BAT-EN-111 : la fenêtre pariétodynamique vaut jusqu’à 6 600 kWh cumac par m² en santé
Une fenêtre pariétodynamique ne se contente pas d’isoler : elle fait entrer l’air neuf du local en le faisant circuler entre ses vitrages, où il récupère la chaleur qui s’échappait et celle du soleil. La fiche BAT-EN-111 valorise la pose de ces fenêtres complètes dans les locaux tertiaires existants de France métropolitaine, parties communes exclues, au m² posé : de 2 100 kWh cumac en commerce du sud à 6 600 kWh cumac dans un établissement de santé du nord. Son point le plus exigeant n’est pas la fenêtre, c’est la ventilation du local, sans laquelle le dossier ne tient pas.
- Secteur
- Tertiaire
- Version applicable
- v. A38-1
- Durée de vie conventionnelle
- 24 ans
L'essentiel
- La fiche valorise la mise en place d’une fenêtre ou porte-fenêtre complète, dormant et ouvrant, avec vitrage pariétodynamique : un triple vitrage dans lequel l’air circule dans deux lames consécutives. Locaux tertiaires existants, France métropolitaine, parties communes exclues.
- Le montant est un forfait par m² de fenêtre complète posée, selon le secteur d’activité et la zone climatique : 18 valeurs, de 2 100 à 6 600 kWh cumac par m². La santé vaut le double des bureaux en zone H1, un peu moins en H2 et H3.
- Deux couples de performance au choix : Uw ≤ 0,8 W/(m².K) avec Sw ≥ 0,45, ou Uw ≤ 1,2 W/(m².K) avec Sw ≥ 0,5. Contrairement aux fenêtres classiques, un facteur solaire élevé est ici exigé, pas redouté.
- Le local doit être équipé d’une ventilation mécanique simple flux autoréglable, hygroréglable de type A ou d’une ventilation naturelle assistée. Un local en double flux ou sans ventilation ne remplit pas la condition.
- Le simple remplacement des vitrages, la fermeture d’une loggia, la construction d’une véranda ou la création d’une ouverture dans un mur ne donnent droit à rien. Durée de vie conventionnelle : 24 ans.
Ce que couvre la fiche BAT-EN-111
La fiche BAT-EN-111 porte sur la mise en place d’une fenêtre ou d’une porte-fenêtre complète avec vitrage pariétodynamique, que la fiche définit comme un triple vitrage dans lequel l’air circule dans deux lames consécutives. Le mot complète est décisif : on remplace la menuiserie entière, dormant et ouvrant, pas seulement le verre. La fiche l’écrit en toutes lettres, le simple remplacement de vitrages sur une fenêtre existante ne donne pas lieu à la délivrance de certificats.
Le code se lit en trois blocs. BAT désigne le secteur des bâtiments tertiaires : bureaux, hôtels, restaurants, commerces, écoles, hôpitaux, et tous les locaux qui ne sont ni des logements ni des ateliers industriels. EN renvoie à la famille enveloppe, celle des opérations qui agissent sur les parois, murs, toitures, planchers, vitrages, par opposition aux fiches TH qui touchent aux équipements thermiques. 111 est le numéro d’ordre dans cette famille.
Le champ d’application est doublement borné. Géographiquement, la fiche vise la France métropolitaine, et son intitulé le rappelle entre parenthèses. Dans le bâtiment, elle s’applique aux locaux tertiaires existants, à l’exclusion des parties communes, expression que la fiche ne définit pas. La lecture prudente est celle du vocabulaire immobilier : un hall partagé, une cage d’escalier ou un couloir desservant plusieurs occupants d’un immeuble ne sont pas des locaux où valoriser l’opération, alors que les bureaux, salles de classe, chambres ou surfaces de vente le sont.
La version en vigueur est la A38-1. La durée de vie conventionnelle est de 24 ans : c’est la période sur laquelle les économies sont comptées puis actualisées pour obtenir des kWh cumac, pour cumulés et actualisés. Cette durée longue explique le niveau du barème au m².
Pourquoi une fenêtre qui respire fait économiser de l’énergie
Une fenêtre classique perd de la chaleur de deux façons. Par conduction à travers le vitrage et le châssis, ce que mesure le coefficient Uw. Et par l’air neuf qu’il faut faire entrer pour renouveler le local : en simple flux, cet air arrive à la température extérieure par des grilles en haut des menuiseries, et le chauffage doit le réchauffer avant qu’il ne reparte par l’extraction.
La fenêtre pariétodynamique traite les deux pertes à la fois. Son triple vitrage forme deux lames d’air consécutives. L’air extérieur est admis en bas de la lame la plus à l’extérieur, monte entre les vitrages, passe dans la seconde lame et débouche dans le local par le haut de la menuiserie. Pendant ce trajet, il récupère la chaleur qui traverse le vitrage intérieur depuis la pièce, chaleur qui aurait été perdue, et il se réchauffe au soleil sur les faces exposées. L’air neuf arrive préchauffé, et le flux thermique qui sortait par la vitre est en partie ramené à l’intérieur. C’est le sens du mot pariétodynamique : une paroi traversée par un flux d’air qui travaille.
Ce principe explique deux conditions de la fiche qui surprennent les habitués des fenêtres classiques. D’une part, le facteur solaire Sw doit être élevé, au moins 0,45 ou 0,5 selon le couple retenu, alors qu’en tertiaire on cherche d’habitude à le réduire pour limiter les surchauffes d’été : ici, l’apport solaire est une ressource de préchauffage. D’autre part, le local doit être en ventilation simple flux ou en ventilation naturelle assistée. C’est l’extraction qui met le local en légère dépression et aspire l’air à travers les lames. Un double flux, qui souffle autant qu’il extrait, ne crée pas ce tirage, et la fenêtre redeviendrait un triple vitrage ordinaire. Les performances de la fiche sont d’ailleurs calculées pour un débit d’air de 10 m³/h par vantail, ce qui donne l’ordre de grandeur du flux attendu.
Qui peut en bénéficier
La fiche s’adresse aux propriétaires et aux occupants de locaux tertiaires existants en France métropolitaine : entreprise dans ses bureaux, exploitant d’hôtel ou de restaurant, commerçant, collectivité pour une école, établissement de santé, association ou administration pour tout autre local. Le bâtiment doit exister : la fiche ne s’applique pas à une construction neuve.
Trois opérations voisines sont expressément exclues, en plus du simple changement de vitrage : la fermeture d’une loggia par des parois vitrées, la construction d’une véranda à parois vitrées et la création d’une ouverture dans une paroi opaque. La logique est la même dans les quatre cas : la fiche compte des économies par rapport à une fenêtre existante que l’on remplace. Là où il n’y avait pas de fenêtre, il n’y a pas de référence, donc pas d’économie à certifier.
La mise en place doit être réalisée par un professionnel. La fiche n’exige aucune qualification particulière ni mention RGE, mais elle attend une facture d’entreprise portant des mentions précises, détaillées plus bas. Enfin, comme pour toute opération CEE, celui qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, en pratique avant la signature du devis.
- Éligible : remplacement complet, dormant compris, d’une fenêtre ou porte-fenêtre d’un local tertiaire existant en métropole par une menuiserie pariétodynamique, posée par un professionnel, dans un local ventilé en simple flux ou en ventilation naturelle assistée.
- Exclu : remplacement du vitrage seul sur une menuiserie conservée, fermeture de loggia, véranda, percement d’une baie neuve dans un mur.
- Exclu : parties communes d’un immeuble, locaux hors métropole, bâtiment neuf, logements, qui relèvent d’autres fiches du catalogue.
Comment se calcule le montant
Le montant en kWh cumac est le produit d’une valeur du barème par S, la surface de fenêtres ou portes-fenêtres complètes pariétodynamiques posées, en m². La valeur du barème dépend du secteur d’activité du local et de la zone climatique du site. Six secteurs, trois zones, dix-huit valeurs.
Les six secteurs sont bureaux, hôtellerie-restauration, commerces, enseignement, santé, et une ligne « autres » qui reprend exactement les valeurs des bureaux. La santé est en tête, à 6 600 kWh cumac par m² en H1, parce qu’un hôpital est chauffé jour et nuit avec des consignes élevées et un fort renouvellement d’air : le préchauffage de l’air neuf y rapporte le plus. L’enseignement suit à 4 000, puis l’hôtellerie-restauration à 3 700. Bureaux, commerces et autres sont à 3 300 en H1, avec une seule différence en H2 où le commerce vaut 2 900 contre 2 800.
La zone climatique fait perdre entre un tiers et 40 % de la valeur entre le nord et le sud : 2 100 contre 3 300 en bureaux, 3 900 contre 6 600 en santé. Plus l’hiver est long, plus la fenêtre a de chaleur à récupérer. Quant à S, la fiche n’indique pas si l’on mesure la menuiserie hors tout ou la dimension du tableau dans le mur : la lecture prudente consiste à retenir la surface de la menuiserie telle qu’elle figure sur la facture, largeur par hauteur, et à faire coïncider ce chiffre entre le devis, la facture et le dossier.
| Secteur du local | Zone H1 | Zone H2 | Zone H3 |
|---|---|---|---|
| Bureaux | 3 300 kWh cumac par m² | 2 800 kWh cumac par m² | 2 100 kWh cumac par m² |
| Hôtellerie-restauration | 3 700 kWh cumac par m² | 3 200 kWh cumac par m² | 2 300 kWh cumac par m² |
| Commerces | 3 300 kWh cumac par m² | 2 900 kWh cumac par m² | 2 100 kWh cumac par m² |
| Enseignement | 4 000 kWh cumac par m² | 3 500 kWh cumac par m² | 2 500 kWh cumac par m² |
| Santé | 6 600 kWh cumac par m² | 5 500 kWh cumac par m² | 3 900 kWh cumac par m² |
| Autres | 3 300 kWh cumac par m² | 2 800 kWh cumac par m² | 2 100 kWh cumac par m² |
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EstimerCombien ça représente en vrai
Une fenêtre de bureau courante mesure 1,20 m sur 1,50 m, soit 1,2 × 1,5 = 1,8 m². Dix fenêtres font 18 m², et en bureaux à Lyon, zone H1, cela donne 3 300 × 18 = 59 400 kWh cumac : l’échelle d’un petit plateau. Les montants deviennent significatifs sur un bâtiment entier.
Prenons quatre chantiers. Un immeuble de bureaux à Lyon, zone H1, remplace 60 m² de menuiseries sur une façade : 3 300 × 60 = 198 000 kWh cumac. Un hôtel à Nice, zone H3, change 120 m² de portes-fenêtres de chambres : 2 300 × 120 = 276 000 kWh cumac. Un collège à Bordeaux, zone H2, rénove 150 m² de fenêtres de salles de classe : 3 500 × 150 = 525 000 kWh cumac. Une clinique à Paris, zone H1, remplace 200 m² de fenêtres de chambres : 6 600 × 200 = 1 320 000 kWh cumac.
Le quatrième cas montre le poids du secteur. Les mêmes 200 m² dans un immeuble de bureaux parisien auraient donné 3 300 × 200 = 660 000 kWh cumac, exactement la moitié. Et la même clinique à Marseille, zone H3, aurait obtenu 3 900 × 200 = 780 000 kWh cumac, soit 3 900 divisé par 6 600, environ 59 % de la valeur parisienne. Entre la case la plus basse du barème, 2 100, et la plus haute, 6 600, le rapport est de 3,14 : avant d’annoncer un volume, il faut savoir dans quel secteur le local sera classé et dans quel département il se trouve. Le couple de performance choisi, lui, ne change rien au montant.
- Bureaux, Lyon, H1, 60 m² : 3 300 × 60 = 198 000 kWh cumac.
- Hôtel, Nice, H3, 120 m² : 2 300 × 120 = 276 000 kWh cumac.
- Collège, Bordeaux, H2, 150 m² : 3 500 × 150 = 525 000 kWh cumac.
- Clinique, Paris, H1, 200 m² : 6 600 × 200 = 1 320 000 kWh cumac, contre 660 000 pour les mêmes m² en bureaux.
| Cas | Secteur et zone | S (m²) | Calcul | Montant en kWh cumac |
|---|---|---|---|---|
| Plateau de bureaux, 10 fenêtres | Bureaux, H1 | 18 | 3 300 × 18 | 59 400 |
| Immeuble de bureaux à Lyon | Bureaux, H1 | 60 | 3 300 × 60 | 198 000 |
| Hôtel à Nice | Hôtellerie-restauration, H3 | 120 | 2 300 × 120 | 276 000 |
| Collège à Bordeaux | Enseignement, H2 | 150 | 3 500 × 150 | 525 000 |
| Clinique à Paris | Santé, H1 | 200 | 6 600 × 200 | 1 320 000 |
| La même clinique à Marseille | Santé, H3 | 200 | 3 900 × 200 | 780 000 |
Les conditions techniques : deux couples Uw et Sw, une ventilation, une facture qui le dit
La fiche admet deux couples de performance, au choix : Uw ≤ 0,8 W/(m².K) avec Sw ≥ 0,45, ou Uw ≤ 1,2 W/(m².K) avec Sw ≥ 0,5. La logique est celle d’un compromis : une menuiserie qui isole moins bien doit compenser par un apport solaire plus fort. Les deux grandeurs se rapportent à la fenêtre complète, pas au vitrage seul, et elles sont calculées selon les modalités de l’annexe à l’arrêté du 31 décembre 2015 relatif à la prise en compte des fenêtres pariétodynamiques dans la réglementation thermique des bâtiments existants, pour un débit d’air de 10 m³/h par vantail. Le Sw est évalué selon la norme XP P 50-777, le Uw selon la norme NF EN 14351-1+A2.
Une précision de la fiche mérite d’être lue deux fois : le Sw est celui de la paroi complète, et il inclut les vitrages de contrôle solaire et les protections solaires mobiles lorsqu’elles existent. Si la menuiserie posée intègre un store ou un volet, c’est le Sw de l’ensemble qui est comparé au seuil, et une protection solaire abaisse le Sw. Un produit donné pour 0,52 nu peut passer sous 0,5 avec une protection intégrée et sortir du second couple. Le document du fabricant doit donc décrire exactement la configuration posée.
La ventilation du local est une condition à part entière. Les locaux équipés doivent disposer d’une ventilation mécanique simple flux autoréglable, hygroréglable de type A, ou d’une ventilation naturelle assistée. La fiche liste ces trois systèmes et aucun autre. Un local en double flux, ventilé par simple ouverture des fenêtres, ou sans ventilation identifiable ne remplit pas la condition. La fiche l’impose sans dire comment la prouver : le dossier a intérêt à décrire le système en place, photo du caisson d’extraction ou des bouches à l’appui.
La preuve de réalisation, en pratique la facture, doit mentionner trois choses : la pose d’une ou plusieurs fenêtres ou portes-fenêtres avec vitrage pariétodynamique, la surface posée en m², et les valeurs Uw et Sw des équipements installés. Si la facture ne porte pas les performances, elle mentionne la marque et la référence des équipements avec la surface posée, et elle est complétée par un document du fabricant ou d’un organisme accrédité selon la norme NF EN ISO/CEI 17065 par le COFRAC ou par un autre organisme d’accréditation signataire de l’accord européen multilatéral, cet organisme devant être établi dans l’Espace économique européen. Ce document atteste que le produit de cette marque et référence est une fenêtre complète pariétodynamique et donne ses Uw et Sw évalués selon l’arrêté et les normes cités. S’il porte une date de validité, la fiche le considère valable jusqu’à un an après cette date.
| Exigence | Ce que dit la fiche | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Nature de l’opération | Fenêtre ou porte-fenêtre complète avec vitrage pariétodynamique à air circulant dans deux lames consécutives d’un triple vitrage | Dormant remplacé ; le vitrage seul ne compte pas |
| Installateur | Mise en place réalisée par un professionnel | Devis et facture au nom d’une entreprise de menuiserie ou de bâtiment |
| Performance | Uw ≤ 0,8 et Sw ≥ 0,45, ou Uw ≤ 1,2 et Sw ≥ 0,5 | Un Uw de 1,0 avec un Sw de 0,47 ne remplit aucun des deux couples |
| Méthode de calcul | Annexe à l’arrêté du 31 décembre 2015, débit de 10 m³/h par vantail, Sw selon XP P 50-777, Uw selon NF EN 14351-1+A2 | Un Uw ou un Sw calculé comme pour une fenêtre classique n’est pas recevable |
| Facteur solaire | Sw de la paroi complète, protections solaires mobiles et vitrages de contrôle solaire inclus | Un store intégré fait baisser le Sw retenu |
| Ventilation du local | Simple flux autoréglable, hygroréglable de type A, ou ventilation naturelle assistée | Double flux ou absence de ventilation : condition non remplie |
| Preuve de réalisation | Mention de la pose pariétodynamique, de la surface en m² et des Uw et Sw | À défaut : marque, référence, surface, plus document du fabricant ou d’un organisme accrédité 17065, valable un an après sa date de fin de validité |
Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier
Les fenêtres pariétodynamiques restent rares, et un contrôleur qui en voit passer une regarde d’abord si c’en est vraiment une. La dénomination de la fiche est précise : un triple vitrage, deux lames consécutives, de l’air qui y circule. Un triple vitrage à lames scellées n’est pas pariétodynamique, un double vitrage à une seule lame ventilée non plus. Le document du fabricant doit employer le mot et décrire le circuit d’air.
La deuxième cause de chute est l’oubli de la ventilation : menuiserie conforme, facture complète, mais local en double flux ou sans ventilation mécanique. La condition est écrite sans dérogation et se vérifie sur place avant le devis, pas après la pose. La troisième tient à la surface : un S qui ne correspond ni au devis ni au nombre de menuiseries visibles, ou qui inclut des ouvertures créées dans un mur plein, fait tomber le montant ou le dossier.
Le bon ordre : identifier le secteur du local et sa zone climatique, relever la ventilation existante, vérifier sur la documentation du fabricant que le produit est une fenêtre complète pariétodynamique avec un couple Uw et Sw conforme dans la configuration posée, protections solaires comprises, faire intervenir le mandataire avant de signer, puis exiger une facture qui reprend la nature pariétodynamique, la surface et les deux performances. Le calcul tient alors en une multiplication et le dossier passe.
- Produit qui n’est pas pariétodynamique au sens de la fiche : triple vitrage scellé, double vitrage à une seule lame ventilée, ou remplacement du vitrage dans un dormant conservé.
- Couple de performance non atteint : Uw conforme mais Sw trop bas une fois la protection solaire intégrée prise en compte, ou l’inverse. Les deux valeurs d’un même couple doivent être remplies ensemble.
- Performances calculées selon une méthode de fenêtre classique, et non selon l’annexe à l’arrêté du 31 décembre 2015 pour 10 m³/h par vantail et les normes XP P 50-777 et NF EN 14351-1+A2.
- Local ventilé en double flux, ou sans ventilation mécanique ni ventilation naturelle assistée identifiable.
- Opération exclue : fermeture de loggia, véranda, création d’une baie dans une paroi opaque, ou surface de ces travaux glissée dans S. Local hors champ : partie commune, bâtiment neuf, logement, site hors métropole.
- Facture qui ne mentionne ni la nature pariétodynamique, ni la surface posée, ni les Uw et Sw, sans rattrapage par marque, référence et document du fabricant ou d’un organisme accrédité. Document périmé depuis plus d’un an, ou décrivant une configuration différente de celle posée.
- Secteur ou zone mal déclarés : un restaurant d’entreprise classé en hôtellerie-restauration alors que le bâtiment est un immeuble de bureaux, ou une ville de H2 déclarée en H1.
- Mandataire ou obligé intervenu après la signature du devis : le rôle actif et incitatif doit être établi au plus tard le jour de l’engagement.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une fenêtre pariétodynamique, concrètement ?
C’est une fenêtre à triple vitrage dont deux lames consécutives sont parcourues par l’air neuf du local. L’air extérieur entre en bas de la menuiserie, monte entre les vitrages en récupérant la chaleur qui s’échappe de la pièce et celle du soleil, puis débouche préchauffé dans le local par le haut. Elle remplace à la fois la fenêtre et l’entrée d’air, et ne fonctionne que dans un local en dépression.
Combien de kWh cumac rapporte la BAT-EN-111 par m² de fenêtre ?
De 2 100 à 6 600 kWh cumac par m² de fenêtre ou porte-fenêtre complète posée, selon le secteur du local et la zone climatique. En zone H1 : 3 300 pour les bureaux, les commerces et les autres locaux, 3 700 pour l’hôtellerie-restauration, 4 000 pour l’enseignement et 6 600 pour la santé. Les valeurs baissent en H2 puis en H3. Le montant est la valeur du barème multipliée par la surface posée en m².
Faut-il une VMC pour bénéficier de la BAT-EN-111 ?
Oui, ou une ventilation naturelle assistée. La fiche exige que les locaux équipés disposent d’une ventilation mécanique simple flux autoréglable, hygroréglable de type A, ou d’une ventilation naturelle assistée. Un local en double flux ne remplit pas la condition, parce que la fenêtre pariétodynamique a besoin de la dépression créée par l’extraction pour faire circuler l’air dans ses lames.
Puis-je changer seulement les vitrages de mes fenêtres pour un vitrage pariétodynamique ?
Non. La fiche écrit que le simple remplacement de vitrages sur une fenêtre ou porte-fenêtre existante ne donne pas lieu à la délivrance de certificats. L’opération valorisée est la mise en place d’une fenêtre ou porte-fenêtre complète, dormant et ouvrant. Sont également exclues la fermeture d’une loggia par des parois vitrées, la construction d’une véranda et la création d’une ouverture dans un mur plein.
Mon triple vitrage classique à Uw de 0,8 est-il éligible à la BAT-EN-111 ?
Non. Le Uw ne suffit pas : la fiche vise un triple vitrage dans lequel l’air circule dans deux lames consécutives. Un triple vitrage à lames scellées, aussi performant soit-il, n’est pas l’équipement décrit. Les fenêtres isolantes classiques du tertiaire relèvent d’une autre fiche du catalogue, avec son propre barème.
Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.