IND-UT-130 : un condenseur sur chaudière vapeur vaut jusqu’à 1 400 kWh cumac par kW
Une chaudière vapeur au gaz rejette dans sa cheminée une chaleur que l’économiseur n’a pas pu prendre : celle contenue dans la vapeur d’eau des fumées. La fiche IND-UT-130 valorise l’ajout d’un condenseur qui récupère cette chaleur latente. Le montant se calcule sur la puissance utile nominale de la chaudière, lue sur sa plaque, multipliée par un forfait qui dépend du rythme de travail du site : 340 kWh cumac par kW en une équipe, 1 400 en trois équipes sans arrêt le week-end. Même machine, même condenseur, et un rapport de 1 à 4 selon l’organisation de l’usine.
- Secteur
- Industrie
- Version applicable
- v. A19-1
- Durée de vie conventionnelle
- 10 ans
L'essentiel
- La fiche valorise un condenseur posé sur les fumées d’une chaudière vapeur de moins de 20 MW de puissance thermique nominale, équipée d’un économiseur, au gaz naturel ou au GPL, sur un site industriel.
- Le montant est un forfait par kW de puissance utile nominale de la chaudière, lue sur la plaque signalétique ou, à défaut, sur un document du fabricant. Ce n’est pas la puissance thermique nominale, qui sert seulement au seuil des 20 MW.
- Quatre lignes selon le mode de fonctionnement effectif du site à la date d’engagement : 340 kWh cumac par kW en 1x8h, 740 en 2x8h, 1 000 en 3x8h avec arrêt le week-end, 1 400 en 3x8h sans arrêt le week-end.
- Une chaudière de secours n’est pas éligible, quelle que soit sa puissance ou son combustible.
- La preuve de réalisation mentionne la mise en place d’un condenseur ; à défaut, marque et référence de l’équipement plus un document du fabricant attestant qu’il s’agit d’un condenseur. Durée de vie conventionnelle : 10 ans.
Ce que couvre la fiche IND-UT-130, et ce que veut dire son code
La fiche IND-UT-130 porte sur la mise en place d’un condenseur sur les effluents gazeux, autrement dit les fumées, d’une chaudière de production de vapeur. La dénomination pose trois conditions cumulatives sur la chaudière : puissance thermique nominale inférieure à 20 MW, présence d’un économiseur, alimentation au gaz naturel ou au GPL. Si l’une des trois manque, on sort de la fiche, même si le condenseur posé est parfaitement efficace.
Le code se lit en trois blocs. IND désigne le secteur d’application, l’industrie. UT renvoie à la famille des utilités : les équipements qui produisent l’énergie dont le process a besoin, vapeur, air comprimé, froid, sans être eux-mêmes la machine de production. Le nombre 130 est un numéro d’ordre. La version en vigueur est la A19-1 et la durée de vie conventionnelle est de 10 ans : la période sur laquelle les économies de gaz sont comptées puis actualisées, d’où l’unité de kWh cumac, pour cumulés et actualisés.
La fiche manie deux puissances différentes, et c’est le point à lire attentivement. La puissance thermique nominale, qui fixe le seuil des 20 MW, est définie par renvoi à la rubrique 2910 des installations classées : la puissance garantie par le constructeur, exprimée en PCI et susceptible d’être consommée en marche continue, autrement dit le gaz que la chaudière peut brûler. La puissance utile nominale, notée Pn dans le barème, est la puissance maximale délivrée au fluide caloporteur, ici la vapeur, en marche continue. Une chaudière consomme plus qu’elle ne délivre : la puissance utile est toujours inférieure. Le seuil se vérifie sur la première, le montant se calcule sur la seconde.
Pourquoi condenser les fumées d’une chaudière vapeur fait économiser du gaz
Brûler du gaz naturel, c’est brûler du méthane, et chaque molécule de méthane produit deux molécules d’eau. Dans les fumées, cette eau est à l’état de vapeur et emporte sa chaleur latente de vaporisation : pour le gaz naturel, environ un dixième de l’énergie de combustion, l’écart entre le PCI, qui ignore cette chaleur, et le PCS, qui la compte. Tant que les fumées sortent chaudes et sèches, ce dixième part dans la cheminée.
L’économiseur est le premier étage de récupération : un échangeur sur le circuit des fumées qui préchauffe l’eau d’alimentation avant le corps de chauffe. Il récupère de la chaleur sensible, celle qui fait baisser la température des gaz, et ramène typiquement des fumées de plus de 200 °C à 120 ou 150 °C. Il ne peut guère descendre plus bas, parce que l’eau d’alimentation d’une chaudière vapeur est déjà chaude et dégazée, et parce qu’on évite de condenser dans un échangeur qui n’a pas été conçu pour cela.
Le condenseur est le deuxième étage : un échangeur en acier inoxydable ou en matériaux résistants aux acides, dans lequel circule un fluide assez froid pour abaisser les fumées sous leur point de rosée, autour de 55 à 60 °C pour du gaz naturel. La vapeur d’eau se condense sur les parois et cède sa chaleur latente. Cette chaleur revient dans le process sous forme d’eau chaude, et la chaudière brûle moins de gaz pour la même quantité de vapeur.
Toute la difficulté d’un projet IND-UT-130 est de trouver où mettre cette chaleur basse température. Les condensats qui reviennent du process sont déjà à 80 ou 90 °C, trop chauds. Le puits froid naturel est l’eau d’appoint, l’eau neuve qui compense purges, fuites et vapeur non retournée : plus le taux de retour des condensats est faible, plus le condenseur travaille. Deux contraintes, absentes de la fiche mais décisives : les condensats de fumées sont acides et doivent être neutralisés, et des fumées refroidies tirent moins bien, ce qui impose souvent un ventilateur d’extraction.
Qui peut en bénéficier
Le bénéficiaire est l’exploitant d’un site industriel qui possède au moins une chaudière de production de vapeur répondant à la dénomination. Les secteurs les plus concernés vivent de la vapeur : agroalimentaire, chimie et pharmacie, papeterie, textile et teinture, plasturgie, blanchisseries industrielles, traitement de surface. Une chaudière de 2 MW dans une conserverie et une chaudière de 15 MW dans une usine chimique relèvent toutes deux de la fiche.
Le secteur d’application est l’industrie. Une chaudière vapeur dans un hôpital ou un bâtiment tertiaire n’entre pas dans la fiche, même si la technique est identique. La fiche ne définit pas le site industriel ; la lecture prudente est de s’en tenir aux établissements dont l’activité est la production ou la transformation de biens.
La mise en place doit être réalisée par un professionnel, sans précision de qualification : chaudiériste, installateur thermique industriel ou fabricant du condenseur. La fiche ne dit rien d’une pose en régie par la maintenance de l’usine ; la lecture prudente est de faire poser le condenseur par une entreprise qui facture l’intervention. Enfin, celui qui valorise les certificats, mandataire ou obligé, doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, c’est-à-dire au plus tard à la signature du devis ou du bon de commande.
- Éligible : chaudière vapeur de production, gaz naturel ou GPL, puissance thermique nominale inférieure à 20 MW, équipée d’un économiseur, sur un site industriel.
- Exclu par la fiche : chaudière de secours, chaudière sans économiseur, chaudière au fioul, à la biomasse ou à tout autre combustible, chaudière de 20 MW ou plus.
Comment se calcule le montant
Le calcul est une multiplication unique : un forfait en kWh cumac par kW, choisi dans quatre lignes selon le mode de fonctionnement du site industriel, multiplié par la puissance utile nominale de la chaudière en kW. Aucune zone climatique, aucun coefficient lié au taux de retour des condensats, à la température des fumées ou à la puissance du condenseur lui-même : la fiche suppose que la chaudière condense proportionnellement à sa puissance et à ses heures de marche.
La puissance utile nominale est celle de la plaque signalétique de la chaudière, ou à défaut d’un document issu du fabricant. C’est une valeur lue, pas calculée. Beaucoup de chaudières vapeur sont désignées par leur débit en tonnes de vapeur par heure ; une chaudière de 10 t/h délivre de l’ordre de 6 500 à 7 000 kW utiles selon la pression et la température d’alimentation, mais cette conversion n’a pas sa place dans le dossier : si la plaque ne donne pas de kW, il faut un document du fabricant.
Le mode de fonctionnement est le mode effectif du site industriel à la date d’engagement. La fiche parle du site, pas de la chaudière : c’est l’organisation du travail de l’usine, en une, deux ou trois équipes, avec ou sans arrêt le week-end, qui fixe la ligne. Les quatre forfaits suivent d’assez près les heures de marche hebdomadaires : passer de 1x8h à 3x8h sans arrêt le week-end multiplie les heures par quatre environ, et le forfait par 4,1.
La fiche ne prévoit pas de ligne intermédiaire. Un site en 2x8h qui travaille aussi le samedi, un site en 2x12h en continu, un site saisonnier : aucun de ces cas n’est décrit. La lecture prudente consiste à retenir la ligne dont le nombre d’heures est égal ou immédiatement inférieur au rythme réel, et à documenter ce rythme par une attestation de l’exploitant décrivant l’organisation du site à la date d’engagement.
| Mode de fonctionnement du site industriel | Montant en kWh cumac par kW | Source |
|---|---|---|
| 1x8h | 340 | Fiche IND-UT-130, point 5 |
| 2x8h | 740 | Fiche IND-UT-130, point 5 |
| 3x8h avec arrêt le week-end | 1 000 | Fiche IND-UT-130, point 5 |
| 3x8h sans arrêt le week-end | 1 400 | Fiche IND-UT-130, point 5 |
| Multiplicateur | Pn, puissance utile nominale de la chaudière en kW, lue sur la plaque signalétique ou à défaut sur un document du fabricant | Fiche IND-UT-130, point 5 |
| Durée de vie conventionnelle | 10 ans | Fiche IND-UT-130, point 4 |
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La variable qui pèse le plus n’est pas la taille du condenseur, c’est le rythme du site. Posons les calculs sur des chaudières courantes, la puissance retenue étant toujours celle de la plaque.
Une conserverie de légumes travaille en une équipe de jour avec une chaudière vapeur de 2 000 kW utiles : 340 × 2 000 = 680 000 kWh cumac. Une teinturerie en 2x8h, chaudière de 4 500 kW : 740 × 4 500 = 3 330 000 kWh cumac. Une papeterie en 3x8h avec arrêt le week-end, chaudière de 8 000 kW : 1 000 × 8 000 = 8 000 000 kWh cumac. Une usine chimique en feu continu, 3x8h sans arrêt le week-end, chaudière de 12 000 kW, donc encore sous les 20 MW de puissance thermique nominale : 1 400 × 12 000 = 16 800 000 kWh cumac.
Le rythme change tout. Une même chaudière de 6 000 kW vaut en 1x8h 340 × 6 000 = 2 040 000 kWh cumac, et en 3x8h sans arrêt le week-end 1 400 × 6 000 = 8 400 000 kWh cumac : quatre fois plus pour le même matériel, ce qui est cohérent avec la physique, le condenseur ne récupérant de la chaleur que quand le brûleur tourne.
Les chaufferies à plusieurs chaudières se traitent chaudière par chaudière, chacune recevant son condenseur. Une laiterie en 3x8h sans arrêt le week-end qui équipe ses trois chaudières de 3 000 kW obtient 1 400 × 3 000 = 4 200 000 kWh cumac par chaudière, soit 4 200 000 × 3 = 12 600 000 kWh cumac. Si l’une des trois est une chaudière de secours, elle sort du calcul.
| Site et chaudière | Calcul | Montant en kWh cumac |
|---|---|---|
| Conserverie, 1x8h, chaudière de 2 000 kW | 340 × 2 000 | 680 000 |
| Teinturerie, 2x8h, chaudière de 4 500 kW | 740 × 4 500 | 3 330 000 |
| Papeterie, 3x8h avec arrêt le week-end, chaudière de 8 000 kW | 1 000 × 8 000 | 8 000 000 |
| Usine chimique, 3x8h sans arrêt le week-end, chaudière de 12 000 kW | 1 400 × 12 000 | 16 800 000 |
| Laiterie, 3x8h sans arrêt le week-end, 3 chaudières de 3 000 kW | 1 400 × 3 000 × 3 | 12 600 000 |
Les conditions techniques : une chaudière précise, un professionnel, une facture qui dit le mot
La condition sur l’économiseur mérite d’être lue mot à mot. La dénomination dit que la chaudière est équipée d’un économiseur ; elle ne dit pas depuis quand. Rien n’interdit de poser l’économiseur et le condenseur dans la même opération, rien ne l’autorise expressément non plus. Lecture prudente : si l’économiseur est installé en même temps, la facture distingue les deux équipements, et seul le condenseur est valorisé au titre de la fiche.
La condition sur le combustible ne souffre aucune souplesse : gaz naturel ou GPL. Les fumées de gaz sont peu soufrées et leur point de rosée est élevé, ce qui rend la condensation faisable et durable. Une chaudière bi-combustible gaz et fioul n’est pas traitée par la fiche ; la lecture prudente est que le combustible de marche normale doit être le gaz, factures de gaz à l’appui.
La preuve de réalisation, en pratique la facture du professionnel, doit mentionner la mise en place d’un condenseur. Sinon, la fiche prévoit une voie de secours : la facture mentionne un équipement avec sa marque et sa référence, et un document du fabricant établit que cet équipement est un condenseur. Une facture qui parle de récupérateur sur fumées, d’échangeur ou de kit de récupération, sans le mot condenseur ni la référence du matériel, ne remplit aucune des deux conditions.
La fiche n’exige ni étude préalable, ni mesure de température des fumées, ni relevé de performance : c’est une fiche à forfait pur, ce qui ne dispense pas d’une étude de dimensionnement sérieuse.
| Exigence | Ce que dit la fiche | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Nature de la chaudière | Chaudière de production de vapeur | Eau chaude et eau surchauffée hors fiche |
| Puissance | Puissance thermique nominale inférieure à 20 MW, rubrique 2910 | Se vérifie en PCI consommé, pas sur la puissance utile |
| Économiseur | La chaudière est équipée d’un économiseur | La fiche ne dit pas depuis quand ; si posé en même temps, le distinguer sur la facture |
| Combustible | Gaz naturel ou GPL | Fioul, biomasse et bi-combustible en marche fioul exclus |
| Chaudière de secours | Non éligible | Une chaudière désignée en secours dans le plan de chaufferie ne compte pas |
| Installateur | Mise en place réalisée par un professionnel | Lecture prudente : facture d’une entreprise plutôt qu’une pose en régie |
| Preuve de réalisation | Mentionne la mise en place d’un condenseur | Le mot condenseur, ou marque et référence plus document du fabricant |
| Puissance de calcul | Puissance utile nominale de la plaque, à défaut document du fabricant | Photo de la plaque lisible ; pas de conversion depuis les t/h |
| Mode de fonctionnement | Mode effectif du site industriel à la date d’engagement | Attestation datée de l’exploitant sur l’organisation du travail |
Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier
Un dossier IND-UT-130 contient peu de pièces : la facture, la plaque signalétique ou le document du fabricant, la justification du mode de fonctionnement, et les pièces communes à toute opération CEE. Le point le plus sensible est la confusion entre les deux puissances : retenir la puissance thermique nominale à la place de la puissance utile gonfle le montant d’environ un dixième, et à l’inverse vérifier le seuil des 20 MW sur la puissance utile peut faire entrer une chaudière qui le dépasse.
Le bon réflexe consiste à réunir, avant de signer quoi que ce soit, la photo de la plaque signalétique avec la puissance utile en kW, la preuve du combustible, une photo de l’économiseur en place, et une note de l’exploitant décrivant l’organisation du site en équipes à la date d’engagement. Avec ces éléments, le montant se calcule en une ligne et le dossier résiste au contrôle.
- Facture sans le mot condenseur, et sans marque et référence complétées par un document du fabricant : le motif de rejet le plus mécanique, et le plus facile à éviter en relisant le devis.
- Puissance thermique nominale utilisée comme Pn à la place de la puissance utile de la plaque, ou puissance recalculée depuis un débit de vapeur en t/h.
- Chaudière de 20 MW ou plus de puissance thermique nominale, ou chaudière de secours, que la fiche exclut expressément.
- Pas d’économiseur en service au moment de la preuve de réalisation.
- Combustible autre que le gaz naturel ou le GPL, ou chaudière bi-combustible dont la marche normale est au fioul.
- Mode de fonctionnement surévalué : site en 2x8h déclaré en 3x8h, ou arrêt du week-end passé sous silence pour atteindre 1 400 kWh cumac par kW.
- Chaudière d’eau chaude ou d’eau surchauffée, site hors industrie, ou pose sans facture d’un professionnel.
- Mandataire ou obligé intervenu après la signature du devis : le rôle actif et incitatif doit être établi au plus tard le jour de l’engagement.
Questions fréquentes
Ma chaudière vapeur n’a pas d’économiseur. Puis-je poser l’économiseur et le condenseur en même temps au titre de IND-UT-130 ?
La fiche dit que la chaudière est équipée d’un économiseur, sans préciser depuis quand. Elle n’interdit pas une pose simultanée, mais ne la prévoit pas non plus. Lecture prudente : la facture distingue les deux équipements, seul le condenseur est valorisé au titre de la fiche, et l’économiseur est en service au moment de la preuve de réalisation.
Quelle puissance prendre pour le calcul IND-UT-130 : celle de la plaque, celle du brûleur ou le débit de vapeur ?
Celle de la plaque signalétique, en kW de puissance utile nominale, c’est-à-dire la puissance délivrée à la vapeur en marche continue ; à défaut, un document du fabricant. La puissance du brûleur ou la puissance thermique nominale de la rubrique 2910 est une puissance consommée, plus élevée : elle sert uniquement à vérifier le seuil des 20 MW. Le débit en t/h ne se convertit pas.
Mon site tourne en 2x8h du lundi au samedi. Quelle ligne du barème IND-UT-130 s’applique ?
La fiche ne décrit que quatre modes : 1x8h, 2x8h, 3x8h avec arrêt le week-end, 3x8h sans arrêt le week-end. Un 2x8h sur six jours n’y figure pas. La lecture prudente consiste à retenir la ligne 2x8h, soit 740 kWh cumac par kW, le mode dont le nombre d’heures est le plus proche sans le dépasser, et à conserver une attestation de l’organisation du travail à la date d’engagement.
La fiche IND-UT-130 s’applique-t-elle à une chaudière vapeur au fioul ou bi-combustible ?
Non pour le fioul : la fiche vise exclusivement le gaz naturel et le GPL. Pour une chaudière bi-combustible, la fiche ne dit rien. Si le gaz est le combustible de marche normale et le fioul une réserve, la lecture prudente est d’appuyer le dossier sur les factures de gaz du site ; si la chaudière tourne régulièrement au fioul, elle sort du champ.
Combien de kWh cumac pour une chaudière vapeur de 5 MW en 3x8h ?
Cela dépend du week-end. Si le site s’arrête le week-end, le forfait est de 1 000 kWh cumac par kW : 1 000 × 5 000 = 5 000 000 kWh cumac. S’il tourne sans arrêt, le forfait passe à 1 400 : 1 400 × 5 000 = 7 000 000 kWh cumac. À condition que les 5 000 kW soient la puissance utile nominale lue sur la plaque, que la chaudière soit au gaz naturel ou au GPL, qu’elle ait un économiseur et qu’elle ne soit pas une chaudière de secours.
Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.