Aller au contenu
Tertiaire · Fiche BAT-TH-154

BAT-TH-154 : la chaleur des douches vaut jusqu’à 91 400 kWh cumac par douche raccordée

Chaque douche d’hôtel, de camping ou de gymnase envoie à l’égout une eau encore chaude qu’on a payée pour chauffer. La fiche BAT-TH-154 valorise l’échangeur passif qui récupère cette chaleur au moment même où l’eau s’écoule, pour préchauffer l’eau froide qui arrive. Le montant se compte par chambre, par douche, par salon ou par baigneur selon l’usage, puis se multiplie par l’efficacité mesurée du récupérateur. Le forfait de base va de 5 300 à 91 400 kWh cumac par chambre, douche ou salon, et de 8 à 35 kWh cumac par baigneur et par an pour les piscines : il faut savoir exactement ce qu’on compte et comment le système est raccordé.

Secteur
Tertiaire
Version applicable
v. A28-1
Durée de vie conventionnelle
15 ans

L'essentiel

  • La fiche valorise la pose, par un professionnel, d’un récupérateur instantané de chaleur sur eaux grises dans un bâtiment tertiaire existant de six usages : hôtellerie, établissement sportif, santé, camping avec blocs sanitaires collectifs, salon de coiffure, piscine recevant du public.
  • Le montant est le produit de trois termes : un volume unitaire du barème (usage, zone climatique, montage en débits égaux ou inégaux), le nombre d’unités N (chambres, douches, salons ou baigneurs par an) et l’efficacité ε du récupérateur en décimal, 0,35 pour 35 %.
  • Le montage en débits égaux, où l’eau préchauffée alimente à la fois le chauffe-eau et le côté froid du mitigeur, vaut environ 27 % de plus que les débits inégaux, quel que soit l’usage. Les piscines ne figurent qu’en débits égaux.
  • L’efficacité nominale doit atteindre 35 % au moins, mesurée par un laboratoire indépendant accrédité ISO/IEC 17025 selon le référentiel CAPE/RECADO-PQE pour l’eau chaude sanitaire, ou, pour les piscines, par un essai certifié COFRAC selon les normes NF EN 247, 305 et 306. Cette attestation est le document justificatif spécifique, complété pour les piscines par le carnet sanitaire et le bilan de fréquentation.
  • Durée de vie conventionnelle : 15 ans. Les forfaits les plus élevés sont ceux du camping, de 60 900 à 91 400 kWh cumac par douche raccordée, parce qu’une douche de bloc sanitaire sert des dizaines de fois par jour en saison.

Ce que couvre la fiche BAT-TH-154

La fiche BAT-TH-154 porte sur la mise en place d’un système de récupération instantanée de la chaleur sur les eaux grises, pour produire de l’eau chaude sanitaire ou préchauffer les eaux de bassin d’une piscine. Le mot instantanée est le cœur de la définition : le puisage de l’eau et son rejet se font de manière simultanée, et l’échangeur est passif. On ne stocke pas l’eau usée, on ne fait pas tourner un compresseur : l’eau qui descend chauffe l’eau qui monte, au même instant, sans autre énergie.

Le code se lit en trois blocs. BAT désigne les bâtiments tertiaires, TH la famille thermique, 154 le numéro d’ordre dans cette famille. La version en vigueur est la A28-1 et la durée de vie conventionnelle est de 15 ans : les économies sont comptées sur cette période puis actualisées, d’où l’unité en kWh cumac, pour cumulés et actualisés.

La fiche définit elle-même les eaux grises, et la définition change avec l’usage. Pour l’hôtellerie, l’établissement sportif, la santé, le camping et le salon de coiffure, ce sont les eaux des douches, baignoires, lavabos et éviers. Pour les piscines recevant du public, ce sont les eaux de bassin évacuées lors du renouvellement de l’eau ou du nettoyage des filtres. Les douches d’une piscine ne relèvent donc pas des forfaits piscine : la fiche les renvoie aux forfaits du secteur établissement sportif.

Pourquoi récupérer la chaleur des eaux grises fait économiser de l’énergie

Une douche consomme de l’eau mitigée qui repart au siphon à peine refroidie, pendant que le chauffe-eau reçoit de l’eau de ville froide. L’énergie dépensée pour chauffer l’eau est donc, pour l’essentiel, jetée quelques secondes après avoir servi. Dans un hôtel, un gymnase ou un bloc sanitaire de camping, c’est le premier poste de pertes lié à l’eau chaude.

Le récupérateur est un échangeur à contre-courant inséré sur l’évacuation. L’eau grise s’écoule le long d’une paroi métallique, l’eau froide du réseau circule de l’autre côté en sens inverse, et la chaleur passe par conduction, sans contact entre les deux eaux. L’eau froide ressort préchauffée, et cette eau tiède est envoyée vers le chauffe-eau, vers le côté froid du mitigeur de la douche, ou vers les deux.

La distinction entre les deux montages de la fiche découle de cette hydraulique. Si l’eau préchauffée alimente à la fois le chauffe-eau et le mitigeur, toute l’eau qui sort de la douche est passée dans l’échangeur : le débit d’eau froide y est égal au débit d’eaux grises évacuées, ce sont les débits égaux. Si elle n’alimente qu’un des deux, une partie seulement de l’eau a traversé l’échangeur, ce sont les débits inégaux. À efficacité égale, le premier montage récupère davantage, et le barème le traduit par des volumes unitaires supérieurs d’environ 27 %.

L’efficacité ε mesure la part de la chaleur de l’eau grise que l’échangeur transfère effectivement, en conditions d’essai normalisées. La fiche la met directement en facteur du montant : un récupérateur à 60 % vaut presque deux fois plus de certificats qu’un récupérateur à 35 %, parce qu’il économise presque deux fois plus d’énergie. Pour les piscines, l’eau de bassin évacuée préchauffe l’eau froide sanitaire qui alimente les bassins.

Qui peut en bénéficier

La fiche s’adresse aux propriétaires et exploitants de bâtiments tertiaires existants dont l’usage figure dans une liste fermée de six cas : hôtellerie, établissement sportif, santé, terrain de camping équipé de blocs sanitaires collectifs, salon de coiffure, piscine recevant du public. Un immeuble de bureaux, un internat ou une résidence étudiante n’ont pas de ligne au barème, donc pas de montant, même si l’installation est identique.

Le camping n’est éligible que par ses blocs sanitaires collectifs : ce sont leurs douches que l’on raccorde et que l’on compte. Les piscines sont visées pour leurs eaux de bassin ; leurs douches se calculent avec les forfaits établissement sportif, ce qui permet une opération mixte sur un même site. Pour la santé, la fiche compte des chambres équipées.

Deux conditions générales s’ajoutent. La mise en place est réalisée par un professionnel. Et, comme pour toute opération CEE, celui qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, en pratique avant la signature du devis.

  • Éligible : hôtel, établissement sportif (gymnase, stade, salle de sport, centre nautique pour ses douches), établissement de santé avec chambres, camping à blocs sanitaires collectifs, salon de coiffure, piscine recevant du public pour ses eaux de bassin.
  • Exclu : tout autre usage tertiaire et le bâtiment neuf, faute de ligne au barème ; tout système à stockage ou à pompe à chaleur sur les rejets, qui n’est pas un échangeur passif instantané.

Comment se calcule le montant

Le montant en kWh cumac est le produit de trois termes : le volume unitaire du barème, le nombre d’unités N et l’efficacité ε. Le volume unitaire dépend de l’usage, de la zone climatique et du cas de montage. Le cas 1, débits inégaux, correspond selon la note du barème au préchauffage du chauffe-eau ou à celui du mitigeur d’eau froide de la douche, l’un ou l’autre. Le cas 2, débits égaux, correspond au préchauffage des deux à la fois, ainsi qu’au préchauffage des eaux de bassin de piscine, toujours classé en cas 2.

L’unité comptée change avec l’usage, et c’est la première chose à vérifier. En hôtellerie et en santé, on compte les chambres équipées. En établissement sportif et en camping, on compte les douches raccordées au système. En salon de coiffure, on compte les salons équipés, en général un. Pour les piscines, on compte les baigneurs par an, lus dans le bilan de fréquentation de la dernière année d’activité précédant l’engagement.

L’efficacité ε entre en facteur sous forme décimale : la fiche indique qu’une efficacité de 35 % se traduit par 0,35. Elle fixe un plancher à 35 % et n’écrit aucun plafond ; c’est la valeur mesurée par le laboratoire accrédité qui est retenue, pas une valeur de brochure. Les piscines ont deux lignes selon la source raccordée : renouvellement du bassin plus lavages des filtres, ou renouvellement seul. Le lavage des filtres rejette de gros volumes à température de bassin, d’où l’écart d’un facteur trois.

Usage du bâtimentUnité comptée (N)Cas 1, débits inégaux (H1 / H2 / H3)Cas 2, débits égaux (H1 / H2 / H3)
HôtellerieChambres équipées13 000 / 12 200 / 10 900 kWh cumac16 500 / 15 500 / 13 800 kWh cumac
Établissement sportif, douches de piscine comprisesDouches raccordées18 100 / 17 100 / 15 300 kWh cumac22 900 / 21 600 / 19 300 kWh cumac
SantéChambres équipées6 400 / 6 000 / 5 300 kWh cumac8 100 / 7 600 / 6 800 kWh cumac
Terrain de campingDouches raccordées72 200 / 67 900 / 60 900 kWh cumac91 400 / 86 000 / 77 000 kWh cumac
Salon de coiffureSalons équipés33 300 / 27 100 / 17 900 kWh cumac42 100 / 34 300 / 22 700 kWh cumac
Piscine, renouvellement du bassin et lavages des filtresBaigneurs par anPas de forfait35 / 32 / 27 kWh cumac
Piscine, renouvellement du bassin seulBaigneurs par anPas de forfait11 / 10 / 8 kWh cumac
FormuleVolume unitaire × N × εε en décimal : 35 % donne 0,35Résultat en kWh cumac

Vous avez une opération BAT-TH-154 en cours ? Estimez-la en quelques clics.

Estimer

Combien ça représente en vrai

Le barème s’étire dans un rapport considérable. En H1 et en débits inégaux, une douche de camping vaut 72 200 kWh cumac contre 6 400 pour une chambre d’établissement de santé, plus de 11 fois. La zone pèse différemment selon l’usage : en hôtellerie, passer de H1 à H3 fait descendre le forfait de 13 000 à 10 900, soit 84 % de la valeur H1 ; en salon de coiffure, la chute va de 33 300 à 17 900, soit 54 %. Posons quatre cas avec des efficacités réalistes.

Hôtel à Lyon, zone H1, 60 chambres dont la douche est raccordée, débits inégaux parce que l’eau préchauffée ne va qu’au chauffe-eau, efficacité mesurée 55 % : 13 000 × 60 × 0,55 = 429 000 kWh cumac. Si l’installateur raccorde aussi le côté froid des mitigeurs, le même hôtel passe en débits égaux : 16 500 × 60 × 0,55 = 544 500 kWh cumac, soit 115 500 kWh cumac de plus pour quelques mètres de tube.

Complexe sportif à Bordeaux, zone H2, 24 douches de vestiaires, débits égaux, efficacité 60 % : 21 600 × 24 × 0,60 = 311 040 kWh cumac. Camping à Montpellier, zone H3, 40 douches dans trois blocs sanitaires, débits inégaux, efficacité 50 % : 60 900 × 40 × 0,50 = 1 218 000 kWh cumac. Avec un récupérateur au plancher de 35 %, le même camping donnerait 60 900 × 40 × 0,35 = 852 600 kWh cumac ; avec un modèle à 65 %, 60 900 × 40 × 0,65 = 1 583 400 kWh cumac. Le choix de l’appareil pèse presque du simple au double.

Piscine communale à Lille, zone H1, 120 000 baigneurs sur la dernière année, récupération sur le renouvellement et les lavages de filtres, efficacité 45 % : 35 × 120 000 × 0,45 = 1 890 000 kWh cumac. Sur le renouvellement seul, la même piscine tomberait à 11 × 120 000 × 0,45 = 594 000 kWh cumac. À l’autre bout, un salon de coiffure à Paris, zone H1, en débits égaux avec un récupérateur à 40 %, vaut 42 100 × 1 × 0,40 = 16 840 kWh cumac.

CasUsage, zone, montageNCalculMontant en kWh cumac
Hôtel de 60 chambresHôtellerie, H1, débits inégaux, ε 0,556013 000 × 60 × 0,55429 000
Le même, mitigeurs raccordésHôtellerie, H1, débits égaux, ε 0,556016 500 × 60 × 0,55544 500
Complexe sportifÉtablissement sportif, H2, débits égaux, ε 0,602421 600 × 24 × 0,60311 040
Camping, trois blocs sanitairesCamping, H3, débits inégaux, ε 0,504060 900 × 40 × 0,501 218 000
Le même, récupérateur à 35 %Camping, H3, débits inégaux, ε 0,354060 900 × 40 × 0,35852 600
Piscine communaleRenouvellement et lavages des filtres, H1, ε 0,45120 00035 × 120 000 × 0,451 890 000
Salon de coiffureCoiffure, H1, débits égaux, ε 0,40142 100 × 1 × 0,4016 840

Les conditions techniques : un échangeur mesuré, un montage identifié, une facture qui le dit

La pièce maîtresse du dossier est l’attestation d’efficacité du récupérateur. Pour l’eau chaude sanitaire, la fiche exige un taux nominal ε d’au moins 35 %, mesuré par un organisme indépendant accrédité selon la norme NF EN ISO/IEC 17025 par le COFRAC ou un organisme signataire de l’accord européen multilatéral, sur la base du référentiel CAPE/RECADO-PQE. Un rapport d’essai interne du fabricant ne remplit pas la condition, quelle que soit la valeur obtenue.

Pour les piscines, le plancher de 35 % est le même mais le protocole change. La fiche impose les conditions de mesure : de l’eau dans les deux circuits, 28 °C en entrée du primaire, 12,3 °C en entrée du secondaire, 20 litres par minute de chaque côté. L’essai et le matériel sont certifiés COFRAC selon ISO/IEC 17025, et la mesure suit les normes NF EN 247, NF EN 305 et NF EN 306 sur les échangeurs thermiques. Un essai CAPE/RECADO-PQE seul ne couvre donc pas une piscine, et inversement.

La preuve de réalisation, en pratique la facture, porte des mentions précises. Pour l’eau chaude sanitaire : la mise en place du système, le mode d’installation en débits égaux ou inégaux, le nombre d’unités et l’efficacité mesurée selon CAPE/RECADO-PQE. Pour les piscines : la mise en place pour le préchauffage des eaux de bassin, le mode d’installation et l’efficacité ; les documents justificatifs comprennent en outre une copie du carnet sanitaire et un bilan de fréquentation en nombre de baigneurs pour la dernière année d’activité précédant l’engagement. Si tous les bassins ne sont pas raccordés, seuls les baigneurs des bassins équipés comptent, selon une étude d’implantation réalisée par un professionnel et validée par le gestionnaire.

Sur la qualification des débits, la fiche donne deux formulations à lire ensemble. Au point 3, les débits sont égaux si la quantité d’eau froide qui circule dans l’échangeur est égale à la quantité d’eaux grises évacuées. Au point 5, les débits égaux désignent le préchauffage à la fois du chauffe-eau et du mitigeur. Les deux disent la même chose par deux bouts, l’hydraulique et le schéma de raccordement. La lecture prudente : ne déclarer les débits égaux que lorsque les deux descriptions sont vérifiées sur l’installation posée, et joindre le schéma de raccordement au dossier.

ExigenceCe que dit la fichePoint de vigilance
InstallateurMise en place réalisée par un professionnelDevis et facture au nom d’une entreprise de plomberie ou de génie climatique
Nature du systèmeÉchangeur passif, récupération instantanée, puisage et rejet simultanésPas de stockage d’eaux grises, pas de pompe à chaleur sur les rejets
Efficacité, eau chaude sanitaireε ≥ 35 %, laboratoire indépendant accrédité ISO/IEC 17025, référentiel CAPE/RECADO-PQEAttestation au nom du modèle posé, pas une fiche commerciale
Efficacité, piscineε ≥ 35 %, eau dans les deux circuits, 28 °C au primaire, 12,3 °C au secondaire, 20 l/min, essai et matériel certifiés COFRAC, normes NF EN 247, 305 et 306Un essai CAPE/RECADO-PQE seul ne couvre pas la piscine
Mode de montageDébits égaux si l’eau froide dans l’échangeur égale les eaux grises évacuées, sinon débits inégauxLe schéma de raccordement doit correspondre au cas déclaré
Preuve de réalisationMentionne le système, le mode de montage, l’efficacité mesurée et, pour l’eau chaude sanitaire, le nombre d’unitésChaque mention manquante est visible immédiatement
Nombre d’unitésChambres équipées, douches raccordées, salons équipés ou baigneurs par an selon l’usageNe compter que ce qui est physiquement raccordé au récupérateur
Piscine : pièces propresCarnet sanitaire et bilan de fréquentation de la dernière année avant l’engagement, étude d’implantation si tous les bassins ne sont pas équipésLe bilan fixe N, pas une projection

Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier

Les montants de camping et de piscine se comptent en centaines de milliers, voire en millions de kWh cumac, et l’essentiel des motifs de rejet se lit dans le texte de la fiche. Le plus coûteux porte sur le nombre d’unités : un hôtel de 60 chambres dont seules 40 douches sont réellement raccordées ne vaut pas 13 000 × 60 × 0,55 = 429 000 kWh cumac mais 13 000 × 40 × 0,55 = 286 000 kWh cumac. Le surplus de 143 000 kWh cumac est un dossier qui ne correspond plus à la fiche.

Le bon ordre : identifier l’usage dans la liste des six, décider du montage et le dessiner, choisir un récupérateur dont l’attestation vient du bon protocole, compter les unités effectivement raccordées, rassembler pour une piscine le carnet sanitaire et le bilan de fréquentation, faire intervenir le mandataire avant de signer le devis, puis exiger une facture qui reprend les mentions de la fiche. Le calcul tient alors en une multiplication à trois termes et le dossier passe.

  • Attestation d’efficacité absente, émise par le fabricant lui-même, ou obtenue selon un autre protocole que celui que la fiche impose pour l’usage : son absence est rédhibitoire.
  • Efficacité inférieure à 35 %, ou valeur de brochure supérieure à celle du rapport d’essai : seule la valeur mesurée entre dans le calcul.
  • Débits égaux déclarés alors que l’eau préchauffée ne va qu’au chauffe-eau, ou qu’au mitigeur : le dossier retombe en cas 1 et perd environ 21 % de sa valeur, quand il n’est pas rejeté pour incohérence.
  • Nombre d’unités surévalué (chambres non raccordées, bloc sanitaire non équipé, baigneurs de bassins non raccordés sans étude d’implantation) ou mauvaise unité (chambres comptées pour un gymnase, douches pour un hôtel).
  • Douches de piscine valorisées par baigneur, ou eaux de bassin valorisées par douche : la fiche affecte les premières aux forfaits établissement sportif et réserve les baigneurs aux secondes.
  • Usage hors liste ou bâtiment neuf ; facture sans le mode de montage, le nombre d’unités ou l’efficacité ; piscine sans carnet sanitaire ni bilan de fréquentation relevé.
  • Mandataire intervenu après la signature du devis : le rôle actif et incitatif doit être établi au plus tard le jour de l’engagement.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un récupérateur de chaleur sur eaux grises et combien vaut-il avec la fiche BAT-TH-154 ?

C’est un échangeur passif posé sur l’évacuation des douches, baignoires, lavabos ou éviers, qui transfère la chaleur de l’eau usée à l’eau froide qui arrive, au moment de l’écoulement. La fiche le valorise dans six usages tertiaires, et le montant vaut volume unitaire × nombre d’unités × efficacité, le volume unitaire allant, hors piscines, de 5 300 kWh cumac par chambre de santé en H3 à 91 400 kWh cumac par douche de camping en H1.

Débits égaux ou débits inégaux : quelle différence pour la BAT-TH-154 ?

Les débits sont égaux quand la quantité d’eau froide qui traverse l’échangeur est égale à la quantité d’eaux grises évacuées, ce qui correspond au montage où l’eau préchauffée alimente à la fois le chauffe-eau et le côté froid du mitigeur. Si elle n’alimente qu’un des deux, les débits sont inégaux. Le cas débits égaux vaut environ 27 % de plus : 16 500 contre 13 000 kWh cumac par chambre d’hôtel en H1. Le mode de montage doit figurer sur la facture et correspondre à l’installation réelle.

Dans mon hôtel, on compte les chambres ou les douches ?

Les chambres équipées, c’est-à-dire celles dont la douche ou la baignoire est raccordée au récupérateur. Une chambre avec deux points d’eau compte pour une, une chambre non raccordée ne compte pas. La règle est la même pour les établissements de santé. Les établissements sportifs et les campings comptent les douches raccordées, les salons de coiffure comptent les salons équipés.

Quelle efficacité minimale faut-il pour la BAT-TH-154, et qui doit la mesurer ?

Au moins 35 %. Pour l’eau chaude sanitaire, la mesure est faite par un organisme indépendant accrédité ISO/IEC 17025, selon le référentiel CAPE/RECADO-PQE. Pour une piscine, elle suit les normes NF EN 247, 305 et 306 aux conditions fixées par la fiche (28 °C au primaire, 12,3 °C au secondaire, 20 l/min), avec un essai et un matériel certifiés COFRAC. La fiche ne fixe pas de plafond : un récupérateur mesuré à 60 % est compté 0,60.

Une piscine municipale peut-elle utiliser la BAT-TH-154 ?

Oui, pour la chaleur des eaux de bassin évacuées au renouvellement de l’eau et au lavage des filtres, avec un montant par baigneur et par an : 35, 32 ou 27 kWh cumac selon la zone si les deux sources sont raccordées, 11, 10 ou 8 pour le renouvellement seul, multipliés par l’efficacité. Le nombre de baigneurs vient du bilan de fréquentation de la dernière année d’activité avant l’engagement, joint au carnet sanitaire. Les douches de la piscine s’ajoutent avec les forfaits établissement sportif, par douche raccordée.

Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.