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Agriculture · Fiche AGRI-UT-101

AGRI-UT-101 : jusqu’à 18 300 kWh cumac par kW pour un moto-variateur synchrone en élevage

Un moto-variateur synchrone agit sur les deux leviers d’un entraînement électrique à la fois : un moteur qui perd moins à l’intérieur, et une vitesse qui suit le besoin au lieu de tourner à fond. La fiche AGRI-UT-101 valorise cet équipement dans les exploitations agricoles, sur la puissance nominale lue sur la plaque du moteur. Le barème va de 2 100 à 18 300 kWh cumac par kW selon l’application : la ventilation d’un bâtiment d’élevage vaut près de neuf fois le pompage d’irrigation. Deux pièges dominent : le moto-variateur asynchrone, très répandu, n’est pas éligible, et les moteurs EC des ventilateurs d’élevage sont expressément exclus.

Secteur
Agriculture
Version applicable
v. A24-2
Durée de vie conventionnelle
20 ans

L'essentiel

  • La fiche valorise la mise en place d’un moto-variateur synchrone à aimants permanents ou à réluctance, de puissance nominale inférieure ou égale à 1 MW, dans une exploitation agricole. Le moto-variateur, c’est le moteur et son variateur pris ensemble.
  • Six lignes de barème, en kWh cumac par kW de puissance nominale du moteur : 18 300 en ventilation de bâtiments d’élevage, 14 900 en ventilation de serre, 6 400 en chaufferie de serre, 4 500 pour les autres applications, 2 100 en pompage d’irrigation et en pompe à vide de salle de traite.
  • Exclus en toutes lettres : moteurs EC, pas à pas et à réluctance variable. Un moteur asynchrone piloté par un variateur n’entre pas non plus dans la définition, même si le commerce l’appelle moto-variateur.
  • La puissance à retenir est celle de la plaque signalétique du moteur, à défaut celle d’un document du fabricant. Ni le calibre du variateur, ni le débit de la machine entraînée.
  • La preuve de réalisation nomme le moto-variateur synchrone à aimants permanents ou à réluctance et sa puissance nominale ; à défaut, marque et référence complétées par un document du fabricant. Durée de vie conventionnelle : 20 ans.

Ce que couvre la fiche AGRI-UT-101, et ce que veut dire son code

La fiche AGRI-UT-101 valorise la mise en place d’un moto-variateur synchrone à aimants permanents ou à réluctance, de puissance nominale inférieure ou égale à 1 MW, soit 1 000 kW. Le mot moto-variateur désigne un ensemble : le moteur et l’électronique de puissance qui le pilote. Ce n’est pas une facilité de langage. La vitesse d’une machine synchrone est liée à la fréquence qui l’alimente : c’est le variateur, en imposant cette fréquence, qui permet de faire varier la vitesse. La fiche vise donc l’ensemble moteur et variateur, pas le moteur seul.

Le code se lit en trois blocs. AGRI désigne le secteur d’application, l’agriculture, par opposition aux fiches BAT du tertiaire, IND de l’industrie ou BAR du résidentiel. UT renvoie à la famille des utilités : les équipements transversaux qui servent la production sans être la production elle-même, moteurs, pompes, ventilateurs, air comprimé, froid, par opposition aux fiches TH, thermiques, et EQ, équipements de process. Le nombre 101 est un numéro d’ordre : première fiche d’utilités du volet agricole.

La fiche s’appuie sur les définitions de la norme CEI 60050-411/A1 de 2007 : machine synchrone, dont la fréquence des tensions et la vitesse sont dans un rapport constant ; machine à aimants permanents, dont l’inducteur est fait d’un ou plusieurs aimants ; moteur à réluctance, moteur synchrone dont le rotor non excité porte des saillies régulières, avec éventuellement une cage de démarrage. À l’inverse, elle écarte nommément les moteurs EC, les moteurs pas à pas et les moteurs à réluctance variable.

La durée de vie conventionnelle est de 20 ans : c’est la période sur laquelle les économies sont comptées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac. La version en vigueur est la A24-2. Le texte ne porte ni limitation géographique ni date de fin d’application.

Pourquoi un moto-variateur synchrone consomme moins

Le moteur asynchrone, qui équipe l’immense majorité des ventilateurs et des pompes agricoles, fonctionne par induction : le champ tournant du stator induit des courants dans la cage du rotor, et ce sont eux qui créent le couple. Ils ont un coût : ils chauffent le rotor, ce sont les pertes Joule rotoriques, et ils supposent un glissement, le rotor tournant un peu moins vite que le champ. Ces pertes pèsent d’autant plus que le moteur est petit et travaille à charge partielle, le quotidien d’un ventilateur d’élevage.

Dans un moteur synchrone à aimants permanents, le rotor porte son propre champ : aucun courant à induire, aucun glissement, un rotor qui reste froid. Le rendement gagne quelques points à pleine charge, et surtout il se maintient à vitesse réduite et à faible charge, là où l’asynchrone décroche. Le moteur synchro-réluctant obtient un résultat voisin sans aimants : son rotor est un empilage de tôles découpées qui guide le flux selon des directions préférentielles, et le couple naît de cette anisotropie. Pas de terres rares, pas de courant rotorique.

Le second levier est le variateur, et il pèse souvent plus que le premier. Pour un ventilateur ou une pompe centrifuge, le débit varie comme la vitesse, la pression comme son carré, et la puissance absorbée comme son cube. À 80 % de la vitesse nominale, le moteur n’absorbe plus qu’environ la moitié de sa puissance, puisque 0,8 × 0,8 × 0,8 ≈ 0,51. Avec un variateur, la vitesse suit le besoin réel : la température du bâtiment, l’âge des animaux, l’hygrométrie de la serre.

Ces deux mécanismes éclairent la structure du barème, même si la fiche ne détaille pas ses hypothèses. La ventilation d’un bâtiment d’élevage tourne toute l’année avec un besoin très variable : 18 300 kWh cumac par kW. La ventilation de serre suit une logique proche : 14 900. La chaufferie d’une serre ne fonctionne qu’en saison de chauffe : 6 400. Une pompe d’irrigation, qui ne tourne qu’en saison, ou la pompe à vide d’une salle de traite, qui ne tourne que pendant les traites, sont valorisées à 2 100. Reste l’exclusion des moteurs EC. Un moteur EC, à commutation électronique, est techniquement une machine synchrone à aimants permanents dont l’électronique est intégrée au moteur. La fiche ne dit pas pourquoi elle l’écarte ; elle dit seulement qu’il n’est pas éligible. Comme les ventilateurs EC sont l’offre standard de nombreux fournisseurs de ventilation d’élevage, c’est le premier point à vérifier avant de parler de certificats.

Qui peut en bénéficier

La fiche relève du secteur agricole. Le bénéficiaire est l’exploitant du site où le moto-variateur est posé : éleveur, serriste, maraîcher, irrigant, producteur laitier pour la pompe à vide de sa salle de traite. La fiche ne distingue pas selon le statut juridique et ne pose aucune condition de taille, de cheptel ou de surface.

La mise en place doit être réalisée par un professionnel. La fiche n’écrit rien de plus : aucune qualification, aucun label n’est exigé dans son texte. Ce seul mot exclut en revanche l’auto-installation par l’exploitant.

Le texte ne demande pas que le moto-variateur remplace un moteur existant, ne mentionne pas la dépose de l’ancien équipement et ne distingue pas bâtiment neuf et bâtiment existant. Comme pour toute opération CEE, celui qui valorise les certificats, mandataire ou obligé, doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, en pratique avant la signature du devis.

  • Éligible : moto-variateur synchrone à aimants permanents ou à réluctance, de puissance nominale inférieure ou égale à 1 MW, posé par un professionnel sur une exploitation agricole.
  • Exclu : moteur EC, pas à pas ou à réluctance variable ; moteur asynchrone, avec ou sans variateur ; installation par l’exploitant lui-même ; devis signé avant l’intervention du mandataire.

Comment se calcule le montant

Le montant en kWh cumac est le produit d’une valeur du barème par P, la puissance nominale du moto-variateur en kW. La valeur dépend d’un seul paramètre, l’application du moteur, répartie en six lignes. Aucune zone climatique, aucun coefficient d’usage, aucune tranche de puissance : le barème est strictement proportionnel.

P se lit sur la plaque signalétique du moteur, et à défaut sur un document du fabricant. La fiche dit bien « du moteur ». Le variateur a son propre calibre, souvent choisi un cran au-dessus du moteur pour encaisser les surcharges : ce n’est pas lui qu’on retient. Le ventilateur ou la pompe ont un débit, en m³/h, qui n’a rien à voir avec la puissance électrique : ce n’est pas lui non plus.

Lorsque plusieurs moto-variateurs de caractéristiques identiques sont posés, la fiche prévoit d’additionner leurs puissances nominales, par type d’application, avant d’appliquer le barème. Elle n’écrit rien sur des moteurs différents au sein d’une même application. La lecture prudente : une ligne par modèle, chacune avec sa plaque, puis addition des montants. Le résultat est le même, mais chaque chiffre est justifié par une pièce. Le plafond de 1 MW porte sur la puissance nominale du moto-variateur défini au point 2 ; la fiche ne dit pas qu’il s’applique à la somme.

Le choix de la ligne du barème suit l’usage réel du moteur, et c’est là que se glissent les erreurs. La ventilation d’un stockage de pommes de terre ou d’un séchoir à foin n’est pas la ventilation d’un bâtiment d’élevage : elle relève des autres applications, à 4 500, comme une pompe à lisier ou une vis de distribution d’aliment. La pompe de circulation et le ventilateur du brûleur d’une serre relèvent de la chaufferie de serre, à 6 400, pas de la ventilation en serre à 14 900.

Application du moto-variateurMontant par kW de puissance nominaleSource
Ventilation de bâtiments d’élevage18 300 kWh cumacFiche AGRI-UT-101, point 5
Ventilation en serre14 900 kWh cumacFiche AGRI-UT-101, point 5
Chaufferie d’une serre (pompe, ventilateur de brûleur)6 400 kWh cumacFiche AGRI-UT-101, point 5
Autres applications4 500 kWh cumacFiche AGRI-UT-101, point 5
Pompage d’irrigation2 100 kWh cumacFiche AGRI-UT-101, point 5
Pompe à vide d’une salle de traite2 100 kWh cumacFiche AGRI-UT-101, point 5
Puissance PPlaque signalétique du moteur, à défaut document du fabricant, en kWFiche AGRI-UT-101, point 5
Plusieurs unités identiquesSomme des puissances nominales, par type d’applicationFiche AGRI-UT-101, point 5
Durée de vie conventionnelle20 ansFiche AGRI-UT-101, point 4

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Combien ça représente en vrai

Entre la ventilation d’élevage et l’irrigation, le rapport est de 18 300 divisé par 2 100, soit environ 8,7 : un petit parc de ventilateurs pèse plus qu’une grosse pompe. Posons les calculs sur des installations courantes.

Un poulailler équipé de 12 ventilateurs identiques à moto-variateur synchrone de 1,1 kW totalise 12 × 1,1 = 13,2 kW. En ventilation de bâtiments d’élevage, le montant est de 18 300 × 13,2 = 241 560 kWh cumac. Une porcherie qui remplace 40 ventilateurs identiques de 0,75 kW totalise 40 × 0,75 = 30 kW, soit 18 300 × 30 = 549 000 kWh cumac. Face à cela, une station de pompage d’irrigation de 200 kW donne 2 100 × 200 = 420 000 kWh cumac : plus de six fois la puissance, moins de certificats.

Une serre maraîchère combine deux lignes du barème. Côté ventilation, 8 ventilateurs identiques de 1,5 kW font 12 kW, soit 14 900 × 12 = 178 800 kWh cumac. Côté chaufferie, une pompe de circulation de 15 kW et un ventilateur de brûleur de 4 kW, deux modèles différents dans la même application, font 19 kW, soit 6 400 × 19 = 121 600 kWh cumac. Le total pour la serre est de 178 800 + 121 600 = 300 400 kWh cumac, en deux lignes distinctes dans le dossier.

Les applications à 2 100 restent modestes. Une pompe à vide de salle de traite de 5,5 kW donne 2 100 × 5,5 = 11 550 kWh cumac. Sur la même ferme, une pompe à lisier de 7,5 kW en autres applications vaut 4 500 × 7,5 = 33 750 kWh cumac, presque trois fois plus pour une puissance comparable.

  • Poulailler, 12 ventilateurs de 1,1 kW en ventilation d’élevage : 18 300 × 13,2 = 241 560 kWh cumac.
  • Porcherie, 40 ventilateurs de 0,75 kW en ventilation d’élevage : 18 300 × 30 = 549 000 kWh cumac.
  • Serre, 8 ventilateurs de 1,5 kW et une chaufferie de 19 kW : 178 800 + 121 600 = 300 400 kWh cumac.
  • Salle de traite, pompe à vide de 5,5 kW : 2 100 × 5,5 = 11 550 kWh cumac.
CasApplicationP (kW)CalculMontant en kWh cumac
Poulailler, 12 ventilateurs de 1,1 kWVentilation de bâtiments d’élevage13,218 300 × 13,2241 560
Porcherie, 40 ventilateurs de 0,75 kWVentilation de bâtiments d’élevage3018 300 × 30549 000
Serre, 8 ventilateurs de 1,5 kWVentilation en serre1214 900 × 12178 800
Serre, pompe de 15 kW et ventilateur de brûleur de 4 kWChaufferie d’une serre196 400 × 19121 600
Station de pompage d’irrigationPompage d’irrigation2002 100 × 200420 000
Salle de traitePompe à vide5,52 100 × 5,511 550
Pompe à lisierAutres applications7,54 500 × 7,533 750

Les conditions techniques : la bonne technologie, la bonne puissance, une facture qui le dit

La fiche ne demande ni étude préalable, ni rapport d’essai, ni mesure sur site. Tout repose sur la nature de l’équipement, qui doit répondre aux définitions du point 2, et sur la preuve de réalisation, qui doit le dire. C’est un dossier léger, et c’est pour cela qu’il est lu mot à mot.

La preuve de réalisation, en pratique la facture de l’installateur, doit mentionner la mise en place d’un moto-variateur synchrone à aimants permanents ou à réluctance, et sa puissance nominale. Un libellé du type « remplacement de la ventilation », « moteur haute efficacité » ou « ventilateur à variateur » ne remplit pas cette condition, même si l’équipement posé est le bon. La fiche prévoit une voie de rattrapage : la facture indique alors au moins la marque et la référence de l’équipement, et un document du fabricant atteste que cet équipement, sous cette marque et cette référence, est un moto-variateur synchrone à aimants permanents ou à réluctance, en précisant sa puissance nominale. Une fiche technique qui parle de moteur « brushless » ou « électronique » sans le mot synchrone ni la nature du rotor ne tranche pas la question.

Un point que la fiche ne traite pas : le moteur et le variateur achetés séparément, chez deux fabricants. Le texte parle d’un moto-variateur, au singulier, comme d’un seul équipement. La lecture prudente est de faire figurer les deux sur la facture et de joindre la documentation qui montre que ce variateur pilote ce moteur, avec la puissance nominale du moteur.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
Nature de l’équipementMoto-variateur synchrone à aimants permanents ou à réluctance, au sens de la norme CEI 60050-411Le moteur asynchrone avec variateur n’est pas dans la définition
ExclusionsMoteurs EC, pas à pas, à réluctance variableLes ventilateurs EC d’élevage sont le cas le plus fréquent
Puissance maximalePuissance nominale inférieure ou égale à 1 MWLa fiche la rattache au moto-variateur ; elle ne dit pas qu’elle s’applique au total du parc
InstallateurMise en place réalisée par un professionnelPas d’auto-installation ; facture au nom d’une entreprise
Preuve de réalisationMentionne le moto-variateur synchrone à aimants permanents ou à réluctance et sa puissance nominaleLes mots exacts, pas un libellé générique
Voie de rattrapageMarque et référence sur la facture, plus document du fabricant attestant la technologie et la puissance nominaleLe document doit employer les termes de la fiche
Puissance PPlaque signalétique du moteur, à défaut document du fabricantNi le calibre du variateur, ni le débit de la machine entraînée
Plusieurs unitésSomme des puissances nominales des unités identiques, par type d’applicationUne ligne par modèle et par application dans le dossier

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Les refus sur cette fiche tiennent presque tous à une confusion de vocabulaire. Le mot moto-variateur est employé par le commerce pour n’importe quel moteur livré avec un variateur, asynchrone compris. Le mot haute efficacité recouvre aussi bien un asynchrone de bonne classe de rendement qu’un synchrone à aimants. Le contrôle ne lit pas l’intention, il lit la facture et la fiche technique.

Le bon ordre : obtenir du fournisseur, avant le devis, le document qui qualifie la technologie dans les termes de la fiche et donne la puissance nominale du moteur ; faire intervenir le mandataire avant la signature ; vérifier que le devis puis la facture reprennent ces termes et cette puissance, par application ; photographier chaque plaque signalétique. Le calcul tient alors en une multiplication par ligne, et chaque chiffre est appuyé par une pièce.

  • Moteur asynchrone piloté par un variateur, vendu comme moto-variateur : hors définition, quelle que soit sa classe de rendement.
  • Ventilateurs ou moteurs EC : exclusion écrite au point 2, même si la fiche technique parle d’aimants permanents.
  • Moteur à réluctance variable présenté comme moteur à réluctance : seul le moteur synchrone à réluctance est éligible.
  • Facture générique, sans les termes de la fiche ni la puissance nominale, et sans marque ni référence qui permettraient le rattrapage par un document du fabricant.
  • Puissance surévaluée : calibre du variateur retenu à la place de la puissance de plaque du moteur, ou puissance de l’ancien moteur reprise au lieu de celle du nouveau.
  • Mauvaise ligne d’application : ventilation d’un bâtiment de stockage déclarée en ventilation d’élevage, pompe de chaufferie de serre déclarée en ventilation de serre.
  • Puissances additionnées sans distinction d’application, alors que la fiche somme par type d’application.
  • Équipement installé par l’exploitant lui-même, ou devis signé avant l’intervention de celui qui valorise les certificats.

Questions fréquentes

Un moteur asynchrone avec variateur de vitesse est-il éligible à AGRI-UT-101 ?

Non. La fiche vise un moto-variateur synchrone, à aimants permanents ou à réluctance, au sens de la norme CEI 60050-411. Un moteur asynchrone, même de haute classe de rendement et même piloté par un variateur, n’est pas une machine synchrone : il y a glissement. Ajouter un variateur sur un moteur asynchrone existant n’est donc pas l’opération décrite.

Les ventilateurs EC proposés pour mon poulailler entrent-ils dans la fiche ?

Non. La fiche exclut expressément les moteurs EC, à commutation électronique, ainsi que les moteurs pas à pas et à réluctance variable. Un ventilateur EC est pourtant, physiquement, un moteur synchrone à aimants permanents avec son électronique intégrée, d’où la confusion. Il faut un moto-variateur dont le document du fabricant dit « synchrone à aimants permanents » ou « synchrone à réluctance », sans la mention EC.

Quelle puissance retenir : celle du moteur ou celle du variateur ?

Celle du moteur, lue sur sa plaque signalétique, ou à défaut sur un document du fabricant. Le variateur, souvent dimensionné un calibre au-dessus, ne sert pas au calcul, pas plus que le débit du ventilateur ou de la pompe. Pour plusieurs moto-variateurs identiques, on additionne les puissances nominales par type d’application avant d’appliquer le barème.

Combien vaut AGRI-UT-101 pour 20 kW de ventilation d’élevage ?

La ventilation de bâtiments d’élevage vaut 18 300 kWh cumac par kW de puissance nominale. Pour 20 kW de moto-variateurs synchrones, le montant est de 18 300 × 20 = 366 000 kWh cumac. La même puissance en ventilation de serre vaudrait 14 900 × 20 = 298 000 kWh cumac, et en pompage d’irrigation 2 100 × 20 = 42 000 kWh cumac.

Faut-il remplacer un ancien moteur, ou la fiche s’applique-t-elle aussi à une installation neuve ?

La fiche ne pose aucune condition de remplacement : elle valorise la mise en place d’un moto-variateur synchrone, sans mentionner la dépose d’un équipement existant ni distinguer bâtiment neuf et existant. La lecture prudente consiste à s’appuyer sur ce qui est écrit, la nature de l’équipement, sa puissance nominale, la pose par un professionnel et la preuve de réalisation, et à ne rien promettre au-delà. Pour une configuration inhabituelle, une position écrite du délégataire avant l’engagement évite la mauvaise surprise au contrôle.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.