IND-UT-140 : mettre l’air comprimé en veille vaut jusqu’à 284 000 kWh cumac par machine
Une machine à l’arrêt continue de consommer de l’air comprimé : fuites de raccords, vérins qui respirent, buses de soufflage restées alimentées. La fiche IND-UT-140 valorise le boîtier qui détecte l’inactivité, abaisse la pression à 3 bars au plus tant que la machine ne travaille pas, puis la rétablit à la reprise. Le montant se calcule sur le débit d’air entrant dans la machine, avec un forfait de 30 à 71 kWh cumac par litre par minute selon le nombre de postes et le travail du week-end. La fiche ne vise que des machines existantes et s’applique aux opérations engagées avant le 1er janvier 2030.
- Secteur
- Industrie
- Version applicable
- v. A65-1, opérations engagées à compter du 1er janvier 2025
- Durée de vie conventionnelle
- 15 ans
L'essentiel
- La fiche valorise l’installation, par un professionnel, d’un dispositif de mise en veille automatique de l’air comprimé sur une machine industrielle existante, utilisée dans un processus de production discontinu. Opérations engagées avant le 1er janvier 2030.
- Le montant est un forfait par litre par minute de débit entrant dans la machine : 71 kWh cumac en 1×8 h avec arrêt le week-end, 57 en 2×8 h, 45 en 3×8 h avec arrêt le week-end, 30 en 3×8 h sans arrêt. Plus la machine chôme, plus le forfait est élevé.
- Le débit à l’entrée de la machine doit se situer entre 200 et 4 000 L/min ANR, soit de 6 000 à 284 000 kWh cumac par machine selon le cas.
- La pression de service, exprimée en pression absolue, est comprise entre 6 et 6,5 bars, et le dispositif doit ramener l’air à 3 bars au plus pendant les phases d’inutilisation.
- Le dispositif comprend un débitmètre, un régulateur proportionnel, un manomètre, un filtre accessible et, si la machine n’en a pas, un automate programmable. La facture doit lister ces éléments et le débit. Durée de vie conventionnelle : 15 ans.
Ce que couvre la fiche IND-UT-140, et ce que veut dire son code
La fiche IND-UT-140 porte sur l’installation d’un dispositif de mise en veille automatique pour une machine industrielle existante utilisant de l’air comprimé. Trois mots pèsent dans cet intitulé. Automatique : la veille se déclenche sans intervention de l’opérateur, à partir de ce que mesure le dispositif. Existante : la fiche ne vise pas une machine neuve livrée avec sa gestion d’air intégrée, mais l’équipement d’une machine déjà en service. Machine : l’opération se joue à l’entrée d’une machine de production, pas en salle des compresseurs ni sur le réseau général de l’usine.
Le code se lit en trois blocs. IND désigne le secteur de l’industrie, par opposition aux fiches BAT du tertiaire, AGRI de l’agriculture ou BAR du résidentiel. UT désigne la famille des utilités : air comprimé, froid, vapeur, moteurs, tout ce qui sert la production sans être le procédé lui-même. 140 est le numéro d’ordre de la fiche dans cette famille.
La version en vigueur est la A65-1, applicable aux opérations engagées à compter du 1er janvier 2025, et le texte fixe une borne de sortie : les opérations doivent être engagées avant le 1er janvier 2030. La durée de vie conventionnelle est de 15 ans, période sur laquelle les économies sont comptées puis actualisées pour donner des kWh cumac, pour cumulés et actualisés. Quinze ans pour un boîtier de régulation, c’est long : cela traduit le fait que le gisement, les fuites et les consommations à vide d’une machine, ne disparaît pas avec le temps.
Pourquoi mettre l’air en veille fait économiser de l’électricité
L’air comprimé est l’une des énergies les plus chères d’une usine : le compresseur électrique qui le produit perd la majeure partie de sa puissance en chaleur, et chaque litre d’air qui sort du réseau sans produire de travail a tout de même été comprimé, séché et transporté. Or une machine à l’arrêt n’est pas étanche : raccords instantanés, joints de vérins, électrovannes, buses de soufflage laissées sous pression consomment en continu. Sur une ligne en 1×8 h, la machine est hors production seize heures par jour et tout le week-end, et pendant tout ce temps le réseau la nourrit pour rien.
Le dispositif agit sur la pression plutôt que de couper l’air. Un débitmètre à l’entrée de la machine observe la consommation. Quand elle tombe sous un seuil pendant une durée réglable, signe que la machine ne travaille plus, un régulateur proportionnel abaisse la pression d’alimentation à une valeur de veille, 3 bars au plus selon la fiche. Les fuites dépendent de la pression amont : à pression réduite, le débit qui s’échappe par un orifice donné diminue à peu près dans la même proportion que la pression absolue, et passer d’un peu plus de 6 bars à 3 bars divise grossièrement par deux l’air perdu pendant l’inactivité. Dès que la machine redemande de l’air, le changement de débit est détecté et la pression de service est rétablie, sans intervention de l’opérateur.
Pourquoi ne pas simplement fermer la vanne ? Parce qu’une machine privée d’air perd ses positions de vérins, ses serrages et ses sécurités, et qu’un redémarrage crée des à-coups. La veille basse pression maintient la machine en tension tout en coupant l’essentiel de la perte : c’est pour cela que la fiche impose un régulateur proportionnel plutôt qu’une électrovanne tout ou rien. L’économie finale se lit au compresseur, moins de litres demandés, moins d’heures en charge, moins de kilowattheures, et c’est le profil horaire de la machine qui règle le forfait : plus les heures d’inactivité sont nombreuses, plus la veille a de temps pour agir.
Qui peut en bénéficier
Le bénéficiaire est l’industriel qui exploite la machine : mécanique, embouteillage, emballage, plasturgie, agroalimentaire, textile, bois, tout site qui possède une machine de production alimentée en air comprimé et qui ne tourne pas en continu. La fiche parle d’une machine industrielle de production : un outillage d’atelier de maintenance ou un poste de soufflage manuel ne correspond pas à cette définition.
La condition d’usage est centrale : la machine utilise l’air comprimé dans le cadre d’un processus de production discontinu. La fiche ne définit pas le mot discontinu. La lecture prudente est celle du bon sens industriel : il existe des phases de production et des phases identifiables d’arrêt ou d’attente, pendant lesquelles la veille agit. Une machine en 3×8 sans arrêt le week-end reste éligible, le barème prévoit cette ligne, mais elle doit connaître des temps d’inutilisation, changements de série, pauses, attentes amont ou aval. Une machine qui souffle en continu sans jamais s’arrêter n’offre aucune phase de veille.
La mise en place est réalisée par un professionnel, sans que le texte précise de qualification : en pratique, un intégrateur pneumatique, un installateur d’air comprimé ou le service après-vente d’un fabricant. La fiche ne précise pas si le service technique interne de l’usine peut tenir ce rôle : la lecture prudente est de confier la pose à une entreprise extérieure, dont la facture sert de preuve de réalisation. Enfin, comme pour toute opération CEE, l’acteur qui valorise les certificats doit être intervenu au plus tard le jour de l’engagement, avant la signature du devis ou du bon de commande.
- Éligible : machine industrielle de production existante, alimentée en air comprimé, en production discontinue, débit d’entrée entre 200 et 4 000 L/min ANR, pression de service absolue entre 6 et 6,5 bars.
- Exclu : machine neuve livrée avec sa mise en veille, poste manuel ou outillage, production réellement continue, débit hors plage, dispositif commandé ou posé avant l’engagement.
- Le raisonnement se fait machine par machine : chaque dispositif a son débit, son profil horaire et son montant.
Comment se calcule le montant
Le point 5 tient en une multiplication : le débit d’air comprimé D entrant dans la machine, en litres par minute à la pression de service, multiplié par un forfait en kWh cumac par L/min qui dépend de la durée de fonctionnement. En 1×8 h avec arrêt le week-end, 71. En 2×8 h avec arrêt le week-end, 57. En 3×8 h avec arrêt le week-end, 45. En 3×8 h sans arrêt le week-end, 30.
Le sens du barème surprend : la machine qui travaille le moins rapporte le plus. C’est logique une fois le principe compris, puisque les kWh cumac rémunèrent l’air économisé pendant les phases d’inutilisation. Une machine en 1×8 h passe l’essentiel de la semaine à l’arrêt, là où une machine en 3×8 h sans arrêt n’offre que ses temps morts, et le forfait varie entre les deux dans un rapport d’un peu plus de 2 pour 1.
La grandeur de calcul demande de la rigueur. La fiche exige que D soit le débit à la pression de service entrant dans la machine, et elle borne ce débit entre 200 et 4 000 L/min ANR, atmosphère normale de référence, c’est-à-dire ramené aux conditions normales, ce que les fabricants appellent souvent le débit d’air libre. Les deux formulations cohabitent dans le texte sans que la fiche explique le passage de l’une à l’autre. La lecture prudente consiste à retenir la valeur mesurée par le débitmètre du dispositif, en L/min ANR comme l’affichent la plupart des débitmètres d’air comprimé, et à reporter cette même valeur, avec son unité, sur la facture. Un débit en m³/h se convertit en divisant par 60 puis en multipliant par 1 000 : 60 m³/h correspondent à 1 000 L/min.
Aucune zone climatique, aucun coefficient de secteur, aucun plafond autre que la plage de débit. Le minimum théorique est de 200 × 30 = 6 000 kWh cumac et le maximum de 4 000 × 71 = 284 000 kWh cumac par machine.
| Durée de fonctionnement de la machine | Forfait par L/min de débit | Formule | Source |
|---|---|---|---|
| 1×8 h avec arrêt le week-end | 71 kWh cumac | D × 71 | Fiche IND-UT-140, point 5 |
| 2×8 h avec arrêt le week-end | 57 kWh cumac | D × 57 | Fiche IND-UT-140, point 5 |
| 3×8 h avec arrêt le week-end | 45 kWh cumac | D × 45 | Fiche IND-UT-140, point 5 |
| 3×8 h sans arrêt le week-end | 30 kWh cumac | D × 30 | Fiche IND-UT-140, point 5 |
| D, débit entrant dans la machine | Entre 200 et 4 000 L/min ANR | Mesuré à la pression de service | Fiche IND-UT-140, points 3 et 5 |
| Durée de vie conventionnelle | 15 ans | Fiche IND-UT-140, point 4 |
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Posons les calculs sur des machines que l’on rencontre en atelier, avec des débits du type de ceux qu’affichent les débitmètres d’entrée de machine ; chaque site devra relever les siens.
Premier cas, une presse à découper dans un atelier de sous-traitance en 1×8 h, fermé le week-end, 800 L/min à pleine production : 800 × 71 = 56 800 kWh cumac. C’est la configuration la plus favorable, la machine est à l’arrêt deux tiers du temps en semaine et tout le week-end. Deuxième cas, une ligne de conditionnement agroalimentaire en 2×8 h avec arrêt le week-end, alimentée à 1 500 L/min : 1 500 × 57 = 85 500 kWh cumac. Troisième cas, une thermoformeuse en 3×8 h du lundi au vendredi, 2 500 L/min : 2 500 × 45 = 112 500 kWh cumac. Quatrième cas, une grosse machine de plasturgie en 3×8 h sept jours sur sept, au plafond de la fiche à 4 000 L/min : 4 000 × 30 = 120 000 kWh cumac. La machine qui tourne en continu au débit maximal rapporte à peine plus que la thermoformeuse en 3×8 h à 2 500 L/min : les horaires pèsent autant que la taille.
La fiche prend sa dimension à l’échelle d’un atelier. Six machines identiques de 600 L/min en 2×8 h avec arrêt le week-end donnent chacune 600 × 57 = 34 200 kWh cumac, soit 34 200 × 6 = 205 200 kWh cumac pour l’atelier. Chaque machine a son propre dispositif, son propre relevé de débit et sa propre ligne sur la facture.
| Machine et horaires | Calcul | Montant en kWh cumac |
|---|---|---|
| Presse à découper, 1×8 h avec arrêt le week-end, 800 L/min | 800 × 71 | 56 800 |
| Ligne de conditionnement, 2×8 h avec arrêt le week-end, 1 500 L/min | 1 500 × 57 | 85 500 |
| Thermoformeuse, 3×8 h avec arrêt le week-end, 2 500 L/min | 2 500 × 45 | 112 500 |
| Machine de plasturgie, 3×8 h sans arrêt, 4 000 L/min | 4 000 × 30 | 120 000 |
| Atelier de 6 machines à 600 L/min en 2×8 h avec arrêt le week-end | 600 × 57 × 6 | 205 200 |
Les conditions techniques : la pression, le débit et le contenu du dispositif
La pression est la condition qui demande le plus d’attention. La fiche précise que le mot pression désigne la pression absolue, et elle exige une pression de service comprise entre 6 et 6,5 bars. Or les manomètres d’atelier indiquent une pression relative, l’écart avec l’atmosphère, qui vaut à peu près 1 bar. La fourchette de la fiche correspond donc à environ 5 à 5,5 bars lus sur un manomètre ordinaire, et un réseau réglé à 7 bars relatifs, cas fréquent, se situe autour de 8 bars absolus, au-dessus de la plage. La fiche ne dit pas comment traiter une machine alimentée au-delà : la lecture prudente est que la pression de service de la machine, telle qu’elle figure dans le dossier, doit se situer dans la fourchette, au besoin grâce à un détendeur en amont du dispositif, et que la pression soit toujours écrite avec sa nature, absolue ou relative. La pression de veille obéit à la même convention : au plus 3 bars absolus, soit environ 2 bars relatifs.
Le débit à l’entrée de la machine est compris entre 200 et 4 000 L/min ANR. En dessous, la machine est trop petite pour la fiche ; au-dessus, elle en sort, et le texte ne prévoit pas de plafonnement à 4 000. La fiche admet, lorsque la machine est alimentée par un système de traitement d’air placé directement en amont, de mentionner la plage de débit et le débit nominal de ce système : c’est utile quand le débit de la machine n’est pas documenté par son constructeur.
Le dispositif inclut obligatoirement un débitmètre, un régulateur proportionnel, par exemple une vanne proportionnelle de pression ou un électro-régulateur, et un manomètre. Il dispose d’un filtre accessible permettant de vérifier la qualité de l’air. Si la machine n’est pas déjà pilotée par un automate programmable, le dispositif en comprend un. Il est paramétrable sur trois grandeurs : la pression de veille, la temporisation avant déclenchement, et le seuil de débit qui signale le changement d’état de la machine. Un réducteur de pression réglé une fois pour toutes, ou une électrovanne commandée par horloge, ne répond pas à cette description.
La preuve de réalisation, en pratique la facture, porte quatre mentions : la mise en place d’un dispositif de mise en veille automatique de l’air comprimé pour une machine industrielle ; le débit de la machine à la pression de service, ou à défaut la plage et le débit nominal du système de traitement d’air amont ; la présence d’un débitmètre, d’un régulateur proportionnel, d’un manomètre et d’un filtre ; et, le cas échéant, l’automate programmable. Une facture qui dit « fourniture et pose d’un économiseur d’air » sans ces mentions ne suffit pas.
| Exigence | Ce que dit la fiche | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Machine | Machine industrielle de production existante, processus discontinu | Désignation, repère et profil horaire sur le devis |
| Installateur | Mise en place par un professionnel | La fiche ne précise pas de qualification ; prudence : facture d’une entreprise extérieure |
| Pression de service | Entre 6 et 6,5 bars absolus | Environ 5 à 5,5 bars relatifs ; préciser la nature de la pression |
| Pression de veille | Au plus 3 bars absolus | Le dispositif doit pouvoir y descendre |
| Débit à l’entrée | Entre 200 et 4 000 L/min ANR | Même valeur et même unité sur le relevé et la facture |
| Composants | Débitmètre, régulateur proportionnel, manomètre, filtre accessible, automate si la machine n’en a pas | Tous listés sur la facture |
| Paramétrage | Pression de veille, temporisation, seuil de débit | Garder une fiche de réglages datée |
Les contrôles et ce qui fait tomber un dossier
Le dossier IND-UT-140 est léger : un devis, une facture, un relevé de débit. C’est aussi ce qui le rend exposé, car chaque mention manquante se voit du premier coup d’œil, et le barème repose sur deux paramètres, le débit et le régime horaire, qu’un contrôleur peut recouper avec la réalité de l’atelier. Le bon réflexe consiste à documenter la machine avant la pose : désignation, régime horaire réel sur les douze derniers mois, pression de service en précisant absolue ou relative, débit d’entrée en L/min ANR, et une facture convenue à l’avance avec l’installateur qui reprend les mentions exigées. Quand ces points sont calés, le calcul tient en une multiplication et le dossier passe.
- Régime horaire choisi dans le bon sens du barème : machine en 2×8 h déclarée en 1×8 h pour passer de 57 à 71 kWh cumac par L/min. Plannings et relevés de l’automate permettent de le vérifier.
- Débit hors de la plage de 200 à 4 000 L/min ANR, débit du compresseur central déclaré à la place du débit entrant dans la machine, ou débit sans unité cohérente d’un document à l’autre.
- Pression lue en relatif et déclarée comme absolue, ou pression de service hors fourchette. La différence est d’environ 1 bar.
- Dispositif incomplet ou non paramétrable : régulateur tout ou rien, pas de débitmètre, pas de filtre accessible, réducteur fixe ou simple horloge, machine sans automate équipée d’un boîtier sans automate.
- Machine neuve livrée avec sa fonction de veille, ou dispositif monté sur un poste manuel qui n’est pas une machine de production.
- Facture au libellé générique, sans la mention de la mise en veille automatique, du débit et des composants.
- Devis signé ou matériel commandé avant l’intervention de celui qui valorise les certificats, ou opération engagée à partir du 1er janvier 2030.
Questions fréquentes
Quel montant de kWh cumac donne la fiche IND-UT-140 ?
Le débit d’air entrant dans la machine, en L/min, multiplié par un forfait qui dépend des horaires : 71 kWh cumac par L/min en 1×8 h avec arrêt le week-end, 57 en 2×8 h avec arrêt le week-end, 45 en 3×8 h avec arrêt le week-end, 30 en 3×8 h sans arrêt. Le débit doit se situer entre 200 et 4 000 L/min ANR, ce qui place le montant entre 6 000 et 284 000 kWh cumac par machine équipée.
Ma machine tourne en 3×8 sept jours sur sept. Est-elle éligible à IND-UT-140 ?
Le barème prévoit explicitement la ligne 3×8 h sans arrêt le week-end, à 30 kWh cumac par L/min, donc oui en principe. Mais la fiche exige un processus de production discontinu : la machine doit connaître des phases d’inutilisation, changements de série, attentes, pauses, pendant lesquelles la veille agit. Une machine qui consomme de l’air en continu sans jamais s’arrêter ne correspond pas à l’opération décrite.
Mon réseau d’air est à 7 bars. Suis-je dans la plage de la fiche ?
Pas tel quel. La fiche exige une pression de service entre 6 et 6,5 bars en pression absolue, et 7 bars lus sur un manomètre d’atelier sont des bars relatifs, soit environ 8 bars absolus. La fourchette de la fiche correspond à peu près à 5 à 5,5 bars relatifs. La fiche ne dit pas comment traiter une machine alimentée au-dessus : la lecture prudente est de ramener la pression de service de la machine dans la plage, par un détendeur en amont du dispositif, et de documenter cette pression en précisant qu’elle est absolue.
Peut-on installer la mise en veille sur le compresseur ou sur le réseau plutôt que sur chaque machine ?
Non pour cette fiche. IND-UT-140 vise une machine industrielle et le débit entrant dans cette machine. Un dispositif placé en sortie de compresseur ou sur une antenne qui dessert plusieurs machines ne permet ni de mesurer le débit de chacune ni de détecter son inactivité. Pour un atelier, on équipe chaque machine, chacune avec son débitmètre, son relevé et sa ligne de facture, et les montants s’additionnent.
Quelle différence entre le dispositif de la fiche et un simple détendeur ou une électrovanne de coupure ?
Le détendeur fixe une pression une fois pour toutes et ne réagit pas à l’état de la machine. L’électrovanne coupe l’air, ce qui fait perdre positions et serrages. Le dispositif que décrit la fiche détecte l’inactivité par la mesure du débit, abaisse la pression à 3 bars absolus au plus grâce à un régulateur proportionnel, puis la rétablit à la reprise, et il est paramétrable en pression de veille, temporisation et seuil de débit. Débitmètre, régulateur proportionnel, manomètre, filtre accessible et, si besoin, automate sont tous exigés.
Page rédigée par Core Energy à partir de la fiche d'opération standardisée publiée par arrêté et de nos propres guides de dépôt. Les barèmes changent par arrêté : ils sont revérifiés à chaque modification. Contenu vérifié le 2 octobre 2026.