l’exploitant de locaux tertiaires existants de 10 000 m² au plus, déjà équipés de ventilo-convecteurs : bureaux, hôtel, clinique, EHPAD, centre médical, commerce, restaurant, établissement d’enseignement, équipement sportif ou culturel. La fiche ne distingue pas propriétaire, bailleur et locataire : celui qui engage et paie les travaux porte l’opération.

Elle range les bâtiments en cinq secteurs d’application, et ce classement commande le facteur correctif : la santé avec hébergement, où l’on dort, cliniques et EHPAD ; les hôtels et autres hébergements ; la santé sans hébergement, cabinets, centres médicaux, laboratoires ; les bureaux, la restauration et les commerces ; et les autres secteurs, qui ramassent tout le reste, enseignement, sport, culture, administrations. Le texte ne définit pas plus finement ces catégories : la lecture prudente consiste à classer le bâtiment d’après son activité principale et à conserver au dossier ce qui la prouve.

  • Éligible : locaux tertiaires existants de surface totale inférieure ou égale à 10 000 m², déjà équipés de ventilo-convecteurs, de cassettes ou de gainables à pression, remplacés par des appareils Eurovent classe A posés par un professionnel.
  • Exclu : première installation sans dépose, locaux de plus de 10 000 m² de surface totale, bâtiment neuf, locaux résidentiels ou industriels.
  • Exclu de fait : les unités intérieures de climatisation à détente directe, splits et multisplits, qui ne sont pas des ventilo-convecteurs alimentés en eau et ne relèvent pas du label visé.

Comment se calcule le montant

Le montant de l’opération est la somme de deux termes, Mch pour le mode chauffage et Mra pour le mode rafraîchissement. Chaque terme se calcule de la même manière : un montant de base en kWh cumac par m², qui dépend de la zone climatique, multiplié par la surface totale concernée, chauffée pour Mch et rafraîchie pour Mra, puis par un facteur correctif qui dépend du secteur d’application et de la zone.

Les deux bases ne bougent pas dans le même sens. En chauffage, 65 kWh cumac par m² en H1, 57 en H2 et 48 en H3 : plus l’hiver est doux, moins les terminaux ont à fournir. En rafraîchissement, c’est l’inverse : 9 en H1, 13 en H2 et 24 en H3. Un bâtiment du Midi perd en chauffage ce qu’il regagne en climatisation, et pour un hôtel les deux effets se compensent presque.

Les facteurs correctifs traduisent les heures de fonctionnement : au-dessus de 2 en chauffage pour la santé avec hébergement et les hôtels, 0,60 pour les bureaux, 0,40 ou 0,45 pour les autres secteurs. Deux zéros méritent l’attention : la santé sans hébergement n’a de facteur rafraîchissement qu’en H3, et les autres secteurs n’en ont dans aucune zone. Pour une école ou un gymnase, la surface rafraîchie n’apporte rien, même si les appareils posés assurent les deux fonctions.

Le barème distingue les deux surfaces, qui peuvent différer, par exemple quand seule une partie des locaux est climatisée. La fiche ne précise pas si l’on retient la surface des locaux desservis par les appareils remplacés ou celle de l’ensemble du bâtiment. La lecture prudente, la seule cohérente avec une économie qui naît du remplacement, est de ne compter que la surface des locaux dont les ventilo-convecteurs sont effectivement remplacés, dans chaque mode.

Secteur d’applicationChauffage H1Chauffage H2Chauffage H3Rafraîchissement H1Rafraîchissement H2Rafraîchissement H3
Montant de base (kWh cumac par m²)65574891324
Santé avec hébergement (facteur)2,302,352,352,052,102,05
Hôtels et autres hébergements (facteur)2,202,202,203,103,352,60
Santé sans hébergement (facteur)0,650,600,65000,80
Bureaux, restauration, commerces (facteur)0,600,600,601,851,550,95
Autres secteurs (facteur)0,450,450,40000

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Combien ça représente en vrai

Le produit de la base par le facteur donne un montant par m² et par mode. En chauffage, un hôtel en H1 vaut 65 × 2,20 = 143 kWh cumac par m², des bureaux en H1 65 × 0,60 = 39, une école en H3 48 × 0,40 = 19,2. En rafraîchissement, un hôtel en H3 vaut 24 × 2,60 = 62,4. Le maximum, les deux modes additionnés sur une même surface, est l’hôtel en H1 : 143 + 27,9 = 170,9 kWh cumac par m². Le minimum est l’école en H3 : 19,2, rien pour le rafraîchissement. Entre les deux, un rapport de près de 1 à 9.

Premier cas, un hôtel de 3 000 m² à Lyon, zone H1, chauffé et rafraîchi sur toute sa surface. Mode chauffage : 65 × 2,20 × 3 000 = 429 000 kWh cumac. Mode rafraîchissement : 9 × 3,10 × 3 000 = 83 700 kWh cumac. Total : 429 000 + 83 700 = 512 700 kWh cumac. Le même hôtel à Nice, zone H3, donnerait 48 × 2,20 × 3 000 = 316 800 en chauffage et 24 × 2,60 × 3 000 = 187 200 en rafraîchissement, soit 504 000 kWh cumac : la zone déplace le poids entre les deux modes sans presque changer le total.

Deuxième cas, un immeuble de bureaux de 2 500 m² à Nantes, zone H2, chauffé et rafraîchi par des cassettes quatre tubes. Mode chauffage : 57 × 0,60 × 2 500 = 85 500 kWh cumac. Mode rafraîchissement : 13 × 1,55 × 2 500 = 50 375 kWh cumac. Total : 135 875 kWh cumac, soit 54,35 kWh cumac par m², environ trois fois moins par m² que l’hôtel : les chambres sont occupées la nuit et le week-end, les bureaux non.

Troisième cas, une clinique de 6 000 m² à Marseille, zone H3, dont 4 000 m² seulement sont rafraîchis. Mode chauffage : 48 × 2,35 × 6 000 = 676 800 kWh cumac. Mode rafraîchissement : 24 × 2,05 × 4 000 = 196 800 kWh cumac. Total : 873 600 kWh cumac. C’est le cas où les deux surfaces diffèrent et où le dossier doit les distinguer.

Quatrième cas, un lycée de 4 000 m² à Strasbourg, zone H1, en autres secteurs, dont 1 000 m² de salles informatiques sont rafraîchis. Mode chauffage : 65 × 0,45 × 4 000 = 117 000 kWh cumac. Mode rafraîchissement : facteur nul, donc 0. Total : 117 000 kWh cumac.

CasZone et secteurSurfaces chauffée / rafraîchieMode chauffageMode rafraîchissementTotal en kWh cumac
Hôtel à LyonH1, hôtels3 000 / 3 000 m²65 × 2,20 × 3 000 = 429 0009 × 3,10 × 3 000 = 83 700512 700
Le même hôtel à NiceH3, hôtels3 000 / 3 000 m²48 × 2,20 × 3 000 = 316 80024 × 2,60 × 3 000 = 187 200504 000
Bureaux à NantesH2, bureaux2 500 / 2 500 m²57 × 0,60 × 2 500 = 85 50013 × 1,55 × 2 500 = 50 375135 875
Clinique à MarseilleH3, santé avec hébergement6 000 / 4 000 m²48 × 2,35 × 6 000 = 676 80024 × 2,05 × 4 000 = 196 800873 600
Lycée à StrasbourgH1, autres secteurs4 000 / 1 000 m²65 × 0,45 × 4 000 = 117 000facteur nul : 0117 000

Les conditions techniques : classe A Eurovent, dépose, et une facture qui le dit

La fiche pose une seule exigence de performance, mais précise. Les ventilo-convecteurs installés ont le label énergétique Eurovent de classe A. À défaut, ils présentent des caractéristiques de performance et de qualité équivalentes, établies par un organisme de l’Espace économique européen accrédité selon les normes NF EN ISO/CEI 17025 et NF EN 45011, par le COFRAC ou un organisme signataire de l’accord multilatéral européen d’accréditation. En pratique, la voie simple est un modèle du programme Eurovent avec sa classe A affichée ; l’équivalence suppose un rapport d’essai de laboratoire accrédité, et elle est rare.

La preuve de réalisation, c’est-à-dire la facture, porte trois mentions : la dépose des ventilo-convecteurs existants, la mise en place des nouveaux, et leur label énergétique selon Eurovent. La première est celle qu’on oublie le plus : une facture qui ne parle que de fourniture et pose ne démontre pas un remplacement. Le texte prévoit une dérogation pour les deux dernières mentions seulement : si la facture ne dit ni qu’il s’agit de ventilo-convecteurs ni quelle est leur classe, elle indique au moins marque et référence, et le dossier est complété par un document du fabricant attestant que ces références sont des ventilo-convecteurs labellisés Eurovent classe A, ou justifiant l’équivalence. La mention de la dépose n’a pas de dérogation.

La pose est réalisée par un professionnel, sans qualification particulière exigée. La fiche ne pose pas non plus de condition sur l’âge ou la classe des appareils déposés, ni sur le générateur. Le dossier doit permettre de retrouver le caractère tertiaire et existant des locaux, leur surface totale, le secteur d’application retenu et les deux surfaces, chauffée et rafraîchie, qui entrent dans le calcul.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
LocauxTertiaire, existants, surface totale inférieure ou égale à 10 000 m²Surface totale des locaux, pas surface traitée
Nature de l’opérationRemplacement de ventilo-convecteurs existants, cassettes et gainables comprisUne première installation n’est pas un remplacement
PerformanceLabel Eurovent classe A, ou équivalence par organisme accrédité ISO/CEI 17025 et EN 45011Vérifier la classe de la référence exacte, pas de la gamme
InstallateurMise en place par un professionnelAucune qualification nommée ; facture au nom d’une entreprise
Preuve de réalisationMentionne la dépose, la pose et la classe EuroventLa dépose doit être écrite ; marque et référence plus document du fabricant ne rattrapent que les deux autres mentions
SurfacesSurface totale chauffée pour Mch, surface totale rafraîchie pour MraDéclarer les deux séparément et pouvoir les justifier par un plan
Secteur d’applicationCinq catégories, facteurs de 0,40 à 2,35 en chauffageClasser d’après l’activité principale et garder la preuve

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Une opération BAT-TH-143 se contrôle sur pièces : facture, attestation sur l’honneur, fiche Eurovent des appareils et, au besoin, plan des locaux avec les surfaces. L’erreur la plus coûteuse porte sur le secteur d’application. L’hôtel de Lyon déclaré par erreur en bureaux tombe de 429 000 à 65 × 0,60 × 3 000 = 117 000 kWh cumac en chauffage et de 83 700 à 9 × 1,85 × 3 000 = 49 950 kWh cumac en rafraîchissement. À l’inverse, une résidence étudiante déclarée en hôtellerie alors qu’elle relève d’une autre catégorie expose le dossier à une requalification, voire à un rejet si la déclaration paraît volontaire.

Le bon ordre : qualifier le bâtiment, surface totale et secteur ; relever les surfaces chauffée et rafraîchie desservies par les appareils à remplacer ; choisir des références dont la classe A est vérifiable ; faire écrire dans le devis puis dans la facture la dépose, la pose, la marque, la référence et la classe ; et faire intervenir celui qui valorise les certificats avant la signature du devis.

  • Surface totale des locaux supérieure à 10 000 m² : hors champ, même si la surface rénovée est bien inférieure.
  • Facture muette sur la dépose des anciens ventilo-convecteurs : la fiche l’exige sans dérogation.
  • Classe Eurovent non démontrée : appareil hors programme, classe B ou inférieure, ou classe A annoncée pour la gamme alors que la référence posée n’est pas certifiée.
  • Secteur d’application mal choisi, dans un sens comme dans l’autre : les facteurs vont de 0,40 à 2,35 en chauffage et de 0 à 3,35 en rafraîchissement.
  • Surface déclarée supérieure à la surface desservie par les appareils remplacés, ou surfaces chauffée et rafraîchie confondues alors qu’elles diffèrent.
  • Splits ou multisplits présentés comme des ventilo-convecteurs : ils ne relèvent pas du label visé.
  • Rôle actif et incitatif non établi : devis signé avant tout contact avec celui qui valorise l’opération.

Questions fréquentes

Combien de kWh cumac vaut un remplacement de ventilo-convecteurs en BAT-TH-143 ?

Sur une surface chauffée et rafraîchie, le total va de 19,2 kWh cumac par m² pour une école en H3 à 170,9 pour un hôtel en H1 ; des bureaux en H1 valent 55,65. Multiplié par les surfaces, un hôtel de 3 000 m² en H1 donne 512 700 kWh cumac, des bureaux de 2 500 m² en H2 donnent 135 875.

Quelle différence entre BAT-TH-143 et le remplacement d’une climatisation par splits ?

La fiche vise les terminaux alimentés en eau, ventilo-convecteurs, cassettes et gainables à pression, raccordés à un réseau d’eau chaude ou glacée. Les unités intérieures d’un split sont parcourues par un fluide frigorigène et ne relèvent pas du label Eurovent de classe A des ventilo-convecteurs. Un bâtiment équipé de splits n’entre donc pas dans cette fiche.

Mon bâtiment est chauffé par ventilo-convecteurs mais pas climatisé. La fiche s’applique-t-elle ?

La dénomination parle d’appareils destinés à assurer le chauffage et le rafraîchissement, mais le barème prévoit une surface rafraîchie distincte, et des facteurs de rafraîchissement nuls pour certains secteurs. Le texte ne tranche pas le cas d’un bâtiment chauffé seulement. La lecture prudente est de poser des appareils capables des deux fonctions, de déclarer la surface rafraîchie réelle, zéro le cas échéant, et de ne valoriser que le mode chauffage.

Faut-il un installateur RGE pour la BAT-TH-143 ?

La fiche demande seulement que la mise en place soit réalisée par un professionnel, sans citer de qualification. Ce qui compte, c’est une facture établie par une entreprise et portant les mentions exigées : dépose, pose, classe Eurovent ou, à défaut, marque et référence complétées par un document du fabricant.

Comment vérifier qu’un ventilo-convecteur est bien classe A Eurovent ?

Le programme de certification Eurovent publie, pour chaque fabricant participant, la liste des références certifiées avec leur classe. Il faut vérifier la référence exacte du devis, pas le nom de la gamme, car une même gamme contient des tailles et des motorisations classées différemment. Hors programme, la fiche n’accepte qu’une équivalence établie par un organisme accrédité ISO/CEI 17025 et EN 45011.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.