Aller au contenu
Transport · Fiche TRA-EQ-129

TRA-EQ-129 : jusqu’à 1 918 500 kWh cumac par tracteur routier électrique neuf

La fiche TRA-EQ-129 est l’une des rares fiches CEE où un seul véhicule peut peser près de deux millions de kWh cumac. Elle valorise l’achat ou la location longue durée d’un camion ou d’un tracteur routier électrique neuf, et la conversion d’un poids lourd diesel en électrique par rétrofit. Le montant dépend du poids total autorisé en charge et du type de véhicule, sans calcul de consommation ni zone climatique. La fiche s’applique aux opérations engagées avant le 1er janvier 2030, elle n’est pas cumulable avec la TRA-EQ-115, et elle est réservée aux personnes morales.

Secteur
Transport
Version applicable
v. A83-4, opérations engagées à compter du 1er juin 2026
Durée de vie conventionnelle
12 ans (véhicule neuf), 9 ans (rétrofit)

L'essentiel

  • La fiche vise les véhicules de transport de marchandises de catégorie N2 et N3, soit plus de 3,5 tonnes de PTAC : porteurs, tracteurs routiers et bennes à ordures ménagères, 100 % électriques, achetés neufs, loués au moins 60 mois ou issus d’un rétrofit électrique.
  • Le montant est un forfait par véhicule, dans une grille à six classes de tonnage : de 222 300 kWh cumac pour un porteur de 3,5 à 4,25 tonnes à 1 918 500 kWh cumac pour un porteur de 26 tonnes et plus, ligne qui accueille aussi tout tracteur routier. Le rétrofit vaut environ 59 à 63 % du neuf.
  • La benne à ordures ménagères a sa propre ligne : 1 572 900 kWh cumac si elle dessert une agglomération de 250 000 habitants au plus, 786 500 kWh cumac au-delà.
  • Le bénéficiaire est une collectivité, un groupement, un établissement public ou toute autre personne morale. Il garde le véhicule 60 mois en cas d’achat, et le contrat de location dure au moins 60 mois hors reconduction tacite.
  • Deux exclusions à vérifier avant d’engager : un véhicule déjà contractualisé avec l’ADEME au titre d’E-TRANS ou des appels à projets véhicules lourds électriques 2022 et 2023, et un N2 immatriculé avec la dérogation de poids à 3,5 tonnes.

Ce que couvre la fiche TRA-EQ-129, et ce que veut dire son code

La fiche TRA-EQ-129 valorise deux opérations qui aboutissent au même résultat, un poids lourd de transport de marchandises qui roule uniquement à l’électricité : l’achat ou la location longue durée d’un véhicule lourd électrique neuf, et le rétrofit électrique d’un véhicule existant, c’est-à-dire le remplacement de sa chaîne de traction thermique par une motorisation électrique dans le cadre de l’arrêté du 13 mars 2020 relatif au rétrofit. Un même dossier peut mélanger les deux.

Le code se lit en trois blocs. TRA désigne le secteur des transports, comme BAT le tertiaire ou IND l’industrie. EQ désigne la famille des équipements : on acquiert ou on transforme un matériel, par opposition aux fiches SE qui valorisent un service. 129 est un numéro d’ordre. La fiche précise qu’elle n’est pas cumulable avec la TRA-EQ-115.

Le périmètre est fixé par le code de la route : véhicules de catégorie N2 et N3 au sens de l’article R. 311-1, soit les véhicules de transport de marchandises de plus de 3,5 tonnes de poids total autorisé en charge, N2 jusqu’à 12 tonnes et N3 au-delà. La fiche exclut expressément le N2 qui bénéficie de la dérogation de poids prévue au IV de l’article R. 312-4 avec un PTAC inférieur ou égal à 3,5 tonnes : l’utilitaire électrique dont les batteries ont fait franchir la barre mais qui reste conduit comme un véhicule léger n’entre pas dans cette fiche.

Deux bornes temporelles figurent dans le texte. La fiche s’applique aux opérations engagées avant le 1er janvier 2030. Et la durée de vie conventionnelle, sur laquelle les économies sont cumulées puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac, est de 12 ans pour un véhicule neuf et de 9 ans pour un rétrofit. C’est la première raison pour laquelle le rétrofit vaut moins : une base déjà usée, comptée moins longtemps.

Pourquoi un poids lourd électrique économise de l’énergie

Un moteur diesel de camion convertit en mouvement une part minoritaire de l’énergie du gazole ; le reste part en chaleur, et le rendement se dégrade encore à bas régime, au ralenti et au redémarrage. Un moteur électrique transforme en traction la très grande majorité de l’électricité qu’il reçoit, à tous les régimes, et ne consomme rien à l’arrêt. À tonnage égal et sur le même parcours, l’énergie finale consommée chute fortement, et c’est cette énergie finale que le dispositif CEE compte.

Le freinage régénératif ajoute un second mécanisme. Sur un camion diesel, chaque freinage transforme l’énergie cinétique de plusieurs dizaines de tonnes en chaleur dans les disques et le ralentisseur. Sur un véhicule électrique, le moteur devient générateur à la décélération et renvoie une partie de cette énergie vers la batterie. L’effet est maximal en usage urbain, livraison en centre-ville ou collecte de déchets avec des arrêts très rapprochés : d’où la place de la benne à ordures ménagères dans la fiche.

Le barème traduit tout cela en forfaits croissants avec le tonnage, parce qu’un camion plus lourd consomme davantage aux 100 km. Il n’intègre aucune donnée de kilométrage réel : le véhicule qui roule 150 000 km par an et celui qui en fait 40 000 reçoivent le même montant. C’est le principe d’une fiche standardisée.

Qui peut en bénéficier

Le bénéficiaire est une collectivité locale, un groupement de collectivités, un de leurs établissements publics, ou une autre personne morale. Cette dernière formule ouvre la fiche à toute entreprise, transporteur, messagerie, négoce de matériaux, distributeur avec flotte propre, loueur, société d’économie mixte de collecte des déchets, et aussi à une association. Elle ferme la porte à l’entrepreneur individuel qui achèterait le camion en nom propre.

L’engagement de durée est la condition la plus structurante. En cas d’achat, le bénéficiaire conserve le véhicule au minimum soixante mois. En cas de location, le contrat porte sur soixante mois au minimum, hors reconduction tacite : un contrat de 36 mois reconductible ne remplit pas la condition, même s’il est effectivement reconduit.

La fiche ouvre une porte souvent méconnue, le véhicule de démonstration : un camion précédemment affecté à la démonstration par un concessionnaire ou un agent de marque, au sens de l’arrêté du 9 février 2009 sur l’immatriculation, reste éligible si l’achat ou la prise en location intervient entre trois et douze mois après sa première immatriculation. Le dossier comporte alors le premier certificat d’immatriculation et le récépissé de fin de démonstration.

Reste une exclusion liée aux aides publiques : les véhicules dont l’achat ou la location a fait l’objet d’une contractualisation avec l’ADEME dans le cadre du programme E-TRANS ou des appels à projets « Écosystème des véhicules lourds électriques » de 2022 et 2023. La fiche ne vise que ces deux dispositifs, nommément, et ne dit rien d’autres aides. Un transporteur qui a un dossier ADEME en cours vérifie donc véhicule par véhicule ce qui a été contractualisé.

Comment se calcule le montant

Le calcul est le plus simple du catalogue : un forfait par véhicule, multiplié par le nombre N de véhicules de la même catégorie. Deux grilles coexistent, neuf et rétrofit, avec les mêmes huit lignes : six classes de camions porteurs par poids total autorisé en charge, la sixième englobant aussi tous les tracteurs routiers, et deux lignes de benne à ordures ménagères selon la taille de l’agglomération desservie.

Les classes sont jointives mais pas symétriques : « > 3,5 et < 4,25 », « ≥ 4,25 et < 7,5 », « ≥ 7,5 et ≤ 12 », « > 12 et < 19 », « ≥ 19 et < 26 », « ≥ 26 ». Un porteur de 12 tonnes exactement est dans la troisième classe, un porteur de 19 tonnes exactement dans la cinquième. La valeur à retenir est le PTAC du certificat d’immatriculation, pas la charge utile ni le poids à vide.

Le tracteur routier est le cas le plus favorable : la fiche le place sur la ligne des porteurs de 26 tonnes et plus, sans condition de tonnage. Un tracteur 4×2 de 18 tonnes de PTAC vaut donc 1 918 500 kWh cumac à l’état neuf, là où un porteur du même PTAC ne vaudrait que 824 000. La logique est celle de l’ensemble routier : c’est le poids total roulant qui pèse dans la consommation.

Pour la benne à ordures ménagères, le critère est l’agglomération desservie : 1 572 900 kWh cumac jusqu’à 250 000 habitants, 786 500 kWh cumac au-delà. Les notes du tableau renvoient à l’annexe I de l’arrêté du 22 décembre 2021, qui liste les agglomérations de plus de 100 000, 150 000 et 250 000 habitants : la ligne haute vaut pour les communes « non mentionnées » à cette annexe, la ligne basse pour celles qui y sont « mentionnées ». La fiche ne dit pas comment traiter une commune d’une agglomération comprise entre 100 000 et 250 000 habitants, qui peut figurer dans l’annexe au titre des seuils inférieurs ; son point 3, lui, ne parle que du seuil de 250 000. La lecture prudente consiste à retenir le montant haut seulement pour une commune absente de l’annexe I, et c’est le seul point où un échange écrit avec le délégataire se justifie avant l’engagement.

Catégorie de véhicule (PTAC)Catégorie code de la routeVéhicule neuf, kWh cumac par véhiculeRétrofit électrique, kWh cumac par véhicule
Camion porteur > 3,5 t et < 4,25 tN2222 300132 100
Camion porteur ≥ 4,25 t et < 7,5 tN2433 100257 300
Camion porteur ≥ 7,5 t et ≤ 12 tN2671 500425 600
Camion porteur > 12 t et < 19 tN3824 000522 200
Camion porteur ≥ 19 t et < 26 tN31 015 700643 700
Camion porteur ≥ 26 t et tracteur routier (tout PTAC)N31 918 5001 216 000
Benne à ordures ménagères, agglomération ≤ 250 000 habitantsN2 et N31 572 900996 900
Benne à ordures ménagères, agglomération > 250 000 habitantsN2 et N3786 500498 500

Vous avez une opération TRA-EQ-129 en cours ? Estimez-la en quelques clics.

Estimer

Combien ça représente en vrai

Un transporteur régional renouvelle 10 tracteurs routiers par des tracteurs électriques neufs, en location sur 60 mois : 1 918 500 × 10 = 19 185 000 kWh cumac. Une messagerie urbaine achète 6 porteurs de 16 tonnes de PTAC et 4 porteurs de 12 tonnes : 824 000 × 6 = 4 944 000 kWh cumac pour les premiers, 671 500 × 4 = 2 686 000 kWh cumac pour les seconds, soit 4 944 000 + 2 686 000 = 7 630 000 kWh cumac. Le porteur de 12 tonnes exactement tombe dans la classe « ≥ 7,5 et ≤ 12 », pas dans la suivante.

Un syndicat de collecte équipe 5 bennes à ordures ménagères électriques neuves. S’il dessert une agglomération de 80 000 habitants, absente de l’annexe I : 1 572 900 × 5 = 7 864 500 kWh cumac. Si les mêmes bennes desservent une commune de la métropole lyonnaise, agglomération de plus de 250 000 habitants : 786 500 × 5 = 3 932 500 kWh cumac. L’écart, 7 864 500 − 3 932 500 = 3 932 000 kWh cumac, tient uniquement à la taille de l’agglomération. Quand un syndicat couvre des communes des deux côtés de l’annexe, la preuve de réalisation doit dire quelle benne dessert quelles communes.

Dernier cas, le rétrofit. Un négoce de matériaux fait convertir à l’électrique 8 porteurs de 26 tonnes de PTAC qu’il possède déjà : 1 216 000 × 8 = 9 728 000 kWh cumac. Les mêmes véhicules achetés neufs auraient donné 1 918 500 × 8 = 15 348 000 kWh cumac. Le rétrofit vaut ici 1 216 000 divisé par 1 918 500, soit environ 63 % du neuf, rapport identique sur toutes les lignes à partir de 7,5 tonnes ; sur les deux classes les plus légères, il descend à environ 59 %.

CasVéhiculesCalculMontant en kWh cumac
Transporteur régional10 tracteurs routiers neufs1 918 500 × 1019 185 000
Messagerie urbaine, porteurs 16 t6 porteurs > 12 t et < 19 t neufs824 000 × 64 944 000
Messagerie urbaine, porteurs 12 t4 porteurs ≥ 7,5 t et ≤ 12 t neufs671 500 × 42 686 000
Syndicat de collecte, agglomération de 80 000 habitants5 bennes à ordures ménagères neuves1 572 900 × 57 864 500
Syndicat de collecte, agglomération > 250 000 habitants5 bennes à ordures ménagères neuves786 500 × 53 932 500
Négoce de matériaux, rétrofit8 porteurs ≥ 26 t rétrofités1 216 000 × 89 728 000
Le même parc acheté neuf8 porteurs ≥ 26 t neufs1 918 500 × 815 348 000

Les conditions techniques : un véhicule 100 % électrique, une immatriculation, une feuille récapitulative

La condition technique centrale tient en une phrase : est considéré comme électrique un véhicule qui utilise l’électricité comme source exclusive d’énergie. Un porteur hybride rechargeable, un camion à prolongateur d’autonomie thermique ou un véhicule bicarburation ne sont pas des véhicules électriques au sens de la fiche. Le texte ne parle pas de la pile à combustible : un camion à hydrogène produit son électricité à bord et n’utilise que celle-ci pour sa traction, mais la fiche ne tranche pas. La lecture prudente consiste à s’en tenir à la lettre et à vérifier la mention d’énergie portée sur le certificat d’immatriculation.

Pour le rétrofit, le dossier contient l’attestation de transformation définie à l’annexe II de l’arrêté du 13 mars 2020, ainsi que le certificat d’immatriculation définitive antérieur au rétrofit. Ce second document prouve que le véhicule était bien un N2 ou un N3 avant l’opération, et il fixe le PTAC qui détermine la ligne du barème.

La preuve de réalisation, en pratique la facture d’achat ou le contrat de location, mentionne pour chaque véhicule son numéro d’immatriculation et le nombre de véhicules par type ou par PTAC, identifie les véhicules précédemment affectés à la démonstration et, pour les bennes à ordures ménagères, indique si elles desservent une agglomération de plus de 250 000 habitants. Pour un véhicule qui prétend à la bonification prévue au VI de l’article 3-7-3 de l’arrêté du 29 décembre 2014, elle précise que le site de fabrication est situé dans l’Espace économique européen. La fiche signale l’existence de cette bonification et la mention à porter, elle n’en donne ni le taux ni les conditions.

Les documents justificatifs spécifiques sont, selon les cas : la copie du certificat d’immatriculation provisoire ou définitif de chaque véhicule, sans mention de la dérogation de poids pour un N2 ; l’attestation de transformation et l’ancienne carte grise pour un rétrofit ; le premier certificat d’immatriculation et le récépissé de fin de démonstration pour un véhicule de démonstration ; et, toujours, la feuille récapitulative disponible sur le site du ministère chargé de l’énergie.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
MotorisationÉlectricité comme source exclusive d’énergieHybride, prolongateur d’autonomie et bicarburation exclus
CatégorieN2 ou N3 au sens de l’article R. 311-1, hors N2 à dérogation de poids ≤ 3,5 tLa carte grise d’un N2 ne doit pas porter la mention de la dérogation
Achat ou locationConservation 60 mois minimum ; contrat de location de 60 mois minimum hors reconduction taciteUn 36 mois reconductible ne suffit pas
RétrofitArrêté du 13 mars 2020, attestation de transformation (annexe II) et ancienne carte griseLe PTAC d’origine fixe la ligne du barème
Véhicule de démonstrationAchat ou location entre 3 et 12 mois après la première immatriculationPremier certificat d’immatriculation et récépissé de fin de démonstration
Benne à ordures ménagèresMention des communes desservies, selon l’annexe I de l’arrêté du 22 décembre 2021Montant environ divisé par deux au-delà de 250 000 habitants
Feuille récapitulativeModèle du ministère chargé de l’énergieCaractéristiques des véhicules cohérentes avec les cartes grises

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Avec des montants qui dépassent le million de kWh cumac par véhicule, un dossier TRA-EQ-129 est regardé pièce par pièce. Presque tout se vérifie sur le certificat d’immatriculation : catégorie, PTAC, énergie, absence de mention de dérogation, date de première immatriculation.

L’erreur la plus coûteuse porte sur la ligne du barème. Déclarer un porteur de 19 tonnes de PTAC en « ≥ 26 tonnes » parce qu’il tire parfois une remorque, c’est passer de 1 015 700 à 1 918 500 kWh cumac, soit 902 800 kWh cumac de trop par véhicule, et un dossier qui ne correspond plus à la carte grise. À l’inverse, oublier qu’un tracteur routier de 18 tonnes relève de la ligne haute prive le bénéficiaire de 1 918 500 − 824 000 = 1 094 500 kWh cumac par tracteur.

Le bon ordre : faire intervenir le mandataire avant de signer le bon de commande ou le contrat de location, puisque le rôle actif et incitatif doit être établi au plus tard le jour de l’engagement ; vérifier chaque carte grise ; écarter les véhicules déjà contractualisés avec l’ADEME ; exiger du loueur une durée ferme de 60 mois ; pour une benne à ordures ménagères, consulter l’annexe I pour chaque commune desservie ; puis remplir la feuille récapitulative ligne à ligne.

  • Véhicule qui n’est pas 100 % électrique, ou N2 immatriculé avec la dérogation de poids à 3,5 tonnes.
  • Contrat de location de moins de 60 mois fermes, ou achat suivi d’une revente avant 60 mois.
  • Véhicule contractualisé avec l’ADEME au titre d’E-TRANS ou des appels à projets 2022 et 2023.
  • Véhicule de démonstration acheté moins de trois mois ou plus de douze mois après sa première immatriculation, ou dossier sans récépissé de fin de démonstration.
  • Rétrofit sans attestation de transformation conforme à l’annexe II de l’arrêté du 13 mars 2020, ou sans l’ancienne carte grise.
  • Ligne de barème incohérente avec le PTAC, ou benne à ordures ménagères déclarée au montant haut alors que la commune desservie figure à l’annexe I.
  • Preuve de réalisation sans numéro d’immatriculation par véhicule, feuille récapitulative absente ou discordante, double valorisation avec la TRA-EQ-115, ou mandataire intervenu après la signature.

Questions fréquentes

Combien de kWh cumac vaut un camion électrique en TRA-EQ-129 ?

Cela dépend du PTAC inscrit sur la carte grise et du type de véhicule. À l’état neuf, de 222 300 kWh cumac pour un porteur de plus de 3,5 et de moins de 4,25 tonnes à 1 918 500 kWh cumac à partir de 26 tonnes ou pour un tracteur routier quel que soit son PTAC, avec quatre classes intermédiaires. Une benne à ordures ménagères vaut 1 572 900 kWh cumac, ramenés à 786 500 au-delà de 250 000 habitants. Pour un rétrofit, comptez environ 59 à 63 % de ces montants.

La fiche TRA-EQ-129 s’applique-t-elle à une location longue durée ou un crédit-bail ?

Oui pour la location, à une condition de durée : le contrat porte sur soixante mois au minimum, hors reconduction tacite. La fiche parle de location sans distinguer la location longue durée du crédit-bail, c’est la durée ferme du contrat qui compte. Un contrat de 48 mois, même reconductible, ne remplit pas la condition.

Un camion électrique rétrofité est-il valorisé comme un camion neuf ?

Non, il a sa propre grille : par exemple 1 216 000 kWh cumac au lieu de 1 918 500 pour un porteur de 26 tonnes ou un tracteur routier, soit environ 63 %. La durée de vie conventionnelle est aussi plus courte, 9 ans contre 12. Le dossier contient l’attestation de transformation prévue par l’arrêté du 13 mars 2020 et le certificat d’immatriculation antérieur au rétrofit.

Un transporteur en nom propre peut-il bénéficier de la TRA-EQ-129 ?

La fiche réserve le bénéfice aux collectivités locales, à leurs groupements et établissements publics, et à toute autre personne morale. Un entrepreneur individuel qui achète en nom propre n’entre pas dans le champ. Une société, même unipersonnelle, est une personne morale et peut être bénéficiaire, à condition que le véhicule soit acheté ou loué par elle.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.