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Tertiaire · Fiche BAT-TH-162

BAT-TH-162 : la géothermie en tertiaire vaut jusqu’à 1 900 kWh cumac par m² chauffé

Forer pour chauffer un bâtiment tertiaire : c’est l’opération la plus lourde du catalogue thermique BAT, et l’une des mieux valorisées au m². La fiche BAT-TH-162 couvre le système complet, captage sur sondes ou sur nappe, pompe à chaleur, hydraulique et régulation, à condition qu’il serve d’abord au chauffage. Le montant se compte par m² chauffé, entre 800 et 1 900 kWh cumac selon la performance de la machine, la zone climatique et la présence de l’eau chaude sanitaire, corrigé par l’activité du bâtiment et par le poids de la PAC dans la chaufferie. La fiche s’applique aux opérations engagées jusqu’au 31 décembre 2030.

Secteur
Tertiaire
Version applicable
v. A81-2
Durée de vie conventionnelle
25 ans

L'essentiel

  • Système géothermique complet dans un bâtiment tertiaire existant : captage sur sondes ou sur aquifère de moins de 200 m, PAC eau/eau ou eau glycolée/eau totalisant au moins 30 kW, hydraulique et régulation. Opérations engagées jusqu’au 31 décembre 2030.
  • Montant par m² chauffé par le système : de 800 à 1 900 kWh cumac selon la performance de la PAC, la zone climatique et l’usage (chauffage seul ou chauffage et ECS), multiplié par un facteur sectoriel de 0,7 à 1,2 et par un facteur R lié au poids de la PAC dans la chaufferie.
  • Deux régimes de performance : jusqu’à 400 kW, l’Etas (111 % au minimum en moyenne ou haute température, 126 % en basse température) ; au-delà, le COP selon EN 14511-2, 4 pour l’eau glycolée/eau et 4,5 pour l’eau/eau.
  • Deux qualifications RGE Études exigées, OPQIBI 10.07 pour l’étude des ressources géothermiques et OPQIBI 20.13 pour la maîtrise d’œuvre, ou équivalentes, plus une étude préalable de dimensionnement en treize rubriques.
  • Durée de vie conventionnelle de 25 ans. Non cumulable avec BAT-TH-164 pour la même PAC, exclue si le système est relié à un réseau de chaleur ou de froid ou à une boucle d’eau tempérée géothermique, ou s’il ne produit que de l’ECS.

Ce que couvre la fiche BAT-TH-162

La fiche BAT-TH-162, intitulée « Système géothermique », valorise la mise en place, dans un bâtiment tertiaire existant, d’un captage géothermique associé à une ou plusieurs pompes à chaleur, dimensionné pour couvrir tout ou partie des besoins de chauffage, ou le chauffage et l’eau chaude sanitaire. Le refroidissement peut venir en complément, sous l’une des trois formes que la fiche nomme : PAC réversible, rafraîchissement passif dit geocooling, ou thermofrigopompe. Il n’est jamais l’objet principal, et un système installé uniquement pour l’ECS n’ouvre droit à rien.

Le code se lit en trois blocs. BAT désigne les bâtiments tertiaires existants, par opposition au résidentiel BAR, à l’industrie IND ou à l’agriculture AGRI. TH renvoie à la famille thermique. 162 est le numéro d’ordre. Sa voisine BAT-TH-164 valorise la pompe à chaleur eau/eau ou eau glycolée/eau prise seule ; la 162 valorise le système entier, forages compris, et interdit de cumuler les deux pour la même machine.

Trois briques sont obligatoires : le captage, échangeur ouvert ou fermé ; la production, une ou plusieurs PAC eau/eau ou eau glycolée/eau d’au moins 30 kW de puissance calorifique totale en conditions nominales basse température NF EN 14511-2, avec pompes, échangeurs, vannes et ballons tampons ; la régulation d’ensemble, intégrée à l’armoire électrique. Deux familles de PAC : eau/eau sur aquifère superficiel de moins de 200 m, eau glycolée/eau sur sondes. Trois exclusions : réseau de chaleur ou de froid, boucle d’eau tempérée géothermique (BETEG), ECS seule. Version A81-2, durée de vie conventionnelle de 25 ans, pendant lesquels aucun remplacement des équipements installés ne pourra donner de nouveaux certificats.

Pourquoi la géothermie fait économiser de l’énergie

Une pompe à chaleur déplace de la chaleur d’une source froide vers un émetteur plus chaud, et son rendement dépend de l’écart de température à franchir. Une PAC sur air travaille contre l’air extérieur, le plus froid précisément quand le bâtiment demande le plus, et elle doit en plus dégivrer. Le sous-sol se tient toute l’année autour d’une dizaine de degrés sous nos climats : en plein hiver, la source est bien plus chaude que l’air et la machine fournit davantage de chaleur par kWh électrique. C’est ce que traduisent les seuils d’Etas et de COP exigés par la fiche.

Deux façons de capter. Sur sondes, des tubes en U scellés dans des forages font circuler de l’eau glycolée en circuit fermé ; le fluide descend sous zéro en pointe, d’où le régime de référence 0/-3 °C. Sur nappe, on pompe l’eau d’un aquifère, on lui prend quelques degrés et on la réinjecte dans un second forage ; la source est plus chaude et plus stable, d’où le régime +10/+7 °C et, au-delà de 400 kW, un COP exigé plus élevé (4,5 contre 4). Le froid d’été est admis pour deux raisons physiques : le geocooling, où l’eau du sous-sol rafraîchit directement les émetteurs sans compresseur, d’où les SEER très élevés exigés (plus de 20 sur sondes, plus de 14 sur nappe), et la thermofrigopompe, qui produit en même temps du froid d’un côté et de la chaleur de l’autre, précieux dans un hôpital ou un hôtel qui fait de l’ECS en pleine canicule.

Dernier ressort du rendement : la température de départ. Un plancher à 35 °C demande bien moins d’effort au compresseur que des radiateurs à 55 °C. La fiche fige le classement : planchers, plafonds et murs chauffants et ventilo-convecteurs à eau valent application basse température ; tout le reste, solutions mixtes et radiateurs dits « basse température » à 45 °C compris, vaut moyenne ou haute température. Et dès que la PAC produit aussi l’ECS, directement ou par un système déporté, elle est réputée moyenne ou haute température, quel que soit l’émetteur.

Qui peut en bénéficier

La fiche vise les bâtiments tertiaires existants, ce qui écarte le neuf. Le bénéficiaire est identifié par sa raison sociale, que l’étude de dimensionnement doit porter. Six familles d’activité sont nommées par le facteur correctif : hôtellerie et restauration, santé, enseignement, bureaux, commerces, et « autres ». La fiche ne dit pas comment classer un bâtiment mixte ; la lecture prudente est de retenir l’activité majoritaire de la surface chauffée par le système et de l’écrire dans le dossier.

Aucune puissance maximale, une seule puissance minimale, 30 kW au total. Plusieurs PAC peuvent composer le système, et une chaudière d’appoint peut rester en place, mais le facteur R réduit alors le montant si la PAC pèse moins de 40 % de la puissance utile après travaux.

Côté professionnels, trois niveaux. La mise en place est réalisée par un professionnel, sans qualification particulière exigée par la fiche pour l’installateur lui-même. L’étude des ressources géothermiques est signée par un titulaire du RGE Études OPQIBI 10.07 ou équivalent, l’ingénierie de conception ou de réalisation par un titulaire du RGE Études OPQIBI 20.13 ou équivalent. Les deux décisions de qualification sont des pièces du dossier. Enfin, le mandataire ou l’obligé doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, donc avant la signature du premier devis, forage ou chaufferie.

Comment se calcule le montant

Le montant en kWh cumac est le produit de quatre termes : une valeur du barème en kWh cumac par m², la surface S chauffée par le système géothermique, un facteur correctif lié à l’activité du bâtiment, et un facteur R lié au poids de la PAC dans la chaufferie. La valeur du barème dépend de la classe de performance de la PAC, de la zone climatique et de l’usage, chauffage seul ou chauffage et ECS.

La classe de performance change de nature à 400 kW. Jusqu’à 400 kW de puissance thermique nominale, on lit l’Etas de la PAC seule, hors régulation : à 35 °C en application basse température, à 55 °C sinon, avec la source qui correspond au captage, +10/+7 °C sur nappe, 0/-3 °C sur sondes. Trois classes : de 111 % à moins de 126 %, de 126 % à moins de 175 %, 175 % et plus. Au-delà de 400 kW, on lit le COP mesuré selon EN 14511-2, deux classes : de 4 à moins de 5, et 5 et plus. La première ligne du barème Etas n’est accessible qu’aux applications moyenne ou haute température, puisqu’une PAC réputée basse température doit atteindre 126 % pour être éligible.

La surface S est celle des locaux disposant d’émetteurs de chaleur alimentés par la PAC du système géothermique : les pièces effectivement raccordées, pas la surface du bâtiment. Si plusieurs PAC de classes différentes composent le système, le calcul se fait sur la valeur au m² de la moins bien classée, pour toute la surface.

Le facteur R vaut 1 dans le cas courant. Il baisse quand la puissance thermique nominale de la PAC, ou la somme des PAC installées au titre de la fiche, est strictement inférieure à 40 % de la puissance utile de la chaufferie après travaux : R devient ce rapport. La puissance utile additionne tous les générateurs de chauffage ou de chauffage et ECS présents après travaux, PAC comprise, hors secours.

  • Facteur correctif par secteur : bureaux 1,2 ; santé 1,1 ; commerces 0,9 ; enseignement 0,8 ; hôtellerie et restauration 0,7 ; autres 0,7.
  • Puissance thermique nominale : Prated au sens du règlement (UE) n° 813/2013 jusqu’à 400 kW, puissance mesurée selon EN 14511-2 au-delà.
  • Formule : montant = valeur du barème × S × facteur correctif × R.
Performance de la PACZoneChauffage seul (kWh cumac par m²)Chauffage et ECS (kWh cumac par m²)
≤ 400 kW, 111 % ≤ Etas < 126 %H11 4001 600
≤ 400 kW, 111 % ≤ Etas < 126 %H21 1001 400
≤ 400 kW, 111 % ≤ Etas < 126 %H38001 000
≤ 400 kW, 126 % ≤ Etas < 175 %H11 5001 800
≤ 400 kW, 126 % ≤ Etas < 175 %H21 2001 500
≤ 400 kW, 126 % ≤ Etas < 175 %H38001 100
≤ 400 kW, Etas ≥ 175 %H11 6001 900
≤ 400 kW, Etas ≥ 175 %H21 3001 600
≤ 400 kW, Etas ≥ 175 %H39001 200
> 400 kW, 4 ≤ COP < 5H11 5001 800
> 400 kW, 4 ≤ COP < 5H21 3001 500
> 400 kW, 4 ≤ COP < 5H38001 100
> 400 kW, COP ≥ 5H11 6001 900
> 400 kW, COP ≥ 5H21 3001 600
> 400 kW, COP ≥ 5H39001 200

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Combien ça représente en vrai

Quatre bâtiments, chaque multiplication posée. La surface est celle des locaux alimentés par la PAC géothermique, et R vaut 1 sauf mention contraire.

Un lycée à Strasbourg, zone H1, 4 000 m² chauffés par radiateurs, PAC eau glycolée/eau de 180 kW sur sondes, chauffage seul. Radiateurs : application moyenne ou haute température, Etas à 55 °C et source 0/-3 °C, ici 130 %, classe 126 à 175 %, valeur H1 chauffage seul 1 500. Enseignement, facteur 0,8 : 1 500 × 4 000 × 0,8 = 4 800 000 kWh cumac.

Un immeuble de bureaux à Nantes, zone H2, 3 000 m², PAC eau/eau de 250 kW sur nappe, ventilo-convecteurs et ECS par ballon déporté. L’ECS impose l’application moyenne ou haute température : Etas à 55 °C et source +10/+7 °C, ici 140 %, colonne chauffage et ECS en H2, 1 500. Bureaux, facteur 1,2 : 1 500 × 3 000 × 1,2 = 5 400 000 kWh cumac.

Un hôtel à Montpellier, zone H3, 2 500 m², PAC eau glycolée/eau de 120 kW sur sondes, chauffage et ECS, Etas à 55 °C de 118 %. Au-dessus de 111 % mais sous 126 % : première classe, colonne chauffage et ECS en H3, 1 000. Hôtellerie, facteur 0,7 : 1 000 × 2 500 × 0,7 = 1 750 000 kWh cumac.

Une clinique à Lille, zone H1, 8 000 m², PAC eau/eau de 450 kW sur nappe, COP 4,8 mesuré en +10/+7 °C et +30/+35 °C, chauffage et ECS. Au-dessus de 400 kW : classe COP de 4 à moins de 5, valeur H1 chauffage et ECS 1 800, facteur santé 1,1. Si la PAC assure la base devant 1 050 kW de chaudières d’appoint conservées, la puissance utile après travaux est de 1 500 kW ; 450 divisé par 1 500 donne 0,3, moins de 40 %, donc R = 0,3 : 1 800 × 8 000 × 1,1 × 0,3 = 4 752 000 kWh cumac. Si l’appoint est ramené à 600 kW, la puissance utile tombe à 1 050 kW, la PAC en représente environ 43 %, R = 1, et le même forage vaut 1 800 × 8 000 × 1,1 = 15 840 000 kWh cumac. Dimensionner l’appoint au juste besoin change le montant du simple au triple.

CasClasse, zone, usage, secteurS (m²)CalculMontant en kWh cumac
Lycée, sondes, radiateursEtas 130 %, H1, chauffage, enseignement 0,84 0001 500 × 4 000 × 0,84 800 000
Bureaux, nappe, ECSEtas 140 %, H2, chauffage et ECS, bureaux 1,23 0001 500 × 3 000 × 1,25 400 000
Hôtel, sondesEtas 118 %, H3, chauffage et ECS, hôtellerie 0,72 5001 000 × 2 500 × 0,71 750 000
Clinique, nappe, appoint 1 050 kWCOP 4,8, H1, chauffage et ECS, santé 1,1, R = 0,38 0001 800 × 8 000 × 1,1 × 0,34 752 000
Même clinique, appoint 600 kWCOP 4,8, H1, chauffage et ECS, santé 1,1, R = 18 0001 800 × 8 000 × 1,115 840 000

Les conditions techniques : performance, étude préalable, pièces de forage

L’étude préalable de dimensionnement est datée et signée par les entreprises en charge des travaux, remise au bénéficiaire à l’engagement, actualisée à l’achèvement si nécessaire, et le système installé doit lui être conforme. Ses treize rubriques vont des locaux et des consommations avant travaux jusqu’à la coupe géologique prévisionnelle, le contexte réglementaire du sous-sol, le taux de couverture annuel de la PAC et le détail de l’échangeur : nombre et profondeur des forages ou des sondes, débit de pointe, linéaire, type de sonde, puissance prélevée par mètre, heures équivalentes.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
QualificationsRGE Études OPQIBI 10.07 (étude des ressources) et OPQIBI 20.13 (maîtrise d’œuvre), ou équivalentesLes deux décisions de qualification sont des pièces du dossier
Puissance minimale30 kW de puissance calorifique totale en conditions nominales basse température NF EN 14511-2Somme des PAC, dans le régime de la norme
Etas (PAC ≤ 400 kW)≥ 111 % en moyenne ou haute température (Etas à 55 °C), ≥ 126 % en basse température (Etas à 35 °C), source +10/+7 °C sur nappe ou 0/-3 °C sur sondesEtas de la PAC seule, hors régulation
COP (PAC > 400 kW)≥ 4 pour l’eau glycolée/eau en 0/-3 °C et +30/+35 °C, ≥ 4,5 pour l’eau/eau en +10/+7 °C et +30/+35 °C, selon EN 14511-2Un COP annoncé dans un autre régime ne vaut pas
ApplicationPlancher, plafond, mur chauffant, ventilo-convecteurs à eau : basse température. Autre émetteur, mixte, radiateur à 45 °C, ou ECS par la PAC : moyenne ou hauteSe lit sur les émetteurs réellement raccordés
ECS par système déportéLa régulation priorise la PAC pour l’ECSÀ vérifier dans le paramétrage
Froid actifEER ≥ 3,6 en +12/+7 °C à l’évaporateur et +30/+35 °C au condenseurPAC réversibles et thermofrigopompes
GeocoolingSEER > 20 sur sondes, > 14 sur nappeValeur annuelle, à mentionner dans la preuve de réalisation
Preuve de réalisationSystème complet, captage, régulation, et pour chaque PAC : marque, référence, usage, type, refroidissement, application, puissance nominale, Etas ou COP, EER ou SEER le cas échéantÀ défaut, marque et référence plus un document du fabricant ou d’un organisme accrédité
Pièces spécifiquesDécisions RGE Études, étude préalable incluant l’étude des ressources, DOE de l’entreprise de forage, rapport de fin de forage, notification du contrat ADEME si une aide a été obtenueDOE et rapport de forage n’existent qu’après travaux : les prévoir au marché

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Un dossier BAT-TH-162 se contrôle en remontant la chaîne : l’étude préalable, la cohérence entre l’étude, la preuve de réalisation et les pièces de forage, puis le calcul. Les trois nombres qui portent le montant, surface chauffée, classe de performance et facteur R, doivent chacun s’appuyer sur une pièce identifiable.

  • Étude préalable absente, postérieure à l’engagement, non signée, ou incomplète sur l’une des treize rubriques, en particulier la caractérisation des ressources et l’échangeur.
  • Qualification manquante : l’une des deux décisions RGE Études n’est pas au dossier, ou le signataire de l’étude n’est pas celui qui est qualifié.
  • Pas de DOE ni de rapport de fin de forage, ou système réalisé qui s’écarte des préconisations de l’étude (nombre de sondes, profondeur, débit).
  • Mauvaise application : PAC déclarée basse température alors que des radiateurs subsistent ou qu’elle produit l’ECS. Le montant se recalcule alors sur l’Etas à 55 °C, souvent dans une classe inférieure, et une machine sous 111 % à 55 °C devient inéligible.
  • Mauvais régime de source : Etas lu dans la colonne eau/eau alors que le captage est sur sondes, ou COP annoncé hors du régime de la fiche.
  • Surface gonflée : surface totale du bâtiment déclarée alors qu’une partie des locaux n’est pas alimentée par la PAC géothermique.
  • Facteur R oublié : chaudières d’appoint conservées qui ramènent la PAC sous 40 % de la puissance utile après travaux, sans réduction du montant.
  • PAC totalisant moins de 30 kW, raccordement à un réseau de chaleur ou à une BETEG, ECS seule, ou même PAC valorisée aussi en BAT-TH-164.
  • Mandataire ou obligé intervenu après la signature du premier devis : le rôle actif et incitatif doit être établi au plus tard le jour de l’engagement.

Questions fréquentes

BAT-TH-162 ou BAT-TH-164 : quelle fiche pour une PAC géothermique en tertiaire ?

La BAT-TH-164 valorise la pompe à chaleur eau/eau ou eau glycolée/eau prise seule. La BAT-TH-162 valorise le système géothermique complet, captage, PAC d’au moins 30 kW au total, hydraulique et régulation, avec les exigences d’étude et de qualification qui vont avec, et elle interdit de cumuler les deux pour la même PAC. Quand on fore au titre de l’opération, c’est la 162 qui décrit ce qu’on fait.

Quelle surface déclarer dans un dossier BAT-TH-162 ?

La surface des locaux disposant d’émetteurs de chaleur alimentés par la PAC du système géothermique. Ni la surface totale du bâtiment, ni la surface de plancher administrative. Si une aile reste chauffée par l’ancienne chaudière, elle sort du calcul. L’étude de dimensionnement mentionne déjà cette surface : c’est elle qui sert de référence.

Ma PAC géothermique a un Etas de 120 %. Est-elle éligible ?

Cela dépend de son application. En moyenne ou haute température, radiateurs, émetteurs mixtes, ou dès que la PAC produit l’ECS, le seuil est de 111 % sur l’Etas à 55 °C : 120 % est éligible dans la première classe du barème. En basse température, plancher, plafond, mur chauffant ou ventilo-convecteurs à eau, le seuil est de 126 % sur l’Etas à 35 °C : 120 % n’est pas éligible.

La PAC fait aussi du froid l’été. Est-ce que cela change le montant ?

Non, le barème ne connaît que deux usages, chauffage seul et chauffage avec ECS. Le refroidissement n’ajoute pas de kWh cumac mais ajoute une condition : EER d’au moins 3,6 pour le froid actif d’une PAC réversible ou d’une thermofrigopompe, SEER supérieur à 20 sur sondes ou à 14 sur nappe pour le geocooling, à mentionner dans la preuve de réalisation.

Jusqu’à quand peut-on engager une opération BAT-TH-162 ?

La fiche s’applique aux opérations engagées jusqu’au 31 décembre 2030. La date qui compte est celle de l’engagement, donc de la signature du devis ou du marché, pas celle de la mise en service, et le mandataire ou l’obligé doit être intervenu avant cette signature.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.