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Résidentiel · Fiche BAR-TH-170

BAR-TH-170 : 82 300 kWh cumac par kW de serveurs qui chauffent l’eau d’un immeuble

Un serveur informatique transforme la quasi-totalité de l’électricité qu’il consomme en chaleur. Dans un centre de données, on paie pour l’évacuer. La fiche BAR-TH-170 valorise l’inverse : installer dans un immeuble d’appartements des serveurs dont on récupère la chaleur, et l’envoyer dans le ballon d’eau chaude sanitaire collective. Le montant est un forfait unique de 82 300 kWh cumac par kW électrique de serveurs, mais la fiche encadre sévèrement l’installation : 55 °C au ballon, PUE et ERE plafonnés, étude de dimensionnement, contrat d’exploitation de quatre ans minimum avec remplacement des serveurs sans frais. Elle est applicable aux opérations engagées avant le 1er juillet 2028.

Secteur
Résidentiel
Version applicable
v. A54-1, opérations engagées à compter du 1er octobre 2023
Durée de vie conventionnelle
14 ans

L'essentiel

  • La fiche valorise un système neuf de récupération de la chaleur fatale de serveurs informatiques, dédié à l’eau chaude sanitaire collective d’un immeuble d’appartements, neuf ou existant. Elle est applicable aux opérations engagées avant le 1er juillet 2028.
  • Le montant est un forfait de 82 300 kWh cumac par kW de puissance électrique plaquée des serveurs. Aucune zone climatique, aucune tranche : une seule multiplication.
  • Trois seuils techniques : le système permet d’atteindre 55 °C d’eau chaude sanitaire, le PUE de l’ensemble est inférieur ou égal à 1,15, l’ERE inférieur ou égal à 0,20, au sens de la norme ISO 30134. Un refroidissement auxiliaire ou un autre usage de la chaleur que l’eau chaude fait sortir du champ de la fiche.
  • La chaleur récupérée couvre au plus 90 % des besoins annuels d’eau chaude sanitaire : la fiche impose un appoint, et c’est l’étude préalable de dimensionnement qui le démontre.
  • L’installation est couverte par un contrat d’exploitation et de maintenance d’au moins quatre ans hors reconduction tacite, par lequel le prestataire garantit la puissance thermique de l’étude et remplace les serveurs sans frais. Durée de vie conventionnelle : 14 ans.

Ce que couvre la fiche BAR-TH-170, et ce que veut dire son code

La fiche BAR-TH-170 porte sur la mise en place d’un système neuf de récupération de la chaleur fatale issue de serveurs informatiques, destiné aux besoins en eau chaude sanitaire collective, et accompagné d’un contrat assurant l’exploitation et la maintenance de l’installation. Deux objets sont valorisés ensemble, un équipement et un service, et le second n’est pas une option : la dénomination l’inclut.

Le code se lit en trois blocs. BAR désigne le bâtiment résidentiel, par opposition à BAT pour le tertiaire ou IND pour l’industrie. TH renvoie à la famille thermique, celle des opérations qui agissent sur la production de chaleur, de froid ou d’eau chaude. 170 est le numéro d’ordre dans cette famille. Le secteur d’application est précis : les appartements, neufs ou existants. Une maison individuelle n’entre pas dans le champ.

La version en vigueur est la A54-1, applicable aux opérations engagées à compter du 1er octobre 2023. La fiche porte aussi une date de fin : elle s’applique aux opérations engagées avant le 1er juillet 2028. La durée de vie conventionnelle est de 14 ans, période sur laquelle les économies sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac, pour cumulés et actualisés.

Trois limites figurent dès la dénomination. Un non-cumul : les opérations BAR-TH-170 ne sont pas cumulables avec celles des fiches relatives à l’installation de systèmes de production d’eau chaude sanitaire, ni de chauffage et production d’eau chaude sanitaire. On ne valorise donc pas, sur le même immeuble, la récupération de chaleur et le ballon thermodynamique ou la chaudière qui sert d’appoint. Deux exclusions techniques ensuite : les installations fonctionnant avec des systèmes de refroidissement auxiliaires, et celles qui intègrent dans leur circuit un autre moyen de consommation de la chaleur récupérée que la distribution d’eau chaude sanitaire.

Pourquoi faire chauffer l’eau par des serveurs économise de l’énergie

Un processeur n’a pas d’autre sortie que la chaleur. L’électricité qui entre dans un serveur ressort presque intégralement sous forme thermique. Dans un centre de données classique, cette chaleur est un déchet : on la pousse dans l’air de la salle, puis des groupes froids la rejettent dehors. On paie l’électricité une première fois pour calculer, une seconde pour se débarrasser de la chaleur produite.

La BAR-TH-170 retourne cette logique. Dans les systèmes de ce type, les serveurs sont refroidis par un circuit d’eau au contact des composants, ce qui permet de travailler à une température d’eau bien plus haute qu’avec de l’air (la fiche n’impose pas cette technologie, elle impose le résultat). Cette eau cède ses calories, via un échangeur, au ballon d’eau chaude sanitaire de l’immeuble. L’exploitant informatique vend sa puissance de calcul à distance, l’immeuble reçoit l’eau chaude, et une seule consommation électrique sert deux usages.

La fiche traduit ce principe en deux indicateurs de la norme ISO 30134. Le PUE rapporte l’énergie totale de l’installation à celle des seuls serveurs : un PUE de 1,15 signifie que pompes, régulation et pertes n’ajoutent pas plus de 15 % à la consommation informatique. L’ERE retranche l’énergie réellement réutilisée de l’énergie totale avant de la rapporter à celle des serveurs. Un ERE de 0,20 avec un PUE de 1,15 signifie, par simple soustraction, qu’au moins 95 % de l’électricité des serveurs ressort en chaleur effectivement utilisée. C’est ce rendement de réutilisation qui justifie un forfait élevé par kW.

Les 55 °C se comprennent de la même façon : l’eau chaude collective doit être stockée et bouclée à une température qui limite le développement bactérien. En exigeant que le système permette de l’atteindre, et en excluant tout refroidissement auxiliaire, la fiche s’assure que la chaleur des serveurs est réellement valorisée en eau chaude plutôt que rejetée. Reste la limite des 90 % : les serveurs chauffent en continu, les besoins d’eau chaude varient dans la journée et dans l’année, et un système dimensionné pour tout couvrir serait surdimensionné une grande partie du temps. La fiche impose donc un appoint, et oblige l’étude à le nommer.

Qui peut en bénéficier

Le bénéficiaire est le maître d’ouvrage de l’eau chaude sanitaire collective d’un immeuble d’appartements : syndicat de copropriétaires, bailleur social, propriétaire d’un immeuble entier, promoteur pour un bâtiment neuf. L’attestation sur l’honneur demande de confirmer que le système est installé dans un bâtiment résidentiel collectif. L’eau chaude doit être collective : un immeuble où chaque logement a son chauffe-eau n’a pas de production commune à alimenter.

La configuration contractuelle est particulière. Dans la plupart des montages, les serveurs appartiennent à un opérateur informatique qui vend leur puissance de calcul et se charge de les maintenir et de les renouveler. Le bénéficiaire CEE n’est pas cet opérateur, mais le propriétaire de l’immeuble dont l’eau chaude est produite. La fiche organise ce lien par le contrat d’exploitation et de maintenance, établi entre le bénéficiaire et le prestataire, que la partie D de l’attestation sur l’honneur identifie avec son SIRET, les dates du contrat et sa durée.

Comme pour toute opération CEE, la mise en place est réalisée par un professionnel, et celui qui valorise les certificats, mandataire ou obligé, doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement. Sur un projet de ce type, l’engagement peut être le devis d’installation ou le contrat lui-même : il faut fixer lequel fait foi avant de signer.

  • Éligible : immeuble d’appartements, neuf ou existant, disposant d’une production d’eau chaude sanitaire collective ou en créant une, quel que soit le statut du propriétaire.
  • Exclu : maison individuelle, bâtiment tertiaire, logements à production d’eau chaude individuelle.
  • Exclu : installation avec refroidissement auxiliaire, ou dont la chaleur sert aussi au chauffage, à une piscine ou à tout autre usage que l’eau chaude sanitaire.

Comment se calcule le montant

Le point 5 de la fiche tient en une ligne : le montant en kWh cumac est égal à 82 300 multiplié par Pélec, la puissance électrique de l’installation en kW, définie comme la puissance électrique plaquée des serveurs informatiques. Pas de zone climatique, pas de tranche, pas de coefficient selon le nombre de logements.

La fiche ne définit pas plus loin le mot « plaquée ». La lecture prudente est celle de la plaque signalétique des serveurs eux-mêmes : la puissance électrique nominale indiquée par le fabricant pour chaque machine, additionnée sur l’installation. Ce n’est ni la puissance réellement appelée en fonctionnement, souvent inférieure, ni la puissance thermique récupérée, que l’étude mentionne par ailleurs en kW. L’étude doit déjà contenir la marque, la référence et la puissance électrique de chaque serveur : cette liste est la pièce qui justifie Pélec.

Pélec n’est pas libre pour autant. L’étude doit montrer que la chaleur récupérée couvre au plus 90 % des besoins annuels d’eau chaude sanitaire du bâtiment. La puissance de serveurs admissible est donc bornée par la consommation d’eau chaude des occupants : multiplier les serveurs pour gonfler le montant conduit mécaniquement à dépasser le plafond et à sortir de la fiche.

GrandeurValeur retenue par la ficheComment on l’établit
Montant unitaire82 300 kWh cumac par kW de puissance électriqueValeur unique du point 5, sans zone ni tranche
PélecPuissance électrique plaquée des serveurs informatiques, en kWSomme des puissances nominales des serveurs listés dans l’étude
Montant total82 300 × PélecUne seule multiplication
Limite impliciteChaleur récupérée inférieure ou égale à 90 % des besoins annuels d’eau chaudeFixée par l’étude, borne Pélec selon la taille de l’immeuble

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Combien ça représente en vrai

Le forfait est élevé parce que le kW de serveur travaille toute l’année. Un serveur de 1 kW en continu consomme 1 × 24 × 365 = 8 760 kWh électriques par an, et la condition ERE impose qu’au moins 95 % en ressortent sous forme de chaleur utilisée. Sur 14 ans de durée de vie conventionnelle, la fiche compte 82 300 kWh cumac pour ce kW, actualisation comprise.

Quatre installations. Une copropriété d’une vingtaine d’appartements, équipée d’un module de 4 kW de serveurs raccordé au ballon collectif : 82 300 × 4 = 329 200 kWh cumac. Un immeuble de bailleur social d’une soixantaine de logements, 10 kW : 82 300 × 10 = 823 000 kWh cumac. Une résidence neuve de 150 appartements livrée avec 25 kW intégrés à la chaufferie : 82 300 × 25 = 2 057 500 kWh cumac. Un ensemble de bâtiments reliés à une même production d’eau chaude, 50 kW : 82 300 × 50 = 4 115 000 kWh cumac.

Ces puissances sont des exemples de calcul, pas des règles de dimensionnement : c’est l’étude préalable qui fixe la puissance admissible à partir des besoins réels et du plafond de 90 %. Chaque kW ajouté ou retiré déplace le montant de 82 300 kWh cumac. Déclarer 12 kW là où la plaque des serveurs totalise 10 kW, c’est 82 300 × 2 = 164 600 kWh cumac de trop, et un dossier qui ne correspond plus à la fiche.

CasPélec (kW plaqués)CalculMontant en kWh cumac
Copropriété existante482 300 × 4329 200
Immeuble de bailleur social1082 300 × 10823 000
Résidence neuve de 150 appartements2582 300 × 252 057 500
Ensemble de bâtiments, production commune5082 300 × 504 115 000

Les conditions techniques : une étude, un contrat, une facture qui le dit

La pièce centrale est l’étude préalable de dimensionnement, établie, datée et signée par un professionnel ou un bureau d’études, et remise au bénéficiaire à l’achèvement de l’opération. La fiche en fixe le contenu : identification du bénéficiaire, adresse du bâtiment, marque, référence et puissance électrique en kW de chaque serveur, descriptif des équipements de récupération, d’appoint et de stockage, schéma hydraulique hors distribution, puissance thermique récupérée en kW, nombre d’appartements concernés, part des besoins annuels d’eau chaude couverte par la chaleur récupérée, inférieure ou égale à 90 %, avec le ou les modes de production complémentaires, et valeurs de PUE et d’ERE. C’est le premier des deux documents justificatifs spécifiques de la fiche.

Le second est l’extrait du contrat d’exploitation et de maintenance. Ce contrat couvre l’installation complète, système de récupération et serveurs, pour une durée minimale de quatre ans hors reconduction tacite. Le prestataire y assure le bon fonctionnement de l’ensemble, y compris le remplacement sans frais des serveurs, et garantit la puissance thermique évaluée dans l’étude. Son entrée en vigueur intervient au plus tard à la date de la preuve de réalisation. Les extraits à joindre reprennent la référence du contrat, le bénéficiaire, l’adresse, la prestation avec le remplacement sans frais des serveurs, la puissance thermique garantie en kW, les dates de signature et d’entrée en vigueur, et la date de fin ou la durée du contrat hors reconduction tacite.

La preuve de réalisation, en pratique la facture, mentionne l’installation d’un système de récupération de la chaleur fatale de serveurs informatiques pour la production d’eau chaude sanitaire, la puissance électrique des serveurs en kW, la puissance thermique récupérée en kW, et les valeurs de PUE et d’ERE. À défaut, elle mentionne un équipement avec sa marque, sa référence et la puissance électrique des serveurs, complétée par un document du fabricant attestant que cet équipement est bien un tel système, avec sa puissance thermique récupérable et ses valeurs de PUE et d’ERE. Dans les deux cas, la puissance électrique des serveurs figure sur la facture et doit coïncider avec le Pélec du calcul.

L’attestation sur l’honneur reprend tout cela sous forme de cases : étude remise, bâtiment résidentiel collectif, 55 °C atteints, refroidissement auxiliaire, autre usage de la chaleur, puis PUE, ERE et puissance électrique plaquée. Les cases refroidissement auxiliaire et autre usage doivent être cochées NON.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
InstallateurMise en place réalisée par un professionnelDevis et facture au nom d’une entreprise identifiée
TempératureLe système permet d’atteindre 55 °C d’eau chaude sanitaireAucun refroidissement auxiliaire, case NON cochée sur l’attestation
PUE et EREPUE inférieur ou égal à 1,15, ERE inférieur ou égal à 0,20, norme ISO 30134Valeurs identiques dans l’étude, sur la facture et sur l’attestation
Étude préalableDatée et signée par un professionnel ou un bureau d’études, contenu listé par la ficheCouverture des besoins annuels inférieure ou égale à 90 %, appoint nommé
Contrat d’exploitation et de maintenanceQuatre ans minimum hors reconduction tacite, remplacement sans frais des serveurs, puissance thermique garantieEn vigueur au plus tard à la date de la facture
Preuve de réalisationNature de l’installation, puissance électrique des serveurs, puissance thermique récupérée, PUE et EREÀ défaut : marque, référence et document du fabricant
Non-cumulPas de cumul avec les fiches d’installation d’eau chaude sanitaire ou de chauffage et eau chaudeL’appoint n’est pas valorisable à part sur le même immeuble

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Un dossier BAR-TH-170 se compte en centaines de milliers, voire en millions de kWh cumac pour un seul immeuble, avec une technologie encore peu répandue. Il sera lu attentivement, et la quasi-totalité des motifs de rejet se déduit du texte de la fiche.

Le bon ordre : faire intervenir le mandataire avant le devis ou le contrat, faire établir l’étude avec la liste des serveurs et leurs puissances plaquées, vérifier que la couverture des besoins reste sous 90 % et que l’appoint est décrit, signer un contrat qui reprend le remplacement sans frais des serveurs et la puissance thermique garantie, puis obtenir une facture qui porte la puissance électrique des serveurs, la puissance thermique, le PUE et l’ERE. Quand ces pièces concordent, le calcul tient en une multiplication et le dossier passe.

  • Étude de dimensionnement absente, non signée ou incomplète : schéma hydraulique, puissance thermique récupérée, nombre d’appartements ou part des besoins couverts manquants.
  • Couverture des besoins annuels d’eau chaude supérieure à 90 %, ou aucun mode de production complémentaire indiqué.
  • PUE supérieur à 1,15 ou ERE supérieur à 0,20, ou valeurs différentes entre l’étude, la facture et l’attestation.
  • Refroidissement auxiliaire présent, par exemple un aéroréfrigérant qui évacue la chaleur quand les ballons sont chauds, ou chaleur partagée avec le chauffage, une piscine ou un préchauffage d’air : exclusions explicites de la dénomination.
  • Contrat de moins de quatre ans hors reconduction tacite, ou muet sur le remplacement sans frais des serveurs ou la puissance thermique garantie, ou entrant en vigueur après la date de la facture.
  • Pélec surévaluée : puissance appelée, puissance d’alimentation ou puissance thermique retenue à la place de la puissance électrique plaquée des serveurs, ou liste de serveurs de l’étude qui ne correspond pas à la facture.
  • Facture muette sur la puissance électrique des serveurs, la puissance thermique, le PUE ou l’ERE, sans document du fabricant pour compléter.
  • Engagement signé avant l’intervention du mandataire ou de l’obligé : le rôle actif et incitatif doit être établi au plus tard le jour de l’engagement.

Questions fréquentes

Combien vaut une opération BAR-TH-170 ?

82 300 kWh cumac par kW de puissance électrique plaquée des serveurs informatiques, sans distinction de zone climatique ni de taille d’immeuble. Pour 10 kW de serveurs, 82 300 × 10 = 823 000 kWh cumac. La puissance admissible dépend toutefois des besoins d’eau chaude de l’immeuble, puisque la chaleur récupérée ne doit pas couvrir plus de 90 % des besoins annuels.

Quelle puissance déclarer : celle des serveurs ou la puissance thermique récupérée ?

La puissance électrique plaquée des serveurs, en kW. La fiche le dit au point 5 et l’attestation sur l’honneur le répète en note. La puissance thermique récupérée figure dans l’étude et sur la facture, mais sert à garantir le fonctionnement, pas à calculer le montant. La fiche ne précise pas le mot « plaquée » : la lecture prudente est la puissance nominale indiquée par le fabricant pour chaque serveur, additionnée sur l’installation, et non la puissance réellement consommée.

Peut-on utiliser la chaleur des serveurs aussi pour le chauffage de l’immeuble ?

Pas dans le cadre de cette fiche. La BAR-TH-170 exclut les installations qui intègrent dans leur circuit un autre moyen de consommation de la chaleur récupérée que la distribution d’eau chaude sanitaire, et l’attestation sur l’honneur comporte une case dédiée. Un système qui alimente aussi une boucle de chauffage sort du champ pour la totalité de l’opération, pas seulement pour la part chauffage.

Qui signe le contrat d’exploitation et de maintenance, et pour combien de temps ?

Le contrat est établi entre le bénéficiaire, propriétaire ou copropriété de l’immeuble, et le prestataire qui exploite les serveurs et le système de récupération. Durée minimale de quatre ans hors reconduction tacite, remplacement sans frais des serveurs, puissance thermique de l’étude garantie, entrée en vigueur au plus tard à la date de la preuve de réalisation. La partie D de l’attestation sur l’honneur identifie ce prestataire et reprend ces dates.

La fiche BAR-TH-170 s’applique-t-elle à un immeuble neuf ?

Oui. Le secteur d’application couvre les appartements neufs ou existants, sans condition sur l’âge du bâtiment. Un promoteur peut intégrer l’installation à la chaufferie d’une résidence en construction. Attention à la date de fin : la fiche s’applique aux opérations engagées avant le 1er juillet 2028, la date d’engagement étant celle du devis ou du contrat signé, pas celle de la livraison.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.