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Résidentiel · Fiche BAR-SE-104

BAR-SE-104 : équilibrer le chauffage collectif, jusqu’à 9 800 kWh cumac par appartement

Un immeuble mal équilibré se reconnaît à ses fenêtres ouvertes en plein hiver aux étages du bas et aux plaintes de froid aux derniers étages. La fiche BAR-SE-104 valorise le travail du chauffagiste qui règle les vannes de l’installation collective pour que chaque appartement reçoive le débit d’eau chaude dont il a besoin. Aucun matériel lourd, aucun chantier : un réglage, des mesures, et un dossier qui doit prouver que l’écart entre le logement le plus chaud et le plus froid est passé sous 2 °C. Le montant se compte par appartement, de 5 300 à 9 800 kWh cumac selon la zone climatique.

Secteur
Résidentiel
Version applicable
v. A19-1
Durée de vie conventionnelle
10 ans

L'essentiel

  • La fiche s’applique aux appartements existants desservis par une installation collective de chauffage à eau chaude. Maisons individuelles, chaudières individuelles et chauffage électrique direct sont hors champ.
  • Le montant est un forfait par appartement, multiplié par le nombre d’appartements : 9 800 kWh cumac en zone H1, 8 000 en H2, 5 300 en H3. Durée de vie conventionnelle : 10 ans.
  • L’opération est un service, pas une fourniture : c’est le réglage des organes d’équilibrage, en pied de colonne et/ou dans les logements, réalisé par un professionnel, qui est valorisé.
  • Le résultat à atteindre est chiffré : moins de 2 °C d’écart, strictement, entre l’appartement le plus chauffé et le moins chauffé du bâtiment, mesuré après équilibrage.
  • Trois pièces spécifiques font le dossier : un schéma hydraulique avec toutes les vannes réglées et étiquetées, une grille d’équilibrage vanne par vanne, et un tableau de températures signé par le professionnel et par le bénéficiaire.

Ce que couvre la fiche BAR-SE-104, et ce que veut dire son code

La fiche BAR-SE-104 porte sur le réglage des organes d’équilibrage d’une installation de chauffage à eau chaude, dans le but, écrit dans sa dénomination, d’assurer une température uniforme dans tous les locaux. Son secteur d’application est précis : les appartements existants équipés d’une installation collective de chauffage à eau chaude. Trois mots comptent. Appartements : l’habitat collectif, pas la maison individuelle. Existants : le bâtiment est déjà construit et chauffé. Collective : une chaufferie, une sous-station ou une pompe à chaleur commune alimente plusieurs logements par un réseau de colonnes et de radiateurs.

Le code se lit en trois blocs. BAR désigne le secteur du bâtiment résidentiel, par opposition à BAT pour le tertiaire, IND pour l’industrie ou AGRI pour l’agriculture. SE désigne la famille des services : l’opération n’est pas l’installation d’un équipement, comme dans les fiches TH ou EQ, mais une prestation réalisée sur une installation qui reste en place. 104 est le numéro d’ordre dans cette famille.

La version en vigueur est la A19-1. Le PDF officiel ne porte pas de date d’application dans son texte, il n’y a donc pas lieu d’en avancer une. La durée de vie conventionnelle est de 10 ans : c’est la période sur laquelle les économies sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac, pour cumulés et actualisés. Dix ans pour un simple réglage, cela peut surprendre. C’est parce qu’une vanne d’équilibrage, une fois réglée, garde sa position tant que personne n’y touche, et la fiche exige justement que les vannes soient étiquetées sur site pour que le réglage puisse être retrouvé après une intervention ultérieure.

Pourquoi équilibrer une installation fait économiser de l’énergie

Dans un réseau de chauffage collectif, l’eau chaude quitte la chaufferie et se répartit entre les colonnes montantes, puis entre les radiateurs de chaque colonne. Elle emprunte les chemins qui lui opposent le moins de résistance : les colonnes les plus proches de la pompe, les radiateurs des premiers étages, les tronçons les plus courts. Les radiateurs en bout de réseau reçoivent ce qui reste. Sans réglage, les premiers sont gavés et les derniers affamés.

La conséquence est connue de tous les gestionnaires d’immeubles. Les occupants des logements trop chauds ouvrent les fenêtres, ceux des logements trop froids se plaignent, et l’exploitant relève la courbe de chauffe. Le logement le plus défavorisé finit par être assez chaud, mais les autres sont alors nettement surchauffés. On chauffe tout l’immeuble au niveau du logement le plus mal servi.

L’équilibrage corrige cette répartition à la source. Le chauffagiste ferme partiellement les vannes des circuits trop favorisés, en pied de colonne et sur les radiateurs, pour forcer l’eau vers les circuits défavorisés. Chaque radiateur reçoit alors le débit prévu pour la pièce qu’il chauffe. La température de départ peut ensuite redescendre, puisqu’il n’est plus nécessaire de surchauffer les premiers pour servir les derniers. C’est là que se trouve l’économie : une température moyenne plus basse dans l’immeuble, donc moins de chaleur produite. Deux effets s’ajoutent : une eau de retour plus froide, qui améliore le rendement des chaudières à condensation et des pompes à chaleur, et une pompe de circulation qui peut tourner moins vite. La fiche ne les compte pas séparément, ils sont inclus dans le forfait.

Qui peut en bénéficier

Le bénéficiaire est le propriétaire de l’installation collective, celui qui commande et paie le réglage : syndicat des copropriétaires représenté par son syndic, bailleur social, société civile immobilière ou foncière propriétaire d’un immeuble entier. Un locataire ou un copropriétaire isolé ne peut pas porter l’opération seul, puisque le réglage concerne l’ensemble du réseau.

La fiche ne pose aucune condition sur l’énergie de la chaufferie. Gaz, fioul, bois, réseau de chaleur, pompe à chaleur : dès lors que la chaleur est distribuée par de l’eau chaude vers plusieurs appartements, l’installation entre dans le champ. Elle ne pose pas non plus de condition d’âge du bâtiment, au-delà du mot existant, ni de seuil minimal de logements. Sont exclus, par la rédaction même du secteur d’application, les maisons individuelles, les appartements à chaudière ou pompe à chaleur individuelle, le chauffage électrique direct et les installations collectives à air pulsé.

Le réglage doit être réalisé par un professionnel. La fiche ne précise ni qualification ni certification : il faut lire le mot dans son sens courant, une entreprise de génie climatique ou d’exploitation de chauffage qui facture la prestation et signe les documents. Comme pour toute opération CEE, le mandataire ou l’obligé qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, en pratique avant la signature du devis d’équilibrage.

  • Éligible : immeuble d’habitation existant, plusieurs appartements, chauffage collectif à eau chaude quel que soit le générateur.
  • Exclu : maison individuelle, chauffage individuel, chauffage électrique direct, distribution collective à air.
  • Exclu : réglage fait par le gardien, le syndic ou un copropriétaire, la fiche exige un professionnel.

Comment se calcule le montant

Le barème est l’un des plus simples du catalogue résidentiel : un montant en kWh cumac par appartement, qui dépend uniquement de la zone climatique, multiplié par N, le nombre d’appartements. Pas de surface, pas de puissance de chaudière, pas de nombre de radiateurs ni de vannes réglées.

La zone climatique est celle du département du bâtiment. H1 regroupe le nord, l’est et le centre, dont Paris, Lille, Lyon et Strasbourg. H2 couvre l’ouest et le sud-ouest, dont Nantes, Rennes, Bordeaux et Toulouse. H3 correspond au pourtour méditerranéen et à la Corse, dont Marseille, Nice et Montpellier. Le rapport entre H1 et H3 est de 9 800 divisé par 5 300, soit environ 1,85 : le même immeuble vaut presque deux fois plus dans le nord, parce que la saison de chauffe y est plus longue.

Le point qui demande de la rigueur est N. La fiche écrit « nombre d’appartements » sans autre précision. Elle ne dit pas s’il s’agit de tous les appartements du bâtiment ou de ceux desservis par l’installation réglée, ni comment traiter un local commercial, une loge ou un appartement vacant. La lecture prudente, cohérente avec la dénomination qui parle de température uniforme dans tous les locaux, consiste à compter les appartements effectivement raccordés à l’installation équilibrée, et à les faire correspondre au schéma hydraulique. Un commerce en rez-de-chaussée n’est pas un appartement : mieux vaut l’écarter du compte que d’avoir à le justifier.

Zone climatiqueMontant par appartementFormule
H19 800 kWh cumac9 800 × N
H28 000 kWh cumac8 000 × N
H35 300 kWh cumac5 300 × N
NNombre d’appartements desservis par l’installation régléeLecture prudente du point 5
Durée de vie conventionnelle10 ansFiche BAR-SE-104, point 4

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Combien ça représente en vrai

Un appartement seul pèse peu, 5 300 à 9 800 kWh cumac. Mais un équilibrage ne se fait jamais sur un appartement : il porte sur tout l’immeuble, et c’est N qui fait le volume. Une copropriété de 48 appartements à Lille, zone H1, chauffée par une chaudière gaz collective : 9 800 × 48 = 470 400 kWh cumac. Une résidence d’un bailleur social de 120 logements à Nantes, zone H2, raccordée au réseau de chaleur : 8 000 × 120 = 960 000 kWh cumac. Un ensemble de 200 appartements à Marseille, zone H3 : 5 300 × 200 = 1 060 000 kWh cumac. Et à l’autre bout de l’échelle, une petite copropriété de 12 appartements à Strasbourg, zone H1 : 9 800 × 12 = 117 600 kWh cumac, ce qui reste significatif pour une prestation de quelques jours.

La zone change le résultat dans un rapport proche de deux. Les 120 logements de l’exemple nantais, s’ils étaient à Lyon, en H1, donneraient 9 800 × 120 = 1 176 000 kWh cumac. À Montpellier, en H3, 5 300 × 120 = 636 000 kWh cumac. Entre les deux, 540 000 kWh cumac d’écart pour le même travail. En proportion, H2 vaut 8 000 divisé par 9 800, soit un peu plus de 81 % de H1, et H3 vaut 5 300 divisé par 9 800, soit 54 %.

Pour un bailleur qui gère un parc, l’addition se fait immeuble par immeuble. Trois résidences en H1 de 40, 60 et 80 appartements font 40 + 60 + 80 = 180 appartements, soit 9 800 × 180 = 1 764 000 kWh cumac pour une campagne d’équilibrage, sans toucher à la chaufferie ni aux radiateurs.

CasZoneNCalculMontant en kWh cumac
Copropriété, LilleH1489 800 × 48470 400
Bailleur social, NantesH21208 000 × 120960 000
Ensemble, MarseilleH32005 300 × 2001 060 000
Petite copropriété, StrasbourgH1129 800 × 12117 600
Les 120 logements à LyonH11209 800 × 1201 176 000
Les 120 logements à MontpellierH31205 300 × 120636 000
Parc de 3 immeubles en H1 (40 + 60 + 80)H11809 800 × 1801 764 000

Les conditions techniques : un réglage mesuré, documenté, étiqueté

La fiche décrit l’opération en une phrase : le réglage des organes d’équilibrage, en pied de colonne et/ou au niveau des locaux, réalisé par un professionnel. Le « et/ou » laisse le choix : vannes de pied de colonne seules, ou en plus les tés de réglage et robinets de chaque radiateur. La fiche n’impose pas un niveau plutôt que l’autre, elle impose le résultat sous 2 °C. La preuve de réalisation, en pratique la facture, doit mentionner le réglage des organes d’équilibrage ; un libellé du type « intervention chaufferie » ne suffit pas. Viennent ensuite trois documents justificatifs spécifiques, dont aucun n’est facultatif.

Le premier est un schéma hydraulique simplifié des installations de chauffage, qui précise l’implantation de toutes les vannes réglées et étiquetées sur site. Deux exigences en une : le schéma doit situer chaque vanne, et chaque vanne doit porter sur place une étiquette qui renvoie au schéma. Le deuxième est la grille d’équilibrage, qui donne pour chaque vanne réglée cinq informations : son numéro de repérage ; sa marque et sa référence, ou à défaut ses caractéristiques hydrauliques, c’est-à-dire le tableau de pertes de charge du fabricant ou un équivalent, pour chaque type et chaque diamètre ; le débit théorique visé, ou bien, pour une température de départ donnée, la température de retour théorique visée ; le débit final mesuré, ou la température de retour finale mesurée dans les mêmes conditions ; et la valeur finale de réglage, en nombre de tours, en graduations ou en équivalent.

Cette alternative entre débit et température de retour correspond aux deux méthodes du métier. La méthode par les débits suppose des vannes à prises de pression et un appareil qui convertit la perte de charge mesurée en débit : c’est la plus précise. La méthode par les températures de retour, plus courante dans l’existant où les vannes n’ont pas toujours de prises de mesure, règle chaque circuit jusqu’à ce que son retour atteigne la température calculée pour le départ en cours. La fiche accepte les deux, à condition que la grille indique la valeur visée, la valeur obtenue et le réglage final.

Le troisième document est le tableau d’enregistrement des températures moyennes sur un échantillon des logements, après équilibrage. La fiche parle de moyennes, ce qui suppose plusieurs relevés par logement et non une lecture instantanée, et d’un échantillon, dont elle ne fixe pas la taille. La lecture prudente est que l’échantillon doit comprendre au moins les logements a priori les plus favorisés et les plus défavorisés, premiers et derniers étages, début et bout de colonne, puisque c’est entre eux que l’écart se mesure. Enfin, les trois documents sont datés et signés par le professionnel, et le tableau de températures est de plus daté et signé par le bénéficiaire : le syndic ou le bailleur atteste lui-même du résultat.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
Nature de l’opérationRéglage des organes d’équilibrage, en pied de colonne et/ou au niveau des locauxLe niveau de réglage est libre, le résultat sous 2 °C ne l’est pas
IntervenantRéalisé par un professionnelAucune qualification nommée ; devis, facture et signatures au nom de l’entreprise
Preuve de réalisationMentionne le réglage des organes d’équilibrageUn libellé générique d’intervention chaufferie ne suffit pas
Schéma hydrauliqueSimplifié, avec l’implantation de toutes les vannes réglées et étiquetées sur siteLes étiquettes doivent exister physiquement
Grille d’équilibragePar vanne : repère, marque et référence ou pertes de charge, valeur visée, valeur mesurée, réglage finalDébit ou température de retour, mais toujours visé et mesuré
Tableau de températuresTempératures moyennes sur un échantillon de logements, après équilibrageInclure les logements extrêmes ; moyennes, donc plusieurs relevés
RésultatÉcart strictement inférieur à 2 °C entre l’appartement le plus chauffé et le moins chauffé1,9 °C passe, 2,0 °C ne passe pas
SignaturesDocuments datés et signés par le professionnel ; le tableau de températures aussi par le bénéficiaireDeux signatures sur le tableau

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Une fiche de service ne laisse pas de matériel à photographier. Tout repose sur les trois documents, sur leur cohérence entre eux et avec la facture. Les dossiers BAR-SE-104 tombent rarement sur le barème, qui tient en une multiplication, et presque toujours sur les pièces.

L’ordre à suivre est simple. Faire intervenir le mandataire avant de signer le devis. Convenir avec le chauffagiste, dès le devis, du contenu de la grille et du tableau de températures, pour qu’il mesure ce qu’il faut pendant l’intervention plutôt que de le reconstituer après. Programmer l’intervention en saison de chauffe. Étiqueter les vannes sur place le jour même. Arrêter N sur la base du schéma, et vérifier que le nombre d’appartements est le même sur le devis, la facture et l’attestation.

  • Écart final de 2 °C ou plus entre le logement le plus chaud et le plus froid : la fiche dit strictement inférieur, un tableau qui affiche 2,0 °C ne remplit pas la condition.
  • Tableau de températures signé par le seul professionnel : la fiche exige en plus la date et la signature du bénéficiaire.
  • Grille d’équilibrage incomplète : valeur visée ou valeur mesurée manquante, marque et référence absentes sans tableau de pertes de charge, réglage final non noté.
  • Vannes non étiquetées sur site, ou schéma qui ne les localise pas toutes ; lecture instantanée présentée comme une moyenne de températures.
  • Facture muette sur le réglage des organes d’équilibrage, noyé dans un contrat d’entretien ou une mise en service de chaudière.
  • N gonflé : locaux commerciaux, loge ou appartements non raccordés comptés comme desservis ; zone climatique du siège du bailleur retenue à la place de celle du bâtiment.
  • Mandataire intervenu après la signature du devis : le rôle actif et incitatif doit être établi au plus tard le jour de l’engagement.

Questions fréquentes

Combien vaut la fiche BAR-SE-104 par logement ?

9 800 kWh cumac par appartement en zone H1, 8 000 en H2, 5 300 en H3, multipliés par le nombre d’appartements desservis par l’installation réglée. Un immeuble de 60 appartements à Lille vaut ainsi 9 800 × 60 = 588 000 kWh cumac, le même à Marseille 5 300 × 60 = 318 000 kWh cumac. La surface des logements, la puissance de la chaufferie et le nombre de vannes réglées n’entrent pas dans le calcul.

Faut-il poser de nouvelles vannes d’équilibrage pour être éligible ?

La fiche valorise le réglage des organes d’équilibrage, pas leur fourniture, et elle ne dit pas que les vannes doivent préexister. Si l’immeuble en est dépourvu, ou si les vannes existantes sont grippées, le chauffagiste devra en poser ou en remplacer avant de régler, mais c’est le réglage et son résultat sous 2 °C qui ouvrent droit aux certificats. La facture doit alors faire apparaître distinctement le réglage, et la grille d’équilibrage porter sur les vannes effectivement réglées, neuves ou anciennes.

Comment se mesure l’écart de 2 °C entre les logements ?

La fiche demande un tableau d’enregistrement des températures moyennes sur un échantillon de logements, après équilibrage, et un écart strictement inférieur à 2 °C entre l’appartement le plus chauffé et le moins chauffé. Elle ne fixe ni la durée d’enregistrement, ni la taille de l’échantillon, ni la méthode. La pratique cohérente avec le texte consiste à poser des enregistreurs dans les logements extrêmes du réseau pendant plusieurs jours de saison de chauffe, robinets thermostatiques ouverts en grand, puis à comparer les moyennes. Le tableau est signé par le professionnel et par le bénéficiaire.

Peut-on faire la BAR-SE-104 en même temps qu’un changement de chaudière ou un désembouage ?

La fiche ne dit rien sur le cumul avec d’autres opérations, et elle ne l’interdit pas. Techniquement, l’équilibrage est même la suite logique d’un remplacement de générateur ou d’un désembouage, parce que ces travaux modifient les débits et les pertes de charge du réseau. L’ordre compte : on équilibre après les travaux hydrauliques, sinon le réglage est à refaire. Chaque opération a sa propre fiche, sa propre ligne de facture et ses propres justificatifs ; celle-ci a besoin de ses trois documents spécifiques quoi qu’il se passe par ailleurs en chaufferie.

Une maison individuelle ou un appartement avec chaudière individuelle est-il concerné ?

Non. Le secteur d’application est limité aux appartements existants équipés d’une installation collective de chauffage à eau chaude. Une maison, même avec plusieurs radiateurs à équilibrer, et un appartement chauffé par sa propre chaudière ou sa propre pompe à chaleur sont hors champ, comme le chauffage électrique direct et les installations collectives à air pulsé.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.