BAR-TH-123 : l’optimiseur de relance vaut jusqu’à 6 400 kWh cumac par appartement chauffé
Dans un immeuble chauffé collectivement, la chaudière redémarre chaque matin à heure fixe, qu’il gèle ou qu’il fasse doux. La fiche BAR-TH-123 valorise l’ajout d’un boîtier qui apprend le comportement thermique du bâtiment et décale lui-même l’heure d’arrêt et l’heure de relance. Le montant se compte par appartement raccordé au circuit : 6 400 kWh cumac en zone H1, 5 200 en H2, 3 500 en H3, sur une durée de vie conventionnelle de 15 ans. La fiche n’est pas cumulable avec la BAR-TH-118 et elle s’applique aux opérations engagées jusqu’au 30 juin 2028.
- Secteur
- Résidentiel
- Version applicable
- v. A54-2
- Durée de vie conventionnelle
- 15 ans
L'essentiel
- La fiche valorise la mise en place d’un optimiseur de relance avec fonction auto-adaptative sur un circuit de chauffage collectif à combustible existant, dans des appartements existants. On ne touche ni à la chaudière ni aux radiateurs, on change la façon dont le chauffage s’arrête et redémarre.
- Le montant est un forfait par appartement, multiplié par le nombre d’appartements desservis : 6 400 kWh cumac en H1, 5 200 en H2, 3 500 en H3. Aucune autre variable, ni surface, ni puissance de chaudière, ni type de combustible.
- Le dispositif doit répondre à trois exigences au sens de la norme NF EN 12098-1 : apprentissage adaptatif de l’arrêt et du démarrage optimisés, fonction descente de température (réduit de nuit), et commutateur été/hiver. Une horloge de programmation n’y suffit pas.
- La preuve de réalisation doit nommer l’optimiseur de relance à fonction auto-adaptative au sens de la norme, ou, à défaut, donner marque et référence accompagnées d’un document du fabricant qui l’atteste. C’est le point qui fait tomber le plus de dossiers.
- Non cumulable avec la BAR-TH-118 (programmation d’intermittence) sur la même installation. Durée de vie conventionnelle de 15 ans. La fiche s’applique aux opérations engagées jusqu’au 30 juin 2028.
Ce que couvre la fiche BAR-TH-123
La fiche BAR-TH-123 porte sur la mise en place d’un optimiseur de relance comprenant une fonction auto-adaptative sur un circuit de chauffage collectif à combustible existant. Le secteur d’application tient en deux mots : appartements existants. On est dans l’immeuble d’habitation collective déjà construit, copropriété ou parc d’un bailleur, chauffé par une chaufferie commune qui brûle un combustible, gaz, fioul ou bois en pratique. La maison individuelle, le chauffage électrique par appartement et l’immeuble neuf en sont exclus par construction.
Le code se lit en trois blocs. BAR désigne le secteur résidentiel, par opposition aux fiches BAT du tertiaire, IND de l’industrie ou AGRI de l’agriculture. TH renvoie à la famille thermique, celle des opérations qui agissent sur la production ou la distribution de chaleur. 123 est le numéro d’ordre de la fiche dans cette famille. La version en vigueur porte la référence A54-2.
Deux bornes figurent dès la dénomination. L’opération n’est pas cumulable avec les opérations relevant de la fiche BAR-TH-118, qui vise un système de régulation par programmation d’intermittence : les deux fiches décrivent deux niveaux d’une même famille d’équipements, et l’on ne valorise pas deux fois la gestion des horaires de chauffe sur une même installation. Et la fiche s’applique aux opérations engagées jusqu’au 30 juin 2028 : un devis signé après cette date ne relève plus de ce texte, quelle que soit la date des travaux.
La durée de vie conventionnelle est de 15 ans : c’est la période sur laquelle les économies sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac, pour cumulés et actualisés.
Pourquoi décaler l’heure de relance fait économiser de l’énergie
Un chauffage collectif classique fonctionne avec un programme horaire : réduit à 22 h, retour en confort à 6 h, toute la saison. Or un bâtiment ne se refroidit pas et ne se réchauffe pas à la même vitesse selon la température extérieure, le vent, l’ensoleillement et l’inertie de ses murs. Par temps doux, l’immeuble atteint sa consigne bien avant le lever des occupants, et la chaudière a brûlé du combustible pour rien. Par grand froid, la relance arrive trop tard, et le gestionnaire finit par avancer l’horloge pour tout l’hiver, ce qui aggrave le gaspillage les jours doux.
L’optimiseur de relance remplace l’heure fixe par une heure calculée. Il connaît l’heure à laquelle le confort doit être atteint, mesure la température ambiante d’un ou plusieurs logements témoins et la température extérieure, et en déduit le moment où relancer pour arriver juste à l’heure. Le soir, il arrête le chauffage avant la fin de la période d’occupation en comptant sur l’inertie du bâtiment pour tenir la température jusqu’au coucher.
Le mot auto-adaptative, dans l’intitulé de la fiche, est le cœur du dispositif : le régulateur apprend. Chaque matin, il compare l’heure réelle d’atteinte de la consigne à l’heure visée, corrige son modèle du bâtiment et affine le calcul du lendemain. Au bout de quelques semaines, l’heure de relance varie d’un jour à l’autre de plusieurs dizaines de minutes sans que personne n’ait touché au programme. Les heures de chauffe inutiles disparaissent, matin et soir, et c’est en zone H1, où la saison de chauffe est la plus longue et la plus contrastée, que le gain est le plus grand, ce que reflète le barème.
Qui peut en bénéficier
Le bénéficiaire est celui qui décide pour l’installation collective : le syndicat des copropriétaires représenté par son syndic, le bailleur social ou privé, ou tout propriétaire d’un bâtiment d’habitation collective existant chauffé par une chaufferie commune. La fiche parle d’appartements existants et d’un circuit de chauffage collectif à combustible existant : il faut un immeuble déjà occupé et une chaudière déjà en service.
Le mot combustible mérite attention, parce que la fiche ne le définit pas. Gaz naturel, propane, fioul et bois sont des combustibles sans discussion. Une chaufferie électrique ou une pompe à chaleur collective ne brûlent rien, et une sous-station de réseau de chaleur n’est pas une chaudière dans le bâtiment : la fiche ne les nomme pas, et la lecture prudente est de les écarter de son champ.
La mise en place est réalisée par un professionnel. La fiche n’exige aucune qualification particulière, ni mention RGE, ni agrément : un chauffagiste, un spécialiste de la régulation ou l’exploitant de la chaufferie remplissent la condition dès lors que la facture est au nom de leur entreprise. Comme pour toute opération CEE, le mandataire ou l’obligé qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, en pratique avant la signature du devis ou de l’ordre de service.
- Éligible : immeuble d’habitation existant, chaudière collective à combustible existante, optimiseur posé par un professionnel, mandataire intervenu avant l’engagement.
- Exclu : maison individuelle, chauffage électrique individuel, bâtiment neuf, installation déjà valorisée en BAR-TH-118.
Comment se calcule le montant
Le barème tient en trois lignes et deux variables : la zone climatique du bâtiment et le nombre d’appartements. Le montant en kWh cumac est le produit du forfait par appartement, propre à la zone, par N, le nombre d’appartements. En H1, 6 400 kWh cumac par appartement. En H2, 5 200. En H3, 3 500. La zone dépend du département de l’immeuble : H3 regroupe le pourtour méditerranéen et la Corse, H2 une large bande ouest et sud-ouest de la Bretagne au Pays basque plus quelques départements du Sud comme le Vaucluse ou l’Ardèche, et tout le reste est en H1, Paris, Lille, Lyon, Strasbourg et Grenoble compris.
N est le nombre d’appartements. La fiche ne dit pas davantage, et c’est son point le plus ouvert : elle n’écrit ni appartements chauffés par le circuit équipé, ni appartements de l’immeuble, ni logements occupés. La lecture cohérente avec la dénomination, qui parle d’un optimiseur sur un circuit de chauffage collectif, est de compter les appartements effectivement raccordés au circuit sur lequel l’optimiseur agit. Un local commercial en pied d’immeuble n’est pas un appartement. Un circuit qui alimente deux bâtiments compte les appartements des deux. Deux circuits indépendants équipés chacun de leur optimiseur font deux opérations, sans jamais compter un logement deux fois.
Rien d’autre n’entre dans le calcul : ni la surface des logements, ni la puissance de la chaudière, ni le combustible. Un studio compte autant qu’un cinq-pièces.
| Zone climatique | Montant par appartement | Formule | Source |
|---|---|---|---|
| H1 | 6 400 kWh cumac | 6 400 × N | Fiche BAR-TH-123, point 5 |
| H2 | 5 200 kWh cumac | 5 200 × N | Fiche BAR-TH-123, point 5 |
| H3 | 3 500 kWh cumac | 3 500 × N | Fiche BAR-TH-123, point 5 |
| N | Nombre d’appartements | Appartements raccordés au circuit équipé | Fiche BAR-TH-123, point 5 |
| Durée de vie conventionnelle | 15 ans | Déjà intégrée dans les forfaits | Fiche BAR-TH-123, point 4 |
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Le barème est linéaire : le montant croît exactement avec le nombre d’appartements. L’écart entre zones est en revanche marqué. De H1 à H2, on passe de 6 400 à 5 200 kWh cumac par appartement, soit 5 200 divisé par 6 400, environ 81 % de la valeur H1. De H1 à H3, on tombe à 3 500, soit 3 500 divisé par 6 400, environ 55 %. Un immeuble méditerranéen vaut donc un peu plus de la moitié du même immeuble en région parisienne.
Posons quatre cas. Une copropriété de 24 appartements à Lille, zone H1, chaudière gaz collective : 6 400 × 24 = 153 600 kWh cumac. Une résidence de 60 logements à Nantes, zone H2, chaudière fioul : 5 200 × 60 = 312 000 kWh cumac. Un immeuble de 40 appartements à Marseille, zone H3, chaudière gaz : 3 500 × 40 = 140 000 kWh cumac. Enfin un ensemble de bailleur social de 150 logements à Strasbourg, zone H1, desservis par un seul circuit : 6 400 × 150 = 960 000 kWh cumac.
Le quatrième cas montre l’intérêt de la fiche pour les gestionnaires de parc : un seul boîtier en chaufferie, quelques sondes d’ambiance, et l’opération approche le million de kWh cumac. Le même ensemble de 150 logements à Montpellier, en H3, donnerait 3 500 × 150 = 525 000 kWh cumac, soit 435 000 kWh cumac de moins pour un équipement identique.
- Copropriété de 24 appartements à Lille, H1 : 6 400 × 24 = 153 600 kWh cumac.
- Résidence de 60 logements à Nantes, H2 : 5 200 × 60 = 312 000 kWh cumac.
- Immeuble de 40 appartements à Marseille, H3 : 3 500 × 40 = 140 000 kWh cumac.
- Ensemble de 150 logements à Strasbourg, H1 : 6 400 × 150 = 960 000 kWh cumac, contre 3 500 × 150 = 525 000 à Montpellier en H3.
| Cas | Zone | Appartements (N) | Calcul | Montant en kWh cumac |
|---|---|---|---|---|
| Copropriété à Lille | H1 | 24 | 6 400 × 24 | 153 600 |
| Résidence à Nantes | H2 | 60 | 5 200 × 60 | 312 000 |
| Immeuble à Marseille | H3 | 40 | 3 500 × 40 | 140 000 |
| Ensemble de bailleur social à Strasbourg | H1 | 150 | 6 400 × 150 | 960 000 |
| Le même ensemble à Montpellier | H3 | 150 | 3 500 × 150 | 525 000 |
Les conditions techniques : trois fonctions au sens de la norme, et une facture qui le dit
La fiche ne fixe aucune condition sur le bâtiment ni sur la chaudière, au-delà du fait qu’ils existent. Toutes les exigences portent sur le dispositif et sur la façon dont il est documenté, et elles renvoient à la même norme, NF EN 12098-1, qui traite des équipements de régulation pour les systèmes de chauffage à eau chaude.
Première exigence : une fonction basée sur l’apprentissage adaptatif de l’arrêt et du démarrage optimisés. La fiche précise que cette fonction recalcule les paramètres servant à déterminer l’heure d’arrêt et de mise en marche, à partir de la température ambiante mesurée, de l’inertie du bâtiment, des paramètres d’occupation ou de la météorologie locale. Le ou n’est pas anodin : la fiche ne demande pas que les quatre entrées soient toutes présentes, mais que le calcul s’appuie sur des grandeurs mesurées ou apprises, et non sur une heure fixée une fois pour toutes. Un régulateur qui avance la relance d’un nombre de minutes proportionnel à la température extérieure, sans jamais corriger ce coefficient, n’apprend rien : c’est une optimisation, pas une auto-adaptation.
Deuxième et troisième exigences : une fonction descente de température, que la fiche appelle aussi réduit de nuit, et une fonction commutateur été/hiver, toutes deux au sens de la même norme. La première abaisse la consigne en période d’inoccupation au lieu de couper franchement. La seconde arrête la production de chauffage quand la température extérieure moyenne dépasse un seuil et la relance quand elle repasse dessous. Toutes les références d’une gamme ne les intègrent pas : il faut vérifier la référence exacte commandée.
Vient ensuite la documentation, et c’est là que la fiche est la plus exigeante. La preuve de réalisation, en pratique la facture, mentionne la mise en place d’un optimiseur de relance comprenant une fonction auto-adaptative au sens de la norme NF EN 12098-1. Si la facture ne le dit pas en ces termes, la fiche prévoit une seule voie de rattrapage : la facture mentionne la marque et la référence de l’équipement posé, et elle est accompagnée d’un document issu du fabricant indiquant que cet équipement, sous cette marque et cette référence, est un optimiseur de relance comprenant une fonction auto-adaptative au sens de la norme. Une brochure qui vante une régulation intelligente sans citer la norme ne remplit pas cette condition. Une attestation du fabricant qui reprend les mots de la fiche, oui.
| Exigence | Ce que dit la fiche | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Champ | Appartements existants, circuit de chauffage collectif à combustible existant | Pas de neuf, pas de maison individuelle, pas de chauffage électrique individuel |
| Fonction auto-adaptative | Apprentissage adaptatif de l’arrêt et du démarrage optimisés, au sens de la NF EN 12098-1, recalcul des paramètres à partir de la température ambiante, de l’inertie, de l’occupation ou de la météo | Le régulateur doit corriger lui-même son modèle, pas appliquer un décalage fixe |
| Réduit de nuit | Fonction descente de température au sens de la NF EN 12098-1 | Activée et paramétrée, pas seulement disponible dans le menu |
| Commutateur été/hiver | Fonction au sens de la NF EN 12098-1 | Vérifier que la référence commandée l’intègre |
| Installateur | Mise en place réalisée par un professionnel | Facture au nom d’une entreprise, aucune qualification spécifique exigée |
| Preuve de réalisation | Mentionne un optimiseur de relance comprenant une fonction auto-adaptative au sens de la NF EN 12098-1 | Reprendre les mots exacts sur la facture |
| À défaut | Marque et référence sur la facture, plus document du fabricant attestant la conformité à cette définition | Le document doit citer la norme et viser la référence précise |
| Non-cumul | Pas de cumul avec la BAR-TH-118 | Vérifier l’historique CEE de l’installation avant d’engager |
Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier
Un dossier BAR-TH-123 est léger : une facture, éventuellement un document du fabricant, le décompte des appartements et la zone climatique. Chaque pièce porte pourtant une mention précise, et une seule mention manquante suffit à faire rejeter l’ensemble.
L’erreur la plus fréquente tient à la facture. Un chauffagiste écrit volontiers régulateur de chaufferie ou remplacement de l’horloge, avec une référence commerciale, et s’arrête là. Rien dans ce libellé ne dit que l’équipement est un optimiseur de relance à fonction auto-adaptative au sens de la norme. Le réflexe est d’écrire la mention sur le devis, puis de vérifier qu’elle est reprise mot pour mot sur la facture avant de régler.
La deuxième erreur porte sur N. Reprenons la résidence de 60 logements à Nantes, en H2. Si 6 locaux commerciaux en pied d’immeuble ont été comptés comme des appartements, le dossier annonce 5 200 × 66 = 343 200 kWh cumac au lieu de 5 200 × 60 = 312 000, soit 31 200 kWh cumac de trop, et une incohérence visible dès que le contrôleur rapproche le décompte de la liste des lots. La troisième tient à la zone : un immeuble d’Avignon, dans le Vaucluse, est en H2 ; un immeuble de Nîmes, dans le Gard, est en H3. Les deux villes sont voisines, et leurs forfaits vont de 5 200 à 3 500 kWh cumac par appartement. Le département de l’adresse des travaux fait foi.
Le bon ordre est le suivant : vérifier qu’aucune BAR-TH-118 n’a été valorisée sur l’installation, faire intervenir le mandataire avant de signer, choisir une référence dont le fabricant atteste les trois fonctions au sens de la norme, écrire la mention complète sur le devis, compter les appartements raccordés au circuit à partir d’un document opposable, et relire la facture avant paiement. Quand ces points sont calés, le calcul tient en une multiplication et le dossier passe.
- Facture qui ne mentionne ni l’optimiseur de relance à fonction auto-adaptative au sens de la NF EN 12098-1, ni, à défaut, la marque et la référence complétées par un document du fabricant qui le dit.
- Document du fabricant trop vague : brochure sans citation de la norme, ou attestation qui vise une gamme entière plutôt que la référence posée.
- Équipement qui ne remplit pas la définition : horloge programmable, régulateur à décalage fixe selon la température extérieure, dispositif sans réduit de nuit ou sans commutateur été/hiver.
- N surévalué : locaux commerciaux, caves, loges ou logements d’un autre circuit comptés comme appartements raccordés.
- Zone climatique fausse, en particulier aux frontières entre H2 et H3 dans le Sud.
- Installation déjà valorisée en BAR-TH-118, ou circuit qui n’est pas à combustible : chaufferie électrique, pompe à chaleur collective, sous-station de réseau de chaleur.
- Pose par un non-professionnel, mandataire intervenu après la signature du devis, ou opération engagée après le 30 juin 2028.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre BAR-TH-123 et BAR-TH-118 ?
La BAR-TH-118 vise un système de régulation par programmation d’intermittence, c’est-à-dire la gestion des périodes de confort et de réduit selon un programme. La BAR-TH-123 va plus loin : le dispositif doit comporter une fonction auto-adaptative qui recalcule lui-même les heures d’arrêt et de relance à partir des températures mesurées, de l’inertie du bâtiment, de l’occupation ou de la météo, en plus du réduit de nuit et du commutateur été/hiver. Les deux fiches ne se cumulent pas sur une même installation.
Combien vaut un optimiseur de relance en CEE pour mon immeuble ?
Le montant dépend uniquement de la zone climatique et du nombre d’appartements raccordés au circuit équipé : 6 400 kWh cumac par appartement en H1, 5 200 en H2, 3 500 en H3. Un immeuble de 30 appartements en H1 représente 6 400 × 30 = 192 000 kWh cumac ; le même immeuble en H3, 3 500 × 30 = 105 000 kWh cumac. La surface des logements, la puissance de la chaudière et le combustible ne changent rien au calcul.
Faut-il un installateur RGE pour la BAR-TH-123 ?
Non. La fiche demande que la mise en place soit réalisée par un professionnel, sans exiger de qualification, de mention RGE ni d’agrément particulier. Un chauffagiste, un spécialiste de la régulation ou l’exploitant de la chaufferie remplissent la condition dès lors que la facture est établie au nom de son entreprise et porte la mention exigée par la fiche.
Mon régulateur de chaufferie dispose déjà d’une fonction d’optimisation. Puis-je le valoriser ?
La fiche valorise la mise en place d’un optimiseur, c’est-à-dire une installation nouvelle, facturée par un professionnel et documentée comme un optimiseur de relance à fonction auto-adaptative au sens de la NF EN 12098-1. Une fonction simplement activée dans un appareil existant ne correspond pas à une mise en place. Si l’appareil actuel ne fait qu’un décalage fixe selon la température extérieure, son remplacement par un dispositif conforme entre en revanche pleinement dans la fiche.
L’immeuble est chauffé par une pompe à chaleur collective ou un réseau de chaleur. La BAR-TH-123 s’applique-t-elle ?
La fiche parle d’un circuit de chauffage collectif à combustible existant, et ne définit pas le mot combustible. Une chaudière gaz, fioul ou bois en relève sans discussion. Une pompe à chaleur ou une sous-station de réseau de chaleur ne brûlent rien dans le bâtiment : la fiche ne les cite pas, et la lecture prudente est de les considérer hors du champ. Pour une installation de ce type, mieux vaut ne pas engager l’opération sur cette fiche sans une position écrite du délégataire.
Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.