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Résidentiel · Fiche BAR-TH-110

BAR-TH-110 : jusqu’à 1 700 kWh cumac par radiateur basse température posé

Changer un radiateur n’a rien de spectaculaire, et c’est pourtant une opération à part entière du catalogue CEE. La fiche BAR-TH-110 valorise la pose, dans un logement existant, de radiateurs basse température raccordés à un chauffage central à eau. Le montant se compte radiateur par radiateur et dépend de deux choses seulement : la zone climatique et le type de logement. Un radiateur en maison dans le nord vaut trois fois un radiateur d’immeuble collectif dans le sud. La condition technique tient en une ligne, mais c’est elle qui fait ou défait le dossier : un dimensionnement à 40 K ou moins suivant la norme EN 442.

Secteur
Résidentiel
Version applicable
v. A16-1
Durée de vie conventionnelle
35 ans

L'essentiel

  • La fiche s’applique aux bâtiments résidentiels existants équipés d’un chauffage central à eau, et le montant se compte par radiateur basse température installé.
  • Neuf valeurs au barème : de 1 700 kWh cumac par radiateur en maison individuelle en zone H1 à 560 kWh cumac par radiateur en appartement à chauffage collectif en zone H3.
  • Un radiateur est basse température au sens de la fiche s’il est dimensionné à un écart nominal de température DTnom ≤ 40 K suivant la norme EN 442. C’est la seule exigence sur le matériel.
  • La preuve de réalisation doit nommer les radiateurs basse température et donner leur nombre. À défaut, marque, référence et quantité, plus un document du fabricant qui atteste que ce modèle est un radiateur basse température.
  • Pose par un professionnel obligatoire. Durée de vie conventionnelle de 35 ans : les économies sont comptées sur la vie du radiateur, pas sur celle de la chaudière.

Ce que couvre la fiche BAR-TH-110

La fiche BAR-TH-110 porte sur la mise en place d’un radiateur basse température pour un système de chauffage central, dans un bâtiment résidentiel existant. Trois mots cadrent le périmètre. Résidentiel : des logements, maisons et appartements. Existant : le bâtiment est déjà là, la fiche ne vise pas la construction neuve. Chauffage central : les radiateurs sont alimentés en eau chaude par une boucle reliée à un générateur, chaudière, pompe à chaleur ou sous-station de réseau, par opposition aux convecteurs et panneaux électriques qui n’ont pas de circuit d’eau.

Le code se lit en trois blocs. BAR désigne le secteur des bâtiments résidentiels, par opposition à BAT pour le tertiaire, IND pour l’industrie, AGRI pour l’agriculture et TRA pour le transport. TH renvoie à la famille thermique, celle des fiches qui agissent sur la production, la distribution ou l’émission de chaleur. Le nombre 110 est un numéro d’ordre. La version en vigueur est la A16-1, et la fiche ne porte dans son texte ni date d’entrée en vigueur ni date de fin. La durée de vie conventionnelle du point 4 est de 35 ans : c’est la période sur laquelle les économies annuelles sont cumulées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac, et c’est elle qui explique qu’un seul radiateur pèse plus d’un millier de kWh cumac dans la plupart des cases du barème.

La fiche ne dit pas tout, et il faut le savoir pour ne pas lui faire dire plus. Elle ne restreint pas le territoire d’application, elle ne fixe aucune condition sur le générateur raccordé, ni sur l’ancienneté du bâtiment au-delà du mot existant, ni sur le fait que le radiateur posé remplace un radiateur ancien. La lecture prudente consiste à s’en tenir à ce qui est écrit : un radiateur basse température, posé par un professionnel, sur le chauffage central d’un logement existant.

Pourquoi un radiateur basse température fait économiser de l’énergie

Un radiateur n’est qu’un échangeur : il reçoit de l’eau chaude, il rend de la chaleur à la pièce. Sa puissance dépend de sa surface d’échange et de l’écart entre la température moyenne de l’eau et celle de l’air. C’est cet écart que la norme EN 442 appelle le delta de température nominal, DTnom, exprimé en kelvins. Les catalogues donnent traditionnellement la puissance pour 50 K, soit une eau entrant à 75 °C et sortant à 65 °C dans une pièce à 20 °C, le régime des chaudières d’autrefois.

Dimensionner à 40 K ou moins, comme l’exige la fiche, veut dire choisir un radiateur qui couvre les déperditions de la pièce avec une eau nettement moins chaude, autour de 65 °C à l’entrée et 55 °C à la sortie pour 40 K. À besoin égal, il faut une surface d’échange plus grande : radiateur plus long, plus haut, ou à plusieurs panneaux. C’est cette surface supplémentaire qui constitue l’investissement, et c’est elle qui autorise le générateur à travailler à basse température.

L’économie ne se fait pas dans le radiateur, elle se fait en amont. Une chaudière à condensation ne condense les fumées que si l’eau de retour est assez froide, en pratique sous une cinquantaine de degrés pour le gaz : avec des radiateurs calculés pour 75/65 elle condense peu en plein hiver, avec des radiateurs basse température elle condense la majeure partie de la saison et gagne plusieurs points de rendement. Une pompe à chaleur est encore plus sensible, son coefficient de performance baissant à chaque degré de départ supplémentaire. Enfin, un réseau qui transporte de l’eau moins chaude perd moins dans les gaines et les caves. C’est pourquoi le remplacement des émetteurs est souvent l’étape qui débloque la vraie basse température : si les radiateurs restent trop petits, le générateur neuf devra monter en température et une partie du gain attendu disparaît.

Qui peut en bénéficier

La fiche vise les bâtiments résidentiels existants, sans autre précision sur le bénéficiaire. Propriétaire occupant d’une maison, bailleur d’un appartement, syndicat de copropriétaires qui rénove les émetteurs d’une installation collective, bailleur social qui équipe un parc : tous peuvent être à l’origine de l’opération. La fiche distingue trois situations au barème, et chaque radiateur se rattache à l’une d’elles selon le logement où il est posé.

La première est la maison individuelle. La deuxième est l’appartement à chauffage individuel, c’est-à-dire doté d’un générateur propre au logement, typiquement une chaudière murale qui alimente ses seuls radiateurs. La troisième est l’appartement raccordé à un chauffage collectif, où une chaufferie commune ou une sous-station alimente tout l’immeuble. Deux conditions s’imposent dans tous les cas : la mise en place par un professionnel, un radiateur posé par l’occupant n’ouvrant pas droit à certificats même conforme, et, comme pour toute opération CEE, l’intervention de celui qui valorise les certificats, mandataire ou obligé, au plus tard le jour de l’engagement, en pratique avant la signature du devis.

  • Éligible : radiateur basse température posé par un professionnel sur le chauffage central à eau d’un logement existant, maison ou appartement, en chauffage individuel ou collectif.
  • Exclu par le texte : construction neuve, pose par le particulier lui-même, radiateur non dimensionné à DTnom ≤ 40 K suivant EN 442.
  • Hors champ par nature : convecteurs, panneaux rayonnants et radiateurs électriques, qui ne sont pas raccordés à un chauffage central à eau.

Comment se calcule le montant

Le point 5 de la fiche donne un montant en kWh cumac par radiateur installé, selon la zone climatique du logement et son type. Le montant de l’opération est ce montant unitaire multiplié par N, le nombre de radiateurs installés. Pas de puissance à mesurer ni de surface à relever : la seule grandeur à compter est le nombre de radiateurs, la seule donnée à vérifier est leur dimensionnement.

La zone climatique est celle du département du logement. H1 regroupe le nord, l’est, l’Île-de-France et la plus grande partie du Massif central : Paris, Lille, Strasbourg, Lyon, Grenoble sont en H1. H2 couvre l’ouest, le sud-ouest et une partie de la région Centre : Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse sont en H2. H3 correspond au pourtour méditerranéen et à la Corse : Marseille, Nice, Montpellier, Perpignan sont en H3. Plus la saison de chauffe est longue, plus le radiateur basse température fait travailler le générateur en condensation ou à bon coefficient, et plus le forfait est élevé.

Le type de logement se lit sur l’installation. Dans une maison individuelle, première colonne. Dans un appartement, on regarde d’où vient l’eau chaude : d’une chaudière ou d’une pompe à chaleur propre au logement, deuxième colonne ; d’une chaufferie commune à l’immeuble, troisième colonne, pour tous les appartements quel que soit leur étage ou leur surface.

Zone climatiqueMaison individuelleAppartement, chauffage individuelAppartement, chauffage collectif
H11 700 kWh cumac par radiateur1 100 kWh cumac par radiateur1 000 kWh cumac par radiateur
H21 400 kWh cumac par radiateur880 kWh cumac par radiateur850 kWh cumac par radiateur
H3910 kWh cumac par radiateur590 kWh cumac par radiateur560 kWh cumac par radiateur
FormuleMontant unitaire × NN = nombre de radiateurs installésRésultat en kWh cumac

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Combien ça représente en vrai

Entre la case la plus haute, 1 700 kWh cumac en maison en H1, et la plus basse, 560 kWh cumac en appartement collectif en H3, le rapport est de 1 700 divisé par 560, soit environ 3. Du nord au sud, pour une même maison, on passe de 1 700 à 910 : le radiateur méditerranéen vaut un peu plus de la moitié du radiateur du nord.

Premier cas, une maison individuelle à Lyon, zone H1, dont le propriétaire remplace ses huit radiateurs au moment de passer en chaudière à condensation : 1 700 × 8 = 13 600 kWh cumac. Deuxième cas, un trois-pièces à Bordeaux, zone H2, chauffé par une chaudière murale individuelle, cinq radiateurs : 880 × 5 = 4 400 kWh cumac. Troisième cas, un appartement à Marseille, zone H3, raccordé à la chaufferie collective de l’immeuble, quatre radiateurs : 560 × 4 = 2 240 kWh cumac.

Le quatrième cas change d’échelle. Un bailleur social à Paris, zone H1, rénove les émetteurs d’un immeuble de 40 logements en chauffage collectif, quatre radiateurs par logement, soit 4 × 40 = 160 radiateurs : 1 000 × 160 = 160 000 kWh cumac. Le même programme à Montpellier, zone H3, donnerait 560 × 160 = 89 600 kWh cumac. C’est dans l’opération groupée que la fiche prend sa dimension : radiateur par radiateur le montant est modeste, mais une campagne sur un parc en chauffage collectif se compte vite en centaines de milliers de kWh cumac.

Dernière comparaison : huit radiateurs dans une maison à Nice, zone H3, valent 910 × 8 = 7 280 kWh cumac, contre 13 600 pour le même chantier en H1. Même matériel, même facture, montant presque divisé par deux. La zone se vérifie sur l’adresse du logement, pas sur le siège de l’entreprise.

CasType et zoneRadiateursCalculMontant en kWh cumac
Maison à LyonMaison individuelle, H181 700 × 813 600
Appartement à BordeauxChauffage individuel, H25880 × 54 400
Appartement à MarseilleChauffage collectif, H34560 × 42 240
Immeuble à ParisChauffage collectif, H11601 000 × 160160 000
Le même immeuble à MontpellierChauffage collectif, H3160560 × 16089 600
Maison à NiceMaison individuelle, H38910 × 87 280

Les conditions techniques : un professionnel, un dimensionnement, une facture qui le dit

La fiche pose trois conditions au point 3, et aucune autre. La première est la pose par un professionnel, sans qualification ni label exigés : un devis et une facture au nom d’une entreprise suffisent à l’établir.

La deuxième est le dimensionnement : les radiateurs sont dimensionnés à un delta de température nominal DTnom ≤ 40 K suivant la norme EN 442. Cette phrase ne dit pas qu’un radiateur basse température est un modèle particulier du catalogue. Tout radiateur à eau est caractérisé selon EN 442 et sa puissance peut s’exprimer à n’importe quel écart. Ce que la fiche exige, c’est que le radiateur retenu couvre le besoin de la pièce en travaillant à 40 K ou moins. C’est donc le choix de la taille par rapport aux déperditions qui le rend basse température, et c’est ce choix que le dossier doit pouvoir montrer : puissance à DT 40 K ou moins, lue dans la documentation du fabricant, au moins égale au besoin de la pièce.

La troisième porte sur la preuve de réalisation, en pratique la facture, avec deux voies. Voie principale : la facture mentionne la mise en place de radiateurs basse température et indique le nombre installé, les deux mentions ensemble puisque c’est le nombre qui donne N. Voie de rattrapage : la facture indique la marque, la référence et la quantité, et le dossier joint un document du fabricant attestant que les équipements de cette marque et de cette référence sont des radiateurs basse température.

Cette seconde voie appelle une remarque. La fiche définit la basse température par un dimensionnement, mais elle accepte comme preuve une attestation du fabricant sur un modèle, sans écrire comment cette attestation doit être formulée ni à quel écart elle se réfère. La lecture prudente est de réunir les deux : une facture qui nomme les radiateurs basse température et en donne le nombre, et la fiche technique du fabricant où apparaît la puissance à DT ≤ 40 K pour la référence posée.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
BâtimentRésidentiel existantLogement achevé, pas de construction en cours
InstallationSystème de chauffage centralBoucle à eau reliée à un générateur ; émetteurs électriques hors champ
InstallateurMise en place réalisée par un professionnelDevis et facture au nom d’une entreprise
DimensionnementDTnom ≤ 40 K suivant la norme EN 442Puissance à DT ≤ 40 K du fabricant au moins égale aux déperditions de la pièce
Preuve, voie principaleMention de radiateurs basse température et du nombre installéLe mot et le nombre sur la même facture
Preuve, voie de rattrapageMarque, référence et quantité, plus document du fabricantLe document doit viser exactement la référence facturée
MontantValeur du barème selon zone et type de logement, multipliée par le nombre de radiateursZone de l’adresse, type lu sur l’installation réelle

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

C’est une fiche à faible montant unitaire et à grand nombre de dossiers, et le contrôle se concentre sur trois éléments faciles à vérifier sur pièces : la facture, la documentation du matériel et la case du barème.

L’erreur de barème la plus courante porte sur le type de logement. Un appartement déclaré en maison individuelle gagne 700 kWh cumac par radiateur en H1 : sur 160 radiateurs, 1 700 × 160 = 272 000 kWh cumac au lieu de 1 000 × 160 = 160 000, soit 112 000 kWh cumac de trop. Le type de logement se vérifie par l’adresse et la nature du générateur, et un écart de cet ordre n’est pas une erreur de frappe aux yeux d’un contrôleur.

Le bon ordre : faire intervenir le mandataire avant de signer le devis, faire figurer sur le devis puis sur la facture les mots radiateurs basse température, le nombre d’unités, la marque et la référence, conserver la fiche technique du fabricant où la puissance à DT ≤ 40 K est lisible, et relever pour chaque pièce la puissance nécessaire. Quand ces points sont calés, le calcul tient en une multiplication et le dossier passe.

  • Facture qui ne mentionne ni radiateur basse température ni nombre de radiateurs, et qui ne donne pas non plus marque, référence et quantité : aucune des deux voies de preuve n’est remplie.
  • Facture avec marque et référence mais sans document du fabricant : la voie de rattrapage est incomplète.
  • Radiateur sous-dimensionné : modèle dont la puissance à DT 40 K ne couvre pas les déperditions de la pièce, c’est-à-dire choisi sur sa puissance à 50 K comme autrefois.
  • Mauvaise colonne du barème : appartement en chauffage collectif compté en individuel, ou appartement compté en maison individuelle.
  • Mauvaise zone climatique : zone du siège de l’installateur au lieu de celle de l’adresse du logement.
  • Nombre de radiateurs incohérent entre devis, facture et nombre de pièces du logement.
  • Émetteurs hors champ : sèche-serviettes électriques, convecteurs, panneaux rayonnants, radiateurs à inertie électriques.
  • Bâtiment neuf, pose par l’occupant lui-même, ou mandataire intervenu après la signature du devis.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un radiateur basse température au sens de la fiche BAR-TH-110 ?

C’est un radiateur dimensionné à un delta de température nominal DTnom ≤ 40 K suivant la norme EN 442 : il couvre les déperditions de la pièce avec un écart de 40 K ou moins entre la température moyenne de l’eau et celle de l’air, là où les catalogues raisonnent traditionnellement à 50 K. Ce n’est pas une technologie particulière mais un choix de taille, qui permet au générateur de fonctionner avec une eau moins chaude.

Combien de kWh cumac vaut un radiateur BAR-TH-110 ?

Entre 560 et 1 700 kWh cumac par radiateur installé. Maison individuelle : 1 700 en H1, 1 400 en H2, 910 en H3. Appartement à chauffage individuel : 1 100 en H1, 880 en H2, 590 en H3. Appartement à chauffage collectif : 1 000 en H1, 850 en H2, 560 en H3. On multiplie par le nombre de radiateurs posés : huit radiateurs en maison en H1 donnent 1 700 × 8 = 13 600 kWh cumac.

Faut-il changer la chaudière en même temps que les radiateurs ?

La fiche ne l’exige pas et ne pose aucune condition sur le générateur. Techniquement, le gain est maximal quand le générateur profite de la basse température, chaudière à condensation ou pompe à chaleur, mais au regard du texte les deux opérations sont indépendantes.

Un radiateur posé dans une pièce qui n’en avait pas est-il éligible ?

La fiche parle de mise en place d’un radiateur basse température pour un système de chauffage central, sans écrire qu’il doit remplacer un radiateur existant, et sans l’exclure. La lecture prudente est de s’en tenir au texte : logement existant, chauffage central, dimensionnement à DTnom ≤ 40 K, pose par un professionnel, facture conforme. Pour un cas atypique, c’est le seul point sur lequel il est utile d’obtenir une position écrite du délégataire avant d’engager les travaux.

Quels documents garder pour un dossier BAR-TH-110 ?

La facture de l’installateur mentionnant les radiateurs basse température et leur nombre, ou à défaut leur marque, référence et quantité avec un document du fabricant attestant que ce modèle est un radiateur basse température. Il est prudent d’y ajouter la fiche technique où la puissance à DT ≤ 40 K est lisible, un relevé des déperditions par pièce, et la preuve que le mandataire est intervenu avant la signature du devis.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.