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Résidentiel · Fiche BAR-SE-108

BAR-SE-108 : désembouer un chauffage individuel vaut jusqu’à 23 600 kWh cumac par maison

Des radiateurs tièdes en bas et brûlants en haut, une chaudière qui s’arrête et redémarre sans cesse, un circulateur qui force : le plus souvent, c’est de la boue. La fiche BAR-SE-108 valorise le nettoyage complet du circuit d’eau d’un chauffage individuel de 70 kW au plus, dans un logement existant de France métropolitaine. Le montant est un forfait par logement, de 7 300 à 23 600 kWh cumac selon qu’il s’agit d’une maison ou d’un appartement et selon la zone climatique. Deux bornes à connaître avant d’engager : les circuits chauffés, même en partie, par une pompe à chaleur sont exclus, et la fiche s’applique aux opérations engagées avant le 1er août 2030.

Secteur
Résidentiel
Version applicable
v. A71-3
Durée de vie conventionnelle
12 ans

L'essentiel

  • La fiche valorise le désembouage de l’ensemble du système de distribution par boucle d’eau d’une installation individuelle de chauffage de 70 kW au plus, dans un bâtiment résidentiel existant de France métropolitaine.
  • Forfait par logement : 23 600, 19 700 ou 14 100 kWh cumac par maison en H1, H2 ou H3 ; 12 200, 10 200 ou 7 300 kWh cumac par appartement. Ni la surface ni le nombre de radiateurs n’entrent dans le calcul.
  • Quatre étapes dans l’ordre : rinçage à l’eau, réactif désembouant mis en circulation par une pompe de désembouage dans les deux sens, rinçage à l’eau claire, puis filtre vérifié ou posé sur le retour et injection d’un inhibiteur.
  • Les circuits chauffés en tout ou partie par une pompe à chaleur air/eau, eau/eau, sol/eau ou hybride sont exclus. Les générateurs cités par la fiche : chaudière, chaudière biomasse, équipement solaire thermique.
  • Le professionnel détient une qualification ou certification couvrant l’entretien, la maintenance ou l’exploitation d’installations de chauffage hydrauliques, dont la liste est publiée par le ministère chargé de l’énergie. Durée de vie conventionnelle : 12 ans.

Ce que couvre la fiche BAR-SE-108, et ce que dit son code

La fiche BAR-SE-108 s’intitule « Désembouage d’un réseau hydraulique individuel de chauffage en France métropolitaine ». Elle vise le désembouage de l’ensemble du système de distribution par boucle d’eau d’une installation individuelle de chauffage dont la puissance thermique nominale est inférieure ou égale à 70 kW. Trois mots pèsent : l’ensemble, parce qu’un rinçage de deux radiateurs n’est pas l’opération décrite ; individuelle, parce que les chaufferies collectives d’immeuble ne relèvent pas de cette fiche ; et 70 kW, un plafond très au-dessus des chaudières murales courantes, qui laisse entrer les grandes maisons et les chaudières au sol de forte puissance.

Le code se lit en trois blocs. BAR désigne le secteur du bâtiment résidentiel, par opposition à BAT pour le tertiaire, IND pour l’industrie ou AGRI pour l’agriculture. SE désigne la famille des services : on ne pose pas un équipement, on réalise une prestation sur une installation qui reste en place, à la différence des fiches TH qui valorisent un générateur ou un émetteur neuf. 108 est le numéro d’ordre de la fiche dans cette famille.

Le champ est doublement borné. Dans l’espace : bâtiments résidentiels existants de France métropolitaine, l’outre-mer n’est pas couvert par ce texte. Dans le temps : opérations engagées avant le 1er août 2030. La durée de vie conventionnelle est de 12 ans, période sur laquelle les économies sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac, pour cumulés et actualisés.

Pourquoi un circuit désemboué consomme moins

L’eau d’un circuit de chauffage n’est jamais pure. Elle apporte de l’oxygène à chaque remplissage et traverse de l’acier, du cuivre, du laiton, parfois de l’aluminium. Ces métaux en contact dans la même eau forment des piles : l’acier des radiateurs et des tubes se corrode et libère des oxydes de fer, dont la magnétite, cette poudre noire et lourde que tout chauffagiste connaît. S’y ajoutent le calcaire de l’eau de ville et, en basse température, des biofilms bactériens. Le tout décante dans les points bas et les zones de faible vitesse : fond des radiateurs, collecteurs, échangeur du générateur.

Les conséquences se cumulent. Un radiateur dont le tiers inférieur est obstrué n’échange plus sur toute sa surface : pour la même température dans la pièce, il faut une eau plus chaude, donc une chaudière qui condense moins ou qui brûle plus. Les tubes et les vannes encrassés augmentent les pertes de charge, le circulateur travaille plus fort et plus longtemps. Quand la boue atteint l’échangeur du générateur, le débit chute, l’eau surchauffe localement, la sécurité coupe et la chaudière enchaîne les cycles courts, sa plage de fonctionnement la moins efficace.

Le désembouage remet le circuit dans son état de conception : surfaces d’échange propres, débits rétablis, régulation qui retrouve sa consigne. La fiche n’en reste pas là, et c’est ce qui justifie une durée de vie de 12 ans : elle impose un filtre sur le retour au générateur, qui piège les particules remises en suspension, et l’injection d’un inhibiteur, un réactif qui forme un film protecteur sur les métaux et stabilise la chimie de l’eau. Sans ces deux mesures, la boue se reforme en quelques saisons ; avec elles, le gain se maintient.

Qui peut en bénéficier

Le texte raisonne par logement et par installation. Le bénéficiaire occupe ou possède une maison ou un appartement existant, en France métropolitaine, chauffé par une installation individuelle à boucle d’eau : chaudière gaz ou fioul, chaudière biomasse, ou équipement solaire thermique, les trois types de générateur que l’attestation doit renseigner. La fiche ne pose aucune condition de statut, propriétaire occupant, bailleur ou locataire, ni de ressources.

L’exclusion est nette : les boucles d’eau chauffées, en tout ou partie, par une pompe à chaleur air/eau, eau/eau ou sol/eau, ou par une pompe à chaleur hybride, sont hors champ. « En tout ou partie » signifie qu’une chaudière relevée par une pompe à chaleur, ou une installation hybride où la chaudière n’intervient que par grand froid, ne peut pas être valorisée ici, même si la chaudière reste le générateur principal sur le papier.

Deux situations fréquentes. L’appartement chauffé par sa propre chaudière, murale ou au sol, entre dans la fiche avec le barème « par appartement ». L’appartement raccordé à une chaufferie collective n’y entre pas, quel que soit le nombre de radiateurs dans le logement. Pour une maison équipée de deux générateurs sur deux circuits séparés, la fiche ne dit rien : la lecture prudente est de retenir une seule opération par logement, puisque le barème est exprimé par maison et non par circuit.

  • Éligible : maison ou appartement existant, France métropolitaine, chaudière, chaudière biomasse ou solaire thermique de 70 kW au plus, désembouage de la totalité du circuit par un professionnel qualifié.
  • Exclu : circuit chauffé en tout ou partie par une pompe à chaleur ou une hybride, chaufferie collective, générateur de plus de 70 kW, logement neuf, logement hors métropole, opération engagée à compter du 1er août 2030.

Comment se calcule le montant

Le barème tient en six valeurs et deux variables : le type de logement, maison individuelle ou appartement, et la zone climatique, H1, H2 ou H3, qui dépend du département du logement. Aucune surface, aucun nombre d’émetteurs, aucun volume d’eau n’entre dans le calcul, même si ces grandeurs doivent figurer dans l’attestation.

En maison individuelle, le désembouage vaut 23 600 kWh cumac en H1, 19 700 en H2 et 14 100 en H3. En appartement, 12 200 kWh cumac en H1, 10 200 en H2 et 7 300 en H3. Deux lectures : une maison vaut à peu près le double d’un appartement dans la même zone, plus de radiateurs, plus de mètres de tube, plus de pertes ; et entre H1 et H3, le montant baisse d’environ 40 %, parce qu’une saison de chauffe plus courte réduit l’énergie économisée sur 12 ans.

La zone climatique est celle du logement, pas celle du siège de l’entreprise qui intervient. La zone H3 regroupe le pourtour méditerranéen et la Corse, la zone H2 l’ouest et le sud-ouest, de la Bretagne aux Pyrénées, ainsi qu’une partie du centre et de la vallée du Rhône (Indre-et-Loire, Cher, Drôme, Vaucluse, Alpes-de-Haute-Provence, entre autres), et la zone H1 tout le reste, Paris, Lyon, Lille et Strasbourg compris.

Type de logementZone climatiqueMontant par logementSource
Maison individuelleH123 600 kWh cumacFiche BAR-SE-108, point 5
Maison individuelleH219 700 kWh cumacFiche BAR-SE-108, point 5
Maison individuelleH314 100 kWh cumacFiche BAR-SE-108, point 5
AppartementH112 200 kWh cumacFiche BAR-SE-108, point 5
AppartementH210 200 kWh cumacFiche BAR-SE-108, point 5
AppartementH37 300 kWh cumacFiche BAR-SE-108, point 5
Durée de vie conventionnelleToutes zones12 ansFiche BAR-SE-108, point 4

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Combien ça représente en vrai

Pris logement par logement, le montant est modeste à côté d’un changement de chaudière. La fiche prend sa dimension dans deux cas : la copropriété où chaque appartement a sa propre chaudière, et l’entreprise de maintenance qui propose le désembouage à l’ensemble de ses contrats d’entretien. Posons les calculs.

Un chauffagiste de la métropole lilloise, zone H1, désemboue dix maisons dans l’année : 23 600 × 10 = 236 000 kWh cumac. Une copropriété lyonnaise, zone H1, de trente appartements équipés chacun d’une chaudière murale à gaz, organise une campagne groupée : 12 200 × 30 = 366 000 kWh cumac, à condition que chaque appartement ait sa propre attestation et sa propre facture. Une entreprise d’entretien de Gironde, zone H2, convertit quarante de ses contrats en maison : 19 700 × 40 = 788 000 kWh cumac. Un immeuble marseillais, zone H3, de vingt-quatre appartements à chaudière individuelle : 7 300 × 24 = 175 200 kWh cumac.

Le cas le plus parlant reste celui du mainteneur. Une entreprise du Nord qui traite sur l’année soixante maisons et vingt-cinq appartements, tous en H1, totalise 23 600 × 60 = 1 416 000 kWh cumac pour les maisons et 12 200 × 25 = 305 000 kWh cumac pour les appartements, soit 1 416 000 + 305 000 = 1 721 000 kWh cumac. En zone H3, la même activité donnerait 14 100 × 60 = 846 000 et 7 300 × 25 = 182 500, soit 1 028 500 kWh cumac.

CasCalculMontant en kWh cumac
10 maisons à Lille, zone H123 600 × 10236 000
30 appartements à Lyon, zone H112 200 × 30366 000
40 maisons en Gironde, zone H219 700 × 40788 000
24 appartements à Marseille, zone H37 300 × 24175 200
60 maisons et 25 appartements, zone H11 416 000 + 305 0001 721 000
60 maisons et 25 appartements, zone H3846 000 + 182 5001 028 500

Les conditions techniques : quatre étapes, un professionnel qualifié, une attestation complète

La fiche décrit le désembouage comme quatre étapes successives, et l’ordre fait partie de la définition. D’abord un rinçage à l’eau du système de distribution, général puis réseau par réseau. Ensuite l’injection d’un réactif désembouant, mis en circulation selon le dosage et le temps de contact préconisés, avec une pompe de désembouage, général puis réseau par réseau et dans les deux sens de circulation. Puis un rinçage à l’eau claire, toujours général puis réseau par réseau. Enfin la vérification du filtre ou pot à boues existant et/ou la pose d’un ou plusieurs filtres sur le ou les retours au générateur, avec l’injection d’un inhibiteur au dosage préconisé.

Deux détails sont souvent mal compris. La pompe de désembouage n’est pas optionnelle : un produit laissé en circulation par le seul circulateur de la chaudière, ou une simple vidange, ne correspondent pas au texte. Et le filtre n’est pas forcément neuf : la fiche admet la vérification d’un filtre existant, le « et/ou » laisse le choix, mais l’inhibiteur est exigé dans tous les cas. Si des filtres sont posés, la preuve de réalisation indique leur nombre et leur emplacement.

Le professionnel est titulaire d’une qualification ou d’une certification couvrant l’entretien, la maintenance ou l’exploitation d’installations de chauffage hydrauliques ou de réseaux de chaleur, délivrée par un organisme accrédité par le Comité français d’accréditation ou disposant d’un agrément au sens de l’article R. 125-40 du code de la construction et de l’habitation, ou d’un signe de qualité équivalent. La fiche renvoie à la liste exhaustive publiée sur le site du ministère chargé de l’énergie. Elle ne parle pas de RGE : c’est un signe de mainteneur qui est demandé, pas un signe d’installateur. La décision de qualification est une pièce du dossier.

Le document justificatif central est une attestation établie, datée et signée par le professionnel, portant huit mentions : l’adresse du bâtiment ; le fait que l’opération concerne le désembouage du système de distribution par boucle d’eau d’une installation individuelle de chauffage ; le descriptif des étapes conformément à la fiche ; le type de générateur et sa puissance nominale ; le nombre d’émetteurs désemboués ; la nature du réseau, cuivre, acier, multicouche ou matériaux de synthèse ; le volume d’eau total du circuit ; les réactifs désembouant et inhibiteur utilisés. Le volume d’eau n’est pas une formalité : c’est lui qui fixe le dosage des deux réactifs, et un contrôleur peut rapprocher le volume déclaré, les quantités de produit facturées et le dosage du fabricant.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
PérimètreEnsemble du système de distribution d’une installation individuelle, puissance nominale de 70 kW au plusTout le circuit, pas une partie ; puissance lue sur la plaque du générateur
GénérateurChaudière, chaudière biomasse ou solaire thermique ; pompe à chaleur et hybride excluesAucune pompe à chaleur sur la boucle, même en appoint
Étapes a à cRinçage à l’eau, réactif désembouant avec pompe de désembouage dans les deux sens, rinçage à l’eau claireNommer le réactif ; sans pompe, l’opération n’est pas conforme
Étape dFiltre existant vérifié et/ou filtre(s) posé(s) sur le retour, inhibiteur au dosage préconiséL’inhibiteur est toujours exigé ; nombre et emplacement des filtres posés sur la preuve de réalisation
ProfessionnelQualification ou certification entretien, maintenance ou exploitation d’installations de chauffage hydrauliques, liste du ministèreJoindre la décision de qualification ; le RGE installateur n’est pas ce qui est demandé
AttestationDatée, signée, huit mentions dont volume d’eau, nombre d’émetteurs, nature du réseau et réactifsChaque mention manquante se voit immédiatement

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Une fiche de service n’a ni plaque à photographier ni rapport d’essai à joindre. Tout repose sur l’attestation du professionnel, sa décision de qualification et la preuve de réalisation, en pratique la facture. Peu de pièces, donc chaque incohérence saute aux yeux. Voici les motifs de rejet les plus prévisibles au regard du texte.

Le bon réflexe consiste à préparer l’attestation avant d’intervenir : relever la plaque du générateur, compter les émetteurs, identifier la nature du réseau, estimer le volume d’eau, noter les références des deux réactifs et le nombre de filtres prévus, vérifier qu’aucune pompe à chaleur n’alimente la boucle, et faire intervenir le mandataire ou l’obligé avant la signature du devis. Quand ces points sont calés, le dossier tient en une page et passe.

  • Pompe à chaleur sur la boucle, même en appoint ou en relève d’une chaudière : exclusion explicite, quel que soit le générateur principal déclaré.
  • Installation collective : un appartement raccordé à une chaufferie d’immeuble n’est pas une installation individuelle.
  • Désembouage partiel : quelques radiateurs traités, ou un réseau sur deux, alors que la fiche vise l’ensemble du système de distribution.
  • Étape manquante ou non décrite : pas de pompe de désembouage, pas de rinçage à l’eau claire, pas d’inhibiteur. La facture doit mentionner le désembouage d’un réseau hydraulique de chauffage.
  • Attestation incomplète : volume d’eau absent, émetteurs non comptés, réactifs non nommés, puissance du générateur manquante. Huit mentions, aucune facultative.
  • Professionnel sans la qualification ou certification exigée, décision non jointe, ou expirée à la date des travaux.
  • Mauvais barème : maison déclarée en appartement ou l’inverse, ou zone climatique du siège de l’entreprise retenue à la place de celle du logement.
  • Générateur de plus de 70 kW, logement neuf, ou logement hors France métropolitaine.
  • Mandataire ou obligé intervenu après la signature du devis : le rôle actif et incitatif doit être établi au plus tard le jour de l’engagement.

Questions fréquentes

Faut-il un chauffagiste RGE pour la fiche BAR-SE-108 ?

La fiche ne demande pas la qualification RGE. Elle exige une qualification ou une certification couvrant l’entretien, la maintenance ou l’exploitation d’installations de chauffage hydrauliques ou de réseaux de chaleur, délivrée par un organisme accrédité par le Cofrac ou agréé au sens de l’article R. 125-40 du code de la construction et de l’habitation, ou un signe équivalent listé par le ministère chargé de l’énergie. La décision de qualification fait partie des pièces. Un installateur RGE sans ce signe de mainteneur n’est pas, à la lettre du texte, le professionnel attendu.

J’ai une chaudière gaz avec une pompe à chaleur en relève. Le désembouage est-il éligible ?

Non. La fiche exclut les boucles d’eau chauffées en tout ou partie par une pompe à chaleur air/eau, eau/eau ou sol/eau, ou par une pompe à chaleur hybride. Dès qu’une pompe à chaleur alimente le circuit, même quelques semaines par an, l’opération sort du champ de la BAR-SE-108. En revanche, une chaudière associée à un équipement solaire thermique reste éligible : le solaire thermique figure parmi les générateurs que la fiche demande de déclarer.

Un plancher chauffant à eau est-il concerné par la BAR-SE-108 ?

La fiche parle de système de distribution par boucle d’eau et d’émetteurs désemboués, sans restreindre le mot émetteur aux radiateurs. Un plancher chauffant hydraulique est une boucle d’eau, et le texte ne l’exclut pas. La lecture prudente consiste à décrire précisément dans l’attestation ce qui a été traité, nombre de boucles et collecteur, et à appliquer les quatre étapes complètes, y compris le passage dans les deux sens de circulation. Le montant reste le forfait du logement, quel que soit le type d’émetteur.

Combien vaut le désembouage d’un appartement à Paris ?

Paris est en zone H1. Un appartement existant chauffé par une chaudière individuelle de 70 kW au plus vaut 12 200 kWh cumac au titre de la BAR-SE-108. Le même appartement à Montpellier, zone H3, vaudrait 7 300 kWh cumac, et à Nantes, zone H2, 10 200 kWh cumac. Le montant ne change ni avec la surface ni avec le nombre de radiateurs.

Peut-on refaire un désembouage CEE tous les ans ?

La fiche ne fixe aucun délai entre deux opérations sur le même logement. Mais elle retient une durée de vie conventionnelle de 12 ans, et elle impose l’inhibiteur et le filtre précisément pour que la boue ne se reforme pas. Un désembouage répété à court intervalle sur la même installation contredirait la logique du texte et serait difficile à défendre en contrôle. La lecture prudente : une opération par logement sur la durée de vie de la fiche, l’entretien du filtre relevant de la maintenance ordinaire, hors CEE.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.