Aller au contenu
Tertiaire · Fiche BAT-TH-105

BAT-TH-105 : radiateurs basse température, de 31 à 56 kWh cumac par m² chauffé en tertiaire

Changer des radiateurs n’a rien de spectaculaire, et c’est pourtant l’opération qui prépare un bâtiment tertiaire à chauffer avec de l’eau moins chaude, donc à tirer le meilleur d’une chaudière à condensation ou d’une pompe à chaleur. La fiche BAT-TH-105 valorise la pose de radiateurs basse température sur un chauffage central existant. Le montant se calcule au mètre carré chauffé par les nouveaux émetteurs, avec une valeur par zone climatique et un facteur selon l’activité du bâtiment. Une exclusion passe avant tout le reste : si l’installation de chauffage collectif a été remplacée depuis le 1er janvier 2018, la fiche ne s’applique pas.

Secteur
Tertiaire
Version applicable
v. A32-2, opérations engagées à compter du 1er avril 2020
Durée de vie conventionnelle
35 ans

L'essentiel

  • La fiche valorise la pose de radiateurs basse température sur un chauffage central existant, dans un bâtiment tertiaire. On ne touche pas à la production, on change les émetteurs.
  • Un radiateur est « basse température » au sens de la fiche s’il est dimensionné pour une différence de température au débit nominal inférieure ou égale à 30 K suivant la norme NF EN 442. Critère de dimensionnement, pas étiquette commerciale.
  • Montant : 56, 46 ou 31 kWh cumac par m² en zone H1, H2 ou H3, multiplié par la surface S chauffée par les radiateurs posés et par un facteur d’activité de 0,8 à 1,3. Hôtellerie-restauration en haut, enseignement et autres secteurs en bas.
  • Exclusion explicite : pas de certificats si l’installation de chauffage collectif a été remplacée depuis le 1er janvier 2018. Dater la chaufferie avant de chiffrer.
  • La facture mentionne des radiateurs basse température et leur nombre, ou à défaut marques, références et nombre avec un document du fabricant. Durée de vie conventionnelle : 35 ans.

Ce que couvre la fiche BAT-TH-105

La fiche BAT-TH-105 porte sur la mise en place de radiateurs basse température pour un système de chauffage central, dans un bâtiment tertiaire existant. Trois mots cadrent le périmètre. « Radiateurs » : des émetteurs à eau chaude, pas de planchers chauffants, de ventilo-convecteurs ni de panneaux électriques. « Chauffage central » : un réseau alimenté par une production commune, chaudière, pompe à chaleur ou sous-station. « Existant » : le bâtiment est déjà construit et chauffé.

Le code se lit en trois blocs. BAT désigne le secteur des bâtiments tertiaires. TH renvoie à la famille thermique, celle des opérations qui agissent sur la production, la distribution ou l’émission de chaleur. 105 est le numéro d’ordre de la fiche dans cette famille. La version en vigueur est la A32-2, applicable aux opérations engagées à compter du 1er avril 2020, et la durée de vie conventionnelle est de 35 ans : les économies annuelles sont comptées sur cette durée puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac, pour cumulés et actualisés.

Une exclusion se lit en premier : l’opération n’est pas éligible si l’installation de chauffage collectif a été remplacée depuis le 1er janvier 2018. Dans un bâtiment tertiaire, cette expression désigne la production centrale qui alimente les radiateurs. Le texte ne précise ni ce qu’il entend par remplacement, ni s’il vise la seule chaudière ou l’ensemble chaufferie et réseau. Lecture prudente : si le générateur central a été changé à partir de cette date, la fiche est fermée, que les radiateurs soient posés le même jour ou cinq ans plus tard. Elle reste ouverte pour une chaufferie antérieure à 2018 que l’on conserve.

Pourquoi un radiateur basse température fait économiser de l’énergie

Un radiateur à eau chaude émet d’autant plus de chaleur que l’écart est grand entre la température moyenne de l’eau qui le traverse et celle de la pièce. La norme NF EN 442, qui sert à mesurer la puissance des radiateurs, exprime cette performance à une différence conventionnelle de 50 K, par exemple de l’eau à 75 °C à l’entrée et 65 °C à la sortie dans une pièce à 20 °C. C’est le régime pour lequel la plupart des radiateurs anciens ont été choisis : de petits émetteurs, une chaudière qui tourne chaud.

La fiche demande l’inverse : des radiateurs qui couvrent les besoins de la pièce avec une différence de température au débit nominal inférieure ou égale à 30 K, par exemple un régime 55 °C à l’aller et 45 °C au retour pour 20 °C dans la pièce. La puissance d’un radiateur baisse un peu plus vite que l’écart de température, avec un exposant propre à chaque modèle, souvent autour de 1,3 : à 30 K, un radiateur donné émet environ la moitié de ce qu’il émet à 50 K. Il faut donc un émetteur nettement plus grand, et c’est ce surdimensionnement que la fiche valorise.

L’économie ne vient pas du radiateur, qui ne consomme rien, mais de ce qu’il autorise en amont. Une chaudière à condensation ne condense vraiment que si l’eau qui lui revient est assez froide pour faire tomber la vapeur d’eau des fumées : avec un retour à 45 °C elle récupère cette chaleur latente, avec un retour à 65 °C elle fonctionne à peine mieux qu’une chaudière classique. Une pompe à chaleur voit son coefficient de performance monter quand la température de départ baisse. Un réseau à 55 °C perd moins de chaleur dans les gaines qu’un réseau à 75 °C, et un grand émetteur à eau tiède limite les surchauffes de mi-saison. C’est pourquoi la fiche compte les économies sur la surface chauffée, et non sur le nombre de radiateurs.

Qui peut en bénéficier

La fiche s’adresse aux propriétaires, gestionnaires et exploitants de bâtiments tertiaires existants équipés d’un chauffage central à eau chaude : immeuble de bureaux, école, clinique, EHPAD, hôtel, restaurant, surface commerciale, salle de sport, administration. Le bénéficiaire est celui qui engage les travaux et supporte la facture, propriétaire ou locataire selon le bail.

La mise en place doit être réalisée par un professionnel. La fiche ne demande aucune qualification particulière, aucune mention RGE, aucune étude préalable. Elle exige en revanche le dimensionnement à 30 K ou moins : c’est l’installateur qui en porte la responsabilité et qui doit pouvoir montrer comment il a choisi chaque émetteur. Le texte ne dit rien du générateur qui alimente le réseau, chaudière gaz, fioul ou bois, pompe à chaleur ancienne ou sous-station, ni de l’âge ou du type des radiateurs déposés.

Deux portes se ferment. La première est l’exclusion liée au remplacement de l’installation de chauffage collectif depuis le 1er janvier 2018. La seconde vaut pour toute opération CEE : le mandataire ou l’obligé qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, en pratique avant la signature du devis.

  • Éligible : bâtiment tertiaire existant, production non remplacée depuis le 1er janvier 2018, radiateurs posés par un professionnel et dimensionnés à 30 K ou moins, remplacement total ou partiel.
  • Exclu : installation de chauffage collectif remplacée depuis le 1er janvier 2018, bâtiment neuf, logements, planchers chauffants, ventilo-convecteurs, radiateurs électriques, pose sans professionnel.

Comment se calcule le montant

Le montant en kWh cumac est le produit de trois termes : une valeur par mètre carré qui dépend de la zone climatique, la surface S, et un facteur correctif qui dépend du secteur d’activité. La fiche définit S comme la surface de bâtiment chauffée par les radiateurs basse température installés dans le cadre de l’opération : ni la surface totale du bâtiment ni celle du bail, mais celle des locaux effectivement desservis par les nouveaux émetteurs.

La valeur par mètre carré vaut 56 kWh cumac en zone H1, 46 en H2 et 31 en H3. Le facteur correctif suit le secteur : 1,2 pour les bureaux, 0,8 pour l’enseignement, 1 pour la santé, 0,9 pour les commerces, 1,3 pour l’hôtellerie et la restauration, 0,8 pour les autres secteurs. La fiche n’explique pas ces valeurs, mais leur logique se lit : un hôtel chauffe jour et nuit, vacances comprises, une école ferme près d’un tiers de l’année et tous les soirs. Quand un bâtiment abrite plusieurs activités, la fiche ne dit pas comment trancher ; la lecture prudente est de retenir le facteur de l’activité qui occupe la surface chauffée par les radiateurs posés.

Par mètre carré, l’amplitude est large. Le cas le plus favorable est un hôtel ou un restaurant en H1 : 56 × 1,3 = 72,8 kWh cumac par m². Le moins favorable est une école ou un local « autres secteurs » en H3 : 31 × 0,8 = 24,8 kWh cumac par m², près de trois fois moins. Il faut donc trois informations avant d’annoncer un volume : le département, l’activité et la surface réellement desservie.

ParamètreValeur retenue par la fiche (point 5)
Zone climatique H156 kWh cumac par m² de surface chauffée
Zone climatique H246 kWh cumac par m² de surface chauffée
Zone climatique H331 kWh cumac par m² de surface chauffée
Surface SSurface de bâtiment chauffée par les radiateurs basse température installés dans l’opération, en m²
Facteur correctif : bureaux1,2
Facteur correctif : enseignement0,8
Facteur correctif : santé1
Facteur correctif : commerces0,9
Facteur correctif : hôtellerie, restauration1,3
Facteur correctif : autres secteurs0,8
FormuleValeur de la zone × S × facteur du secteur, résultat en kWh cumac

Vous avez une opération BAT-TH-105 en cours ? Estimez-la en quelques clics.

Estimer

Combien ça représente en vrai

Posons quatre bâtiments courants, avec la surface réellement chauffée par les radiateurs posés. Immeuble de bureaux à Lyon, zone H1, 1 200 m² équipés : 56 × 1 200 × 1,2 = 80 640 kWh cumac. Collège à Nantes, zone H2, 2 500 m² de salles de classe rééquipées : 46 × 2 500 × 0,8 = 92 000 kWh cumac. Hôtel à Marseille, zone H3, 900 m² de chambres et parties communes : 31 × 900 × 1,3 = 36 270 kWh cumac. Clinique à Strasbourg, zone H1, 3 000 m² : 56 × 3 000 × 1 = 168 000 kWh cumac.

Deux enseignements. La surface pèse plus que le facteur : le collège, pénalisé par un facteur de 0,8 et une zone H2, dépasse les bureaux lyonnais grâce à ses 2 500 m². Et la zone climatique divise presque par deux le résultat à surface et activité égales : les mêmes 1 200 m² de bureaux à Montpellier, zone H3, donneraient 31 × 1 200 × 1,2 = 44 640 kWh cumac au lieu de 80 640.

Le remplacement partiel se calcule sur la surface desservie. Si, dans l’immeuble lyonnais, seul un plateau de 400 m² reçoit des radiateurs basse température, le montant tombe à 56 × 400 × 1,2 = 26 880 kWh cumac ; les 800 m² restants ne comptent pas, même s’ils partagent la même chaudière. Enfin, une surface de vente de 600 m² à Bordeaux, zone H2, donne 46 × 600 × 0,9 = 24 840 kWh cumac : modeste face aux fiches de production de chaleur, mais l’opération rend le réseau compatible avec un générateur à basse température le jour où la chaufferie sera changée.

CasZone et secteurS (m²)CalculMontant en kWh cumac
Immeuble de bureaux, LyonH1, bureaux (1,2)1 20056 × 1 200 × 1,280 640
Collège, NantesH2, enseignement (0,8)2 50046 × 2 500 × 0,892 000
Hôtel, MarseilleH3, hôtellerie-restauration (1,3)90031 × 900 × 1,336 270
Clinique, StrasbourgH1, santé (1)3 00056 × 3 000 × 1168 000
Surface de vente, BordeauxH2, commerces (0,9)60046 × 600 × 0,924 840
Plateau de bureaux rééquipé seul, LyonH1, bureaux (1,2)40056 × 400 × 1,226 880

Les conditions techniques : un dimensionnement à 30 K, un professionnel, une facture qui le dit

La condition qui fait l’opération est le dimensionnement : une différence de température au débit nominal inférieure ou égale à 30 K suivant la norme NF EN 442. Concrètement, pour chaque pièce, l’installateur part des déperditions à couvrir, puis choisit un modèle dont la puissance au régime 30 K, annoncée par le fabricant ou recalculée à partir de la valeur normalisée à 50 K, atteint cette puissance. La fiche n’exige pas de note de calcul en pièce jointe, mais le dossier doit pouvoir le montrer : liste des locaux, déperditions, modèle posé, puissance à 30 K. Un radiateur « basse température » dans le libellé d’un fabricant ne remplit pas la condition s’il est trop petit pour la pièce à ce régime, et doubler le débit pour remonter sa température moyenne sort du cadre, puisque la fiche raisonne au débit nominal.

La preuve de réalisation, en pratique la facture, mentionne la mise en place d’un ou plusieurs radiateurs basse température et leur nombre. À défaut, elle mentionne les équipements posés avec leurs marques, leurs références et leur nombre, accompagnée d’un ou plusieurs documents du fabricant indiquant que l’équipement de cette marque et de cette référence est un radiateur basse température. Dans les deux cas, le nombre est exigé : une facture au forfait, sans quantité, ne suffit pas.

La fiche ne liste aucun autre document justificatif. Reste à documenter la surface S, puisque c’est elle qui fixe le montant : un plan ou un tableau des locaux avec leur surface et le nombre de radiateurs posés dans chacun fait le lien entre la facture et le calcul.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
Bâtiment et installationBâtiment tertiaire existant, radiateurs pour un chauffage centralPas de neuf, pas de logement, émetteurs à eau chaude seulement
Antériorité de la chaufferieNon éligible si l’installation de chauffage collectif a été remplacée depuis le 1er janvier 2018Dater le générateur central avant de chiffrer
InstallateurMise en place réalisée par un professionnelAucune mention RGE exigée par la fiche
DimensionnementDifférence de température au débit nominal inférieure ou égale à 30 K suivant NF EN 442Déperditions par local et puissance du modèle à 30 K, conservées au dossier
Preuve de réalisationRadiateurs basse température et leur nombreÀ défaut : marques, références, nombre et document du fabricant
Surface S et secteurSurface chauffée par les radiateurs installés ; six facteurs de 0,8 à 1,3Locaux desservis seulement, activité réelle de ces locaux

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

C’est une fiche à peu de pièces, et c’est là que se logent les erreurs : chaque mention manquante se voit, et chaque surestimation de la surface ou du facteur se recalcule en une ligne. L’erreur la plus fréquente porte sur S : déclarer la surface totale du bâtiment alors qu’un seul étage a été rééquipé, ou compter des circulations et des locaux techniques sans radiateur. Vient ensuite le facteur de secteur : un restaurant d’entreprise de 1 000 m² en H1 déclaré en « autres secteurs » vaut 56 × 1 000 × 0,8 = 44 800 kWh cumac, alors que l’hôtellerie-restauration donne 56 × 1 000 × 1,3 = 72 800 kWh cumac ; dans l’autre sens, une école déclarée en bureaux ajoute la moitié au montant et sera corrigée.

Le bon ordre est le suivant : vérifier la date de la chaufferie, faire intervenir le mandataire avant de signer, demander à l’installateur une liste des locaux avec déperditions et modèle à 30 K, exiger une facture qui dit « radiateurs basse température » avec la quantité, et mesurer S sur plan. Quand ces cinq points sont calés, le calcul tient en une multiplication et le dossier passe.

  • Installation de chauffage collectif remplacée depuis le 1er janvier 2018 : exclusion écrite dans la dénomination même de la fiche.
  • Radiateurs choisis au régime classique de 50 K, ou modèle « basse température » au catalogue mais trop petit pour la pièce à 30 K.
  • Facture sans la mention « radiateurs basse température » ni le nombre, et sans la voie de rattrapage marque, référence, nombre et document du fabricant.
  • Surface S surévaluée, facteur emprunté à une autre activité, ou zone climatique lue sur le siège du bénéficiaire au lieu du département du site.
  • Ventilo-convecteurs, plancher chauffant ou radiateurs électriques facturés comme radiateurs basse température.
  • Mandataire ou obligé intervenu après la signature du devis : le rôle actif et incitatif se prouve au plus tard le jour de l’engagement.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un radiateur basse température au sens de la fiche BAT-TH-105 ?

Un radiateur dimensionné pour couvrir les besoins de la pièce avec une différence de température au débit nominal inférieure ou égale à 30 K, suivant la norme NF EN 442, par exemple un régime 55 °C à l’aller, 45 °C au retour, pour 20 °C dans la pièce. Ce n’est pas une catégorie de produit : n’importe quel radiateur à eau chaude est basse température s’il est assez grand pour la pièce à ce régime, et aucun ne l’est s’il est trop petit.

Je change la chaudière en même temps que les radiateurs. La fiche s’applique-t-elle ?

La fiche exclut toute opération où l’installation de chauffage collectif a été remplacée depuis le 1er janvier 2018. Elle ne traite pas explicitement le remplacement simultané, mais une chaufferie neuve posée le même mois entre dans la lettre du texte. Lecture prudente : les radiateurs ne sont valorisables en BAT-TH-105 que sur une production antérieure à 2018 et conservée. Si la chaufferie doit être changée, c’est le seul cas où une position écrite du délégataire se justifie avant d’engager.

Faut-il un installateur RGE pour la BAT-TH-105 ?

Non. La fiche demande que la mise en place soit réalisée par un professionnel, sans exiger de qualification ni de mention RGE. Ce qui est exigé, c’est le dimensionnement à 30 K ou moins et une facture qui mentionne les radiateurs basse température et leur nombre.

Je ne remplace qu’une partie des radiateurs. Quelle surface déclarer ?

Seulement la surface des locaux chauffés par les radiateurs basse température posés dans l’opération. Un plateau de 400 m² rééquipé dans un immeuble de 1 200 m² se déclare pour 400 m², même si tout l’immeuble partage la même chaudière. Un plan ou un tableau des locaux équipés suffit à l’établir.

La fiche BAT-TH-105 vaut-elle pour une maison ou un immeuble de logements ?

Non. Le secteur d’application est le bâtiment tertiaire existant : bureaux, enseignement, santé, commerces, hôtellerie-restauration et autres activités. Le résidentiel relève des fiches BAR, avec leurs propres conditions.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.