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Agriculture · Fiche AGRI-TH-109

AGRI-TH-109 : un condenseur sur la chaudière de serre vaut jusqu’à 86 kWh cumac par m² chauffé

La chaudière de la serre reste en place. On ajoute sur son conduit de fumées un échangeur qui refroidit les gaz de combustion jusqu’à condenser leur vapeur d’eau, et la chaleur récupérée repart dans le réseau de chauffage. C’est l’opération que valorise la fiche AGRI-TH-109, en kWh cumac par mètre carré de serre chauffée. Le barème tient en deux chiffres, 86 pour une serre horticole et 9 pour une serre maraîchère, et cet écart, presque du simple au décuple, fait toute la lecture du dossier. La fiche s’applique aux opérations engagées jusqu’au 30 juin 2028 et ne se cumule pas avec AGRI-TH-110.

Secteur
Agriculture
Version applicable
v. A54-2
Durée de vie conventionnelle
11 ans

L'essentiel

  • La fiche valorise la mise en place d’un récupérateur de chaleur à condensation sur une chaudière existante qui chauffe des serres horticoles ou maraîchères existantes. On garde la chaudière, on équipe sa sortie de fumées.
  • Le montant est un forfait par mètre carré de serre chauffée par la chaudière équipée : 86 kWh cumac par m² en serre horticole, 9 kWh cumac par m² en serre maraîchère. Ni zone climatique, ni puissance, ni rendement dans le calcul.
  • Deux conditions seulement : la pose par un professionnel, et une preuve de réalisation qui mentionne l’installation d’un récupérateur de chaleur à condensation, ou à défaut la marque et la référence de l’équipement complétées par un document du fabricant.
  • Non cumulable avec AGRI-TH-110, la chaudière à haute performance énergétique pour serres. Remplacer la chaudière et équiper la chaudière existante relèvent de deux fiches différentes.
  • Version A54-2, durée de vie conventionnelle de 11 ans, opérations engagées jusqu’au 30 juin 2028.

Ce que couvre la fiche AGRI-TH-109, et ce que veut dire son code

La dénomination est précise : mise en place d’un récupérateur de chaleur à condensation sur une chaudière existante destinée au chauffage de serres horticoles ou maraîchères. Trois mots pèsent. Récupérateur : on ajoute un équipement, on ne remplace rien. Condensation : l’échangeur doit descendre les fumées sous leur point de rosée, un simple économiseur sec n’est pas visé. Existante : la chaudière est déjà là, et le point 1 ajoute que les serres le sont aussi. Une serre neuve livrée avec sa chaufferie et son condenseur intégré n’est pas l’opération décrite.

Le code se lit en trois blocs. AGRI désigne le secteur agricole, par opposition aux fiches BAT du tertiaire, IND de l’industrie ou BAR du résidentiel. TH renvoie à la famille thermique, les opérations qui touchent à la production ou à la distribution de chaleur. 109 est le numéro d’ordre dans cette famille. Sa voisine AGRI-TH-110 concerne la chaudière à haute performance énergétique pour serres, et la fiche écrit elle-même qu’elle n’est pas cumulable avec elle.

La version en vigueur est la A54-2. La fiche s’applique aux opérations engagées jusqu’au 30 juin 2028 : une date de fin, inscrite dans le texte, à retenir avant de planifier un chantier sur plusieurs campagnes. La durée de vie conventionnelle est de 11 ans, la période sur laquelle les économies sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac, pour cumulés et actualisés.

Pourquoi condenser les fumées d’une chaudière de serre fait économiser de l’énergie

Quand on brûle du gaz naturel ou du fioul, l’hydrogène du combustible se combine à l’oxygène et forme de la vapeur d’eau. Cette vapeur part dans la cheminée et emporte la chaleur latente de vaporisation : pour le gaz naturel, de l’ordre d’un dixième de l’énergie libérée par la combustion. Une chaudière classique la laisse filer : ses fumées sortent bien au-dessus de leur point de rosée et rien dans le circuit n’est assez froid pour les condenser.

Le récupérateur de chaleur à condensation est un échangeur placé sur le parcours des fumées, en aval de la chaudière. On y fait circuler une eau assez froide pour abaisser les gaz sous leur point de rosée, aux alentours de 55 °C pour des fumées de gaz naturel. La vapeur se condense sur les parois et restitue sa chaleur latente à l’eau, qui récupère aussi la chaleur sensible des fumées. À la sortie de cheminée, des fumées tièdes et humides remplacent un panache chaud et sec.

La serre est un terrain idéal pour cette technique, et c’est ce qui justifie une fiche dédiée. Un bâtiment chauffé par radiateurs renvoie à la chaudière une eau à 60 ou 70 °C, trop chaude pour condenser. Une serre dispose presque toujours d’un réseau basse température : tubes de croissance posés au sol entre les rangs, chauffage de table, chauffage de sol, avec des retours à 30 ou 40 °C, exactement l’eau froide dont le condenseur a besoin. Le récupérateur préchauffe ces retours, la chaudière a moins à fournir, et chaque mètre cube de gaz rend davantage de chaleur utile à la culture. Revers de la médaille : les condensats sont acides, l’échangeur et le conduit aval doivent y résister, et le gain réel dépend du retour sur lequel on raccorde le condenseur. La fiche forfaitise, l’installateur, lui, doit choisir le bon raccordement.

Qui peut en bénéficier

Le bénéficiaire est l’exploitant de serres horticoles ou maraîchères existantes, chauffées par une chaudière existante. La fiche ne précise ni la forme juridique, ni la taille de l’exploitation, ni le combustible. Horticulteur en plantes en pot, producteur de fleurs coupées, maraîcher en tomate hors sol, coopérative : tous entrent dans le champ dès qu’ils ont une chaudière à équiper et une surface qu’elle chauffe.

La fiche ne définit pas ce qu’elle entend par serre horticole et serre maraîchère, alors que le barème varie de 86 à 9 selon la case. Dans le vocabulaire du métier, l’horticulture désigne la production de plantes ornementales, fleurs coupées, plantes en pot, plants, et le maraîchage la production de légumes. La lecture prudente est de rattacher la serre à la production qui y est effectivement conduite et qui apparaît dans l’activité déclarée de l’exploitation. Un maraîcher ne devient pas horticulteur parce que quelques plants de fleurs occupent un coin de sa serre.

Deux limites encadrent l’accès. L’exclusion de cumul avec AGRI-TH-110 est écrite sans précision de périmètre, et la lecture prudente est de ne pas déposer les deux fiches pour une même chaudière ou une même serre. Celui qui remplace sa chaudière ne peut pas, dans le même mouvement, valoriser un récupérateur sur cette chaudière neuve, qui d’ailleurs ne serait plus existante au sens de la fiche. La seconde limite est commune à toutes les opérations CEE : le mandataire ou l’obligé qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, en pratique avant la signature du devis.

  • Éligible : serre horticole ou maraîchère existante, chaudière existante, récupérateur de chaleur à condensation ajouté sur ses fumées et posé par un professionnel, quelle que soit l’énergie de la chaudière.
  • Exclu : la même chaudière ou la même serre déposée aussi en AGRI-TH-110.
  • Exclu : serre neuve ou chaufferie neuve livrée avec son condenseur, et toute opération engagée après le 30 juin 2028.

Comment se calcule le montant

Le point 5 donne deux formules et une seule variable. Pour une serre horticole, 86 kWh cumac par mètre carré de serre horticole chauffée, multiplié par S. Pour une serre maraîchère, 9 kWh cumac par mètre carré de serre maraîchère chauffée, multiplié par S. Dans les deux cas, S est la surface de serre chauffée par la chaudière équipée du récupérateur, en mètres carrés.

Cette définition de S se lit mot à mot. Ce n’est ni la surface de l’exploitation, ni la surface totale de serres, ni même la surface totale de serres chauffées : c’est la surface chauffée par la chaudière qui reçoit le récupérateur. Sur un site à deux chaufferies indépendantes, équiper l’une des deux ne donne droit qu’à la surface qu’elle dessert. Sur une chaufferie à plusieurs chaudières en cascade sur le même réseau, la fiche parle de la chaudière équipée, au singulier, et ne dit rien de la répartition de la surface entre générateurs. La lecture prudente : documenter par un schéma hydraulique la surface que le réseau alimenté par la chaudière équipée chauffe réellement, et ne compter que celle-là.

Rien d’autre n’intervient : ni zone climatique, alors que le besoin de chauffage d’une serre varie fortement du nord au sud, ni puissance de chaudière, ni rendement du condenseur, ni nombre d’heures de chauffe.

Type de serreMontant unitaireVariableSource
Serre horticole86 kWh cumac par m² de serre horticole chaufféeS, surface de serre chauffée par la chaudière équipée, en m²Fiche AGRI-TH-109, point 5
Serre maraîchère9 kWh cumac par m² de serre maraîchère chaufféeS, surface de serre chauffée par la chaudière équipée, en m²Fiche AGRI-TH-109, point 5
Durée de vie conventionnelle11 ansDéjà intégrée au forfaitFiche AGRI-TH-109, point 4
Fin d’applicationOpérations engagées jusqu’au 30 juin 2028Date d’engagement, en pratique la signature du devisFiche AGRI-TH-109, point 2

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Combien ça représente en vrai

Le rapport entre les deux cases est de 86 divisé par 9, soit environ 9,6 : un mètre carré horticole vaut presque dix mètres carrés maraîchers. Pour égaler un hectare horticole, 86 × 10 000 = 860 000 kWh cumac, il faudrait équiper 860 000 divisé par 9, soit environ 95 600 m² de serre maraîchère, plus de 9,5 hectares. La fiche n’explique pas cet écart. On peut le rapprocher des consommations de chauffage par mètre carré, plus élevées en production ornementale, mais c’est une lecture, pas une règle écrite.

Posons quatre cas. Un horticulteur en plantes en pot exploite 5 000 m² chauffés par une seule chaudière au gaz, sur laquelle il fait poser un récupérateur : 86 × 5 000 = 430 000 kWh cumac. Un producteur de fleurs coupées à 12 000 m² sous une chaudière : 86 × 12 000 = 1 032 000 kWh cumac. Un maraîcher en tomate hors sol, 20 000 m² sur une chaufferie unique : 9 × 20 000 = 180 000 kWh cumac. Un site maraîcher de 40 000 m² sur une seule chaudière : 9 × 40 000 = 360 000 kWh cumac, moins que les 5 000 m² de l’horticulteur.

Un cinquième cas illustre la définition de S. Le maraîcher de 40 000 m² a en réalité deux chaufferies indépendantes, l’une pour 24 000 m², l’autre pour 16 000 m², et n’équipe que la première. Le montant est de 9 × 24 000 = 216 000 kWh cumac, et non 360 000 : les 16 000 m² de la seconde chaufferie ne comptent pas. S’il équipe aussi la seconde, l’opération complémentaire vaut 9 × 16 000 = 144 000 kWh cumac, et le total retrouve 216 000 + 144 000 = 360 000 kWh cumac. En maraîchage, les volumes ne deviennent significatifs qu’à l’échelle de l’hectare. En horticulture, 2 000 m² donnent déjà 86 × 2 000 = 172 000 kWh cumac : le classement de la serre se vérifie avant la surface.

  • Horticulteur, plantes en pot, 5 000 m² sur une chaudière : 86 × 5 000 = 430 000 kWh cumac.
  • Fleurs coupées, 12 000 m² sur une chaudière : 86 × 12 000 = 1 032 000 kWh cumac.
  • Maraîcher, tomate hors sol, 20 000 m² sur une chaudière : 9 × 20 000 = 180 000 kWh cumac.
  • Maraîcher, 40 000 m², deux chaufferies, une seule équipée qui dessert 24 000 m² : 9 × 24 000 = 216 000 kWh cumac.
CasType de serreS en m²CalculMontant en kWh cumac
Plantes en potHorticole5 00086 × 5 000430 000
Fleurs coupéesHorticole12 00086 × 12 0001 032 000
Tomate hors solMaraîchère20 0009 × 20 000180 000
Site de 40 000 m², une chaudière sur deux équipéeMaraîchère24 0009 × 24 000216 000
Le même site, les deux chaudières équipéesMaraîchère40 0009 × 40 000360 000

Les conditions techniques : un professionnel, une facture qui dit le bon mot

La fiche est l’une des plus sobres du catalogue agricole. Le point 3 pose deux conditions. La mise en place est réalisée par un professionnel. Et la preuve de réalisation, en pratique la facture, mentionne l’installation d’un récupérateur de chaleur à condensation. Pas d’étude préalable, pas de rendement minimal, pas de température de fumées à atteindre, pas de qualification nommée pour l’installateur, pas de surface minimale.

Cette sobriété reporte tout le poids sur le libellé de la facture. La fiche prévoit une voie de rattrapage : la facture mentionne alors la mise en place d’un équipement avec sa marque et sa référence, complétée par un document du fabricant indiquant que l’équipement de cette marque et de cette référence est un récupérateur de chaleur à condensation. Soit la facture dit « récupérateur de chaleur à condensation », soit elle donne marque et référence et la fiche technique du fabricant le dit à sa place. Un libellé « échangeur sur fumées » sans marque ni référence ne satisfait aucune des deux.

Le professionnel n’est pas qualifié par la fiche. Dans les faits, l’opération relève d’un chauffagiste ou d’un installateur de chaufferies de serre, capable de dimensionner l’échangeur, de reprendre le conduit en matériau résistant aux condensats et de raccorder le condenseur sur le retour le plus froid. Un fournisseur qui livre l’échangeur sans le poser ne remplit pas la condition. Enfin, S n’a aucune pièce justificative nommée dans la fiche, alors que c’est la seule variable du calcul : la pratique raisonnable est un plan qui montre les serres, leur surface et le réseau alimenté par la chaudière équipée, avec la même surface reprise sur le devis et la facture.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
Nature de l’opérationRécupérateur de chaleur à condensation ajouté sur une chaudière existante chauffant des serres horticoles ou maraîchères existantesChaudière et serres déjà en service, équipement ajouté et non intégré à une chaudière neuve
InstallateurMise en place réalisée par un professionnelDevis et facture au nom d’une entreprise qui pose, pas d’un simple fournisseur
Preuve de réalisation, voie 1Mentionne l’installation d’un récupérateur de chaleur à condensationLes mots exacts sur la facture, pas un libellé générique
Preuve de réalisation, voie 2Marque et référence, complétées par un document du fabricant attestant qu’il s’agit d’un récupérateur de chaleur à condensationLa fiche technique doit viser la même référence que la facture
Surface SSurface de serre chauffée par la chaudière équipée, en m²Aucune pièce nommée : plan et schéma hydraulique cohérents avec le devis
Type de serreHorticole : 86 kWh cumac par m². Maraîchère : 9 kWh cumac par m²Non défini par la fiche : rattacher à la production réellement conduite
CumulNon cumulable avec AGRI-TH-110Pas les deux fiches sur la même chaudière ou la même serre
CalendrierOpérations engagées jusqu’au 30 juin 2028La date d’engagement fait foi, pas la date de pose

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Avec deux conditions et une seule variable, les motifs de rejet sont peu nombreux mais chacun est fatal. L’erreur la plus coûteuse est le classement de la serre. Le maraîcher de 20 000 m² déclaré par erreur en horticole afficherait 86 × 20 000 = 1 720 000 kWh cumac au lieu de 180 000, soit 1 540 000 kWh cumac de trop, et un écart de cette ampleur remet en cause l’ensemble du dossier. La deuxième erreur porte sur S : compter toutes les serres du site quand une seule chaufferie est équipée, ou des serres froides qui jouxtent les serres chauffées, revient à valoriser des mètres carrés que la chaudière équipée ne chauffe pas.

Le bon ordre : vérifier que les serres et la chaudière sont existantes et qu’aucune opération AGRI-TH-110 n’est prévue sur la même chaudière, établir avec un plan la surface réellement chauffée par cette chaudière, qualifier la production horticole ou maraîchère de manière défendable, faire intervenir le mandataire avant de signer le devis, puis exiger que le devis et la facture écrivent « récupérateur de chaleur à condensation » avec la marque et la référence du matériel. Quand ces points sont calés, le calcul tient en une multiplication et le dossier passe.

  • Facture qui ne mentionne ni l’installation d’un récupérateur de chaleur à condensation, ni, à défaut, la marque et la référence complétées par un document du fabricant. C’est la seule pièce que la fiche nomme.
  • Serre maraîchère déclarée horticole : montant multiplié par plus de neuf, dossier qui ne correspond plus à la production réelle.
  • Surface S gonflée : serres d’une autre chaufferie, serres froides ou tunnels non chauffés comptés dans la surface chauffée par la chaudière équipée.
  • Chaudière neuve ou serre neuve : la fiche vise une chaudière et des serres existantes. Un condenseur livré avec une chaudière neuve relève d’une autre logique, et probablement d’AGRI-TH-110.
  • Équipement qui ne condense pas : un économiseur sec ou un échangeur de fumées haute température n’est pas un récupérateur de chaleur à condensation, et le document du fabricant ne pourra pas l’attester.
  • Matériel posé par l’exploitant lui-même, engagement après le 30 juin 2028, ou mandataire intervenu après la signature du devis.

Questions fréquentes

Combien de kWh cumac rapporte un récupérateur à condensation en AGRI-TH-109 ?

86 kWh cumac par mètre carré de serre horticole chauffée, ou 9 kWh cumac par mètre carré de serre maraîchère chauffée, multipliés par la surface S que chauffe la chaudière équipée. Pour 5 000 m² d’horticulture, 86 × 5 000 = 430 000 kWh cumac. Pour 20 000 m² de maraîchage, 9 × 20 000 = 180 000 kWh cumac. Ni la puissance de la chaudière, ni la zone climatique, ni le rendement du condenseur n’entrent dans le calcul.

Ma serre produit à la fois des légumes et des plantes ornementales. Horticole ou maraîchère ?

La fiche ne définit pas les deux termes et ne prévoit pas de cas mixte. La lecture prudente est de rattacher chaque surface à la production qui y est réellement conduite. Si deux productions coexistent sous la même chaudière, le dossier distingue les surfaces et applique 86 aux mètres carrés horticoles et 9 aux mètres carrés maraîchers, plan à l’appui. Déclarer l’ensemble en horticole sur la foi de quelques rangs de fleurs expose le dossier à un rejet complet.

Puis-je cumuler AGRI-TH-109 avec AGRI-TH-110 si je change aussi ma chaudière ?

Non. La fiche écrit qu’elle n’est pas cumulable avec AGRI-TH-110, sans préciser le périmètre de l’exclusion. La lecture prudente est de ne pas déposer les deux fiches pour la même chaudière ni la même serre. De plus, AGRI-TH-109 exige une chaudière existante : un récupérateur installé sur une chaudière que vous venez de remplacer ne correspond pas à l’opération décrite.

Ma chaudière de serre fonctionne au fioul ou à la biomasse. La fiche s’applique-t-elle ?

La fiche ne nomme aucun combustible : elle parle d’une chaudière existante destinée au chauffage de serres, sans autre précision, et le texte ne ferme donc pas la porte. En revanche, l’équipement posé doit être un récupérateur de chaleur à condensation, ce que la facture ou le document du fabricant doit attester. Sur du fioul, les condensats sont plus agressifs et l’échangeur doit être prévu pour.

Jusqu’à quand peut-on engager une opération AGRI-TH-109 ?

La fiche s’applique aux opérations engagées jusqu’au 30 juin 2028. C’est la date d’engagement qui compte, en pratique la signature du devis ou du bon de commande, pas la date de pose ni celle de la facture. Pour un chantier prévu à l’intersaison 2028, l’engagement doit être pris avant cette date, avec le mandataire intervenu au plus tard ce jour-là.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.