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Résidentiel · Fiche BAR-EN-107

BAR-EN-107 : isoler les murs en outre-mer, de 130 à 280 kWh cumac par m² d’isolant posé

La fiche BAR-EN-107 est réservée à la France d’outre-mer : elle valorise la pose d’un doublage isolant, complexe ou sur ossature, sur les murs de façade ou de pignon d’un logement, maison ou immeuble, existant ou neuf. Le montant se compte au mètre carré d’isolant posé, de 130 à 280 kWh cumac selon la résistance thermique atteinte, le type de logement et l’âge du bâtiment, sur une durée de vie conventionnelle de 30 ans. À retenir dès maintenant : la fiche est abrogée à compter du 1er mai 2027, les opérations doivent être engagées avant cette date.

Secteur
Résidentiel
Version applicable
v. A64-4
Durée de vie conventionnelle
30 ans

L'essentiel

  • Champ : bâtiments résidentiels existants ou neufs en France d’outre-mer uniquement, sauf les bâtiments neufs construits à La Réunion au-dessus de 600 m d’altitude. En métropole, l’isolation des murs relève d’une autre fiche.
  • Opération : doublage isolant, complexe ou sur ossature, sur un ou plusieurs murs en façade ou en pignon, posé par un professionnel. Un refend ou un plancher n’entrent pas dans la fiche.
  • Barème au m² d’isolant posé, huit valeurs : 200 ou 240 kWh cumac en maison individuelle existante, 240 ou 280 en bâtiment collectif existant, 130 ou 150 en maison neuve, 160 ou 180 en collectif neuf. La ligne du haut correspond à 0,5 ≤ R < 1,2, celle du bas à R ≥ 1,2.
  • Seuil d’entrée : résistance thermique R ≥ 0,5 m².K/W, évaluée selon les normes NF EN 12664, 12667 ou 12939 pour les isolants classiques, NF EN ISO 22097 pour les réfléchissants. En dessous, aucun certificat.
  • Deux dates : la durée de vie conventionnelle de 30 ans, qui explique le niveau du forfait, et l’abrogation de la fiche au 1er mai 2027, qui fixe l’horizon pour engager les travaux.

Ce que couvre la fiche BAR-EN-107

La fiche BAR-EN-107 s’intitule « Isolation des murs (France d’outre-mer) ». Elle valorise la mise en place d’un doublage isolant, complexe ou sur ossature, sur un ou plusieurs murs en façade ou en pignon d’un bâtiment résidentiel existant ou neuf situé en France d’outre-mer, à l’exception des bâtiments neufs de La Réunion construits à une altitude supérieure à 600 m. Tout le reste du territoire, métropole et Corse comprises, est hors champ.

Le code se lit en trois blocs. BAR désigne le secteur des bâtiments résidentiels. EN renvoie à la famille enveloppe, celle des opérations qui agissent sur les parois, murs, toitures, planchers, ouvertures, par opposition aux fiches TH qui portent sur les équipements thermiques. 107 est le numéro d’ordre dans cette famille. La mention « France d’outre-mer » est la clé : la métropole dispose de sa propre fiche d’isolation des murs, la BAR-EN-102, avec un barème et des conditions différents. Les deux ne sont pas interchangeables.

Deux dates encadrent le texte. La durée de vie conventionnelle, au point 4, est de 30 ans : la période sur laquelle les économies sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac, pour cumulés et actualisés. La seconde date est au point 2 : la fiche est abrogée à compter du 1er mai 2027. Le texte ne dit pas ce qui la remplacera ; la lecture prudente est qu’une opération doit être engagée avant cette date.

Pourquoi isoler un mur fait économiser de l’énergie sous un climat chaud

En métropole, on isole un mur pour garder la chaleur dedans. En Martinique, en Guadeloupe, en Guyane, à La Réunion ou à Mayotte, le problème est inversé : il s’agit d’empêcher la chaleur d’entrer. Un mur en parpaing ou en béton exposé au soleil monte en surface bien au-dessus de la température de l’air, et cette chaleur traverse la paroi par conduction pour être restituée à l’intérieur, souvent en soirée. Dans un logement climatisé, chaque watt qui traverse le mur est un watt que le climatiseur doit extraire ; dans un logement ventilé naturellement, c’est de l’inconfort et, souvent, l’achat d’un climatiseur quelques années plus tard.

La résistance thermique R, en m².K/W, mesure la capacité d’une couche à freiner ce flux. Elle vaut l’épaisseur divisée par la conductivité du matériau. Un isolant classique a une conductivité de l’ordre de 0,03 à 0,04 W/m.K : environ 2 cm suffisent pour atteindre le seuil d’entrée de 0,5 m².K/W, et 4 à 5 cm pour franchir 1,2 m².K/W et passer dans la colonne haute du barème. Ces valeurs sont modestes au regard des pratiques métropolitaines, et c’est logique : sous un climat chaud et humide, l’écart de température entre dehors et dedans est bien plus faible qu’en hiver continental, et quelques centimètres coupent l’essentiel du flux solaire conduit.

Le doublage est la technique visée. Un doublage complexe est un panneau prêt à poser qui associe une plaque de plâtre et un isolant contrecollé, fixé au mur par plots de colle. Un doublage sur ossature est fait de rails et montants fixés au sol et au plafond, entre lesquels on glisse l’isolant, puis que l’on ferme par une plaque. Dans les deux cas on travaille par l’intérieur et le mur extérieur reste tel quel. La fiche cite aussi la norme d’évaluation des isolants réfléchissants : les produits minces à faces métallisées, courants en outre-mer, sont admis si leur R est mesuré selon cette norme et atteint le seuil.

Le barème traduit cette physique : un bâtiment existant vaut plus qu’un neuf, parce qu’un mur ancien non isolé laisse passer davantage de chaleur et que l’économie est plus grande ; un collectif vaut plus qu’une maison ; et la colonne R ≥ 1,2 rapporte de 12,5 % à 20 % de plus que la colonne 0,5 ≤ R < 1,2 selon la case (20 % en maison existante, 12,5 % en collectif neuf), sans troisième palier.

Qui peut en bénéficier

Le bénéficiaire est le maître d’ouvrage des travaux : propriétaire occupant ou bailleur d’une maison, copropriété ou bailleur social pour un immeuble, promoteur ou particulier pour une construction neuve. La fiche ne pose aucune condition de revenus, d’ancienneté du bâtiment ou de mode de climatisation. Elle distingue quatre situations qui commandent le barème : maison individuelle ou bâtiment collectif, existant ou neuf.

Une seule exclusion géographique figure dans le texte : les bâtiments neufs construits à La Réunion à une altitude supérieure à 600 m. Un bâtiment existant dans les Hauts reste éligible, un bâtiment neuf réunionnais situé en dessous de 600 m aussi. Pour un chantier neuf dans les Hauts, l’altitude du terrain doit être établie avant d’engager quoi que ce soit.

La pose doit être réalisée par un professionnel, et la fiche ajoute une exigence lorsque le bénéficiaire est une personne physique : le professionnel doit être titulaire d’un signe de qualité répondant aux exigences du décret n° 2014-812 du 16 juillet 2014, pour des travaux relevant du 3 du I de l’article 46 AX de l’annexe III du code général des impôts. C’est ce que le métier appelle la qualification RGE. Pour un bailleur social, une SCI ou une copropriété, personnes morales, la fiche n’exige pas ce signe de qualité, mais toujours un professionnel. Et comme pour toute opération CEE, celui qui valorise les certificats, mandataire ou obligé, doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, donc avant la signature du devis.

  • Éligible : maison individuelle ou immeuble collectif d’habitation, existant ou neuf, en France d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte notamment), murs de façade ou de pignon doublés par un professionnel.
  • Exclu : bâtiment neuf construit à La Réunion au-dessus de 600 m d’altitude.
  • Exclu : tout bâtiment en métropole ou en Corse, tout mur qui n’est ni une façade ni un pignon, et toute pose réalisée par le bénéficiaire lui-même.

Comment se calcule le montant

Le montant en kWh cumac est le produit d’une valeur du barème par S, la surface d’isolant posé en mètres carrés. La valeur se lit dans un tableau à huit cases croisant trois paramètres : maison individuelle ou bâtiment collectif ; existant ou neuf ; et la tranche de résistance thermique, 0,5 ≤ R < 1,2 ou R ≥ 1,2 m².K/W.

La grandeur S mérite une lecture attentive. La fiche parle de surface d’isolant posé, pas de surface de mur ni de surface habitable. Les baies, portes et fenêtres ne reçoivent pas d’isolant et ne se comptent pas. S est donc la surface nette de doublage mise en œuvre, et c’est cette valeur qui doit figurer sur la facture. Un métré avant travaux, pièce par pièce, avec déduction des ouvertures, évite tout écart au contrôle.

La fiche ne définit pas ce qui distingue une maison individuelle d’un bâtiment collectif, ni un bâtiment existant d’un bâtiment neuf. La lecture prudente est celle du sens courant : une maison abrite un seul logement, un collectif en abrite plusieurs ; un bâtiment neuf est celui dont la construction est en cours ou vient de s’achever quand on pose le doublage. Dans les cas limites, c’est la cohérence des pièces, permis de construire, date d’achèvement, nature des travaux facturés, qui fera foi.

Type de logementBâtiment existant, 0,5 ≤ R < 1,2Bâtiment existant, R ≥ 1,2Bâtiment neuf, 0,5 ≤ R < 1,2Bâtiment neuf, R ≥ 1,2
Maison individuelle200 kWh cumac par m²240 kWh cumac par m²130 kWh cumac par m²150 kWh cumac par m²
Bâtiment collectif240 kWh cumac par m²280 kWh cumac par m²160 kWh cumac par m²180 kWh cumac par m²
FormuleValeur du barème × SS = surface d’isolant posé, en m²R en m².K/WRésultat en kWh cumac

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Combien ça représente en vrai

Les huit cases s’étagent de 130 à 280 kWh cumac par m², soit un rapport de 280 divisé par 130, environ 2,15, entre la moins favorable et la plus favorable. L’écart entre existant et neuf est le plus marqué : en maison à R ≥ 1,2, on passe de 240 à 150, soit 62,5 % de la valeur existant.

Premier cas, une maison existante au Lamentin, en Martinique. Les trois façades les plus exposées sont doublées, et le métré net après déduction des baies donne 85 m² d’isolant. L’entreprise pose un complexe de 40 mm dont le R certifié est de 1,05 m².K/W, tranche basse : 200 × 85 = 17 000 kWh cumac. Avec un complexe plus épais à R = 1,25, la même maison passe dans la tranche haute : 240 × 85 = 20 400 kWh cumac, soit 3 400 kWh cumac de plus pour un centimètre d’isolant supplémentaire.

Deuxième cas, une maison existante à Saint-Pierre, à La Réunion, dont tous les murs périphériques sont doublés, 120 m² à R ≥ 1,2 : 240 × 120 = 28 800 kWh cumac. Troisième cas, un immeuble existant de 40 logements aux Abymes, en Guadeloupe, dont le bailleur fait doubler toutes les façades et pignons lors d’une réhabilitation en site occupé, 1 800 m² à R ≥ 1,2 : 280 × 1 800 = 504 000 kWh cumac. C’est ce type d’opération qui donne à la fiche son poids réel : un seul immeuble vaut plus de dix-sept maisons comme celle de Saint-Pierre.

Quatrième cas, un collectif neuf à Cayenne, en Guyane, 950 m² de doublage sur ossature avec un isolant à R = 0,9 : 160 × 950 = 152 000 kWh cumac. Si le promoteur retient un isolant à R ≥ 1,2, le même bâtiment vaut 180 × 950 = 171 000 kWh cumac, 19 000 de plus. Et la maison du premier cas, construite neuve avec les mêmes 85 m² à R ≥ 1,2, ne vaudrait que 150 × 85 = 12 750 kWh cumac contre 20 400 en rénovation.

  • Maison existante, Martinique, 85 m², R = 1,05 : 200 × 85 = 17 000 kWh cumac ; à R = 1,25 : 240 × 85 = 20 400 kWh cumac.
  • Maison existante, La Réunion, 120 m², R ≥ 1,2 : 240 × 120 = 28 800 kWh cumac.
  • Collectif existant de 40 logements, Guadeloupe, 1 800 m², R ≥ 1,2 : 280 × 1 800 = 504 000 kWh cumac.
  • Collectif neuf, Guyane, 950 m², R = 0,9 : 160 × 950 = 152 000 kWh cumac ; à R ≥ 1,2 : 180 × 950 = 171 000 kWh cumac.
CasLogement, état, tranche de RS (m²)CalculMontant en kWh cumac
Maison au LamentinIndividuelle, existant, 0,5 ≤ R < 1,285200 × 8517 000
La même avec 1 cm de plusIndividuelle, existant, R ≥ 1,285240 × 8520 400
Maison à Saint-PierreIndividuelle, existant, R ≥ 1,2120240 × 12028 800
Immeuble aux AbymesCollectif, existant, R ≥ 1,21 800280 × 1 800504 000
Immeuble neuf à CayenneCollectif, neuf, 0,5 ≤ R < 1,2950160 × 950152 000
Le même à R ≥ 1,2Collectif, neuf, R ≥ 1,2950180 × 950171 000

Les conditions techniques : un R mesuré selon la bonne norme, une facture qui le dit, un professionnel qualifié

La première condition est le seuil de résistance thermique : R ≥ 0,5 m².K/W pour l’isolation installée, évalué selon les normes NF EN 12664, NF EN 12667 ou NF EN 12939 pour les isolants non réfléchissants, et NF EN ISO 22097 pour les isolants réfléchissants. Une valeur de R calculée par l’installateur à partir d’une conductivité « typique », ou issue d’une documentation commerciale sans référence à ces normes, n’a pas la valeur probante attendue. Le bon réflexe est de partir du certificat du produit, qui cite la norme et donne R pour chaque épaisseur.

La deuxième condition porte sur la preuve de réalisation, en pratique la facture. Elle doit mentionner la mise en place d’une isolation, la surface d’isolant installé, et la résistance thermique évaluée selon l’une des normes citées. Lorsque la facture ne donne pas le R, la fiche prévoit une voie de rattrapage : marque, référence et surface sur la facture, complétées par un document du fabricant ou d’un organisme accrédité selon la norme NF EN ISO/IEC 17065 par le COFRAC ou un organisme équivalent de l’Espace économique européen. Ce document indique que le produit est un isolant et précise R, ou sa conductivité et son épaisseur, évalués selon les mêmes normes. S’il porte une date de validité, il reste utilisable jusqu’à un an après cette date. Et si la référence existe en plusieurs épaisseurs, la facture doit impérativement préciser l’épaisseur posée, faute de quoi le R ne peut pas être établi.

La troisième condition est le professionnel, et pour un bénéficiaire personne physique, le signe de qualité décrit plus haut. La fiche désigne la décision de qualification ou de certification du professionnel comme le document justificatif spécifique de l’opération : pièce à joindre au dossier, pour des travaux relevant du 3 du I de l’article 46 AX de l’annexe III du code général des impôts.

Enfin, la nature des murs. La fiche vise les murs en façade ou en pignon, les parois verticales qui séparent le logement de l’extérieur. Un refend, un mur de cave ou un plancher n’entrent pas dans le périmètre, même doublés. La facture doit permettre d’identifier les parois traitées, et le métré de S ne porte que sur elles.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
PérimètreDoublage isolant, complexe ou sur ossature, sur mur(s) en façade ou en pignon, résidentiel d’outre-merRefends, caves et planchers hors champ ; métropole hors champ
ExclusionBâtiments neufs à La Réunion construits au-dessus de 600 mVérifier l’altitude du terrain pour un neuf dans les Hauts
Résistance thermiqueR ≥ 0,5 m².K/W, évaluée selon NF EN 12664, 12667 ou 12939, ou NF EN ISO 22097 pour les réfléchissantsPartir du certificat produit, pas d’un calcul maison ; R ≥ 1,2 ouvre la colonne haute
InstallateurProfessionnel ; signe de qualité type RGE si le bénéficiaire est une personne physiqueSigne de qualité pour des travaux relevant du 3 du I de l’article 46 AX de l’annexe III du CGI
Preuve de réalisationMise en place d’une isolation, surface d’isolant installé, R évalué selon les normesSurface nette hors baies, R écrit noir sur blanc
Voie de rattrapageMarque, référence et surface sur la facture, plus document du fabricant ou d’un organisme accrédité ISO/IEC 17065Épaisseur obligatoire si la référence existe en plusieurs épaisseurs ; validité du document jusqu’à un an après sa date de fin
Document justificatif spécifiqueDécision de qualification ou de certification du professionnelÀ joindre au dossier, pas seulement à mentionner
CalendrierFiche abrogée à compter du 1er mai 2027Engager l’opération avant cette date

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

L’isolation des murs est une opération simple à vérifier : une surface, un R, une qualification. La plupart des rejets tiennent à un écart entre ce que la fiche demande d’écrire et ce que la facture écrit réellement.

L’erreur la plus fréquente porte sur S. Reprenons la maison existante avec 85 m² d’isolant net à R ≥ 1,2, qui vaut 240 × 85 = 20 400 kWh cumac. Si l’installateur facture la surface brute des murs, baies comprises, par exemple 110 m², le dossier affiche 240 × 110 = 26 400 kWh cumac, soit 6 000 kWh cumac de trop. L’inverse arrive aussi : une facture globale « doublage des murs » sans aucune surface, qui ne permet pas de calculer et conduit au rejet.

La deuxième source de rejet est le R. Une facture qui dit « isolant 40 mm » sans résistance thermique ni référence produit ne remplit aucune des deux voies prévues par la fiche. Un isolant réfléchissant présenté avec un R « équivalent » calculé hors norme NF EN ISO 22097 n’est pas évalué comme la fiche l’exige. Et un R de 1,15 déclaré dans la colonne R ≥ 1,2 fait retomber le montant dans la tranche basse, au mieux.

Le bon ordre : faire intervenir le mandataire avant de signer le devis ; vérifier la qualification de l’entreprise quand le client est un particulier ; choisir le produit sur son certificat, avec le R de l’épaisseur retenue ; établir un métré net des façades et pignons ; faire figurer sur la facture la surface d’isolant, le R et la norme d’évaluation, ou à défaut la marque, la référence, l’épaisseur et la surface, avec le document du fabricant en annexe. Quand ces points sont calés, le calcul tient en une multiplication et le dossier passe.

  • Bâtiment hors champ : logement en métropole, bâtiment tertiaire, ou bâtiment neuf réunionnais au-dessus de 600 m d’altitude.
  • Paroi hors champ : refend, mur enterré ou plancher doublé et compté dans S.
  • Surface fausse : surface brute des murs ou surface habitable facturée à la place de la surface d’isolant posé.
  • R absent ou non probant : facture sans R ni référence produit, R calculé hors des normes citées, référence multi-épaisseurs sans épaisseur.
  • Mauvaise colonne : R compris entre 0,5 et 1,2 déclaré dans la tranche R ≥ 1,2, ou bâtiment neuf déclaré existant.
  • Bénéficiaire personne physique et entreprise sans signe de qualité valide, ou décision de qualification absente du dossier ; pose réalisée par le bénéficiaire lui-même.
  • Opération engagée à compter du 1er mai 2027, date d’abrogation de la fiche, ou mandataire intervenu après la signature du devis.

Questions fréquentes

Quelle épaisseur d’isolant faut-il pour être éligible à la fiche BAR-EN-107 ?

La fiche ne raisonne pas en épaisseur mais en résistance thermique : R ≥ 0,5 m².K/W pour entrer, R ≥ 1,2 m².K/W pour la colonne haute du barème. Avec un isolant classique, cela correspond à environ 2 cm et 4 à 5 cm, mais c’est le R du certificat du produit pour l’épaisseur posée qui fait foi, pas l’épaisseur elle-même.

La fiche BAR-EN-107 s’applique-t-elle en métropole ?

Non. Son secteur d’application est limité aux bâtiments résidentiels de France d’outre-mer, avec une exclusion pour les bâtiments neufs réunionnais au-dessus de 600 m d’altitude. L’isolation des murs d’un logement métropolitain relève de la fiche BAR-EN-102, dont le barème et les conditions sont différents.

Jusqu’à quand peut-on déposer une opération BAR-EN-107 ?

La fiche est abrogée à compter du 1er mai 2027. La lecture prudente est que l’opération doit être engagée, devis signé après intervention du mandataire, avant cette date. Le texte ne précise pas ce qui la remplace.

Faut-il une entreprise RGE pour la BAR-EN-107 ?

Oui lorsque le bénéficiaire est une personne physique : le professionnel doit détenir le signe de qualité visé par la fiche, et sa décision de qualification ou de certification est le document justificatif spécifique à joindre au dossier. Pour une personne morale, bailleur social, copropriété ou société, la fiche exige un professionnel mais pas ce signe de qualité.

Un isolant mince réfléchissant est-il accepté dans un doublage BAR-EN-107 ?

Oui, à condition que sa résistance thermique soit évaluée selon la norme NF EN ISO 22097, que la fiche cite expressément pour les isolants réfléchissants, et qu’elle atteigne au moins 0,5 m².K/W. Un R « équivalent » annoncé sur une autre base ne répond pas à la fiche.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.