BAR-TH-111 : une sonde extérieure sur le chauffage vaut jusqu’à 5 280 kWh cumac en maison
C’est l’une des plus petites opérations du catalogue résidentiel, et l’une des plus simples à réaliser : un professionnel fixe une sonde sur un mur extérieur de la maison et la raccorde à la régulation de la chaudière ou de la pompe à chaleur déjà en place. Le circuit d’eau chaude cesse alors de partir à température fixe et s’adapte au climat du jour. La fiche BAR-TH-111 réserve cette opération aux maisons individuelles existantes chauffées par une boucle à eau chaude, et son montant dépend de trois données : la zone climatique, l’énergie de chauffage et la surface habitable. Il va de 360 à 5 280 kWh cumac selon la case du barème.
- Secteur
- Résidentiel
- Version applicable
- v. A17-1
- Durée de vie conventionnelle
- 11 ans
L'essentiel
- La fiche valorise la mise en place d’une sonde de température extérieure reliée à la régulation d’un système de chauffage existant sur boucle à eau chaude, dans une maison individuelle existante. Pas d’appartement, pas de chauffage électrique direct, pas de système neuf.
- Le montant est un forfait par maison : une valeur de base selon la zone climatique et l’énergie de chauffage, multipliée par un facteur de surface habitable. Base de 1 200 à 3 300 kWh cumac, facteur de 0,3 à 1,6.
- Le combustible paie 1,5 fois l’électricité dans chaque zone : 3 300 contre 2 200 en H1, 2 700 contre 1 800 en H2, 1 800 contre 1 200 en H3.
- La facture doit mentionner la mise en place d’une sonde de température extérieure. À défaut, elle donne la marque et la référence de l’équipement, et un document du fabricant atteste qu’il s’agit bien d’une sonde de température extérieure.
- Version A17-1, durée de vie conventionnelle de 11 ans. La fiche n’exige ni étude préalable, ni qualification particulière de l’installateur ; l’attestation sur l’honneur (partie A) fait confirmer que la maison et le système de chauffage existent depuis plus de 2 ans.
Ce que couvre la fiche BAR-TH-111, et ce que veut dire son code
La fiche BAR-TH-111 s’intitule « Régulation par sonde de température extérieure ». Sa dénomination exacte est la mise en place d’une sonde de température extérieure reliée à une régulation d’un système de chauffage existant sur boucle à eau chaude. Chaque mot compte. La sonde est l’équipement posé. La régulation est celle du générateur déjà en place, chaudière ou pompe à chaleur. La boucle à eau chaude désigne le réseau de radiateurs ou de plancher chauffant qu’il alimente. Et le mot « existant » fixe le cadre : on améliore une installation qui fonctionne, on n’en crée pas une.
Le code se lit en trois blocs. BAR désigne le secteur du bâtiment résidentiel, par opposition à BAT pour le tertiaire, IND pour l’industrie ou AGRI pour l’agriculture. TH renvoie à la famille thermique, celle des opérations qui touchent à la production ou à la distribution de chaleur. 111 est le numéro d’ordre de la fiche dans cette famille.
Le secteur d’application est limité aux maisons individuelles existantes. Un logement en immeuble collectif, même chauffé par une chaudière individuelle à gaz, n’entre pas dans le champ. La version en vigueur est la A17-1. Le document ne porte ni date d’engagement ni date de fin d’application, et il ne mentionne pas de restriction géographique : le barème utilise les trois zones climatiques métropolitaines H1, H2 et H3. La durée de vie conventionnelle est de 11 ans, période sur laquelle les économies sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac, pour cumulés et actualisés.
Pourquoi une sonde extérieure fait économiser de l’énergie
Une chaudière sans sonde extérieure travaille le plus souvent à température de départ fixe. L’installateur règle la consigne, par exemple 70 °C, pour que la maison soit chaude le jour le plus froid de l’année, et cette consigne reste la même en octobre comme en janvier. Le thermostat d’ambiance se contente alors d’allumer et d’éteindre le brûleur quand la pièce de référence atteint sa température. L’eau circule toujours aussi chaude, les radiateurs chauffent par à-coups, et le générateur enchaîne les cycles courts.
Relier une sonde extérieure à la régulation change la logique : le générateur calcule la température de départ de l’eau en fonction de la température extérieure mesurée, selon une relation que les chauffagistes appellent courbe de chauffe ou loi d’eau. Quand il fait 10 °C dehors, l’eau part à 45 °C au lieu de 70 °C. La maison reçoit la puissance qu’elle perd, ni plus ni moins, et la température intérieure reste stable sans les oscillations du tout ou rien.
Les économies viennent de plusieurs endroits à la fois. Une eau moins chaude perd moins de calories dans les tuyaux qui traversent le garage ou le vide sanitaire. Une chaudière à condensation ne condense vraiment que si l’eau qui lui revient est assez froide, ce qu’un départ abaissé garantit une bonne partie de la saison. Une pompe à chaleur air/eau voit son rendement grimper nettement quand on lui demande de l’eau à 40 °C plutôt qu’à 55 °C. Et moins de cycles courts signifie moins de pertes à l’allumage et une usure plus lente du matériel.
La sonde apporte aussi une anticipation que le thermostat d’ambiance ne peut pas offrir : celui-ci réagit quand la pièce s’est déjà refroidie, la sonde voit la température chuter avant que le froid ait traversé les murs. Les deux dispositifs sont donc complémentaires, la sonde fixe le niveau de température de l’eau, le thermostat corrige selon l’occupation et les apports du soleil. La fiche, elle, ne valorise que la sonde.
Qui peut en bénéficier
Le bénéficiaire est l’occupant ou le propriétaire d’une maison individuelle existante : propriétaire occupant, bailleur qui équipe la maison qu’il loue, ou locataire qui fait réaliser les travaux avec l’accord du propriétaire. La fiche ne pose aucune condition de revenus ni de résidence principale. L’attestation sur l’honneur qui l’accompagne (partie A) précise en revanche le mot « existante » : la maison doit exister depuis plus de 2 ans à la date d’engagement.
L’installation de départ doit remplir deux conditions. D’abord, le chauffage fonctionne sur boucle à eau chaude, existante depuis plus de 2 ans selon la partie A de l’attestation : radiateurs à eau, plancher chauffant hydraulique, ventilo-convecteurs à eau. Une maison chauffée par des convecteurs électriques, un poêle ou un chauffage à air pulsé n’a pas de boucle d’eau et sort du champ. Ensuite, la régulation du générateur doit pouvoir recevoir une sonde : la quasi-totalité des chaudières murales et des pompes à chaleur air/eau le prévoient. Lorsque le générateur n’a pas cette entrée, le professionnel ajoute un régulateur climatique qui pilote le brûleur ou une vanne trois voies, et la sonde s’y raccorde.
Le barème distingue deux énergies de chauffage. La colonne électricité vise les générateurs électriques raccordés à la boucle d’eau : pompes à chaleur air/eau et eau/eau, chaudières électriques. La colonne combustible regroupe ce qui brûle : gaz naturel, propane, fioul, bois. La fiche ne détaille pas cette liste, c’est la lecture courante du mot. Un système hybride, pompe à chaleur couplée à une chaudière, n’est pas tranché par le texte : la lecture prudente retient l’énergie du générateur dont la régulation reçoit effectivement la sonde, et le dossier doit le dire.
La mise en place doit être réalisée par un professionnel. La fiche ne précise ni qualification, ni label, ni mention RGE. Enfin, comme pour toute opération CEE, le mandataire ou l’obligé qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, en pratique avant la signature du devis.
- Éligible : maison individuelle existante, chauffage sur boucle à eau chaude par chaudière ou pompe à chaleur, sonde posée par un professionnel et reliée à la régulation existante.
- Exclu : appartement ou logement en immeuble collectif, maison neuve, chauffage électrique direct, poêle ou chauffage à air sans boucle d’eau.
- La partie A de l’attestation fait cocher un système de chauffage sur boucle à eau chaude existant depuis plus de 2 ans : une sonde livrée avec un générateur neuf, ou posée sur un système plus récent, n’entre pas dans ce cadre.
Comment se calcule le montant
Le point 5 de la fiche croise trois paramètres. La zone climatique du lieu des travaux donne la ligne du tableau. L’énergie de chauffage, électricité ou combustible, donne la colonne. Le croisement donne une valeur de base en kWh cumac, multipliée par un facteur correctif lié à la surface habitable S de la maison, en mètres carrés, réparti en sept tranches. La tranche de référence, celle qui vaut 1, est la maison de 90 à moins de 110 m². Le saut le plus marqué est le dernier : passer de 130 à 131 m² fait grimper le facteur de 1,1 à 1,6.
La formule tient en une ligne : montant = valeur de base (zone, énergie) × facteur de surface. La fiche ne dit pas quel document établit la surface habitable ; une attestation du bénéficiaire, un acte, un bail ou un avis d’imposition qui la mentionnent sont les pièces habituelles, et la valeur retenue doit être la même dans tout le dossier. Autour des seuils de 90, 110 et 130 m², quelques mètres carrés changent la case.
| Zone climatique | Valeur de base, chauffage électrique | Valeur de base, chauffage au combustible | Facteur de surface habitable S |
|---|---|---|---|
| H1 | 2 200 kWh cumac | 3 300 kWh cumac | 0,3 si S < 35 m² |
| H2 | 1 800 kWh cumac | 2 700 kWh cumac | 0,5 si 35 ≤ S < 60 m² |
| H3 | 1 200 kWh cumac | 1 800 kWh cumac | 0,6 si 60 ≤ S < 70 m² |
| 0,7 si 70 ≤ S < 90 m² | |||
| 1 si 90 ≤ S < 110 m² | |||
| 1,1 si 110 ≤ S ≤ 130 m² | |||
| Montant | Valeur de base × facteur | Valeur de base × facteur | 1,6 si S > 130 m² |
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Les bornes du barème sont vite trouvées. La case la plus haute est une grande maison chauffée au combustible en zone H1 : 3 300 × 1,6 = 5 280 kWh cumac. La plus basse est un logement de moins de 35 m² chauffé à l’électricité en zone H3 : 1 200 × 0,3 = 360 kWh cumac. Entre les deux, le rapport est de 5 280 divisé par 360, soit environ 14,7, pour un geste technique identique. Tout se joue sur trois données du dossier.
Posons quatre cas courants. Une maison de 100 m² à Lille, zone H1, chauffée au gaz : facteur 1, soit 3 300 × 1 = 3 300 kWh cumac. Une longère de 150 m² près de Nantes, zone H2, chauffée au fioul : facteur 1,6, soit 2 700 × 1,6 = 4 320 kWh cumac. Une maison de 80 m² à Montpellier, zone H3, chauffée par une pompe à chaleur air/eau : colonne électricité, facteur 0,7, soit 1 200 × 0,7 = 840 kWh cumac. Une maison de 120 m² à Lyon, zone H1, chauffée par une pompe à chaleur air/eau : facteur 1,1, soit 2 200 × 1,1 = 2 420 kWh cumac.
Le poids de l’énergie se voit sur la maison de Lyon : au gaz, elle vaudrait 3 300 × 1,1 = 3 630 kWh cumac contre 2 420 avec la pompe à chaleur, exactement 1,5 fois plus, et le rapport est le même dans les trois zones. La logique est celle du barème : un combustible brûlé dans une chaudière qui part moins chaud économise plus d’énergie qu’une pompe à chaleur déjà performante.
Pris isolément, ces volumes sont modestes. La fiche prend sa dimension en série : un chauffagiste qui équipe cinquante maisons au gaz de 90 à moins de 110 m² en zone H1 totalise 3 300 × 50 = 165 000 kWh cumac, et le geste se greffe naturellement sur l’entretien annuel de la chaudière.
- Maison de 100 m² à Lille (H1), chaudière gaz : 3 300 × 1 = 3 300 kWh cumac.
- Longère de 150 m² près de Nantes (H2), chaudière fioul : 2 700 × 1,6 = 4 320 kWh cumac.
- Maison de 80 m² à Montpellier (H3), pompe à chaleur air/eau : 1 200 × 0,7 = 840 kWh cumac.
- Maison de 120 m² à Lyon (H1), pompe à chaleur air/eau : 2 200 × 1,1 = 2 420 kWh cumac, contre 3 300 × 1,1 = 3 630 kWh cumac au gaz.
| Cas | Zone, énergie, surface | Facteur | Calcul | Montant en kWh cumac |
|---|---|---|---|---|
| Maison de ville à Lille | H1, gaz, 100 m² | 1 | 3 300 × 1 | 3 300 |
| Longère près de Nantes | H2, fioul, 150 m² | 1,6 | 2 700 × 1,6 | 4 320 |
| Maison à Montpellier | H3, pompe à chaleur air/eau, 80 m² | 0,7 | 1 200 × 0,7 | 840 |
| Maison à Lyon | H1, pompe à chaleur air/eau, 120 m² | 1,1 | 2 200 × 1,1 | 2 420 |
| Maximum du barème | H1, combustible, plus de 130 m² | 1,6 | 3 300 × 1,6 | 5 280 |
| Minimum du barème | H3, électricité, moins de 35 m² | 0,3 | 1 200 × 0,3 | 360 |
Les conditions techniques : un professionnel, une sonde, une facture qui le dit
Le point 3 de la fiche est l’un des plus courts du catalogue. Il pose trois exigences. D’abord, c’est un professionnel qui pose la sonde. La preuve de réalisation, en pratique la facture, mentionne la mise en place d’une sonde de température extérieure. Et si elle ne le dit pas en ces termes, elle mentionne la mise en place d’un équipement avec sa marque et sa référence, accompagnée d’un document du fabricant qui indique que cet équipement, sous cette marque et cette référence, est une sonde de température extérieure.
Cette voie de rattrapage sert quand la facture désigne l’accessoire par son code constructeur, sans écrire les mots sonde de température extérieure : la fiche technique du fabricant fait alors le lien. Elle ne couvre pas la situation inverse, une facture qui mentionne une sonde sans dire sur quel appareil elle est raccordée. La dénomination parle d’une sonde reliée à la régulation d’un système de chauffage existant, et une facture qui n’identifie pas ce système laisse un doute.
La fiche est muette sur plusieurs points que d’autres opérations détaillent. Elle n’exige, en dehors de l’attestation sur l’honneur, ni étude de dimensionnement, ni attestation de paramétrage de la courbe de chauffe, ni photo de la sonde posée, ni qualification RGE. Elle ne définit pas la sonde par une caractéristique technique, filaire ou radio, et ne fixe rien sur son emplacement. Cela ne rend pas ces points indifférents : une sonde en plein soleil ou au-dessus d’une bouche d’extraction fausse la régulation et ruine l’économie attendue. Le professionnel la pose en général sur une façade nord ou nord-ouest, à mi-hauteur, loin des fenêtres et des sorties d’air.
La lecture prudente de l’ensemble : un devis puis une facture qui décrivent, pour une maison identifiée, la fourniture et la pose d’une sonde de température extérieure raccordée à la régulation du générateur existant, avec marque et référence, suffisent à la fiche. La surface habitable, la zone climatique et l’énergie de chauffage, absentes du point 3 mais qui commandent tout le point 5, doivent être établies par ailleurs et rester cohérentes d’une pièce à l’autre.
| Exigence | Ce que dit la fiche | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Bâtiment | Maison individuelle existante | Pas d’appartement, pas de construction neuve |
| Installation de départ | Système de chauffage existant sur boucle à eau chaude | Radiateurs ou plancher à eau ; identifier le générateur dans le dossier |
| Installateur | Mise en place réalisée par un professionnel | Devis et facture au nom d’une entreprise ; aucune qualification imposée |
| Preuve de réalisation | Mentionne la mise en place d’une sonde de température extérieure | Écrire ces mots sur la facture, pas seulement un code article |
| À défaut | Marque et référence, plus un document du fabricant qui qualifie l’équipement de sonde de température extérieure | Joindre la fiche technique du constructeur |
| Zone climatique | H1, H2 ou H3 selon le département des travaux | Lyon, Paris, Lille en H1 ; Nantes, Bordeaux en H2 ; Montpellier, Marseille en H3 |
| Énergie de chauffage | Électricité ou combustible | Pompe à chaleur et chaudière électrique en colonne électricité ; gaz, fioul, bois en combustible |
| Surface habitable | S en m², sept tranches de 0,3 à 1,6 | Même valeur dans toutes les pièces ; attention aux seuils de 90, 110 et 130 m² |
Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier
Avec quelques milliers de kWh cumac par maison, cette fiche intéresse surtout en série, et c’est en série qu’elle est contrôlée : cinquante dossiers identiques attirent l’attention sur la cohérence de l’ensemble. Les motifs de rejet se déduisent presque tous du texte.
L’erreur de calcul la plus coûteuse porte sur la surface. Une maison de 128 m² déclarée à 132 m² passe du facteur 1,1 au facteur 1,6 : en H1 au gaz, le dossier annonce 3 300 × 1,6 = 5 280 kWh cumac au lieu de 3 300 × 1,1 = 3 630 kWh cumac, soit 1 650 kWh cumac de trop sur une seule maison. Vient ensuite la colonne d’énergie : une pompe à chaleur déclarée en combustible gonfle le montant de moitié. Puis la zone : une maison de Bordeaux, en H2, déclarée en H1 passe de 2 700 à 3 300 kWh cumac de base.
Le bon ordre : vérifier que la maison est individuelle et existante et que son chauffage est sur boucle d’eau, noter le générateur et son énergie, relever la surface habitable sur une pièce probante, faire intervenir le mandataire avant de signer le devis, puis s’assurer que la facture écrit « sonde de température extérieure » avec marque et référence. Quand ces points sont calés, le calcul tient en une multiplication et le dossier passe.
- Logement hors champ : appartement, maison neuve, ou chauffage qui n’est pas sur boucle à eau chaude.
- Sonde posée dans le cadre du remplacement du générateur, ou maison et système de chauffage existant depuis moins de 2 ans à la date d’engagement, comme l’exige la partie A de l’attestation.
- Facture au libellé générique, sans mention de la sonde de température extérieure ni, à défaut, de la marque et de la référence complétées par un document du fabricant.
- Facture qui ne permet pas d’identifier la maison ou le générateur sur lequel la sonde est raccordée.
- Surface habitable surévaluée, ou différente d’une pièce à l’autre, en particulier autour des seuils de 90, 110 et 130 m².
- Mauvaise colonne d’énergie : pompe à chaleur ou chaudière électrique déclarée en combustible. Mauvaise zone : elle se lit au département des travaux, pas à celui du siège de l’installateur.
- Pose par le particulier lui-même, ou sonde achetée en ligne et simplement branchée : la fiche exige un professionnel.
- Mandataire ou obligé intervenu après la signature du devis : le rôle actif et incitatif doit être établi au plus tard le jour de l’engagement.
Questions fréquentes
Combien de kWh cumac vaut la BAR-TH-111 pour ma maison ?
Une valeur de base selon la zone climatique et l’énergie de chauffage, multipliée par un facteur de surface habitable. Base : 2 200 ou 3 300 kWh cumac en H1, 1 800 ou 2 700 en H2, 1 200 ou 1 800 en H3, la première valeur pour l’électricité, la seconde pour un combustible. Facteur de 0,3 pour moins de 35 m² à 1,6 au-delà de 130 m², avec 1 pour la maison de 90 à 110 m². Une maison de 100 m² au gaz en H1 vaut 3 300 × 1 = 3 300 kWh cumac.
J’ai déjà un thermostat d’ambiance. Puis-je ajouter une sonde extérieure et bénéficier de la fiche ?
Oui, à condition que le chauffage soit sur boucle à eau chaude et que la sonde soit reliée à la régulation du générateur par un professionnel. Thermostat et sonde ne font pas le même travail : le thermostat réagit à la température de la pièce, la sonde adapte la température de l’eau au climat extérieur et anticipe. La fiche ne valorise que la sonde et ne demande pas de retirer le thermostat.
Je change ma chaudière et la sonde est fournie avec. Est-elle valorisée en BAR-TH-111 ?
La fiche parle d’une sonde reliée à la régulation d’un système de chauffage existant. Une sonde livrée et posée avec un générateur neuf fait partie de l’installation de ce générateur, qui relève d’autres fiches. La partie A de l’attestation sur l’honneur demande d’ailleurs que le système de chauffage sur boucle à eau chaude existe depuis plus de 2 ans : pas de BAR-TH-111 sur une chaudière ou une pompe à chaleur installée dans la même opération. Équiper après coup un système en service depuis plus de 2 ans est en revanche exactement le cas visé.
La fiche BAR-TH-111 s’applique-t-elle à un appartement ?
Non. Le secteur d’application est limité aux maisons individuelles existantes, depuis plus de 2 ans selon l’attestation sur l’honneur. Un appartement avec chaudière individuelle à gaz, ou un immeuble avec chaufferie collective, ne relèvent pas de cette fiche, quelle que soit la façon dont la sonde serait raccordée.
Ma pompe à chaleur air/eau est-elle en colonne électricité ou combustible ?
En colonne électricité : une pompe à chaleur consomme de l’électricité pour produire l’eau chaude de la boucle. La colonne combustible vise les chaudières à gaz, fioul, propane ou bois. L’écart est de 1,5 dans chaque zone, par exemple 2 200 contre 3 300 kWh cumac de base en H1. Pour un système hybride, la fiche ne tranche pas : retenez l’énergie du générateur dont la régulation reçoit effectivement la sonde, et dites-le dans le dossier.
Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.