BAR-TH-165 : chaudière biomasse collective, 4,8 kWh cumac par kWh de chaleur utile annuelle
Remplacer la chaudière fioul ou gaz d’un immeuble par une chaudière à granulés ou à plaquettes est l’une des opérations les plus lourdes du catalogue résidentiel, et l’une des mieux valorisées. La fiche BAR-TH-165 ne raisonne ni en logements ni en kilowatts installés : elle multiplie la chaleur que la chaudière biomasse produira chaque année, telle que l’étude de dimensionnement la calcule, par 4,8 jusqu’à 500 kW ou par 3,4 au-delà. Tout le dossier repose sur cette étude, et c’est elle qu’il faut soigner avant de parler de volume.
- Secteur
- Résidentiel
- Version applicable
- v. A34-1
- Durée de vie conventionnelle
- 22 ans
L'essentiel
- La fiche valorise la mise en place d’une chaudière biomasse sur un chauffage central collectif, dans un bâtiment résidentiel collectif existant. Le neuf et la maison individuelle ne relèvent pas de cette fiche.
- Le montant est Q × 4,8 kWh cumac pour une chaudière de puissance inférieure ou égale à 500 kW, et Q × 3,4 au-delà. Q est la chaleur nette utile produite par la chaudière en kWh/an, lue dans l’étude de dimensionnement préalable, pas sur la plaque.
- L’étude de dimensionnement, datée et signée par un professionnel ou un bureau d’études, est le document justificatif spécifique de la fiche. Son contenu est fixé en onze rubriques, dont les factures de consommation des deux années calendaires précédentes et la justification de Q.
- Jusqu’à 500 kW, la chaudière affiche une efficacité énergétique saisonnière d’au moins 83 % et des émissions plafonnées selon son mode de chargement ; au-delà, un rendement PCI à pleine charge d’au moins 92 %, avec des particules sous 75 mg/Nm3 et des NOx sous 300 mg/Nm3.
- Régulateur de classe IV minimum, silo d’au moins 225 litres pour une alimentation automatique ou ballon tampon pour une alimentation manuelle, et chaleur totale de l’ensemble des chaudières biomasse strictement inférieure à 12 GWh/an. Durée de vie conventionnelle : 22 ans.
Ce que couvre la fiche BAR-TH-165
La fiche BAR-TH-165 porte sur la mise en place d’une chaudière biomasse pour un système de chauffage central collectif, dans les bâtiments résidentiels collectifs existants. Trois mots, trois frontières. Résidentiel écarte les bureaux, les écoles ou les Ehpad, qui relèvent du tertiaire. Collectif écarte la maison individuelle, qui a sa propre fiche biomasse. Existant écarte la construction neuve.
Le code se lit en trois blocs. BAR désigne le secteur des bâtiments résidentiels, par opposition à BAT pour le tertiaire, IND pour l’industrie ou AGRI pour l’agriculture. TH renvoie à la famille thermique, celle des opérations qui touchent à la production ou à la distribution de chaleur. 165 est le numéro d’ordre de la fiche dans cette famille.
La version en vigueur est la A34-1. Le PDF officiel ne porte ni date d’entrée en application ni date de fin, et ne réserve pas la fiche à un territoire particulier. La durée de vie conventionnelle est de 22 ans : c’est la période sur laquelle les économies sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac, pour cumulés et actualisés, et c’est elle qui explique qu’un seul kWh de chaleur annuelle en vaille 4,8 ou 3,4 au compteur des certificats. L’étude exigée parle de chauffage « et/ou » d’eau chaude sanitaire : la chaudière peut couvrir l’un, l’autre ou les deux.
Pourquoi une chaudière biomasse économise de l’énergie au sens des CEE
Une chaudière biomasse brûle du bois sous une forme calibrée : granulés, plaquettes, briquettes, sciure ou bûches, ce que la fiche appelle la biomasse ligneuse. Le principe est celui de toute chaudière, une combustion qui chauffe l’eau du réseau, mais chaque kilowattheure fourni par le bois n’est plus demandé au fioul ou au gaz. C’est cette substitution que le dispositif traduit en kWh cumac, en comptant la chaleur produite plutôt que la puissance du matériel.
La fiche distingue deux familles. La chaudière à alimentation automatique reçoit son combustible par vis sans fin ou aspiration depuis un silo, module sa puissance en continu et se comporte à l’usage comme une chaudière gaz. La chaudière à alimentation manuelle fonctionne par charges de bûches : une fois allumée, elle brûle à pleine puissance jusqu’à épuisement, et il faut stocker la chaleur en excès. C’est le rôle du ballon tampon, un volume d’eau qui absorbe la chaleur de la flambée et la restitue pendant des heures. D’où l’exigence d’un silo d’au moins 225 litres dans le premier cas et d’un ballon tampon dans le second.
Le régulateur de classe IV minimum garantit que la chaleur produite est pilotée, pas seulement produite : une chaudière qui envoie en permanence de l’eau à 80 °C gaspille, même au bois. Et les seuils d’émissions de particules, de monoxyde de carbone, d’oxydes d’azote et de composés organiques écartent les matériels anciens ou mal réglés. Une combustion complète dégage plus de chaleur par kilo de bois et moins de polluants : performance et qualité de l’air vont ensemble.
Qui peut en bénéficier
Le bénéficiaire est le propriétaire ou le gestionnaire du chauffage collectif : bailleur social, syndicat de copropriétaires représenté par son syndic, société civile immobilière, foncière. La fiche demande que l’étude mentionne la raison sociale et l’adresse du bénéficiaire, ce qui dit assez qu’elle est pensée pour une personne morale.
La mise en place est réalisée par un professionnel, et la fiche n’écrit rien de plus : elle ne nomme aucune qualification ni aucun label d’entreprise. Elle est en revanche exigeante sur l’étude préalable, établie, datée et signée par un professionnel ou un bureau d’études, et sur les justificatifs du matériel.
Deux bornes encadrent l’accès. La chaleur nette utile produite par l’ensemble des chaudières biomasse installées doit rester strictement inférieure à 12 GWh/an, ce qui laisse de la place à la quasi-totalité du parc résidentiel. Et comme pour toute opération CEE, le mandataire ou l’obligé qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement : un devis signé avant tout contact ne peut plus être valorisé.
Comment se calcule le montant
La formule tient en deux colonnes. Pour une chaudière de puissance inférieure ou égale à 500 kW, le montant est Q × 4,8 kWh cumac. Au-delà de 500 kW, il est de Q × 3,4 kWh cumac. Q est la chaleur nette utile produite par la chaudière biomasse installée, en kWh par an, et la fiche précise d’où elle vient : de l’étude de dimensionnement préalable, dont la dernière rubrique est la justification de Q pour chaque chaudière.
Ce choix de variable a trois conséquences. Q n’est pas la puissance : une chaudière de 300 kW qui tournerait l’équivalent de 2 000 heures à pleine charge produit 600 000 kWh/an, et c’est ce chiffre, pas 300, qui entre dans la formule. Q n’est pas la consommation de combustible : la chaleur nette utile est ce qui sort vers le réseau, après les pertes de combustion. Q n’est pas non plus le besoin total du bâtiment : si une chaudière gaz reste en appoint pour les pointes, seule la chaleur fournie par la biomasse compte, et l’étude doit d’ailleurs décrire les équipements d’appoint et de secours et les consommations prévisionnelles par combustible.
Le seuil de 500 kW appelle une lecture attentive. Le point 5 parle de la puissance de la chaudière sans précision, mais les points 3.1 et 3.2 encadrent les mêmes deux tranches en parlant de puissance thermique nominale : c’est donc la puissance nominale du fabricant qui place la chaudière dans l’une ou l’autre colonne. Quand la chaufferie comporte plusieurs chaudières, la fiche raisonne par chaudière, la formule est écrite pour « la chaudière installée » et l’étude justifie Q « pour chaque chaudière » ; seul le plafond de 12 GWh/an s’apprécie sur l’ensemble. On calcule donc chaque chaudière avec son Q et son coefficient, puis on additionne. La fiche n’écrit pas comment traiter deux chaudières de 400 kW par rapport à une seule de 800 kW ; la lecture prudente est que le besoin du bâtiment et la logique de cascade, documentés dans l’étude, dictent la configuration, et que le dossier doit pouvoir le montrer.
| Puissance de la chaudière | Formule | Source |
|---|---|---|
| Inférieure ou égale à 500 kW | Q × 4,8 kWh cumac | Fiche BAR-TH-165, point 5 |
| Supérieure à 500 kW | Q × 3,4 kWh cumac | Fiche BAR-TH-165, point 5 |
| Q | Chaleur nette utile produite par la chaudière biomasse, en kWh/an, issue de l’étude de dimensionnement | Fiche BAR-TH-165, point 5 |
| Plafond | Ensemble des chaudières biomasse strictement inférieur à 12 GWh/an | Fiche BAR-TH-165, point 3 |
| Durée de vie conventionnelle | 22 ans | Fiche BAR-TH-165, point 4 |
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EstimerCombien ça représente en vrai
Les ordres de grandeur ci-dessous reposent sur des valeurs de Q plausibles pour des chaudières dimensionnées en base, qui tournent beaucoup d’heures et laissent les pointes à un appoint. Dans un vrai dossier, Q sort de l’étude, pas d’une règle de trois.
Un immeuble de 30 logements avec une chaudière à granulés de 150 kW, justifiée à 300 000 kWh/an, vaut 300 000 × 4,8 = 1 440 000 kWh cumac. Une copropriété de 90 logements avec eau chaude collective, chaudière à plaquettes de 450 kW et Q de 900 000 kWh/an, vaut 900 000 × 4,8 = 4 320 000 kWh cumac : on reste sous 500 kW et le coefficient 4,8 s’applique en entier.
Une résidence de 250 logements d’un bailleur social, chaudière biomasse de 800 kW en base avec la chaudière gaz conservée en appoint, étude qui attribue 1 800 000 kWh/an à la biomasse : la puissance dépasse 500 kW, le coefficient tombe à 3,4, et 1 800 000 × 3,4 = 6 120 000 kWh cumac. Le volume reste supérieur aux deux premiers cas parce que Q est bien plus grand, mais chaque kilowattheure vaut moins.
Une chaufferie à deux chaudières de 400 kW en cascade, chacune justifiée à 650 000 kWh/an, donne 650 000 × 4,8 = 3 120 000 kWh cumac par chaudière, soit 3 120 000 × 2 = 6 240 000 kWh cumac. Pour fixer l’échelle du plafond : 12 GWh/an font 12 000 000 kWh/an, et une chaudière de plus de 500 kW ne peut en aucun cas dépasser l’ordre de grandeur de 12 000 000 × 3,4 = 40 800 000 kWh cumac, borne théorique que les immeubles résidentiels n’approchent pratiquement jamais.
| Chaufferie | Calcul | Montant en kWh cumac |
|---|---|---|
| 30 logements, 150 kW, Q = 300 000 kWh/an | 300 000 × 4,8 | 1 440 000 |
| 90 logements, 450 kW, Q = 900 000 kWh/an | 900 000 × 4,8 | 4 320 000 |
| 250 logements, 800 kW, Q = 1 800 000 kWh/an | 1 800 000 × 3,4 | 6 120 000 |
| 2 × 400 kW en cascade, Q = 650 000 kWh/an chacune | 3 120 000 × 2 | 6 240 000 |
| Borne théorique au plafond de 12 GWh/an, coefficient 3,4 | 12 000 000 × 3,4 | 40 800 000 |
Les conditions techniques : combustible, régulation, émissions, étude
Les conditions communes à toutes les puissances : biomasse ligneuse, dont la fiche donne la liste indicative (bûches, copeaux, granulés, briquettes, sciure) ; régulateur de classe IV minimum ; silo d’au moins 225 litres pour une alimentation automatique, ballon tampon pour une alimentation manuelle, l’un comme l’autre pouvant être neuf ou existant. Une chaufferie bûches qui remplace sa chaudière mais garde son ballon remplit la condition.
Jusqu’à 500 kW de puissance thermique nominale, l’efficacité énergétique saisonnière ηs, au sens du règlement européen que la fiche cite, est d’au moins 83 %, pour la chaudière seule hors régulation. Les émissions saisonnières sont plafonnées selon le mode de chargement, à 10 % d’oxygène : en chargement manuel, particules sous 60 mg/Nm3, CO sous 700, NOx sous 200, composés organiques gazeux sous 30 ; en chargement automatique, 40, 500, 200 et 20. Pour une chaudière de 70 kW ou moins, le label Flamme verte 7 étoiles vaut satisfaction des conditions d’émissions, mais pas de la condition sur ηs, qui reste à justifier.
Au-delà de 500 kW, la logique change : un rendement PCI à pleine charge d’au moins 92 %, et deux polluants seulement, particules sous 75 mg/Nm3 et NOx sous 300 mg/Nm3, exprimés sur gaz sec à 6 % d’oxygène. Ne comparez pas ces seuils à ceux de la tranche inférieure : la teneur en oxygène de référence n’est pas la même, et une concentration ramenée à 6 % d’O2 est mécaniquement plus élevée que la même mesure ramenée à 10 %.
Reste l’étude de dimensionnement, document justificatif spécifique de l’opération, établie, datée et signée par un professionnel ou un bureau d’études. La fiche en fixe onze rubriques : bénéficiaire ; caractéristiques de l’installation ; courbe monotone, DJU et intermittences ; appoint et secours ; description bâtiment par bâtiment de l’existant ; caractéristiques thermiques ; consommations constatées avec les factures des deux années calendaires précédant l’engagement ; besoins prévisionnels après travaux éventuels sur l’enveloppe ; puissance biomasse, rendement de chaque chaudière et consommations prévisionnelles par combustible ; approvisionnement en volume et en masse (nature, essence, humidité, densité) et stockage ; justification de Q pour chaque chaudière. Une note de calcul de quelques lignes n’est pas cette étude.
| Exigence | Ce que dit la fiche | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Combustible et régulation | Biomasse ligneuse, régulateur de classe IV minimum | La classe du régulateur figure sur la facture ou le document du fabricant |
| Stockage ou tampon | Silo d’au moins 225 litres si alimentation automatique, ballon tampon si manuelle, neufs ou existants | Un silo existant est tout de même mentionné avec son volume |
| ≤ 500 kW : efficacité | ηs d’au moins 83 %, chaudière seule hors régulation | Ne pas confondre avec un rendement à pleine charge |
| ≤ 500 kW : émissions | Manuel : particules < 60, CO < 700, NOx < 200, COG < 30 ; automatique : 40, 500, 200, 20 mg/Nm3 à 10 % d’O2 | Quatre polluants, quatre valeurs à produire |
| ≤ 70 kW | Le label Flamme verte 7* satisfait les conditions d’émissions | Le label ne couvre pas ηs ≥ 83 % |
| > 500 kW | Rendement PCI à pleine charge ≥ 92 %, particules < 75 et NOx < 300 mg/Nm3 sur gaz sec à 6 % d’O2 | Référence d’oxygène différente de la tranche inférieure |
| Étude de dimensionnement | Datée, signée, par un professionnel ou un bureau d’études, onze rubriques dont la justification de Q | Sans elle, pas de certificats |
Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier
La fiche décrit précisément ce que la preuve de réalisation, en pratique la facture, doit mentionner. Jusqu’à 500 kW : la mise en place d’une chaudière biomasse, sa puissance nominale, le régulateur et sa classe, le silo et son volume ou le ballon tampon, l’efficacité énergétique saisonnière et les quatre niveaux d’émissions, ou la mention du label Flamme verte 7* pour 70 kW ou moins. Au-delà de 500 kW : l’installation d’une chaudière, sa puissance nominale, son rendement PCI à pleine charge, ses émissions de particules et de NOx, et le régulateur avec sa classe.
Si la facture est incomplète, elle mentionne au moins la marque et la référence du matériel, et elle est accompagnée d’un document du fabricant qui porte les caractéristiques manquantes. Jusqu’à 500 kW, ce document peut aussi venir d’un organisme accrédité selon la norme NF EN ISO/IEC 17065 par le COFRAC ou un organisme équivalent. Une fiche commerciale qui ne reprend pas ces mentions une à une ne remplit pas ce rôle.
Le bon réflexe consiste à verrouiller l’étude avant tout engagement : rassembler les factures d’énergie des deux années calendaires précédentes, faire poser noir sur blanc la puissance nominale, le rendement ou ηs, les émissions et la classe de régulation du matériel retenu, faire apparaître Q pour chaque chaudière, et s’assurer que le devis reprend les mêmes caractéristiques. Quand ces points sont calés, le calcul tient en une multiplication et le dossier passe.
- Pas d’étude de dimensionnement, étude non datée ou non signée, ou rédigée après la pose : c’est le document justificatif spécifique de la fiche, son absence est rédhibitoire.
- Étude incomplète : factures des deux années calendaires précédentes absentes, pas de courbe monotone, pas de justification de Q chaudière par chaudière.
- Q surévalué : chaleur nette utile confondue avec le besoin total du bâtiment alors qu’un appoint couvre les pointes, ou avec l’énergie du combustible avant pertes.
- Mauvaise colonne : chaudière de puissance nominale supérieure à 500 kW calculée avec le coefficient 4,8.
- Performance mal justifiée : ηs sous 83 % jusqu’à 500 kW, rendement PCI sous 92 % au-delà, ou label Flamme verte 7* invoqué pour couvrir ηs alors qu’il ne couvre que les émissions.
- Émissions hors seuils, ou valeurs produites à une teneur en oxygène de référence qui n’est pas celle de la tranche concernée.
- Régulateur absent de la facture ou de classe inférieure à IV ; chaudière automatique sans silo d’au moins 225 litres, chaudière manuelle sans ballon tampon.
- Bâtiment hors champ (neuf, tertiaire, maison individuelle), ou mandataire intervenu après la signature du devis : le rôle actif et incitatif doit être établi au plus tard le jour de l’engagement.
Questions fréquentes
Comment se calcule la prime CEE BAR-TH-165 pour une chaudière biomasse collective ?
En kWh cumac, par la formule Q × 4,8 si la chaudière a une puissance inférieure ou égale à 500 kW, et Q × 3,4 au-delà. Q est la chaleur nette utile que la chaudière produira chaque année, en kWh/an, telle que l’étude de dimensionnement la justifie. Une chaudière de 450 kW justifiée à 900 000 kWh/an donne 900 000 × 4,8 = 4 320 000 kWh cumac. Ni le nombre de logements, ni la zone climatique, ni la puissance seule n’entrent dans la formule.
Peut-on garder l’ancienne chaudière gaz en appoint avec la BAR-TH-165 ?
La fiche ne l’interdit pas, au contraire : l’étude doit décrire les équipements d’appoint et de secours et détailler les consommations prévisionnelles en biomasse et en autres combustibles. Le montage en base plus appoint est courant en chaufferie collective, car il permet de dimensionner la chaudière bois sur la puissance qui tourne le plus d’heures. Seule la chaleur fournie par la biomasse entre dans Q.
Granulés, plaquettes ou bûches : quelle différence pour la fiche BAR-TH-165 ?
Les trois sont de la biomasse ligneuse et ouvrent droit à la fiche. Granulés et plaquettes alimentent une chaudière automatique, associée à un silo d’au moins 225 litres et soumise, jusqu’à 500 kW, aux seuils d’émissions les plus stricts. Les bûches alimentent une chaudière manuelle, associée à un ballon tampon, avec des seuils moins sévères. Le coefficient du montant ne dépend pas du combustible.
Le label Flamme verte 7 étoiles suffit-il pour la BAR-TH-165 ?
Seulement pour les émissions, et seulement jusqu’à 70 kW de puissance nominale. Il ne dispense ni de justifier une efficacité énergétique saisonnière d’au moins 83 %, ni du régulateur de classe IV, ni du silo ou du ballon tampon, ni de l’étude de dimensionnement. Au-dessus de 70 kW, la fiche ne mentionne pas le label et les quatre valeurs d’émissions doivent être produites.
Une note de calcul du bureau d’études peut-elle remplacer l’étude de dimensionnement ?
Non, sauf si elle couvre les onze rubriques que la fiche impose, et qu’elle est datée et signée avant l’engagement. L’étude de dimensionnement est le document justificatif spécifique de l’opération ; une note de calcul partielle peut lui servir de base, mais elle doit être complétée pour en tenir lieu.
Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.