Aller au contenu
Transport · Fiche TRA-EQ-128

TRA-EQ-128 : jusqu’à 3 291 000 kWh cumac par autobus électrique neuf, 2 564 500 par autocar

Un autobus qui part en ligne tous les matins pendant vingt ans consomme plus d’énergie que bien des bâtiments. La fiche TRA-EQ-128 valorise son remplacement par un véhicule électrique neuf, acheté ou loué, ou sa transformation par rétrofit électrique. Le montant est un forfait par véhicule, qui varie dans un rapport de plus de 1 à 4 selon trois questions : autocar ou autobus, standard ou grande capacité, et, pour les autobus, taille de l’agglomération desservie. La fiche s’applique aux opérations engagées avant le 1er janvier 2030 : avec les délais de livraison des autobus, cette date se prépare dès maintenant.

Secteur
Transport
Version applicable
v. A83-4, opérations engagées à compter du 1er juin 2026
Durée de vie conventionnelle
20 ans (véhicule neuf), 15 ans (rétrofit)

L'essentiel

  • Autobus et autocars de catégorie M2 et M3 utilisant l’électricité comme source exclusive d’énergie : achat (conservé au moins soixante mois) ou location d’au moins soixante mois d’un véhicule neuf, ou rétrofit électrique d’un véhicule thermique. Opérations engagées avant le 1er janvier 2030.
  • Neuf forfaits, un par véhicule : autocar de 1 049 900 (rétrofit) à 2 564 500 kWh cumac (grande capacité) ; autobus hors grande agglomération de 1 538 500 à 3 291 000 ; autobus desservant une agglomération de plus de 250 000 habitants de 769 200 à 1 645 500, soit la moitié.
  • Un véhicule neuf est « standard » par défaut. Il passe en « grande capacité » s’il a un pantographe ou si sa batterie atteint 390 kWh (12 à 16 m), 540 kWh (16 à 24 m) ou 690 kWh (plus de 24 m). Le rétrofit n’a pas de catégorie.
  • Le bénéficiaire est une collectivité, un groupement, un établissement public ou toute autre personne morale. Sont écartés les véhicules déjà contractualisés avec l’ADEME au titre d’E-TRANS ou des appels à projets « Ecosystème des véhicules lourds électriques » de 2022 et 2023.
  • Trois pièces : la facture ou le contrat qui nomme chaque véhicule avec sa catégorie et son immatriculation, le certificat d’immatriculation (plus l’attestation de transformation et l’ancienne carte grise en rétrofit), et la feuille récapitulative du ministère. Durée de vie : 20 ans pour le neuf, 15 ans pour le rétrofit.

Ce que couvre la fiche TRA-EQ-128, et ce que veut dire son code

La fiche TRA-EQ-128 porte sur l’achat ou la location longue durée d’autocars ou d’autobus électriques neufs, et sur le rétrofit électrique d’autocars ou d’autobus existants. Son secteur est le transport de voyageurs par des véhicules de catégorie M2 et M3 au sens de l’article R. 311-1 du code de la route, c’est-à-dire les véhicules de transport de personnes de plus de huit places assises outre le conducteur, du minibus de neuf places au bi-articulé de plus de 24 mètres.

Le code se lit en trois blocs. TRA désigne le secteur des transports, à côté de BAT pour le tertiaire, IND pour l’industrie, AGRI pour l’agriculture et BAR pour le résidentiel. EQ désigne la famille des équipements : on met en service un matériel, par opposition aux fiches SE qui valorisent une prestation. 128 est le numéro d’ordre dans la série.

La version en vigueur est la A83-4, applicable aux opérations engagées à compter du 1er juin 2026, et la fiche fixe elle-même sa limite : les opérations engagées avant le 1er janvier 2030. La borne porte sur l’engagement, pas sur la livraison ni sur l’immatriculation. La fiche n’écrit rien sur un véhicule commandé en 2029 et livré en 2030 ; la lecture prudente consiste à dater l’engagement par un bon de commande ou un marché signé avant l’échéance. La durée de vie conventionnelle est de 20 ans pour un véhicule neuf et de 15 ans pour un véhicule rétrofité : c’est la période sur laquelle les économies sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac. Cette durée explique en partie pourquoi un seul autobus pèse plusieurs millions de kWh cumac.

Pourquoi un autobus électrique économise de l’énergie

Un moteur diesel ne convertit en mouvement qu’une faible part de l’énergie du gazole, et cette part s’effondre dans un service urbain : démarrages répétés, vitesses faibles, longues minutes de ralenti aux arrêts et aux feux. Une chaîne de traction électrique convertit l’essentiel de l’électricité de la batterie en travail aux roues, ne consomme à peu près rien à l’arrêt, et récupère une partie de l’énergie cinétique au freinage. Sur un cycle urbain fait de centaines de freinages par jour, cette récupération n’est pas un détail. En énergie finale, le véhicule électrique a besoin de plusieurs fois moins de kilowattheures que le thermique qu’il remplace.

Cette physique se lit dans le barème. L’autobus urbain, qui enchaîne les arrêts, est le cas où le diesel est le plus mauvais et l’électrique le meilleur : 2 350 700 kWh cumac en standard hors grande agglomération. L’autocar, qui roule à vitesse stabilisée, est le cas où le diesel se défend le mieux : 1 602 800 en standard, soit environ 68 % du montant de l’autobus.

Le rétrofit consiste à remplacer le moteur thermique, son réservoir et sa ligne d’échappement par un moteur électrique, une batterie et leur électronique de puissance, dans le cadre de l’arrêté du 13 mars 2020 que la fiche désigne. La caisse et le châssis ont déjà vécu : la fiche retient 15 ans au lieu de 20, et des forfaits plus bas : 1 049 900 pour un autocar rétrofité, soit environ 66 % du neuf standard, et 1 538 500 pour un autobus, dans la même proportion.

Reste la division par deux pour les autobus des agglomérations de plus de 250 000 habitants. La fiche ne l’explique pas. Une lecture possible est celle de l’additionnalité : dans les grands réseaux urbains, le passage à l’électrique est déjà engagé, et l’incitation change moins de décisions que dans une agglomération moyenne ou un réseau interurbain.

Qui peut en bénéficier

La fiche désigne le bénéficiaire largement : une collectivité locale, un groupement de collectivités, un de leurs établissements publics, ou une autre personne morale. Communauté d’agglomération, syndicat mixte, régie, société publique locale, mais aussi exploitant privé de réseau urbain, autocariste scolaire ou interurbain, entreprise de navettes, association : tous entrent dans le champ. Seule une personne physique en est exclue.

Dans les montages à trois acteurs, fréquents en transport public, la fiche ne tranche pas entre l’autorité organisatrice et l’exploitant. La lecture prudente est que le bénéficiaire est celui qui achète ou qui loue : c’est lui qui conserve le véhicule soixante mois ou qui signe le contrat de location, et c’est à son nom que la facture doit être établie.

La fiche écarte expressément les véhicules dont l’achat ou la location a fait l’objet d’une contractualisation avec l’ADEME dans le cadre du programme E-TRANS ou des appels à projets « Ecosystème des véhicules lourds électriques » de 2022 et 2023. L’exclusion vise les véhicules, pas l’organisme : une collectivité soutenue par l’ADEME sur dix bus peut valoriser les quinze suivants, si elle peut démontrer, véhicule par véhicule, qu’ils n’ont fait l’objet d’aucune de ces conventions.

Comment se calcule le montant

Le montant total est le produit d’un forfait par véhicule et du nombre N de véhicules de la même case. Le forfait dépend de trois paramètres : autocar ou autobus ; neuf standard, neuf grande capacité ou rétrofit ; et, pour les autobus seulement, agglomération desservie au-dessus ou en dessous de 250 000 habitants. Un autocar vaut la même chose qu’il relie deux villages ou deux métropoles.

Le point le plus technique est la catégorie. Un véhicule neuf est standard par défaut. Il devient grande capacité s’il est équipé d’un pantographe, ou si sa batterie atteint le seuil fixé pour sa longueur : 390 kWh de 12 à 16 mètres inclus, 540 kWh de 16 à 24 mètres inclus, 690 kWh au-delà de 24 mètres. Le pantographe compte seul : un bus à recharge rapide au terminus, qui roule avec une batterie modeste mais se recharge par le toit, est de grande capacité.

Deux situations ne sont pas écrites dans le tableau. Un véhicule de moins de 12 mètres, midibus de 9 ou 10 mètres par exemple, n’a aucun seuil de batterie : la lecture prudente est qu’il reste standard, sauf pantographe. Un véhicule de 16 mètres exactement figure dans deux colonnes ; pour un dossier solide, on retiendra le seuil le plus exigeant, 540 kWh. Le rétrofit, lui, n’a pas de catégorie : qu’on installe 250 ou 500 kWh de batterie, son forfait est unique.

Le critère d’agglomération se lit sur les communes que l’autobus est destiné à desservir, pas sur le siège de l’exploitant ni sur l’adresse du dépôt. La référence est l’annexe I de l’arrêté du 22 décembre 2021 établissant les listes d’agglomérations de plus de 100 000, 150 000 et 250 000 habitants. La fiche ne dit rien d’une ligne qui traverse les deux ; la lecture prudente classe en « plus de 250 000 habitants » tout véhicule affecté à une ligne qui dessert au moins une commune de l’annexe I.

Catégorie du véhiculeAutocarAutobus, agglomération ≤ 250 000 habitantsAutobus, agglomération > 250 000 habitants
Issu d’une opération de rétrofit1 049 900 kWh cumac1 538 500 kWh cumac769 200 kWh cumac
Neuf, standard1 602 800 kWh cumac2 350 700 kWh cumac1 175 300 kWh cumac
Neuf, grande capacité (pantographe, ou batterie ≥ 390 / 540 / 690 kWh selon la longueur)2 564 500 kWh cumac3 291 000 kWh cumac1 645 500 kWh cumac
FormuleForfait × N véhiculesForfait × N véhiculesForfait × N véhicules

Vous avez une opération TRA-EQ-128 en cours ? Estimez-la en quelques clics.

Estimer

Combien ça représente en vrai

Premier cas : une communauté d’agglomération de 120 000 habitants renouvelle six autobus standard de 12 mètres, batteries de 350 kWh, sans pantographe. Les communes desservies ne figurent pas à l’annexe I : 2 350 700 × 6 = 14 104 200 kWh cumac. Avec des batteries de 420 kWh, les six véhicules passaient en grande capacité : 3 291 000 × 6 = 19 746 000 kWh cumac, soit 5 641 800 de plus pour 70 kWh de batterie supplémentaires par bus.

Deuxième cas : une métropole comme Lyon, dont les communes figurent à l’annexe I, met en service dix articulés de 18 mètres à batteries de 560 kWh. Grande capacité, mais grande agglomération : 1 645 500 × 10 = 16 455 000 kWh cumac. La même commande pour un réseau hors annexe I aurait donné 3 291 000 × 10 = 32 910 000 kWh cumac. Le critère d’agglomération pèse plus que celui de capacité, et il se vérifie en premier.

Troisième cas : un autocariste privé remporte un marché régional et achète quatre autocars standard : 1 602 800 × 4 = 6 411 200 kWh cumac, sans question d’agglomération. Quatrième cas : un syndicat de transport scolaire fait rétrofiter cinq autocars de huit ans : 1 049 900 × 5 = 5 249 500 kWh cumac. Le neuf standard aurait donné 1 602 800 × 5 = 8 014 000, soit 2 764 500 de plus, mais pour un investissement et une empreinte matière sans commune mesure.

Entre la case la plus basse, l’autobus rétrofité en grande agglomération à 769 200, et la plus haute, l’autobus neuf grande capacité hors grande agglomération à 3 291 000, le rapport est d’environ 4,3. Avant d’annoncer un volume à un réseau, il faut donc avoir répondu aux trois questions du barème pour chaque véhicule.

CasCatégorie et agglomérationNCalculMontant en kWh cumac
Agglomération de 120 000 habitantsAutobus standard, ≤ 250 00062 350 700 × 614 104 200
Même réseau, batteries de 420 kWhAutobus grande capacité, ≤ 250 00063 291 000 × 619 746 000
Métropole de l’annexe IAutobus grande capacité, > 250 000101 645 500 × 1016 455 000
La même commande hors annexe IAutobus grande capacité, ≤ 250 000103 291 000 × 1032 910 000
Autocariste interurbainAutocar standard41 602 800 × 46 411 200
Transport scolaireAutocar rétrofité51 049 900 × 55 249 500

Les conditions techniques : un véhicule 100 % électrique, soixante mois, trois pièces

La première condition tient en une phrase : est électrique le véhicule qui utilise l’électricité comme source exclusive d’énergie. Un hybride, même rechargeable, est hors champ. La fiche ne cite pas l’hydrogène ; un autobus à pile à combustible roule avec un moteur électrique, mais son énergie embarquée est de l’hydrogène, et la lecture prudente est qu’il ne répond pas à la définition. Le certificat d’immatriculation, qui porte la source d’énergie, est la pièce qui tranche.

La deuxième condition est la durée. En location, le contrat est d’au moins soixante mois hors reconduction tacite : un contrat de trente-six mois renouvelable ne suffit pas. En achat, le bénéficiaire conserve le véhicule au moins soixante mois. La fiche ne prévoit ni sanction en cas de cession anticipée ni pièce à produire sur ce point ; l’engagement doit figurer au dossier.

La troisième condition porte sur la preuve de réalisation, en pratique la facture d’achat, le contrat de location ou la facture de rétrofit. Elle mentionne la nature de l’opération, la catégorie de chaque véhicule neuf, standard ou grande capacité, et le numéro d’immatriculation de chaque véhicule. Pour les autobus, elle indique en outre si les véhicules sont destinés à desservir des communes d’une agglomération de plus de 250 000 habitants. Une facture globale pour douze bus sans liste d’immatriculations ne remplit pas cette condition.

Viennent ensuite les justificatifs : la copie du certificat d’immatriculation, provisoire ou définitif, de chaque véhicule ; pour un véhicule rétrofité, l’attestation de transformation définie à l’annexe II de l’arrêté du 13 mars 2020 et le certificat d’immatriculation définitive qui précédait le rétrofit, celui du véhicule encore thermique ; et pour toute opération, la feuille récapitulative disponible sur le site de la direction générale de l’énergie et du climat, qui mentionne les caractéristiques des véhicules.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
VéhiculeM2 ou M3, électricité comme source exclusive d’énergie, neuf ou rétrofité selon l’arrêté du 13 mars 2020Hybrides exclus ; hydrogène non cité ; l’occasion n’est ni neuve ni rétrofitée
DuréeLocation d’au moins soixante mois hors reconduction tacite ; achat conservé soixante moisSoixante mois fermes au contrat
CatégorieStandard par défaut ; grande capacité si pantographe ou batterie ≥ 390 / 540 / 690 kWh selon la longueurCapacité et longueur lues sur un document du constructeur
Agglomération (autobus)Communes desservies mentionnées ou non à l’annexe I de l’arrêté du 22 décembre 2021Communes desservies, pas siège de l’exploitant
Preuve de réalisationNature de l’opération, catégorie, immatriculation de chaque véhicule, agglomération pour les autobusAnnexe véhicule par véhicule
JustificatifsCertificat d’immatriculation ; en rétrofit, attestation de transformation et ancienne carte grise ; feuille récapitulative DGECMême immatriculation sur toutes les pièces

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Un dossier TRA-EQ-128 de plusieurs véhicules se compte vite en millions de kWh cumac, et chaque ligne est relue. L’erreur la plus coûteuse porte sur l’agglomération : déclarer six autobus de métropole en forfait plein donne 2 350 700 × 6 = 14 104 200 kWh cumac là où la fiche n’en accorde que 1 175 300 × 6 = 7 051 800, soit 7 052 400 de trop. La deuxième porte sur la catégorie : une batterie annoncée à 400 kWh par le commercial mais donnée à 380 kWh utiles sur la fiche technique fait retomber un bus de 12 mètres en standard, et la fiche ne dit pas si elle raisonne en capacité brute ou utile. Pour un dossier sûr, on retient la valeur la plus défavorable documentée par le constructeur.

Le calendrier est le troisième point sensible. Entre la décision d’achat et l’immatriculation d’un autobus, il s’écoule souvent plusieurs mois. Le rôle actif et incitatif du mandataire ou de l’obligé doit être établi au plus tard le jour de l’engagement, donc avant la signature du bon de commande ou du marché, pas à la livraison. Un réseau qui découvre la fiche à la réception de ses bus a perdu les certificats.

Le bon ordre : mandataire avant toute signature, vérification véhicule par véhicule de l’absence de convention ADEME, catégorie fixée sur la fiche technique du constructeur et ligne d’affectation sur l’annexe I, annexe par véhicule à la facture, puis certificats d’immatriculation et feuille récapitulative. Quand ces points sont calés, le calcul tient en une multiplication par case, et le dossier passe.

  • Autobus desservant une commune de l’annexe I déclaré en forfait plein : montant doublé à tort.
  • Grande capacité sans justificatif : pas de pantographe, et capacité de batterie sous le seuil ou non documentée.
  • Véhicule qui n’utilise pas l’électricité comme source exclusive d’énergie : hybride, et par prudence hydrogène.
  • Location de moins de soixante mois fermes, ou véhicule déjà contractualisé avec l’ADEME au titre d’E-TRANS ou des appels à projets véhicules lourds de 2022 et 2023.
  • Facture sans immatriculation par véhicule, sans catégorie, ou, pour des autobus, muette sur l’agglomération desservie.
  • Rétrofit sans attestation de transformation conforme à l’annexe II de l’arrêté du 13 mars 2020, ou sans l’ancien certificat d’immatriculation du véhicule thermique.
  • Mandataire intervenu après la signature du marché, ou opération engagée à partir du 1er janvier 2030.

Questions fréquentes

Combien de kWh cumac pour un autobus électrique en TRA-EQ-128 ?

Entre 769 200 et 3 291 000 kWh cumac par véhicule. Hors agglomération de plus de 250 000 habitants : 1 538 500 pour un rétrofit, 2 350 700 pour un neuf standard, 3 291 000 pour un neuf grande capacité. Dans une agglomération de plus de 250 000 habitants, chaque montant est divisé par deux : 769 200, 1 175 300 et 1 645 500. Pour un autocar, sans critère d’agglomération : 1 049 900, 1 602 800 ou 2 564 500.

Qu’est-ce qu’un autobus « grande capacité » au sens de la fiche ?

Un véhicule neuf équipé d’un pantographe, ou dont la batterie atteint 390 kWh pour une longueur de 12 à 16 mètres, 540 kWh de 16 à 24 mètres, 690 kWh au-delà. À défaut, il est standard. Un véhicule rétrofité n’a pas de catégorie, quelle que soit sa batterie. La fiche ne dit pas si la capacité se lit en brut ou en utile : retenez la valeur documentée la plus défavorable.

Un autobus hybride ou à hydrogène est-il éligible à la TRA-EQ-128 ?

L’hybride, non : la fiche exige l’électricité comme source exclusive d’énergie. L’hydrogène n’est pas cité ; un autobus à pile à combustible embarque de l’hydrogène comme énergie, même si son moteur est électrique, et la lecture prudente est qu’il ne répond pas à la définition. Seul un véhicule à batterie, rechargé par câble ou par pantographe, entre sans discussion dans la fiche.

Jusqu’à quand la fiche TRA-EQ-128 s’applique-t-elle ?

Aux opérations engagées avant le 1er janvier 2030, dans sa version A83-4 applicable aux opérations engagées à compter du 1er juin 2026. La borne porte sur la date d’engagement, en pratique la signature du bon de commande ou du marché, pas sur la livraison. Comme le mandataire doit être intervenu au plus tard ce jour-là, une commande prévue en 2029 se prépare avant de signer.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.