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Tertiaire · Fiche BAT-EQ-134

BAT-EQ-134 : un meuble frigorifique à groupe logé vaut jusqu’à 49 400 kWh cumac par mètre

Un meuble frigorifique de vente à groupe logé, c’est l’armoire ou l’îlot que l’on branche sur une prise et qui fait son froid tout seul : compresseur, condenseur et évaporateur sont dans la carcasse. La fiche BAT-EQ-134 valorise la pose d’un tel meuble lorsqu’il affiche au moins la classe D de l’étiquette énergie européenne, dans un magasin alimentaire neuf ou existant. Le montant se compte au mètre linéaire installé et varie dans un rapport de 1 à près de 8 selon le type de meuble et sa classe, de 6 300 kWh cumac le mètre pour une armoire horizontale de classe D à 49 400 pour un congélateur vertical de classe A. La fiche porte une date de fin : elle s’applique aux opérations engagées jusqu’au 31 décembre 2028.

Secteur
Tertiaire
Version applicable
v. A58-2, opérations engagées à compter du 1er avril 2024
Durée de vie conventionnelle
10 ans

L'essentiel

  • La fiche valorise la mise en place d’un meuble frigorifique de vente équipé d’un groupe de production de froid intégré, dit « groupe logé », dans un local de distribution alimentaire au public : hypermarché, supermarché, petit magasin alimentaire, neuf ou existant.
  • Le meuble doit atteindre au moins la classe D de l’étiquette énergie définie par le règlement délégué (UE) 2019/2018. Les classes E, F et G sont exclues, et chaque classe au-dessus de D fait monter le barème.
  • Le montant est un forfait par mètre linéaire installé, croisé sur quatre types de meubles et quatre classes, soit seize valeurs de 6 300 à 49 400 kWh cumac par mètre.
  • Sont exclus les armoires à boissons, les meubles loués ou prêtés par un prestataire ou un industriel, les meubles bi-tempérés et toute armoire qui ne sert pas la chaîne du froid. L’opération n’est pas cumulable avec BAT-EQ-124 et BAT-EQ-125.
  • Le dossier repose sur un certificat d’un organisme accrédité NF EN ISO/IEC 17065, attestant la performance du modèle selon la norme ISO 23953-2 en classe d’ambiance 3, et sur une facture qui donne marque, référence et longueur installée par référence. Durée de vie conventionnelle : 10 ans.

Ce que couvre la fiche BAT-EQ-134, et ce que veut dire son code

La fiche BAT-EQ-134 porte sur la mise en place d’un meuble frigorifique de vente performant équipé d’un groupe de production de froid intégré, dans un bâtiment tertiaire neuf ou existant. Son secteur d’application est précis : les locaux de distribution alimentaire au public de produits frais et surgelés, la fiche citant les hypermarchés, les supermarchés et les petits magasins alimentaires.

Le code se lit en trois blocs. BAT désigne le secteur des bâtiments tertiaires. EQ renvoie à la famille des équipements, par opposition aux fiches TH qui portent sur les systèmes thermiques et aux fiches EN qui portent sur l’enveloppe. 134 est le numéro d’ordre dans cette famille. La version en vigueur est la A58-2, pour les opérations engagées à compter du 1er avril 2024, et le texte fixe lui-même son horizon : les opérations engagées jusqu’au 31 décembre 2028.

Le mot clé est « intégré ». Dans la distribution alimentaire, le froid se fait de deux façons. Soit une centrale frigorifique en local technique alimente par un réseau de tuyauteries des meubles qui ne contiennent que l’évaporateur : c’est le froid centralisé. Soit chaque meuble embarque son propre groupe, compresseur compris, et se branche sur une prise : c’est le groupe logé, ou meuble « plug-in ». La fiche ne vise que la seconde famille. Elle tolère que l’unité de condensation soit propre au meuble ou commune à plusieurs meubles, et que la chaleur soit rejetée à l’intérieur ou à l’extérieur du magasin.

La durée de vie conventionnelle est de 10 ans : c’est la période sur laquelle les économies sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac. C’est aussi à peu près le cycle de renouvellement des meubles d’un magasin.

Pourquoi un meuble à groupe logé performant fait économiser de l’électricité

Un meuble frigorifique de vente est un appareil ouvert sur un magasin chauffé. Il lutte contre trois apports : la chaleur qui traverse parois et vitrages, celle qui entre par l’ouverture, rideau d’air ou portes, et celle qu’il fabrique lui-même avec son éclairage, ses ventilateurs et ses résistances anti-buée et de dégivrage. Le compresseur doit extraire tout cela, et il consomme d’autant plus qu’il travaille entre une évaporation très basse et une condensation élevée, proche de la température du magasin.

Entre un meuble d’entrée de gamme et un meuble de classe A, les constructeurs jouent sur chaque poste : portes vitrées ou couvercles sur les meubles négatifs, rideau d’air mieux dessiné, vitrages à faible émissivité qui évitent la buée sans résistance chauffante, éclairage LED, ventilateurs à commutation électronique, isolation plus épaisse, compresseur à vitesse variable qui suit la charge au lieu de démarrer et s’arrêter. Pris un par un, ces gains sont de quelques pour cent ; cumulés, ils séparent les classes de l’étiquette.

L’étiquette énergie des appareils de réfrigération à fonction de vente directe, instituée par le règlement délégué (UE) 2019/2018 que cite la fiche, classe les meubles de A à G à partir de leur consommation annuelle mesurée, rapportée à une consommation de référence qui dépend de la surface d’exposition et de la température de fonctionnement. La mesure se fait en laboratoire selon la norme ISO 23953-2, en classe d’ambiance 3, soit 25 °C et 60 % d’humidité relative : une ambiance de magasin en été, volontairement sévère.

Cette méthode explique la forme du barème. Un meuble vertical expose, par mètre linéaire, plusieurs étagères et un rideau d’air sur toute la hauteur : sa consommation de référence par mètre est élevée, donc le passage d’une classe à l’autre économise beaucoup. Un meuble horizontal retient son air froid dans une cuve, parce que l’air froid est dense et reste au fond : il consomme bien moins par mètre, et le gain d’une classe à l’autre est plus faible. Un congélateur vertical cumule l’ouverture haute et la température négative, c’est la ligne la plus valorisée.

Qui peut en bénéficier

Le bénéficiaire est l’exploitant du point de vente alimentaire qui achète et fait installer le meuble : indépendant, société d’exploitation d’un supermarché ou d’un hypermarché, franchisé, ou bailleur si c’est lui qui équipe le local. La fiche ne distingue ni la surface de vente ni l’enseigne, et vise aussi bien le bâtiment neuf que l’existant, ce qui est utile pour les ouvertures et les transferts de magasin.

La mise en place doit être réalisée par un professionnel. La fiche ne demande aucune qualification particulière à l’installateur, ni mention RGE ni attestation de capacité, mais une facture au nom d’une entreprise est la forme attendue de la preuve. Un meuble acheté et branché par le gérant lui-même ne remplit pas la condition.

Les exclusions visent des situations très courantes en magasin. Les armoires à boissons sont exclues quelle que soit leur classe, parce qu’elles rafraîchissent par confort et non pour respecter la chaîne du froid. Les conservateurs ou armoires mis à disposition par location ou de manière temporaire par des prestataires ou des industriels sont exclus : c’est le coffre à glaces déposé par un fournisseur. Sont exclus aussi toute armoire qui ne sert pas la chaîne du froid et les meubles bi-tempérés, qui passent du positif au négatif selon le réglage.

Le texte ne dit pas si un meuble que le commerçant finance en crédit-bail ou en location financière tombe sous l’exclusion des armoires « mis à disposition par location ». La phrase vise les prestataires et les industriels, c’est-à-dire le matériel qui n’appartient pas au magasin. La lecture prudente consiste à ne porter sur la fiche que des meubles achetés par l’exploitant et facturés à son nom, et à traiter toute formule locative comme un cas à faire valider par écrit avant l’engagement.

  • Éligible : meuble frigorifique de vente positif ou négatif, à groupe de froid intégré, de classe D ou mieux, acheté par l’exploitant d’un local de distribution alimentaire au public, posé par un professionnel.
  • Exclu : armoire à boissons, meuble prêté ou loué par un fournisseur, usage hors chaîne du froid, meuble bi-tempéré, classe E, F ou G, meuble raccordé à une centrale frigorifique distante.
  • Le mandataire ou l’obligé qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement : un meuble déjà commandé n’est plus valorisable.

Comment se calcule le montant

Le barème du point 5 croise deux entrées. La première est le type de meuble, en quatre familles : armoires frigorifiques verticales, semi-verticales et mixtes ; armoires frigorifiques horizontales ; congélateurs verticaux et mixtes ; congélateurs horizontaux. La seconde est la classe d’efficacité énergétique, de D à A. À l’intersection, la fiche donne un montant en kWh cumac par mètre linéaire, que l’on multiplie par L, la longueur totale de meubles installés en mètres.

Le mot « armoire » désigne ici le froid positif, celui des produits frais, et le mot « congélateur » le froid négatif. Un meuble mixte combine une partie verticale et une partie horizontale, par exemple une vitrine à étagères posée sur une cuve ; la fiche le range avec les verticaux, comme le semi-vertical. À type égal, chaque classe gagnée augmente le montant ; à classe égale, le congélateur vertical est en tête en classes B et A, mais l’armoire verticale passe devant en classes D et C.

La longueur L est la seule grandeur à mesurer, et la fiche ne précise pas comment. Elle demande en revanche que la preuve de réalisation indique, pour chaque couple marque et référence, la longueur installée. La lecture prudente est de retenir la longueur nominale du modèle telle qu’elle figure dans la documentation du fabricant, de poser la même valeur sur le devis et la facture, sans ajouter les joues de finition ni les meubles exclus. Si plusieurs références sont posées, le calcul se fait référence par référence, avec la classe propre à chacune, puis les résultats s’additionnent.

Type de meuble frigorifique installéClasse DClasse CClasse BClasse A
Armoires verticales, semi-verticales et mixtes22 600 kWh cumac par m31 000 kWh cumac par m38 200 kWh cumac par m43 800 kWh cumac par m
Armoires horizontales6 300 kWh cumac par m8 700 kWh cumac par m10 500 kWh cumac par m12 100 kWh cumac par m
Congélateurs verticaux et mixtes18 400 kWh cumac par m30 800 kWh cumac par m41 200 kWh cumac par m49 400 kWh cumac par m
Congélateurs horizontaux9 900 kWh cumac par m14 700 kWh cumac par m18 800 kWh cumac par m21 900 kWh cumac par m
FormuleMontant du tableau × LL = longueur installée, en mètresCalcul par référence, puis sommeFiche BAT-EQ-134, point 5

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Combien ça représente en vrai

Une supérette de centre-ville remplace son linéaire de produits frais par 6 mètres d’armoires verticales à groupe logé de classe C : 31 000 × 6 = 186 000 kWh cumac. C’est le format le plus courant de la fiche, un ou deux meubles, un chantier d’une journée.

Un supermarché réaménage son rayon avec 12 mètres d’armoires verticales de classe B et 8 mètres de congélateurs horizontaux de classe B. Les deux lignes se calculent séparément : 38 200 × 12 = 458 400 kWh cumac pour les armoires, 18 800 × 8 = 150 400 kWh cumac pour les congélateurs, soit 458 400 + 150 400 = 608 800 kWh cumac pour l’opération.

Un hypermarché remplace 40 mètres de congélateurs verticaux à portes vitrées par des meubles à groupe logé de classe A, la meilleure ligne du barème : 49 400 × 40 = 1 976 000 kWh cumac, près de deux millions pour un seul rayon, avec du matériel de série.

La classe pèse autant que la longueur. Sur 10 mètres d’armoires verticales, la classe D donne 22 600 × 10 = 226 000 kWh cumac et la classe A donne 43 800 × 10 = 438 000 kWh cumac : presque le double pour le même linéaire. À l’inverse, 10 mètres d’armoires horizontales de classe D ne valent que 6 300 × 10 = 63 000 kWh cumac. Avant de chiffrer, lire la classe sur le certificat, pas seulement compter les mètres.

Magasin et meubles installésCalculMontant en kWh cumac
Supérette, 6 m d’armoires verticales, classe C31 000 × 6186 000
Supermarché, 12 m d’armoires verticales, classe B38 200 × 12458 400
Le même supermarché, 8 m de congélateurs horizontaux, classe B18 800 × 8150 400
Total de l’opération du supermarché458 400 + 150 400608 800
Hypermarché, 40 m de congélateurs verticaux, classe A49 400 × 401 976 000
10 m d’armoires verticales, classe D22 600 × 10226 000
10 m d’armoires verticales, classe A43 800 × 10438 000
10 m d’armoires horizontales, classe D6 300 × 1063 000

Les conditions techniques : la classe, le certificat, la facture

La première condition est la classe. Le meuble possède a minima une classe d’efficacité énergétique D, évaluée conformément au règlement délégué (UE) 2019/2018 du 11 mars 2019, qui complète le règlement (UE) 2017/1369 sur l’étiquetage énergétique des appareils de réfrigération disposant d’une fonction de vente directe. Un meuble en E, F ou G n’est pas éligible, même s’il remplace un modèle bien plus gourmand.

La deuxième condition est le document justificatif spécifique, et c’est là que les dossiers se jouent. La fiche exige une attestation issue d’un organisme établi dans l’Espace économique européen et accrédité selon la norme NF EN ISO/IEC 17065 par le COFRAC ou par un organisme signataire de l’accord européen multilatéral ou du MRA ILAC, la fiche citant en exemple le COFRAC et la DAkkS. Cette attestation porte sur les performances énergétiques du produit, mesurées selon la norme ISO 23953-2 dans sa version 2023 ou postérieure, pour une classe d’ambiance 3, à 25 °C et 60 % d’humidité relative, par un laboratoire d’essais accrédité NF EN ISO/IEC 17025. Autrement dit, l’étiquette énergie du fabricant, qui relève d’une déclaration encadrée, ne suffit pas : il faut une certification par tierce partie.

Le contenu de ce certificat est lui aussi fixé : il indique que la marque et la référence installées sont un meuble frigorifique de vente à groupe de production de froid intégré, il précise le type de meuble parmi les quatre familles du barème et la classe d’efficacité énergétique. Ce sont les deux entrées du tableau du point 5 : le certificat décide à lui seul de la ligne et de la colonne.

La troisième condition est la preuve de réalisation, en pratique la facture. Elle mentionne les marques et références des produits installés et, pour chaque couple marque et référence, la longueur installée. Une facture « fourniture et pose de meubles frigorifiques » avec un montant global ne permet ni de calculer ni de rapprocher le meuble posé du certificat.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
Nature du meubleMeuble frigorifique de vente équipé d’un groupe de production de froid intégréLe certificat doit le dire en toutes lettres ; un meuble sur centrale distante est hors fiche
InstallateurMise en place réalisée par un professionnelFacture d’une entreprise ; aucune qualification nommée par la fiche
Classe minimaleClasse D au sens du règlement délégué (UE) 2019/2018E, F et G exclus ; la classe retenue est celle du certificat
CertificatOrganisme accrédité NF EN ISO/IEC 17065 (COFRAC, DAkkS ou équivalent), essais ISO 23953-2 version 2023 ou postérieure, classe d’ambiance 3, laboratoire accrédité 17025L’étiquette du fabricant seule ne remplace pas la certification tierce
Contenu du certificatMarque, référence, mention du groupe intégré, type de meuble parmi les quatre familles, classeType et classe du certificat fixent la ligne et la colonne du barème
FactureMarques et références installées et, par référence, longueur installéeUn libellé global sans métré ne permet pas de calculer
Cumul et calendrierNon cumulable avec BAT-EQ-124 et BAT-EQ-125 ; opérations engagées jusqu’au 31 décembre 2028Une seule fiche par meuble ; la date d’engagement fait foi, pas la date de pose

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Le dossier BAT-EQ-134 est un dossier de rapprochement. Le contrôleur pose côte à côte le devis, la facture et le certificat de performance, et vérifie que la même marque, la même référence, le même type de meuble, la même classe et la même longueur circulent de l’un à l’autre. Chaque écart ouvre une question, plusieurs écarts ferment le dossier.

La méthode sûre, avant d’engager, tient en quatre gestes : obtenir du fabricant le certificat 17065 de chaque référence et vérifier qu’il mentionne le groupe intégré, le type et la classe ; écarter du métré tout meuble exclu ; faire rédiger le devis référence par référence avec la longueur de chacune ; vérifier la date d’engagement par rapport à l’intervention du mandataire ou de l’obligé.

  • Pas de certificat d’un organisme accrédité 17065, ou certificat qui ne cite ni la norme ISO 23953-2 en version 2023 ou postérieure, ni la classe d’ambiance 3 : la pièce justificative spécifique manque, c’est rédhibitoire.
  • Certificat qui ne précise pas le type de meuble ou la classe, ou dont la classe diffère de celle du devis : c’est le certificat qui fait foi.
  • Meuble raccordé à une centrale frigorifique distante, ou certificat muet sur le groupe de production de froid intégré : hors champ de la fiche.
  • Classe E, F ou G, ou meuble sans étiquette au sens du règlement délégué (UE) 2019/2018 : sous le seuil de la fiche.
  • Longueur gonflée : joues, meubles exclus ou armoires à boissons comptés dans L, ou métré de la facture différent de celui du devis.
  • Facture globale sans marque, référence ni longueur par référence : la preuve de réalisation est incomplète.
  • Coffre à glaces ou armoire fournis par un industriel, meuble bi-tempéré ou armoire à boissons glissés dans le lot : exclusions expresses.
  • Même meuble porté sur BAT-EQ-134 et sur BAT-EQ-124 ou BAT-EQ-125, engagement après le 31 décembre 2028, ou mandataire intervenu après la commande : le dossier ne passe pas.

Questions fréquentes

Quelle classe énergétique faut-il pour la fiche BAT-EQ-134 ?

La classe D au minimum, évaluée selon le règlement délégué (UE) 2019/2018. Les classes E, F et G sont exclues. Les classes C, B et A sont mieux valorisées : pour une armoire verticale, le montant passe de 22 600 kWh cumac par mètre en D à 43 800 en A. La classe retenue est celle du certificat de l’organisme accrédité, pas celle d’une fiche commerciale.

Le congélateur à glaces prêté par une marque est-il éligible à BAT-EQ-134 ?

Non. La fiche exclut expressément les conservateurs ou armoires mis à disposition par location ou de manière temporaire par des prestataires ou des industriels. C’est le cas du coffre à glaces ou de l’armoire de boissons déposés par un fournisseur. La lecture prudente est de ne retenir dans le métré que les meubles achetés par l’exploitant et facturés à son nom.

Un magasin neuf peut-il bénéficier de la fiche BAT-EQ-134 ?

Oui. La dénomination vise un bâtiment tertiaire neuf ou existant, sans condition supplémentaire. Une ouverture de supérette, un transfert de supermarché ou un agrandissement de rayon entrent dans la fiche au même titre qu’un remplacement de meubles anciens, à condition que le local distribue au public des produits frais ou surgelés et que le mandataire ou l’obligé soit intervenu au plus tard le jour de l’engagement.

Comment mesurer la longueur L d’un meuble frigorifique pour le calcul ?

La fiche parle de longueur totale de meubles installés, en mètres, et demande la longueur par marque et référence sur la facture, sans dire comment la mesurer. La lecture prudente est de retenir la longueur nominale du modèle documentée par le fabricant, de la reporter à l’identique sur le devis et la facture, et de ne compter ni les joues de finition ni les meubles exclus.

Jusqu’à quand la fiche BAT-EQ-134 est-elle valable ?

Le texte s’applique aux opérations engagées jusqu’au 31 décembre 2028. C’est la date d’engagement, en pratique la signature du devis ou du bon de commande, qui compte, pas la date de livraison ni celle de la facture. La version en vigueur est la A58-2, pour les opérations engagées à compter du 1er avril 2024.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.