BAT-EQ-131 : un conduit de lumière naturelle vaut jusqu’à 42 750 kWh cumac par m² de section
Un dôme sur la toiture, un tube à très haute réflexion qui traverse les combles, un diffuseur au plafond : la lumière du jour arrive dans une réserve de magasin ou un couloir aveugle sans consommer un watt. La fiche BAT-EQ-131 valorise cette installation dans les bâtiments tertiaires existants, à une condition qui fait toute la différence : l’éclairage électrique doit être piloté en fonction de la lumière naturelle qui entre. Le montant se calcule sur la section des tubes, en m², et c’est ce qui surprend la première fois : un conduit courant représente deux dixièmes de m², et le barème part de 28 500 kWh cumac par m² en commerce. Version en vigueur A15-1, applicable en métropole comme en outre-mer ; la fiche n’indique aucune date d’application ni de fin.
- Secteur
- Tertiaire
- Version applicable
- v. A15-1
- Durée de vie conventionnelle
- 20 ans
L'essentiel
- La fiche valorise la pose de conduits de lumière naturelle dans un bâtiment tertiaire existant, avec un pilotage de l’éclairage électrique en fonction des apports de lumière naturelle. Les tubes seuls, sans pilotage, ne sont pas l’opération décrite.
- Le montant est un forfait par m² de section de tube : 28 500 kWh cumac par m², multiplié par 1 en commerce, 0,75 en bureaux, 0,6 pour les autres secteurs, et par 1,5 en France d’outre-mer. S est la somme des sections de tous les tubes installés.
- La grandeur de calcul est la section des tubes, pas la surface éclairée ni celle du dôme. Un conduit de 530 mm de diamètre fait environ 0,22 m² : il vaut 6 270 kWh cumac en commerce métropolitain, 3 762 dans un gymnase ou une école.
- Deux exigences chiffrées : un taux de transmission lumineuse du tube d’au moins 95 % pour 1,2 mètre de longueur, mesuré selon le rapport technique CIE 173 : 2012, et une résistance thermique de la costière d’au moins 0,30 m².K/W, non exigée en outre-mer.
- Durée de vie conventionnelle : 20 ans. La pose est réalisée par un professionnel et la facture porte cinq mentions précises, ou, à défaut, la marque et la référence des équipements complétées par un document du fabricant ou d’un organisme accrédité.
Ce que couvre la fiche BAT-EQ-131, et ce que veut dire son code
La fiche BAT-EQ-131 porte sur la mise en place de conduits de lumière naturelle avec pilotage de l’éclairage électrique en fonction des apports de lumière naturelle. L’intitulé contient deux objets indissociables : le conduit, qui amène la lumière du jour, et le pilotage, qui réduit la lumière artificielle quand le jour suffit. La fiche ne valorise pas l’un sans l’autre.
Le code se lit en trois blocs. BAT désigne le secteur des bâtiments tertiaires : commerces, bureaux, enseignement, santé, sport, hôtellerie, logistique. EQ renvoie à la famille des équipements, par opposition aux fiches TH qui touchent à la production de chaleur ou de froid, EN à l’enveloppe ou SE aux prestations de service. 131 est le numéro d’ordre dans cette famille.
Le secteur d’application est précis : bâtiments tertiaires existants. Un bâtiment en construction n’entre pas dans le champ, même si des conduits y sont prévus dès la conception. La fiche couvre en revanche la France métropolitaine et la France d’outre-mer, avec un coefficient propre à chacune. La version en vigueur est la A15-1 ; la fiche ne mentionne aucune date d’application ni de fin de validité.
La durée de vie conventionnelle est fixée à 20 ans : c’est la période sur laquelle les économies d’éclairage sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac, pour kilowattheures cumulés et actualisés. C’est long pour un équipement sans pièce mobile ni électronique, et c’est cohérent : le tube continuera de faire son travail bien après le remplacement des luminaires.
Pourquoi un tube de lumière fait baisser la consommation d’éclairage
Un conduit de lumière naturelle se compose de trois éléments. En toiture, un dôme transparent capte la lumière du ciel, y compris la lumière diffuse d’un jour couvert. Sous le dôme, la costière assure l’étanchéité et la liaison avec la couverture, comme pour un lanterneau. Le tube, rigide ou souple, descend à travers les combles ou le faux plafond ; sa paroi intérieure est un miroir à très haute réflectance qui renvoie les rayons de proche en proche jusqu’au diffuseur, un disque dépoli au plafond qui répartit la lumière comme le ferait un luminaire.
L’intérêt, par rapport à un lanterneau ou à une fenêtre de toit, est de porter la lumière là où une ouverture classique ne le peut pas : un local aveugle sous plusieurs mètres de combles, une réserve au cœur du bâtiment, un couloir central. C’est pourquoi la fiche fixe une exigence sur le taux de transmission du tube et non sur une surface vitrée : à chaque réflexion, la paroi absorbe une fraction du flux, et sur deux ou trois mètres un tube médiocre perd l’essentiel de la lumière captée. Le seuil de 95 % pour 1,2 mètre garantit qu’il reste assez de lumière à l’arrivée pour remplacer l’éclairage artificiel aux heures claires, et pas seulement le compléter.
Reste que le tube, en lui-même, n’économise rien. Si les luminaires restent allumés toute la journée, la lumière naturelle s’ajoute à la lumière électrique et la consommation ne bouge pas. L’économie naît du pilotage : une cellule mesure l’éclairement dans le local, et la commande éteint ou gradue les luminaires quand la lumière du jour atteint le niveau requis. C’est ce couple conduit plus pilotage que la fiche valorise.
La costière répond à un autre souci. Percer une toiture isolée pour y passer un tube, c’est créer un pont thermique potentiel. La fiche demande une résistance thermique de la costière d’au moins 0,30 m².K/W pour que l’économie d’éclairage ne soit pas mangée par une perte de chauffage. En outre-mer, où le chauffage n’est pas l’enjeu, cette exigence disparaît.
Qui peut en bénéficier
Le bénéficiaire est le propriétaire ou l’exploitant d’un bâtiment tertiaire existant qui fait poser des conduits de lumière naturelle : enseigne de distribution, entreprise pour son plateau de bureaux, collectivité pour une école ou un gymnase, établissement de santé, hôtel, logisticien pour un entrepôt. La fiche distingue trois familles pour le barème, commerce, bureaux et autres secteurs, et toutes sont éligibles.
La fiche écrit que la mise en place est réalisée par un professionnel. Elle n’exige aucune qualification particulière, ni mention RGE ni certification du poseur : c’est l’entreprise qui facture la pose, couvreur, étancheur ou installateur spécialisé, qui remplit cette condition. Un achat de kits posés par les services techniques du bénéficiaire ne correspond pas au texte.
Deux limites encadrent l’accès. La première est celle du bâtiment : existant, pas neuf. La seconde vaut pour toute opération CEE : le mandataire ou l’obligé qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, en pratique au plus tard à la signature du devis.
- Éligible : tout bâtiment tertiaire existant, en métropole ou en outre-mer, équipé de conduits posés par un professionnel, avec pilotage de l’éclairage électrique selon les apports de lumière naturelle.
- Exclu : bâtiment neuf, logement, bâtiment industriel ou agricole, pose par le bénéficiaire lui-même, conduits sans pilotage de l’éclairage.
Comment se calcule le montant
Le barème du point 5 tient en une multiplication à quatre facteurs. On part de 28 500 kWh cumac par m². On multiplie par un coefficient de secteur : 1 pour le commerce, 0,75 pour les bureaux, 0,6 pour les autres secteurs. On multiplie ensuite par un coefficient de zone : 1 en France métropolitaine, 1,5 en France d’outre-mer. Et on multiplie enfin par S, la section totale en m², définie par la fiche comme la somme des sections de la totalité des tubes des conduits installés.
Le mot section demande une lecture attentive. Il ne s’agit ni de la surface du local éclairé, ni de la surface du dôme, ni de celle du diffuseur, mais de l’aire de la coupe du tube. Pour un tube circulaire, elle se déduit du diamètre : S = π × (D/2)². Un tube de 530 mm, format courant pour les grands volumes, a une section de 3,1416 × 0,265 × 0,265 = 0,2206 m², soit 0,22 m² arrondi. Un tube de 350 mm fait 3,1416 × 0,175 × 0,175 = 0,0962 m², et un tube de 250 mm fait 3,1416 × 0,125 × 0,125 = 0,0491 m². Un conduit représente donc toujours une fraction de m², et il faut additionner toutes les sections de l’installation pour obtenir S.
La fiche ne précise pas si la section à retenir est celle du diamètre nominal du tube ou celle de son passage intérieur, ni comment traiter un conduit dont le diamètre change en cours de route. La lecture prudente consiste à retenir la section du tube telle que le fabricant la documente, et, pour un conduit à diamètre variable, la plus petite, puisque c’est elle qui limite le flux lumineux. La facture et la documentation du fabricant doivent indiquer la même valeur.
La zone climatique, ici, ne distingue que la métropole et l’outre-mer : les trois zones H1, H2 et H3 des fiches thermiques n’interviennent pas, et un commerce à Lille obtient le même montant par m² de section qu’un commerce à Marseille.
| Facteur | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Montant de base | 28 500 kWh cumac par m² de section | Fiche BAT-EQ-131, point 5 |
| Secteur : commerce | × 1 | Fiche BAT-EQ-131, point 5 |
| Secteur : bureaux | × 0,75 | Fiche BAT-EQ-131, point 5 |
| Secteur : autres secteurs tertiaires | × 0,6 | Fiche BAT-EQ-131, point 5 |
| Zone : France métropolitaine | × 1 | Fiche BAT-EQ-131, point 5 |
| Zone : France d’outre-mer | × 1,5 | Fiche BAT-EQ-131, point 5 |
| S | Somme des sections de la totalité des tubes installés, en m² | Fiche BAT-EQ-131, point 5 |
| Durée de vie conventionnelle | 20 ans | Fiche BAT-EQ-131, point 4 |
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Une fois les coefficients combinés, on obtient six montants par m² de section. En métropole : 28 500 kWh cumac en commerce, 28 500 × 0,75 = 21 375 en bureaux, 28 500 × 0,6 = 17 100 pour les autres secteurs. En outre-mer : 28 500 × 1,5 = 42 750 en commerce, 21 375 × 1,5 = 32 062,5 en bureaux, 17 100 × 1,5 = 25 650 pour les autres secteurs. Pour un conduit de 530 mm, soit 0,22 m², cela donne en métropole 28 500 × 0,22 = 6 270 kWh cumac en commerce, 21 375 × 0,22 = 4 702,5 en bureaux et 17 100 × 0,22 = 3 762 pour les autres secteurs.
Premier cas, le plus favorable : un supermarché de métropole fait équiper sa surface de vente et ses réserves de 20 conduits de 530 mm. La section totale est de 20 × 0,22 = 4,4 m². Le montant est de 28 500 × 1 × 1 × 4,4 = 125 400 kWh cumac.
Deuxième cas : un plateau de bureaux en dernier étage reçoit 8 conduits de 350 mm au-dessus d’un open space et d’une salle de réunion aveugle. La section totale est de 8 × 0,096 = 0,768 m². Le montant est de 28 500 × 0,75 × 1 × 0,768 = 16 416 kWh cumac. Les petits diamètres font fondre le volume : à nombre égal, un 350 mm vaut moins de la moitié d’un 530 mm.
Troisième cas : une commune équipe le gymnase d’un collège de 12 conduits de 530 mm, avec une cellule d’éclairement en plafond. Le gymnase relève des autres secteurs. La section totale est de 12 × 0,22 = 2,64 m² et le montant de 28 500 × 0,6 × 1 × 2,64 = 45 144 kWh cumac.
Quatrième cas : un magasin de bricolage à La Réunion pose 10 conduits de 530 mm. La section totale est de 10 × 0,22 = 2,2 m² et le coefficient d’outre-mer s’applique : 28 500 × 1 × 1,5 × 2,2 = 94 050 kWh cumac. Avec moitié moins de conduits que le supermarché métropolitain, le magasin ultramarin obtient les trois quarts du volume.
| Cas | Section totale S | Calcul | Montant en kWh cumac |
|---|---|---|---|
| Supermarché, métropole, 20 conduits de 530 mm | 4,4 m² | 28 500 × 1 × 1 × 4,4 | 125 400 |
| Bureaux, métropole, 8 conduits de 350 mm | 0,768 m² | 28 500 × 0,75 × 1 × 0,768 | 16 416 |
| Gymnase, métropole, 12 conduits de 530 mm | 2,64 m² | 28 500 × 0,6 × 1 × 2,64 | 45 144 |
| Magasin, La Réunion, 10 conduits de 530 mm | 2,2 m² | 28 500 × 1 × 1,5 × 2,2 | 94 050 |
Les conditions techniques : transmission du tube, costière, pose et pilotage
La première exigence porte sur le tube : son taux de transmission lumineuse est supérieur ou égal à 95 % pour 1,2 mètre de longueur, évalué suivant la méthode du rapport technique CIE 173 : 2012 de la Commission Internationale de l’Éclairage. La précision sur la longueur compte : un taux de transmission n’a de sens que pour une longueur donnée, puisque chaque mètre ajoute des réflexions. Un fabricant qui annonce une réflectance de paroi de 99 % ne répond pas à la question posée ; il faut le taux de transmission du tube pour 1,2 mètre, mesuré selon la méthode citée.
La deuxième exigence porte sur la costière : résistance thermique R supérieure ou égale à 0,30 m².K/W, sauf en France d’outre-mer, où la fiche écrit qu’elle n’est pas nécessaire. Une costière métallique nue n’atteint pas ce niveau ; il faut une costière isolée, que les fabricants proposent et documentent.
La troisième exigence est la pose par un professionnel, et la quatrième le pilotage de l’éclairage électrique en fonction des apports de lumière naturelle. Sur ce point, la fiche est courte : elle ne fixe ni type de capteur, ni seuil d’éclairement, ni mode de commande, extinction ou gradation. Ce qu’elle demande, c’est que la commande des luminaires réagisse à la lumière naturelle disponible. Une horloge ou un détecteur de présence seuls ne le font pas ; une cellule photosensible qui pilote l’extinction ou la gradation des luminaires de la zone desservie, oui. La lecture prudente est de décrire le dispositif dans le devis et la facture, zone par zone, afin que le lien entre conduits et pilotage soit lisible.
La preuve de réalisation, en pratique la facture, porte cinq mentions, listées dans le tableau ci-dessous. Quand elle ne porte pas toutes les caractéristiques techniques, la fiche ouvre une seconde voie : la facture mentionne alors la marque et la référence des équipements, leur section et le pilotage de l’éclairage, et elle est complétée par un document du fabricant ou d’un organisme établi dans l’Espace économique européen et accrédité selon la norme NF EN 45011 par le COFRAC ou un organisme signataire de l’accord multilatéral européen pertinent. Ce document atteste que l’équipement installé est un conduit de lumière naturelle, donne son taux de transmission et la résistance thermique de la costière, et indique que les performances sont déterminées selon la CIE 173 : 2012. Dans les deux voies, la section et le pilotage figurent sur la facture elle-même : le fabricant ne peut pas les attester à la place de l’installateur.
| Exigence | Ce que dit la fiche | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Transmission lumineuse du tube | Supérieure ou égale à 95 % pour 1,2 mètre, méthode CIE 173 : 2012 | Ne pas confondre avec la réflectance de la paroi |
| Costière | R supérieure ou égale à 0,30 m².K/W | Non exigée en outre-mer ; costière isolée en métropole |
| Pose | Réalisée par un professionnel | Facture d’une entreprise, pas de kit posé en régie |
| Pilotage | Éclairage électrique piloté selon les apports de lumière naturelle | Cellule d’éclairement commandant les luminaires de la zone ; horloge ou détecteur de présence seuls ne suffisent pas |
| Facture, voie principale | Mise en place des conduits ; taux de transmission des tubes selon CIE 173 : 2012 ; section en m² ; R de la costière en m².K/W (sauf outre-mer) ; mise en place du pilotage | Cinq mentions, aucune implicite |
| Facture, voie alternative | Marque, référence, section, pilotage, plus document du fabricant ou d’un organisme accrédité NF EN 45011 | Le document doit nommer la méthode CIE 173 : 2012 et donner transmission et R |
| Bâtiment | Tertiaire existant | Le neuf est hors champ |
Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier
Le dossier repose sur deux documents, la facture et la fiche technique du fabricant, et sur une cohérence : la section déclarée doit se retrouver dans le nombre et le diamètre des conduits facturés. Les motifs de rejet les plus prévisibles tiennent à ce que la fiche demande explicitement et que les factures de couvreurs ou d’étancheurs ne mentionnent pas spontanément.
Le bon réflexe consiste à préparer la facture avant la pose : lister les conduits avec leur diamètre et leur section unitaire, calculer S, reporter le taux de transmission pour 1,2 mètre et la résistance thermique de la costière depuis la documentation du fabricant, décrire le dispositif de pilotage et les zones qu’il commande, puis faire intervenir le mandataire avant de signer. Quand ces points sont calés, le calcul tient en une multiplication et le dossier passe.
- Conduits posés sans pilotage de l’éclairage, ou pilotage absent de la facture : c’est la moitié de l’opération qui manque.
- Taux de transmission non mentionné, mentionné sans référence à la méthode CIE 173 : 2012, ou remplacé par une réflectance de paroi.
- Résistance thermique de la costière absente ou inférieure à 0,30 m².K/W pour un bâtiment de métropole.
- Section S fausse : surface du local, du dôme ou du diffuseur retenue à la place de la section des tubes, ou diamètre en millimètres pris pour une section.
- Mauvaise colonne de secteur : entrepôt, école ou clinique déclarés en commerce, alors que la fiche réserve le coefficient 1 au commerce et place le reste du tertiaire hors bureaux à 0,6.
- Bâtiment neuf, ou local qui n’est pas tertiaire : logement, atelier industriel, bâtiment agricole.
- Facture d’un fournisseur de matériel sans pose, ou pose réalisée par les services du bénéficiaire.
- Mandataire ou obligé intervenu après la signature du devis ou après la pose : le rôle actif et incitatif doit être établi au plus tard le jour de l’engagement.
Questions fréquentes
Combien vaut un conduit de lumière naturelle en CEE avec la fiche BAT-EQ-131 ?
Cela dépend de sa section, du secteur et de la zone. Le barème est de 28 500 kWh cumac par m² de section de tube en commerce métropolitain, 21 375 en bureaux et 17 100 pour les autres secteurs, multipliés par 1,5 en outre-mer. Un conduit de 530 mm fait environ 0,22 m², donc 6 270 kWh cumac en commerce métropolitain ; un conduit de 350 mm fait environ 0,096 m², donc 28 500 × 0,096 = 2 736 kWh cumac dans le même cas. On additionne ensuite tous les conduits de l’installation.
Un puits de lumière sans détecteur ni gestion de l’éclairage est-il éligible ?
Non. La dénomination de la fiche associe les conduits de lumière naturelle et le pilotage de l’éclairage électrique en fonction des apports de lumière naturelle, et la mise en place de ce pilotage fait partie des mentions obligatoires de la facture. Sans commande des luminaires réagissant à la lumière du jour, l’opération n’est pas celle que la fiche décrit, quels que soient la qualité et le nombre des tubes.
Peut-on utiliser la fiche BAT-EQ-131 dans un bâtiment neuf ou un entrepôt ?
Dans un bâtiment neuf, non : le secteur d’application est limité aux bâtiments tertiaires existants. Dans un entrepôt, oui s’il s’agit d’un bâtiment tertiaire existant, par exemple la plateforme d’un distributeur ou d’un logisticien ; il relève alors des autres secteurs, avec le coefficient 0,6, sauf s’il fait partie d’un commerce. Un bâtiment industriel ou agricole n’entre pas dans le champ de cette fiche.
Quelle est la différence entre un conduit de lumière et un lanterneau pour les CEE ?
La fiche BAT-EQ-131 vise un équipement précis : un tube dont le taux de transmission lumineuse est d’au moins 95 % pour 1,2 mètre, mesuré selon le rapport technique CIE 173 : 2012, posé avec une costière d’au moins 0,30 m².K/W en métropole. Un lanterneau ou une fenêtre de toit n’a pas de tube et n’est pas caractérisé par cette méthode ; il ne relève pas de cette fiche. Le montant se calcule d’ailleurs sur la section des tubes, grandeur qui n’existe pas pour un lanterneau.
Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.