BAT-TH-135 : haute pression flottante en outre-mer, jusqu’à 4 700 kWh cumac par kW électrique
La fiche BAT-TH-135 est réservée aux bâtiments tertiaires de France d’outre-mer. Elle valorise l’ajout, sur un groupe de production de froid, d’une régulation qui laisse la pression de condensation suivre la température extérieure au lieu de la figer sur une valeur d’été. Le barème tient en trois nombres, 2 700, 2 500 et 4 700 kWh cumac par kW électrique selon l’usage du froid, sans zone climatique ni distinction du mode de condensation. La seule grandeur à établir est la puissance électrique nominale du groupe, lue sur sa plaque. C’est simple sur le papier, et c’est précisément là que les dossiers se trompent.
- Secteur
- Tertiaire
- Version applicable
- v. A26-1
- Durée de vie conventionnelle
- 10 ans
L'essentiel
- La fiche s’applique uniquement au tertiaire de France d’outre-mer. En métropole, la même technologie relève de la BAT-TH-134, avec un barème et une durée de vie différents : les deux fiches ne s’échangent pas.
- Le montant est un forfait par kW de puissance électrique nominale totale du groupe, lue sur la plaque signalétique, compresseurs de secours exclus. Ce n’est jamais la puissance frigorifique.
- Trois usages, trois valeurs : réfrigération 2 700 kWh cumac par kW, climatisation hors datacenter 2 500, climatisation de datacenter 4 700. Pas de zone climatique, pas de colonne selon le mode de condensation.
- Seuls les groupes qui condensent « par rapport à l’atmosphère » sont visés : condenseur à air sec, aéroréfrigérant, condenseur évaporatif, tour ouverte ou fermée, hybrides ou non. Un condenseur alimenté par une eau de nappe ou de mer n’entre pas dans la fiche.
- Le document justificatif spécifique est l’étude technique préalable, établie par un professionnel ou un bureau d’études, qui fixe les besoins de froid, décrit le groupe, donne sa puissance électrique nominale totale en kW et chiffre les économies attendues. Durée de vie conventionnelle : 10 ans.
Ce que couvre la fiche BAT-TH-135, et ce que veut dire son code
La fiche BAT-TH-135 porte sur la mise en place d’un système de régulation sur un groupe de production de froid permettant d’obtenir une haute pression flottante. Elle décrit la fonction attendue en une phrase : le système calcule en continu la consigne optimale de pression de condensation à partir de la température extérieure mesurée, puis régule cette pression en ajustant la puissance de refroidissement du condenseur. Sonde extérieure, calcul permanent, action sur le condenseur : sans l’un des trois, on n’est pas dans la fiche.
Le code se lit en trois blocs. BAT désigne le secteur des bâtiments tertiaires : commerces, bureaux, hôtels, cliniques, enseignement, entrepôts, centres de données. TH renvoie à la famille thermique, celle des opérations qui touchent à la production de chaleur ou de froid. 135 est le numéro d’ordre dans cette famille. Le point 1 fixe le champ : bâtiment tertiaire en France d’outre-mer. C’est ce qui distingue cette fiche de sa jumelle métropolitaine BAT-TH-134, qui reprend la même dénomination mot pour mot mais avec un barème découpé par zone climatique et par mode de condensation, et une durée de vie plus longue.
La version en vigueur est la A26-1. Le PDF officiel ne mentionne ni date d’engagement ni date de fin d’application. La durée de vie conventionnelle, au point 4, est de 10 ans : c’est la période sur laquelle les économies annuelles sont comptées puis actualisées, d’où l’unité kWh cumac, pour cumulés et actualisés.
Pourquoi laisser flotter la haute pression économise de l’électricité, même sous les tropiques
Un groupe froid fonctionne entre deux pressions. Le compresseur aspire le fluide frigorigène à basse pression, côté évaporateur, et le refoule à haute pression, côté condenseur, où le fluide cède sa chaleur à l’air extérieur ou à une eau elle-même refroidie par l’air. La consommation électrique du compresseur dépend de l’écart entre ces deux pressions : toute baisse de la pression de condensation réduit le taux de compression, et chaque kilowatt de froid coûte alors moins de kilowatts électriques.
Sur une installation classique, la consigne de haute pression est fixe, calée sur la journée la plus chaude attendue pour que le détendeur reste correctement alimenté. Le reste du temps, la régulation du condenseur maintient artificiellement cette pression d’été : elle ralentit les ventilateurs, pince un débit, bride un aéroréfrigérant qui pourrait faire mieux. La haute pression flottante inverse le raisonnement : une sonde mesure la température extérieure, le régulateur en déduit la consigne la plus basse compatible avec le détendeur, et le condenseur travaille à plein pour l’atteindre. C’est ce que la fiche appelle ajuster « la puissance de refroidissement au condenseur ».
Reste la question que tout exploitant d’outre-mer se pose : à quoi bon, dans un climat chaud toute l’année ? La réponse tient dans l’amplitude. Même en zone tropicale, une nuit à 22 °C n’est pas un après-midi à 32 °C, une saison des pluies n’est pas un carême, un alizé n’est pas un air immobile. Chaque degré d’écart entre la consigne fixe et la température réelle est une marge que la régulation flottante récupère. Cette marge est plus étroite qu’en métropole, où l’hiver fait descendre la consigne très bas, et le barème outre-mer est d’ailleurs bien plus modeste, avec une durée de vie de 10 ans contre 14 ans pour la BAT-TH-134. Mais sur un groupe qui tourne 8 760 heures par an, elle finit par compter.
Qui peut en bénéficier
La fiche s’adresse aux propriétaires et exploitants de bâtiments tertiaires situés en France d’outre-mer et équipés d’un groupe de production de froid, mono-compresseur ou multi-compresseurs. Le texte écrit « France d’outre-mer » sans énumérer les territoires. La lecture prudente consiste à tenir pour acquis les départements et régions d’outre-mer, Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte, et à vérifier le cadre applicable avant d’engager une opération dans une collectivité au statut particulier.
Le barème distingue trois usages du froid, et un groupe donné ne relève que d’un seul. La réfrigération couvre le froid produit pour des produits ou des process : centrale frigorifique d’un supermarché, chambres froides d’une cuisine centrale, entrepôt sous température dirigée. La climatisation hors datacenter couvre le confort des occupants : groupe d’eau glacée d’un centre commercial, d’un hôtel, d’une clinique, d’un lycée. La climatisation de datacenter couvre le refroidissement d’un centre de données, que la fiche définit comme un bâtiment ou un local au sein d’un bâtiment regroupant des équipements informatiques, serveurs, baies de stockage, équipements réseaux, pour le stockage, le traitement et la protection des données. Une salle serveurs dédiée dans un immeuble tertiaire répond à cette définition.
La fiche ne vise que les groupes dont la condensation se fait « par rapport à l’atmosphère », et elle en donne la liste : condenseur à air sec, adiabatique ou non ; condenseur à eau associé à un aéroréfrigérant à air sec, adiabatique ou non ; condenseur évaporatif, hybride ou non ; condenseur à eau associé à une tour ouverte ou fermée, hybride ou non. Le point commun : la chaleur finit dans l’air extérieur, directement ou via un circuit d’eau intermédiaire. Un condenseur refroidi par une eau de nappe, de rivière ou de mer n’a pas de colonne dans cette fiche, il est hors champ.
Le texte ne prévoit aucune exclusion liée aux bâtiments neufs, alors que la fiche métropolitaine écarte les bâtiments neufs de catégorie CE1 pour la climatisation de confort, et il ne pose aucune condition d’âge du groupe. Dans tous les cas, la mise en place est réalisée par un professionnel, et le mandataire ou l’obligé qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, en pratique avant la signature du devis.
- Éligible : groupe de production de froid d’un bâtiment tertiaire en France d’outre-mer, condensant par air sec, aéroréfrigérant, condenseur évaporatif ou tour, hybride ou non.
- Éligible en datacenter : tout local regroupant des équipements informatiques, bâtiment entier ou salle dans un immeuble.
- Hors champ : condenseur alimenté par une eau de nappe, de rivière ou de mer.
- Hors champ : la métropole, qui relève de la BAT-TH-134, et toute installation posée sans professionnel.
Comment se calcule le montant
Le montant en kWh cumac est le produit d’une valeur du barème par P, la puissance électrique nominale totale du groupe de production de froid en kW. La valeur ne dépend que de l’usage du froid : trois cases, une multiplication.
P se lit sur la plaque signalétique du groupe. À défaut, la fiche admet la puissance électrique absorbée mentionnée sur un document du fabricant. Deux pièges. Le premier est la confusion entre puissance électrique et puissance frigorifique : sur un groupe d’eau glacée, la seconde est nettement plus élevée que la première, et la confusion gonfle le montant d’autant. Le second est la redondance : la fiche écarte explicitement la puissance du ou des compresseurs de secours. Quand la plaque donne une puissance globale qui inclut ce compresseur, l’étude technique doit poser le calcul qui le retire, puissance unitaire de chaque compresseur à l’appui. Une photo lisible de la plaque, jointe à l’étude, évite toute discussion au contrôle.
| Usage du groupe de production de froid | Montant par kW de puissance électrique nominale | Formule |
|---|---|---|
| Réfrigération | 2 700 kWh cumac par kW | 2 700 × P |
| Climatisation hors datacenter | 2 500 kWh cumac par kW | 2 500 × P |
| Climatisation de datacenter | 4 700 kWh cumac par kW | 4 700 × P |
| P | Puissance électrique nominale totale du groupe en kW, plaque signalétique ou document du fabricant, compresseurs de secours exclus | Fiche BAT-TH-135, point 5 |
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Le barème est plat, mais l’écart entre usages compte. Le datacenter vaut 4 700 kWh cumac par kW contre 2 500 pour la climatisation de confort, soit 4 700 divisé par 2 500, un rapport de 1,88. La réfrigération, à 2 700, est à peine au-dessus du confort : 2 700 divisé par 2 500 donne 1,08. Se tromper entre réfrigération et climatisation change le résultat de 8 %, se tromper entre confort et datacenter le change presque du simple au double.
Trois installations courantes, avec une puissance électrique nominale lue sur la plaque. Centre commercial à Fort-de-France, groupe d’eau glacée à condensation par air de 150 kW électriques, climatisation de confort : 2 500 × 150 = 375 000 kWh cumac. Supermarché à Saint-Denis de La Réunion, centrale frigorifique de 45 kW électriques, réfrigération : 2 700 × 45 = 121 500 kWh cumac. Salle serveurs d’un opérateur à Cayenne, groupes dédiés totalisant 80 kW électriques : 4 700 × 80 = 376 000 kWh cumac. Un datacenter de 80 kW rapporte donc autant qu’un centre commercial de 150 kW.
Le quatrième cas montre le poids du compresseur de secours. Clinique à Pointe-à-Pitre, groupe de climatisation à quatre compresseurs de 30 kW électriques chacun, dont un en redondance. La puissance à retenir est celle des trois compresseurs en service, soit 90 kW : 2 500 × 90 = 225 000 kWh cumac. Compter les quatre donnerait 2 500 × 120 = 300 000 kWh cumac, soit 75 000 kWh cumac de trop, et un dossier qui tombe au contrôle pour une erreur de lecture de plaque.
Sur un site multi-groupes, on pose un calcul par groupe et on additionne : deux groupes de confort de 60 kW électriques font 2 500 × 60 = 150 000 kWh cumac chacun, 300 000 au total, chaque groupe ayant sa plaque et sa régulation dans l’étude.
| Cas | Usage | P (kW électriques) | Calcul | Montant en kWh cumac |
|---|---|---|---|---|
| Centre commercial, Fort-de-France | Climatisation hors datacenter | 150 | 2 500 × 150 | 375 000 |
| Supermarché, Saint-Denis de La Réunion | Réfrigération | 45 | 2 700 × 45 | 121 500 |
| Salle serveurs, Cayenne | Climatisation de datacenter | 80 | 4 700 × 80 | 376 000 |
| Clinique, Pointe-à-Pitre, 3 compresseurs en service sur 4 | Climatisation hors datacenter | 90 | 2 500 × 90 | 225 000 |
| La même clinique, secours compté à tort | Climatisation hors datacenter | 120 | 2 500 × 120 | 300 000 |
Les conditions techniques : une étude, une régulation conforme, une facture qui le dit
La pièce maîtresse est l’étude technique préalable, que la fiche désigne comme document justificatif spécifique de l’opération. Établie par un professionnel ou un bureau d’études, elle précise les besoins de froid liés à l’usage de l’installation, décrit les équipements installés ou à mettre en place, indique les caractéristiques du groupe et sa puissance électrique nominale totale en kW, et dimensionne les économies d’énergie attendues. Ce dernier point est souvent oublié : une étude qui décrit le groupe sans chiffrer le gain ne répond pas au texte. Et le mot « préalable » n’est pas décoratif : une étude rédigée après la pose pour les besoins du dossier n’est pas préalable.
Le système installé doit faire ce que la fiche décrit : une sonde de température extérieure raccordée au régulateur, un calcul en continu de la consigne de condensation, et un organe qui module la puissance de refroidissement du condenseur, variateur sur les ventilateurs, étagement ou vanne sur le circuit d’eau. Un simple abaissement de la consigne fixe, ou un pressostat réglé plus bas, n’est pas une régulation flottante. Un régulateur qui travaille sur la pression mesurée sans entrée de température extérieure ne l’est pas davantage au sens de la fiche.
La preuve de réalisation, en pratique la facture, mentionne la mise en place d’un système de régulation permettant d’avoir une haute pression flottante sur un groupe de production de froid. À défaut de ce libellé, la fiche prévoit une voie de rattrapage : la facture mentionne la marque et la référence de l’équipement posé, et un document du fabricant atteste que cet équipement est bien un tel système. Dans les deux cas, la facture doit permettre d’identifier le groupe équipé, puisque c’est sa plaque qui fixe P.
Enfin, le mode de condensation. Le barème ne le distingue pas, mais la fiche en fait une condition d’éligibilité. L’étude doit donc nommer la configuration du groupe parmi les cinq listées au point 3. Pour un groupe à eau, cela signifie décrire ce qui refroidit l’eau : aéroréfrigérant, tour ouverte, tour fermée. Si c’est une eau de mer ou de forage, l’opération sort du champ.
| Exigence | Ce que dit la fiche | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Territoire | Bâtiment tertiaire en France d’outre-mer | L’adresse du site fait l’éligibilité ; la métropole relève de la BAT-TH-134 |
| Installateur | Mise en place réalisée par un professionnel | Devis et facture au nom d’une entreprise de génie climatique ou frigorifique |
| Étude technique préalable | Professionnel ou bureau d’études : besoins de froid, descriptif, caractéristiques du groupe, P totale en kW, économies attendues | Datée avant la pose, signée, cohérente avec la plaque, avec un chiffrage du gain |
| Fonction du système | Consigne de condensation calculée en continu selon la température extérieure mesurée, régulation par la puissance de refroidissement du condenseur | Sonde extérieure et modulation du condenseur effectivement raccordées |
| Mode de condensation | Par rapport à l’atmosphère : air sec, aéroréfrigérant, évaporatif, tour ouverte ou fermée, hybrides ou non | Eau de nappe, de rivière ou de mer : hors champ |
| Preuve de réalisation | Mentionne la mise en place d’un système de régulation à haute pression flottante sur un groupe de production de froid | À défaut : marque et référence, plus document du fabricant |
| Puissance P | Plaque signalétique, ou puissance absorbée sur document du fabricant, compresseurs de secours exclus | Puissance électrique, pas frigorifique ; redondance déduite et justifiée |
| Usage | Réfrigération, climatisation hors datacenter, ou climatisation de datacenter | Un seul usage par groupe, celui du froid réellement produit |
Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier
Un contrôle sur cette fiche se joue sur trois documents : l’étude préalable, la facture et la plaque du groupe. Le contrôleur rapproche la puissance de l’étude de celle de la plaque, vérifie que l’usage déclaré correspond au froid que le groupe produit, s’assure que le mode de condensation figure dans la liste de la fiche, et lit le libellé de la facture. Quand ces quatre points concordent, le montant se recalcule en une ligne. Les motifs de rejet sont presque toujours les mêmes.
- Site en métropole déclaré sur la fiche outre-mer, ou l’inverse : le barème de la BAT-TH-134 n’est pas transposable.
- Pas d’étude technique préalable, étude postérieure à la pose, étude muette sur la puissance électrique nominale totale ou sur les économies attendues : le document justificatif spécifique manque, le dossier tombe.
- P surévaluée : compresseurs de secours comptés, ou puissance frigorifique retenue à la place de la puissance électrique de la plaque.
- Mauvais usage : salle de réunion déclarée en datacenter, local informatique déclaré en réfrigération, chambre froide déclarée en climatisation.
- Condensation hors champ : groupe refroidi par une eau de mer ou de forage présenté comme condensant par rapport à l’atmosphère.
- Facture sans la mention de la régulation à haute pression flottante ni, à défaut, la marque et la référence complétées par un document du fabricant.
- Système qui ne remplit pas la définition : consigne simplement abaissée, pas de sonde extérieure, pas d’action sur la puissance de refroidissement du condenseur.
- Mandataire ou obligé intervenu après la signature du devis : le rôle actif et incitatif doit être établi au plus tard le jour de l’engagement.
Questions fréquentes
BAT-TH-134 ou BAT-TH-135 : quelle fiche pour une haute pression flottante ?
L’adresse du bâtiment décide. La BAT-TH-135 s’applique au tertiaire de France d’outre-mer, la BAT-TH-134 au tertiaire métropolitain. Mêmes exigences de fond, étude préalable, professionnel, puissance électrique de la plaque, mais barème et durée de vie différents : 10 ans et trois valeurs sans zone climatique pour l’outre-mer. Un dossier déposé sur la mauvaise fiche ne se corrige pas, il se recommence.
Le montant BAT-TH-135 se calcule-t-il sur la puissance frigorifique ou sur la puissance électrique ?
Sur la puissance électrique nominale totale du groupe, en kW, lue sur sa plaque signalétique, ou à défaut sur la puissance électrique absorbée indiquée par un document du fabricant, compresseurs de secours exclus. La puissance frigorifique n’intervient à aucun moment dans le calcul : elle n’a sa place que dans l’étude, pour décrire les besoins de froid.
Existe-t-il des zones climatiques pour la BAT-TH-135 en outre-mer ?
Non. Le barème ne comporte aucune zone climatique : Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte relèvent des mêmes trois valeurs, 2 700 kWh cumac par kW en réfrigération, 2 500 en climatisation hors datacenter et 4 700 en climatisation de datacenter. Il n’y a pas davantage de distinction selon le mode de condensation. Le seul paramètre qui bouge d’un dossier à l’autre est la puissance électrique du groupe.
Un supermarché qui équipe sa centrale frigorifique et son groupe de climatisation peut-il tout passer en réfrigération ?
Non. Chaque groupe relève de l’usage du froid qu’il produit réellement : la centrale des meubles et chambres froides en réfrigération, à 2 700 kWh cumac par kW, le groupe d’eau glacée de la surface de vente en climatisation hors datacenter, à 2 500. Deux calculs, deux plaques, deux régulations décrites dans l’étude. Un groupe unique qui ferait les deux doit être rattaché à un seul usage, et l’étude doit expliquer lequel.
Le bâtiment est neuf ou le groupe froid vient d’être installé : la BAT-TH-135 s’applique-t-elle ?
La fiche ne contient aucune exclusion visant les bâtiments neufs, à la différence de la fiche métropolitaine qui écarte les bâtiments neufs de catégorie CE1 en climatisation de confort, et aucune condition d’âge du groupe. Elle n’écrit pas non plus que le groupe doit préexister. La lecture prudente est de s’en tenir à ce qu’elle exige : un groupe identifié par sa plaque, une étude préalable qui le décrit et chiffre les économies attendues, et un système de régulation ajouté qui remplit la définition du point 2. Sur un groupe neuf livré avec une régulation flottante d’origine, il faut pouvoir prouver qu’il y a bien eu « mise en place d’un système de régulation » distinct, facturé et documenté ; la fiche ne tranche pas ce cas, et c’est le seul point sur lequel interroger le délégataire avant de signer.
Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.